David Madore's WebLog: 2003-08

This WebLog is bilingual, some entries are in English and others are in French. A few of them have a version in either language. Other than that, the French entries are not translations of the English ones or vice versa. Of course, if you understand only English, the English entries ought to be quite understandable without reading the French ones.

Ce WebLog est bilingue, certaines entrées sont en anglais et d'autres sont en français. Quelques-unes ont une version dans chaque langue. À part ça, les entrées en français ne sont pas des traductions de celles en anglais ou vice versa. Bien sûr, si vous ne comprenez que le français, les entrées en français devraient être assez compréhensibles sans lire celles en anglais.

Note that the first entry comes last! / Notez que la première entrée vient en dernier !

Index of all entries / Index de toutes les entréesXML (RSS 1.0) • Recent comments / Commentaires récents

Entries published in August 2003 / Entrées publiées en août 2003:

(Sunday)

Last entry in August

[Traduction française ci-dessous.] [Traduction interlingual infra.] The canonical visitors' starting point for this 'blog is the page of most recent entries, but if you happen to be reading the month of August page, then, of course, nothing new will appear there, and you should proceed to the month of September page for the sequel.

[French translation of the above.] Le point de départ canonique pour les visiteurs de ce 'blog est la page des dernières entrées, mais si par hasard vous lisez la page du mois d'août, alors, bien sûr, rien de nouveau n'apparaîtra ici, et vous devez passer au mois de septembre pour la suite.

[Interlingual translation of the above.] Le puncto de initio canonic pro le visitatores de iste 'blog es la pagina del ultimes entratas, ma si per fortuna vos lege la pagina del mense de augusto, alora, naturalmente, nihil nove apparera hic, e vos debe passar al mense de septembre pro la continuation.

(dimanche)

Le Coût de la vie, et autres considérations

Plus parce que je cherchais une façon de me sortir que parce que je tenais vraiment à le voir, je suis allé voir Le Coût de la vie (sorti depuis un moment déjà). J'en tire une impression partagée : les portraits sont bien tracés et vraiment drôles, mais l'ensemble est très mal ficelé, et assez déséquilibré ; et finalement cela fait l'effet d'un brouillon ni assez travaillé ni assez spontané. La brochette d'acteurs est aussi contrastée : Isild Le Besco, notamment, me tape complètement sur les nerfs, et Vincent Lindon aussi, dans une moindre mesure (évidemment, il est difficile de dire si c'est un acteur qui est énervant, ou les rôles qu'il interprète ; quand le même type joue toujours des gens à qui j'ai envie de foutre des baffes, ça finit par déteindre sur celui qui incarne le personnage…). En revanche, j'ai beaucoup aimé Géraldine Pailhas, ainsi que Claude Rich (je suis assez fan de Claude Rich en général, et il ne m'a pas déçu ici). Fabrice Lucchini s'est plutôt bien tiré d'un rôle excessivement caricatural.

Mais on ne pouvait sans doute pas faire mieux, pour traiter le sujet du rapport à l'argent, que brosser une série de portraits. Il est vraiment amusant de constater combien les gens diffèrent en ce domaine, un aspect de leur personnalité se combinant à des circonstances extérieures (comme un héritage) pour former quelque chose de pas toujours très agréable. Moi-même (qui n'en suis plus à une contradiction près), je combine un caractère normalement très dépensier (comme quand je mets 75€ dans un jeu de tarot divinatoire alors que je n'ai évidemment aucune intention de me livrer à la divination) ou simplement indifférent (par exemple, ça fait six ans maintenant que je paie l'assurance pour une chambre d'internat à l'ENS que je n'habite plus — parce que je n'ai jamais eu le courage d'écrire la simple lettre nécessaire pour résilier le contrat ; ou encore quand on considère le nombre de chèques que je n'ai jamais encaissés parce que cela me fatiguait d'aller à la banque, ou toutes les feuilles de soin pour lesquelles je n'ai jamais demandé remboursement) avec de soudaines et inexplicables crises d'avarice.

Le film (et d'autres pensées que j'ai eues dans la journée) me donne envie d'écrire un petite pièce de théâtre (ou une nouvelle) confrontant deux personnages. L'un immensément riche, très beau, très ingelligent, en bonne santé, jeune (au moment où la confrontation a lieu), ayant eu une enfance harmonieuse, comblé également sur le plan sentimental, bref, la quintessence du bonheur, et parfaitement capable, de plus, de profiter de ce bonheur ; doté d'un naturel équilibré et d'un caractère agréable et bon (sans pour autant être un saint). L'autre, sans avoir été accablé de malheurs, n'a jamais rien pu considérer comme acquis et a dû lutter durement pour tout ce qu'il a ; il approche de la soixantaine et regarde vers le passé avec une certaine tristesse parfois teintée d'amertume. L'idée de les confronter n'a évidemment rien d'original, et je ne veux pas y prétendre. Mais sans doute la confrontation a-t-elle plus souvent été menée avec une sorte d'agenda moral (du genre « en fait, le riche ne sait pas vraiment goûter son bonheur, dans le fond il n'est pas vraiment heureux »), ce que je voudrais justement éviter : juste dépeindre une rencontre improbable, brève et sans conséquence, peut-être suggérer l'amitié là où on ne l'attend pas, mais sans chercher ni à souligner ni au contraire à réfuter (ou consoler) l'arbitraire et l'aveuglement de la fortune.

Quoi d'autre ? Puisque j'avais réussi à me sortir de chez moi, j'en ai profité pour me promener un peu (autour de l'Hôtel de Ville, comme presque toujours). Je ne saurais pas dire ce que c'était, mais il y avait une ambiance dans l'air qui me plaisait : fin de soirée, fin de week-end, fin de mois d'août, fin d'été, fin de championnats du monde d'athlétisme, que sais-je encore ? Quelque chose de subtilement différent de ce que j'ai pu sentir ne serait-ce que quelques jours auparavant. J'ai marqué l'arrêt devant le 4 rue des Lombards, qui a été mon adresse pendant deux ans (de '94 à '96 — ça commence à faire loin, tout ça) quand j'étais en prépa ; si le restaurant qui fait l'angle existait déjà (mais je ne sais plus s'il avait le même nom), en revanche, de l'autre côté de la porte de l'immeuble (là où maintenant il y a le Bear's Den) il n'y avait rien qu'un vague local désaffecté et occasionnellement squatté.

Et c'est sur cette profonde méditation sur le passage du temps que je vais me coucher.

(Sunday)

How should I upgrade my Linux boxen?

My home computers currently run Red Hat Linux 7.3 “Valhalla”, except for my router in Orsay which is still on Red Hat Linux 7.1 “Seawolf” (see here for explanations on Red Hat release names if it sounds very mysterious) and a lone FreeBSD box somewhere that doesn't do much but sit idle (an archaic computer with an archaic version of FreeBSD, anyway). This can't go on forever, though, because Red Hat 7.3 is now getting quite old: lots of software pieces presently require newer versions of this-or-that package or library; but, more importantly, Red Hat is only maintaining these versions until the end of the year (as far as security vulnerabilities are concerned, I mean), so I'll have to consent to change before the end of December.

What I'm worried about is that this upgrade will not be as seamless as I wish it to be. Every system upgrade entails changing the version of hundreds of programs and libraries, sometimes in a not entirely forward-compatible way: configuration file formats change, programs behaviors vary. As usual with these things:

The first 75% of the work take 75% of the time.

The last 25% of the work also take 75% of the time.

(And so on recursively. ☹) So, typically, installation proceeds without a glitch, and almost everything works fine. But there's always a dozen irritating quirks: maybe the Mozilla fonts are suddenly ever-so-slightly wrong (or aren't anti-aliased); maybe my ICQ client randomly segfaults at start; maybe Emacs suddenly decides to handle accented characters in a strange way; maybe Perl prints a warning message that I can't understand upon launching certain scripts; maybe my Web server refuses to run cgi-bin scripts; maybe my NTP timekeeper refuses to synchronize on the prescribed servers; maybe control-C mysteriously ceases to function in console (text) mode; maybe Xvideo won't function; maybe ssh keys just won't function; maybe my PostgreSQL database doesn't handle permissions properly; maybe Gnome refuses to take into account this-or-that keystroke shortcut; maybe my printer daemon refuses to let distant computers connect. Or something. There are millions of things which can go wrong, and almost none of them do. But every time I've upgraded my Linux installation, I've encountered a few of these microscopic problems which rarely cause any serious damage but just irritate you endlessly while they aren't solved—and take forever to solve if you decide to discover the deep reason for this-or-that misbehavior. And since I haven't upgraded in a long time, I fear I'll encounter a good number of such glitches next time I do.

Hence the reticence. But there is also the following dilemma: Red Hat or Debian? So far I've always been faithful to Red Hat, but their increasing commercialism, and a couple of not-too-easily forgivable problems (and acts of pure stupidity), have tempered my good opinion of them. So, should I upgrade to Red Hat 10 when it comes out, or, uh, sidegrade to Debian something-or-other? But there are things that worry me about Debian, also: their “stable” release is unreasonably archaic, for one, and I'm not sure how security-aware their “testing” release is—but I want both the latest bells and whistles and a reasonable tracking of security and stability issues. I also consider the Gentoo Linux distribution, but I've heard mixed reports about it.

Without doubt, computers can consume an unbelievable amount of time needlessly.

(Sunday)

Feeding the 'Blog Monster

[Traduction française ci-dessous.]

I want a 'blog, says the 'Blog Monster (remember Sesame Street's Cookie Monster?—hosts of fond childhood memories come back to me as I say this…). Let's feed him a couple and may Google digest or choke.

Friends go first: Antoine Allain, occasionally spotted in this diary's comments section as “clipper”, opened his own 'blog (in French) a few weeks ago, having some time on his hands (him being currently unemployed) and some thoughts to share with the world. Not as verbose as mine, but brevity is the soul of wit, right? Mainly comments on current French and international affairs.

Faré (François-René Rideau, aka Đặng-Vũ Bân) also started a 'blog of his (in French and/or English, as my own) rather recently. As one might expect from the character, it's mainly about freedom and liberalism. So I note: although I disagree with Faré's political beliefs (he wouldn't like the word “belief”, incidentally), his extraordinary intelligence commands some respect. (And his latest magnum rant, Government is the Rule of Black Magic, is one of the clearest—if geekiest—expositions of the anarcho-libertarian conclusions that I have yet seen.)

Some more French-language diaries… McM changed his 'blog's skin not long after Garoo changed his; and since everyone seems to be linking (though I know not why!) to M. Fox, I might as well do as much (eh, <a href>s are cheap!). Speaking of links, since navire.net points here, the least I can do is point back (that way, people won't get lost!). Oh yes, and Matoo's 'blog (whose author was also once found posting a comment here—great way to receive links, this) is well-written and cultivated (I mean that as a compliment). One amusing thing about these 'blogs is how they often reply to each other (for example about a recent Paris Flash Mob event, which has been found anywhere between great and utterly stupid by participants). Not in the same circle, however, is Denis Feldmann, whose 'blog—also an interesting read—should be springing back to live any day now as he returns from China.

Boing Boing today points to this 'blog by a female Baghdadi (in English), an insider's view on current life in US-occupied Iraq. Definitely worth reading at least a few entries. I have less knowledge of other interesting English-language 'blogs, but apart from adot's (which I've already mentioned on occasion), Dive Into Mark (mostly about Web technologies) is quite fascinating. Jacques Distler's Musings not only has very interesting (scientific) content, it is also one of the most “technologically advanced” citizens of the 'blogosphere. Oh, and here's a strange one: a Google 'blog!—great for fans like myself.

I could go on for hours like this: finding 'blogs on the Web is as difficult as finding grains of sands on the seashore (my apologies for the totally lame metaphor; I was about to write “owls in Athens”, but I think only the Germans say that). 'Blogs (and photologs and whatnots), of course, and meta-'blogs, and 'blog portals, and so on. And I am struck with a great sadness: so many people have so many interesting things to say (a great many more just talk pointlessly, certainly, but even restricting myself to the million-in-one most interesting diaries still leaves a lot), and no amount of RSS and aggregation, of search engines and portalling, can compress the information flux in a manageable form—there is no panacea. And so, as Faust: Wo faß ich dich, unendliches Web?

[French translation of the above.]

Je veux un 'blog, dit le 'Blog Monster (vous vous souvenez du Cookie Monster de Sesame Street ? — des nuées de tendres mémoires d'enfance me reviennent quand je dis ça…). Donnons-en lui quelques-uns à manger, et que Google digère ou s'étouffe.

Les amis passent d'abord : Antoine Allain, occasionnellement repéré dans la section de commentaire de ce journal comme « clipper », a ouvert son propre 'blog (en français) il y a quelques semaines, ayant du temps sur les mains (puisqu'il est actuellement au chômage) et quelques pensées à partager avec le monde. Pas aussi verbeux que le mien, mais brevity is the soul of wit, n'est-ce pas ? Commente principalement l'actualité française et internationale.

Faré (François-René Rideau, aka Đặng-Vũ Bân) a aussi commencé un 'blog à lui (en français et/ou anglais, comme le mien) assez récemment. Comme on s'y attendrait connaissant le caractère, il y est surtout question de liberté et libéralisme. Donc je souligne : bien que je ne partage pas les opinions politiques de Faré (il n'aimerait pas le mot « opinions », d'ailleurs), son intelligence exceptionnelle commande le respect. (Et son dernier magnum rant, Government is the Rule of Black Magic, est une des plus claires — quoique geekies — expositions des conclusions anarcho-libertaires que j'aie jamais vues.)

Quelques autres jouebs en français… McM a changé l'apparence de son 'blog peu de temps après que Garoo en a fait autant ; et comme tout le monde semble faire des liens (même si j'ignore pourquoi !) vers M. Fox, je peux aussi bien en faire autant (eh, les <a href> ne coûtent rien !). Parlant de liens, puisque navire.net pointe ici, la moindre des choses est d'y pointer en retour (comme ça, les gens ne se perdront pas !). Ah oui, et le 'blog de Matoo (dont l'auteur a aussi été trouvé postant un commentaire ici — une bonne façon de recevoir des liens, ça) est bien écrit et cultivé (et c'est censé être un compliment). Une chose amusante avec ces 'blogs c'est combien ils ont tendance à se répondre les uns aux autres (par exemple au sujet d'un récent événement Flash Mob parisien, qui a été jugé tout entre génial et parfaitement stupide par les participants). Pas dans le même cercle, cependant, est Denis Feldmann, dont le 'blog — aussi une lecture intéressante — devrait revenir à la vie très bientôt quand il rentrera de Chine.

Boing Boing aujourd'hui signale ce 'blog d'une habitante de Bagdad (en anglais), un point de vue intérieur sur la vie actuelle dans l'Iraq occupé par les USA. Ça vaut assurément la peine d'en lire au moins quelques entrées. J'ai moins de connaissance d'autres 'blogs anglophones intéressants, mais à part celui d'adot (que j'ai déjà mentionné à l'occasion), Dive Into Mark (surtout sur les technologies Web) est assez fascinant. Musings, par Jacques Distler, non seulement a un contenu (scientifique) très intéresant, c'est aussi un des citoyens les plus « technologiquement avancés » de la 'blogosphère. Oh, et en voici un étrange : un Google 'blog ! — très bien pour les fans comme moi.

Je pourrais continuer comme ça pendant des heures : trouver des 'blogs sur le Web est à peu près aussi difficile que trouver des grains de sable sur une plage (toutes mes excuses pour cette comparaison vraiment plate ; j'allais écrire « des chouettes à Athènes », mais je crois que seuls les Allemands disent ça). Des 'blogs (et photologs et machinchoses), bien sûr, et des méta-'blogs, et des portails de 'blogs, et ainsi de suite. Et je suis frappé d'une grande tristesse : tant de gens ont tant de choses intéressantes à dire (un encore plus grand nombre parlent pour ne rien dire, certrainement, mais même en me restreignant au millionième des journaux les plus intéressants, ça en fait encore beaucoup), et aucune quantité de RSS et d'agrégation, de moteurs de recherche et de portaux, ne peut comprimer le flux d'information en une forme gérable — il n'y a pas de panacée. Et moi, comme Faust : Wo faß ich dich, unendliches Web?

(dimanche)

Demain je serai fonctionnaire

Bon, peut-être que je suis déjà fonctionnaire, mais stagiaire—et en congé spécial sans traitement (depuis trois ans, je suis payé en comme contractuel). Je deviens titulaire (agrégé classe normale) à partir du 1er septembre et je devrais être mis en détachement pour exercer en tant qu'ATER à Orsay. Que de buzzwords ! Et en pratique ça change quoi ? Euh… plus de travail ? 😉

(Saturday)

Game over!

[Traduction française ci-dessous.] The rules of my (still unnamed) pseudo-tarot game have now reached a stable point (a certain number of changes have been made since the last version, especially concerning the Fool, Temperance, Strength, Death, the World and the Hermit). Unless I made some dreadful mistake somewhere, they now constitute a playable game. So it has to be tested: next Wednesday at 6:30PM (that's 2003-09-03T18:30+0200) at the ENS, a couple of friends and I will be playing the world's first games ever of nameless pseudo-tarot (wow, doesn't that sound grand?). Anyone who feels like trying the thing and lives around Paris should feel free to contact me to join the group.

[French translation of above.] Les règles de mon pseudo-jeu de tarot (toujours sans nom) ont maintenant atteint un point stable (un certain nombre de changements ont été faits depuis la dernière version, notamment concernant le Mat, la Tempérance, la Force, la Mort, le Monde et l'Ermite). Sauf si j'ai fait une terrible erreur quelque part, elles constituent maintenant un jeu jouable. Donc il faut le tester : mercredi prochain à 18:30 (c'est-à-dire 2003-09-03T18:30+0200) à l'ENS, quelques amis et moi allons jouer les premières parties de tous les temps au monde de pseudo-tarot sans nom (wow, est-ce que ça ne sonne pas solennel ?). Que toute personne qui se sent d'essayer la chose et qui habite autour de Paris se sente libre de me contacter pour rejoindre le groupe.

(Saturday)

Google and I

[Traduction française ci-dessous.] So far a Google search for “David Madore” returns my programs page as first result rather than my site root as I would like it. This is something of an annoyance, because my programs page was one of the most outdated pages on my entire Web site (I've just written a new version which essentially states that fact and points to the former version); not that I want to force everyone to go through a single entry point for “David Madore” (feeding Google, right, and for “David Alexander Madore” too), but still, I find it appropriate that typing my name should lead to the canonical starting point and not some obscure and buried sub-page my Web site. The cause of the annoyance, certainly, is the number of pages which link to my programs page, notably because of a program called ftpd-BSD which I wrote quite some time ago and that had the misfortune of becoming exceedingly popular—but now it is completely obsolete. Much as I appreciate and admire Google, I'm annoyed by the way it becomes something of a tyranny for webmasters.

[French translation of above.] Jusqu'à présent, une recherche Google de « David Madore » renvoie ma page programmes comme premier résultat, plutôt que la racine du site comme je le voudrais. C'est assez agaçant, parce que ma page de programmes était une des plus dépassées de tout mon site (je viens d'en écrire une nouvelle version qui essentiellement affirme ce fait et pointe vers l'ancienne) ; non que je veuille forcer tout le monde à passer par un seul point d'entrée pour « David Madore » (nourrir Google, c'est ça, et pour « David Alexander Madore » aussi), mais tout de même, je trouverais approprié que taper mon nom conduise au point de départ canonique et non une obscure sous-page enterrée de mon site Web. La cause de cet agacement, certainement, c'est le nombre de pages qui pointent vers ma page de programmes, notamment à cause d'un programme appelé ftpd-BSD que j'ai écrit il y a un certain temps et qui a eu la malchance de devenir excessivement populaire — mais à présent il est complètement obsolète. Bien que j'apprécie et admire Google, je suis agacé de la façon dont il devient quelque chose d'une tyrannie pour les webmasters.

(vendredi)

Ben, rien, quoi…

Encore une journée passée à ne rien faire. Tiens, pour changer, je n'ai même pas envie de raconter la façon dont je n'ai rien fait.

(jeudi)

Pourquoi pas moi ?

De temps en temps, par exemple quand je passe mes journées à ne rien faire, je m'en prends à me demander, en passant, pourquoi ma vie sentimentale, affective et sexuelle est aussi florissante que le sud de l'antarctique au mois d'août. [Sortez vos mouchoirs, SVP, et pleurez quand on vous dit de pleurer.] C'est particulièrement agaçant quand tout le monde dit que « c'est très facile » ; et certainement il y a des gens pour qui ça a l'air d'être le cas. Et pourtant, par ailleurs, il semble (je suis mal placé pour juger moi-même) que je ne sois pas beaucoup plus moche qu'un autre, ni beaucoup plus con ; et, si je comprends qu'on puisse me trouver rapidement insupportable (moi-même je n'arriverais pas à me côtoyer plus qu'une heure sans me foutre des baffes — heureusement, je n'ai pas à le faire), apparemment il y a des gens qui pourtant me supportent très bien, donc ça ne doit pas être ça le problème. Pourquoi, alors ? Je n'en sais rien.

Peut-être que je suis trop difficile (c'est délicat à juger ; je rencontre partout plein de gens qui me plaisent, mais c'est vrai que dans un groupe donné, il y en a très peu). Peut-être que mon style déplaît (enfin, je sais pourtant qu'il y a des gens à qui il plaît). Peut-être que je suis trop timide (c'était certain il n'y a pas si longtemps — mais j'ai l'impression d'avoir fait de gros progrès pour ce qui est de vaincre ma timidité… sans conséquences utiles, malheureusement). Peut-être que les gens sont trop timides avec moi ou que je leur fais peur (ça me semble assez dingue, comme explication, mais on me l'a proposée parmi d'autres). Peut-être que je suis aveugle pour voir les perches qu'on me tend (ça c'est très probable, mais si quelqu'un est vraiment intéressé il en tendra des plus grosses, non ?). Peut-être que je ne sais pas ce que je veux (ça c'est certain : je n'ai aucune idée de ce que je veux — mais je compte sur les autres pour me l'apprendre, n'est-ce pas raisonnable ?). Peut-être que je suis trop « cœur d'artichaut » (ben oui, je n'arrête pas de flasher sur plein de gens). Peut-être que je suis trop occupé à me faire des amis pour arriver à me faire des amants (hum, c'est intéressant, comme hypothèse, ça ; il y a aussi que je ne vois pas pourquoi ce serait contradictoire, ami et amant). Peut-être que je refuse à la fois l'engagement d'une relation durable et l'anonymat du plan cul d'une nuit (il paraît que je suis immature — c'est lequel des deux qui est un signe d'immaturité, déjà ?). Peut-être que je suis tout bêtement très malchanceux.

Et puis peut-être que je suis moi. Ah ben voilà : ça explique tout ! Je suis moi. Mais pourquoi ça explique tout, au fait ?

[Voilà, fin du discours : soyez gentils et faites semblant de pleurer, maintenant. Merci, c'est chou. Et c'est encore mieux si vous m'écrivez un mail enflammé. Comme ça je pourrai penser quelque temps que m'arrivent plein de propositions de beaux jeunes gens qui veulent coucher avec moi, mais que je ne reçois rien puisque que mon mail est cassé en ce moment.]

(jeudi)

La vieille dame en face de chez moi

Au rez-de-chaussée de l'immeuble en face du mien (rue Simonet) habite une dame âgée qui passe apparemment sa vie à la fenêtre (ou, plus rarement, à la porte de l'immeuble) à regarder les gens passer dans la rue. Parfois à nourrir les pigeons, aussi (j'ai hésité à aller lui faire remarquer que c'est interdit, et qu'accessoirement le pain est très mauvais pour l'appareil digestif des oiseaux — qui est fait pour des aliments beaucoup plus durs, comme des graines —, mais j'ai décidé que ça ne valait pas la peine de faire le chieur).

Elle n'a pas l'air particulièrement agréable, la vieille dame en question, d'ailleurs. Je sais, c'est mal de juger les gens sur leur mine quand on ne les connaît pas. Peut-être est-elle un cœur d'or, donc j'aurais tort d'en dire du mal (et peut-être aussi, d'ailleurs, est-elle une cyber-mamie qui lit mon 'blog régulièrement : on ne sait jamais, après tout !). Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle ne dit jamais bonjour aux gens qui passent dans la rue et qu'elle observe avec une insistance un peu excessive. Je ne sais pas, mais moi si je passais ma vie à la fenêtre à regarder les gens passer, je m'efforcerais de leur dire bonjour, peut-être certains en profiteraient-ils pour entamer la causette, ce serait toujours plus sympa que juste les regarder passer. Je me demande si elle fait des déductions de Sherlock Holmes sur les gens qu'elle voit : peut-être qu'elle a deviné plein de choses sur moi, à force de me voir entrer et sortir et de m'observer à chaque fois avec son regard perçant.

C'est terrifiant, je ne vais plus oser sortir !

(jeudi)

Ne vous couchez pas tôt !

C'est un piège ! Après avoir constaté qu'à me lever de plus en plus tard j'avais vraiment dépassé les bornes, j'ai fait une nuit blanche (de samedi à dimanche) pour me recaler. Eh bien les choses ne sont pas vraiment mieux. Ça fait plusieurs jours que je suis crevé toute la journée, et que je tombe de fatigue vers 20h. Donc je ne profite pas vraiment de la journée, et je n'ai plus de soirée. Quant au lever : je me suis réveillé deux fois à 6h30, sans avoir assez dormi et sans arriver à retrouver le sommeil ; ce matin, c'était 9h15, après 11h de sommeil (et une heure d'insomnie entre 4h et 5h du matin), et j'ai quand même été assez comateux toute la journée. Et encore, si je dormais bien ! Mais j'ai rarement passé d'aussi mauvaises nuits que les quelques dernières : je transpire excessivement (sans savoir pourquoi), je me réveille en sursaut (sans non plus savoir pourquoi), et j'ai parfois mal à la tête. (Je devrais chercher à vérifier que je ne fais pas de l'apnée, d'ailleurs. Ça pourrait en être les signes.)

Bref, ce n'était pas une bonne idée, tout cela. Ah, que j'aimerais arriver à faire des nuits de minuit à 9h, de sommeil réparateur et ininterrompu !

Bon, au moins, je commence à retrouver l'appétit, que j'avais complètement perdu cet été.

(mercredi) · Nouvelle Lune

Les cartes du « tarot moderne »

Je m'étais demandé comment étaient apparues ces cartes du « tarot moderne » avec lesquelles il est le plus habituel, de nos jours, de jouer au tarot en France. Cartes dont les illustrations sur les atouts, qui rappellent les images d'Épinal, n'ont rien à voir avec les allégories des jeux traditionnels, et dont les couleurs sont les couleurs françaises normales (pique, trèfle, cœur et carreau) et non les couleurs italiennes (épées, bâtons, coupes et deniers). Je n'ai toujours pas vraiment la réponse à cette question, mais après une recherche Web j'apprends que c'est au début du XXe siècle (les pages que j'ai trouvées sont en désaccord, certaines disent vers 1900, d'autres vers 1920) que, à la demande officielle de l'État, la société Grimaud (aujourd'hui filiale de France Cartes) a créé ce jeu, à l'image des jeux allemands : ceux-ci, souvent importés par contrebande, tendaient à être utilisés en France à la place du plus traditionnel « tarot de Marseille » (qui utilise les couleurs italiennes et porte les allégories divinatoires sur les atouts). Voyez par exemple cette page sur le tarot nouveau pour quelques illustrations (je n'ai pas de scanner sous la main à l'instant pour en fournir). De fait, si j'en coris la page en question, les thèmes des illustrations n'ont aucun rapport avec les allégories anciennes (si vous voyez une logique, vous êtes doué ! mais toujours est-il que j'aimerais savoir d'où tous ces thèmes sont sortis) :

NuméroTarot divinatoireTarot nouveau
Le MatL'Excuse
1Le BateleurLa folie (individuelle)
2La PapesseL'enfance
3L'ImpératriceL'adolescence
4L'EmpereurL'âge mur
5Le PapeLa vieillesse
6Les AmoureuxLe matin
7Le ChariotLe midi
8La JusticeLe soir
9L'ErmiteLa nuit
10La Roue de la FortuneLa terre, l'air
11La ForceL'eau, le feu
12Le PenduLa danse
13(La Mort)Les courses
14La TempéranceLe plein air
15Le DiableLes arts
16La Maison-DieuLe printemps
17L'ÉtoileL'été
18La LuneL'automne
19Le SoleilL'hiver
20Le JugementLe jeu
21Le MondeLa folie (collective)

(Wednesday) · New Moon

Technical note: correcting broken dates

[Traduction française ci-dessous.] As an anonymous commenter pointed out, the dates of the twelve entries in this 'blog starting from Sunday's last entry and up to the last before this one were off by one day. I just corrected this error and moved comments to where they should be. I should be adding “please reload”, but, of course, if you can read this entry, you do not need to reload. My apologies for the inconvenience.

[French translation of above.] Comme un commentateur anonyme l'a signalé, les dates des douze entrées de ce 'blog à partir de la dernière entrée de ce dimanche et jusqu'à la dernière avant celle-ci étaient décalées d'un jour. Je viens de corriger cette erreur et j'ai déplacé les commentaires là où ils devraient être. Je devrais rajouter « veuillez faire reload », mais, bien sûr, si vous pouvez lire cette entrée, vous n'avez pas besoin de faire reload. Mes excuses pour la gêne occasionnée.

(mercredi) · Nouvelle Lune

Collecte sélective des déchets

Une question qui me turlupine depuis longtemps : comment trient-ils, et que font-ils des emballages qui sont jetés dans la poubelle à recyclage (poubelle jaune à Paris, donc) ? On est censé pouvoir y jeter toutes sortes de choses, dont des boîtes de conserve, des emballages en carton ou en polyéthylène, maintenant même des journaux et magazines, ou que sais-je encore ; or toutes ces choses doivent se recycler de façon différente. Sans compter toutes les choses qui ne devraient pas atterrir dans ces poubelles, mises dedans par des gens incapables de suivre des instructions simples (dont la plus importante, n'y mettez pas de sac plein fermé) ou qui n'ont aucune conscience civique ou qui se sont trompés dans un cas douteux.

J'aimerais bien, d'ailleurs, avoir une liste extrêmement détaillée et précise de ce qu'on est censé mettre dans ces poubelles, parce que je tombe régulièrement sur des cas où j'hésite : couverts en plastique, feuilles de papier, gros emballages en carton, emballages en aluminium, polystyrène expansé, noyaux en carton des rouleaux de PQ et de sopalin, bouteilles de pouss'mouss' vides, pochettes de mouchoirs vides, etc. Toutes les listes que j'ai vues étaient très vagues.

Je prends toujours le soin de bien nettoyer les emballages avant de les jeter, et aussi de séparer les emballages en plusieurs parties (par exemple s'il y a un emballage en cellophane dans un autre en carton, je les jette séparément), mais j'aimerais savoir si c'est utile.

(Wednesday) · New Moon

Weird Mozilla bug?

I just noticed that on the Mozilla build I use (compiled two days ago from a HEAD CVS snapshot), the Comments link at the bottom of this 'blog's entries does not always underline (as it should) when I hover the mouse above it. As a matter of fact—and that's where it gets really strange—every second Comments link seems to fail: the one of the first entry in the page works, the second doesn't, the third does, and so on. How strange! I wonder if this is related to the XBL bindings I inserted? Yet the links seem to malfunction quite independently of the fact that the binding exists.

Maybe I'll try to produce a minimal test case and file a bug-report, but it won't be easy to come up with such test case.

(mardi)

Colchique dans les prés, c'est la fin de l'été

J'ai la désagréable impression d'avoir perdu mon temps. J'avais l'intention de profiter de l'été pour voir plein de gens (et en rencontrer), faire plein de choses… Et j'ai le sentiment de n'avoir rien fait que jeter mon temps par les fenêtres (les fenêtres qui décorent les écrans d'ordinateur, notamment). Certes, il y a eu ces deux semaines où il a fait si chaud que j'ai perdu toute capacité à faire quoi que ce soit. Il y a eu un peu de temps que j'ai consacré à ma thèse (dont je commence à espérer voir le bout). Et il y a eu les jours perdus à cause du décalage horaire que j'ai acquis par moi-même. Et puis toutes sortes d'autres « bonnes raisons ». Je sais, fondamentalement, que la différence entre le temps « perdu » et le temps « bien utilisé » est simplement dans le regard qu'on y porte. Mais, globalement, je ne suis pas content de cet été. Ce qui signifie, en fait, que je suis inquiet de ce que j'ai devant moi.

(mardi)

David Almighty

L'autre jour, quelqu'un m'a demandé ce que je ferais si Dieu me donnait la totalité de ses pouvoirs. La réponse est évidente : je donnerais à tous les hommes la totalité de ces pouvoirs, ainsi que la sagesse nécessaire pour s'en servir à bon escient.

(mardi)

C'est de la provocation !

J'ai horreur de ça : me retrouver dans un métro bondé serré tout contre le garçon de mes rêves (en l'occurrence — parce que j'ai beaucoup de rêves différents — le genre surfer bien-musclé-mais-pas-trop à la figure d'ange, avec juste un maillot laissant voir ses bras bien proportionnés et joliment bronzés), qui, pour sa part, est tout préoccupé par la conversation d'amoureux qu'il tient avec sa copine. Grrr…

(mardi)

M. Gibert doit bien m'aimer

Comme je me sentais trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'utile (je me suis levé à 6h30 ce matin, et manifestement c'était trop tôt), j'ai voulu me promener un peu, et je suis allé chez Gibert (Joseph). Mal m'en a pris, parce que j'étais apparement dans une mode dépensière, et les 100€ de bouquins n'étaient pas exactement préconisés par l'état de mon compte en banque (surtout après que j'ai payé mes impôts ce matin). De Mrs. Dalloway de Virginia Woolf à Dix Petits Phoques de Jean-Paul Tapie en passant par le lexique des règles typographique en usage à l'Imprimerie nationale et un livre de droit constitutionnel contemporain (et encore, je me suis retenu de justesse de craquer aussi pour un manuel sur la pratique de la cour d'assises — histoire d'en savoir plus sur le fonctionnement du jury — mais le prix m'a tout de même refroidi).

Bref, tout ce qui me passait sous la main (et une partie que je n'ouvrirai sans doute même pas). Allez, c'est conforme au style que je me suis fixé : é-clec-tique — façon sophistiquée de dire que j'achète n'importe quoi et que je fais semblant que c'est voulu.

(Monday)

I can no longer send nor receive email

[Traduction française ci-dessous.] The disks of the computer that acts as mailserver for ENS students, where I still have my mail account, are now saturated with copies of the current virus. So emails sent to david+www[at sign]madore[dot]org will either bounce or be delayed indefinitely—I don't know which. If you need to contact me until this ridiculous affair is over, please send a copy to dmadore[at sign]nerim[dot]net (do not enter this address in your address book if your mailing system is susceptible to viruses, thank you); or else use ICQ or the comments system on this 'blog (for non-personal messages) or something like that.
(Saying I can't send email is, of course, an exaggeration; it's just that I can't send it in the way I usually do, I have to go through annoying workarounds.)

[French translation of the above.] Les disques de l'ordinateur qui sert de serveur de mail pour les élèves de l'ENS, où j'ai encore mon compte mail, sont maintenant saturés de copies du virus actuel. Donc les mails envoyés à david+www[at sign]madore[dot]org vont soit bouncer [revenir à l'expéditeur] soit être retenus indéfiniment—je ne sais pas lequel. Si vous avez besoin de me contacter d'ici que cette ridicule affaire soit finie, envoyez une copie à dmadore[at sign]nerim[dot]net (n'entrez pas cette adresse dans votre carnet d'adresses si votre système de mail est vulnérable aux virus, merci); ou utilisez ICQ ou le système de commentaires de ce 'blog (pour les messages non-personnels) ou quelque chose de ce genre.
(Dire que je ne peux pas envoyer de mails est, bien sûr, une exagération ; c'est juste que je ne peux pas l'envoyer de la façon dont je le fais habituellement, je dois passer par des moyens détournés pénibles.)

(Monday)

Adding a favicon

無Maybe you can now see a little icon appear somehow associated with my Web pages in your Web browser (Mozilla, for one, should display it next to the URL in the location bar, and on tab thumbnails): to the left is a slightly larger version of it. Since Asa Dotzler says he recommends Web sites to have some favicon, I decided I might as well try. I don't really like this thing, though: for one thing, sixteen-by-sixteen pixels is too small for any useful image, and besides I'm supposed to use some obscure Microsoft-invented image format that apparently doesn't even support full alpha channels (only all-or-nothing transparency, so I'm not putting any transparency, because the alias effect would be awful). Not having any idea what I could use as icon, I decided to take this Chinese ideogram (U+7121 in Unicode: 無; this is actually the unsimplified, or Taiwanese, form), pronounced “wu” in Mandarin Chinese and “mu” in Japanese, which has an important association with Zen buddhism. It just means something like “no” or “nothing”, which is probably appropriate since I couldn't think of anything else to put up there.

(Monday)

Does that mean I'm famous?

Going through my Apache logs, I learned that this 'blog got mentioned in MSNBC's Blogspotting column of 2003-08-21. (Can you find the link that points here? Yeah, I don't know whether I should take that as a compliment or an insult.) Wait a minute: MSNBC is the Enemy, isn't it? Hmmm…

All right: now where do I get the “F*** me, I'm famous” tee-shirt?

(Side question: how long will it take before the Web becomes all pointers and no content? We've had lists of 'blogs, and pointer lists to lists of 'blogs, and I'm sure before long we'll be having pointer lists to pointer lists, so Google can churn all that and produce the content out of nowhere.)

(lundi)

Levé à 7h30

Ça fait du bien !

(Monday)

A revelation from the Book of Mozilla

In case you haven't heard the news, a new chapter has been revealed in the Book of Mozilla: if you are using a very recent build, typing about:mozilla in the location bar will now give you a different page from the previous one.

The exact meaning of this prophecy is better left for fortune-tellers to determine, but certainly the supporters of Mammon should tremble. Oh, and by the way, please write in nomine Mozillæ and not anything else, thank you.

(Sunday)

Vulnerability due to interconnectedness—a reflection on the apocalypse

Boing Boing today points to this interesting comment (scroll down the page to where it says We're All On The Grid Together) by Albert-László Barabási on the New York power outage of a few days ago, first published in The New York Times and now on Edge. Barabási points out that the power grid's vulnerability lies in its large-scale interconnectedness. Indeed, as we put large systems together (such as large power grids, the Internet, or the world-wide stock exchange) made of a huge number of subsystems that interact and communicate in complex ways very rapidly, the ensemble acquires complicated and possibly unstable behaviors: faults tend to propagate faster than we can react to them, positive feedback on error develops and can cause catastrophic failure.

This is one of my pet theories. I believe the end of the world (meaning, the end of the human species) will come not through a well-defined cataclysmic event such as nuclear doomsday, biochemical armageddon, or ecological disaster (though these might happen as consequences), but simply because of an eventual instability in our globally vastly interconnected modern world. A very Asimovian scenario, in fact: this is essentially, perhaps, what Hari Seldon perceives as the end of the Empire, in Foundation; or this is the sort of thing that happens, for a futile (but definite) reason, in Nightfall (I mean the novel, by Asimov and Silverberg, which I recommend in passing).

Consider the following prediction, made half seriously: if the Internet were to somehow cease to function (in a sufficiently bad, and widespread way) for fourty-eight hours, this would trigger a cascade of consequences that would eventually lead to the destruction not only of civilization as we know it, but possibly, within a century, of every single human being on the entire planet (and, yes, I mean remote African tribes as well). The idea is generally ridiculed by people to whom I have submitted the thought, and they point out that not everyone depends on the Internet. Indeed, but the emphasis is on the word cascade: the Internet's failure would only be the trigger of a succession of instabilities of increasing magnitude. Certainly many people have never heard of the Internet, let alone used it; but people depend on other people, services, and whatnot, if only in a negative way (depend on the fact that other people will not come and rob them, or murder them, because society establishes some kind of civil pax). And, likewise, in 1929 many people had never heard of the stock market, yet it didn't help them when they suffered from the crash's consequences (and it is not entirely far-fetched to put the Second World War among the 1929 crash's consequences). Cascade, I say. The stock market is assuredly a good vector of instability: the Internet's lasting failure would cause an unprecedented crash on the world's trading markets, thereby triggering a huge economic recession (consider the worst moments of the crisis in Argentina, and imagine far worse), after what governments would either lose control entirely, or turn to demagogic and undemocratic means, war or civil war would erupt in various places, and so on.

I don't have a complete scenario, and I only half believe the whole thing myself anyway, but I don't think the possibility should be ridiculed: the wildly improbable assumption is the Internet's failure, not its consequences; but as every aspect of interconnectivity increases everywhere (perhaps nanotechnologies will bring newer forms of it, as yet unforeseen), this will all become less unreasonable. I don't see doomsday as happening in this century, but early in the next does not seem at all unreasonable to me.

Side note: some people point out that even if civilization collapses, there is no reason for mankind to die: after all, mankind has existed before civilization of any sort, and there is no reason why it could not survive in the same way. I think this is naïve. I would die within days if I did not have at my disposal the civilization on which I rely for my existence. Now perhaps other people would not: some people might know how to plant carrots and hunt and feed of berries and all that; but before they could do anything, their carrots and game and berries would be sacked by billions of starving people who do not know the basics of survival in the absence of civilization. Even the remotest African village would end up being sacked by neighboring people, more connected to the falling civilization and more affected by its fall. In essence: the situation in which mankind would be left after the downfall of our civilization is not at all that in which it was before civilization emerged—for one thing, there would be many weapons (including weapons of mass destruction) lying around, and people willing to use them.

All right—rant ends here. But don't say you weren't warned!

(Sunday)

George W. Bush action figure

Voodoo toy, maybe? President George W. Bush in naval aviator flight uniform 12″ action figure; note the age: 14+ years indication.

(Thanks to the rec.humor.funny newsgroup for pointing out this link.)

(dimanche)

Impôts

Je reçois un courrier du Trésor public : une mauvaise nouvelle, donc. J'ai pas mal dépensé ce mois-ci, mon compte n'est pas au plus haut, et le troisième tiers va faire mal. J'ouvre, je lis le montant imprimé sur le TIP : 900. Aïe, ça fait effectivement mal. Comment ai-je réussi à avoir tant d'impôts à payer ? Je regarde le décompte pour en savoir plus : total dû, 955€ ; versement 1er accompte, 473€ ; versement 2e accompte, 473€… Aaaaah, ce n'est pas 900€, c'est 9.00€ ! Je retire ce que j'ai dit : Chirac tient ses promesses, les impôts ont beaucoup baissé.

Explication du mystère : en 2000, quand je suis sorti de l'École en septembre, j'ai mis très longtemps à remplir la paperasse pour mon contrat d'allocation de recherche et de monitorat ; je n'ai donc pas été payé avant 2001, et mes revenus 2000 étaient faibles parce qu'il n'y avait plus de salaire entre le septembre et décembre. À l'inverse, en 2001, j'ai eu trois mois de salaires versés en plus, ce qui m'a fait des impôts plus importants en 2002, et comme les tiers provisionnels sont estimés sur l'impôt de l'année précédente, ils étaient importants. Ce qui fait qu'ils ont quasiment couvert tous mes impôts maintenant.

Ça me donne envie de payer mes impôts en espèces, ça, une fois, pour rigoler. Et puis ça m'évitera de majorer mes impôts de 6% par le prix du timbre !

(Sunday)

Smileys

I find that I really can't live without these lil' guys 😉. But while I use them all the time in plain text, on an HTML file it doesn't do to write something like “:-)” for a happy smiley. Up to now I used the great and mighty Unicode, but Unicode only has U+2639 WHITE FROWNING FACE and U+363A WHITE SMILING FACE as smileys go, which is a bit meager ☹ (anyone care to submit to the Unicode/ISO-10646 Joint Technical Committee a repertoire of a couple thousand smileys that they might insert in Unicode plane 3 or 4? after all, with all the useless junk that goes in Unicode, a couple thousand smileys won't matter much, and they put all the 易經 hexagrams, which may be only 64 in number, but it's a kind of precedent). Besides, not everyone has the font to display even those characters, and some may just see a box instead (here is a WHITE SMILING FACE between quotes: “☺”).

So I did what everyone does, I got a bunch of smiley images (from PHPbb) and I'll be using them. ☺

And, yes, I'll be really careful not to overuse them. I hate smiley excess just as much as the next man: they can get really distracting. But this entry is an exception, because it's precisely the point. 😁

Since I found them with PHPbb, these smileys (which are Copyright © their legitimate Copyright owner) are covered, as far as I know, free: you can redistribute them and/or modify them under the terms of the GNU General Public License; they are distributed in the hope that they will be useful, but without any warranty, without even the implied warranty of representing my emotions at the time of writing. 😝

(Saturday)

Twelve Angry Men

I've been meaning to see this movie for a long time, and since it has now been re-released on DVD, I was at last able to. And I certainly don't regret it: I put Twelve Angry Men on my shortlist of all-time favorite films. This captivating huis clos (a mixed metaphor, perhaps, but descriptive), starring Henry Fonda as the dissenter, shows how a criminal jury, initially voting eleven to one for conviction (and death), come to be convinced by the dissenting juror.

I've often wondered how things really happen in the secrecy of jury rooms. I've so often seen how unmanageably difficult it is to secure any kind of agreement from a group of people, even on a subject utterly unimportant (many cases dealing with computers come to my mind), when some are convinced of what is Right and True and Good, that I can't imagine how twelve people ever manage to reach an agreement about something so grave as criminal matters, guilt and innocence. Actually, I wonder if demanding a unanimous verdict is such a good thing, because it might be the cause some bullying among jurors.

French and American procedure differ in important respects in this matter. For one thing, according to French law, the popular jury of nine jurors (or twelve in an appellate court, randomly drawn, as in the United States, and which the parties can challenge upon drawing) deliberates together with the three professional judges of the assize court: the same twelve (or fifteen) people make their verdict as to the defendant's guilt, for one, and the sentence in case of guilt (but no civil damages, which are the judges' decision only). I think this makes good sense. The deliberation, also, is very formal: as I understand it, agreement does not have to be reached, eight ballots (ten in an appellate court) are required to declare the defendant guilty, and if fewer votes are cast in favor of guilt, the court's ruling is innocent; the sentence is voted upon in order of decreasing severity, again requiring a majority of two thirds to approve a sentence. The legal rules are set out in articles 355 through 365 of the Code de Procédure pénale (English translation here).

(Saturday)

Seven colors

[Plane coloring]This image represents a periodic tiling of the plane with hexagons colored with seven colors, having plenty of nice mathematical properties. One of them is this: if you take any two points the distance between which is given by the little black rod shown on the upper left, then these two points cannot have the same color. In other words, no matter how you move the rod in the picture, so long as you don't change its size, the two ends will fall on different colors.

Can this be done with fewer than seven colors? In other words, is there a way to color the plane (not necessarily perodically) using six colors or less, in such a way that any two points separated by a certain distance d fixed a priori are always of different colors? Interestingly enough, the answer to this problem is not known: I believe this is still an open problem. (I don't know who asked the question in the first place. It sounds typical of Pál Erdős, but that's mere guessing.)

Probably this is the mathematical problem with the simplest formulation which is still open.

It can be shown, however, that no plane coloring with three or less colors can do the trick: if you color the plane, in any way whatsoever, using three colors or less, and you fix an arbitrary distance d, then there are always, somewhere, two points separated by that distance d that are of the same color. This is a very nice mathematical exercise, because it requires almost no knowledge of geometry (let alone of any other domain of mathematics), and yet it is not at all obvious—almost an exercise of pure reasoning. I remember hitting my head against the walls for quite some time before I found the trick; and I occasionally gave it to students to try, nearly driving some of them mad. The problem with two colors (showing that two colors or fewer cannot suffice to color the plane in such a way that two points at distance d are not of the same color), however, is very simple, and anyone should be able to solve that; and it holds the key to solving the case of three colors.

So I can't be held responsible for people banging their head against walls, I'll provide the answer to the two- and three-color problems now. (Click here to reveal the following text if it is invisible.) which completes the proof.

Perhaps this is a nice test to determine whether a person is mathematically inclined, or could be, even if that person has no knowledge of mathematics: anyone so inclined will not resist thinking about such a simple and elegant problem for some time.

(samedi)

Levé à 20h30

…Juste à temps pour voir un film ? Non, sérieusement, la nuit blanche car très colorée ça n'a pas été bon pour mon hygiène de vie. Maintenant je ne sais plus quel jour nous sommes. Encore, si c'était le dimanche que j'avais foutu à l'eau, ce ne serait pas grave, on ne peut rien faire, le dimanche, de toute façon. Mais le samedi, c'est vraiment dommage.

Bon, mon plan pour la suite : rester debout jusqu'à dimanche soir vers 19h ou quelque chose comme ça, pour essayer de me lever lundi matin à un moment raisonnable (sauf que c'est un coup à faire de l'insomnie entre 4h et 8h du matin, ça). Bon, on verra. Bear witness.

(Friday)

All you ever wanted to know about color

So typical of me: I decided I'd write a little page about color, so as not to forget some things I learned that took me a while to figure out, and which were slipping from my mind. Except I didn't just write a little page: I spent the night at it and wrote nearly a whole course (if uneven) on colorimetry.

Well, even if you're not all that interested about colorimetry, it's probably worth having a look at, because of all the nice pictures (it'll take a while to download, though, because the nice pictures are 48bpp PNG images with colorimetric labeling).

Anyway, it's done, now, and I can sleep and forget all about color.

Oh yeah, the URI—it's here: All you ever wanted to know about color but were afraid to ask.

Update: Oh yes, the keen reader will already have understood that this means I bought myself a new monitor, a Philips 107E5, which has a calibrated sRGB mode (which is how the pictures on the colorimetry page ought to be viewed).

(Friday)

Another gimmick

Well, I thought this one would prove impossible, but I devised a hack to do it anyway—on Mozilla only, however: now, if you browse this 'blog using Mozilla (possibly only a recent version), each entry's Comments link should have next to it, in parentheses, the number of comments posted on that entry, and the timestamp of the most recent one. If you don't see anything, it can mean several things: the system might not be functioning, or there are no comments, or your browser is not Mozilla. I can't think of a way that would print something different in each of these cases—or I can, but it's too ugly.

This is not a gratuitous way of saying please use Mozilla, by the way: I really don't know how the same result could be achieved without using the Extensible Binding Language, one of these really cool Mozilla inventions. For those who wish to know a little how the trick is achieved (remember that I can't specially modify the 'blog's HTML itself, because it sits on a different server), it's simple, really: after every Comments link comes an empty <span> element, which specifies by a style property that it is to be controlled by an XBL binding which sits on the same server where the comments are stored (my home PC, that is), and the XBL bindings just add the (“anonymous” in Mozilla terminology) content that you see next to the link. If anything goes wrong, the bindings are not served, and you don't see anything, but there's no harm done (and the 'blog page can be viewed without problem). I'm not sure how this will interact with the cache, however: it seems that the XBL file is reloaded independently from its calling HTML file, but I'm not entirely certain of it either (these HTTP cache questions are really thorny). We'll see.

Please let me know of any strange behavior you might observe.

(For those who cannot, will not, or for any other reason do not use Mozilla, the best I can suggest is that you click on the Comments link of any entry and then follow the Recent comments link.)

(Friday)

Slight stylistic change

Those of you who don't use a text-mode browser (or one that is really too old to understand stylesheets) and who aren't color-blind will have noticed that certain links on this 'blog are now of a slightly different shade of blue. Specifically, this color indicates a normal link, this color indicates one that has already been visited, and this (new) color indicates that the link is internal to the 'blog (typically points to another entry); well, except in this sentence, where the colors are just used for demonstration purposes.

Do you think this is of any use? Or is it more like confusing? I thought it might be of practical value to know in advance something of where the link leads to without looking at those really tiny characters at the bottom of the window (or wherever your browser puts them). I also added (at the cost of yet more mess in my C code to process the files) tooltips on (nearly) every internal link: so if your browser supports it (I think MSIE doesn't support tooltips on anything other than images, but Mozilla obviously does), the link should tell you what the 'blog entry's title is.

Oh yes, and another thing: I use a stylesheet in which links which become underlined when you hover over them; but the current fad seems to be using a full border (all around the link) instead of just an underline. Also, following Mozilla übergeek Asa Dotzler's 'blog, people have started sometimes using boxes with round corners (only Mozilla supports that, it seems: it's a specific CSS extension). Any comments on the aesthetic value of such gimmicks?

(vendredi)

L'enfer, c'est les voisins

Les voisins sont des créatures inventées par le diable (quinzième arcane majeur — non, rien) pour nous empêcher de dormir tranquillement. Là, par exemple, je suis réveillé à 10h, heure à laquelle ces temps-ci je me couche plutôt. C'est à peu près la seule chose que je déteste avec le fait de vivre en ville : on est assuré de devoir supporter des voisins ; et en plus, ceux-ci ont une désagréable tendance à ne pas bouger. Bon, je ne suis pas mal loti : mon immeuble est moderne (début des années '90 du siècle dernier — je veux dire, le XXe), les murs isolent très bien. Je n'entends pas du tout les voisins d'un côté parce que j'en suis séparé par la cage d'escalier (qui mène à la cave, donc je n'entends pas non plus les gens qui la parcourent) ; les voisins du dessus je ne les entends que quand ils passent l'aspirateur ; et ceux de l'autre côté je les entends quand ils sont sur leur terrasse (ce qui était le cas ce matin, d'où mon réveil prématuré) ou parfois quand ils sortent de chez eux (il faut dire qu'ils ont un goût immodéré pour squatter le couloir juste devant chez moi — je devrais les faire arrêter au nom des lois Sarkozy sur les halls d'immeuble, tiens). Mais quand même.

(Thursday)

Brightly Burning

I had bought Mercedes Lackey's novel Brightly Burning some time ago, and only last week did I start reading it. Well, I do not recommend it: as a matter of fact, I stopped reading it halfway through. This is disappointing because I had very much enjoyed Mercedes Lackey's The Last Herald-Mage Trilogy (Magic's Pawn, Magic's Promise and Magic's Price), and (although to a lesser extent) Take a Thief, all these novels taking place in the imaginary realm of Valdemar. I heard about The Last Herald-Mage Trilogy because it is one of the rare heroic fantasy stories whose main character is gay (though I mentioned another one in this 'blog); now, quite independently of that, it is a very good story (or three stories, I guess). On the other hand, Brightly Burning was simply boring. There's this sort of enveloping “well-meaning” atmosphere that just gets on the nerves after a while: it's just a tad too obvious that the author simply took some scenes, or a plausible story, from the contemporary world, and transposed it (with some added magic and all that) in her fantasy realm. But things don't seem any bit plausible in a supposedly medieval setting: a good number of these characters of hers are simply modern college kids (the intended readership?), with modern college kids' worries, not believable at all in the context in which they are supposed to be. Like, the hero and his pal going away for Christmas holidays—except it's called “Midwinter” and not “Christmas”—in the pal's family, who are supposedly peasants but very much gentlemanly; or trying to make us believe that in that super-special school of theirs (the school of “Heralds”), where many are called but few are Chosen, things are so well that highborn and freemen just get along together as equals. Hello, world? Worse than that, entire chapters are spent just painting the background, so to speak: this is acceptable when the background is of very special interest; but, with due respect to Mercedes Lackey, Valdemar (or its Collegium) isn't that fascinating. So I recommend against reading Brightly Burning and I won't go to the end. On the other hand, I repeat that I do recommend The Last Herald-Mage Trilogy: it has its flaws, but it's worth reading.

(Thursday)

My computer screen is dying

[Traduction française ci-dessous.]

Obviously my monitor will cease to function shortly. Presently it is losing sync every now and then, so the image distorts for a second, then a click is heard as sync is brought back and the image returns to normal. And it's happening more and more often, so I don't think I have much time left. I must buy a new one tomorrow. Probably another 17″ CRT like I have, because I can't really afford more than that (certainly LCD is out of question, and 19″ CRT I could afford to buy but it's a bit too bulky for my comfort). I use a V-Refresh rate of 85Hz, because I can't stand those flickering things, and since I work in 1024×768 resolution (I've never had use for more), I need something like 70kHz of H-Sync rate (and 95MHz dot clock) to go with. Would someone care to suggest a monitor that will do that and doesn't cost more than €200 or so? A priori, I would look for a Philips, but I don't really have any knowledge there.

Is it just my impression or do monitors have a really short lifespan? That, and power control blocks: something seems to break every six months. Back in my days, things were made to last! But then it's true that I leave my computers running 24 hours (with screen power management, but still).

[French translation of the above.]

Manifestement mon moniteur va cesser de fonctionner dans peu de temps. Actuellement il perd la synchro de temps en temps, donc l'image se déforme pendant un moment, puis un clic se fait entendre comme la synchro revient et que l'image redevient normale. Et ça se produit de plus en plus souvent, donc je ne pense pas que j'en aie pour longtemps. Je dois en acheter un nouveau demain. Probablement un autre CRT 17″ comme j'ai, parce que je ne peux vraiment pas me payer plus (certainement les LCD sont hors de question, et je pourrais me permettre un CRT 19″ mais c'est un peu trop encombrant pour mon confort). J'utilise une fréquence de rafraîchissement vertical de 85Hz, parce que je ne supporte pas ces choses qui vibrent, et comme je travaille en 1024×768 (je n'ai jamais eu usage de plus que ça), j'ai besoin de quelque chose comme 70kHz de fréquence de balayage horizontal (et 95MHz au niveau pixel) pour aller avec. Quelqu'un pourrait-il suggérer un moniteur qui ferait ça et ne coûterait pas plus que 200€ ou alentours ? A priori, je chercherais un Philips, mais je n'y connais pas grand-chose.

Est-ce juste mon impression ou les moniteurs ont-ils une durée de vie vraiment courte ? Ça et les blocs d'alimentation : quelque chose semble casser tous les six mois. D'mon temps, les choses étaient faites pour durer ! Mais c'est vrai que je laisse mes machines tourner 24 heures sur 24 (avec mode d'économie d'écran automatique, mais tout de même).

(Thursday)

Sobig.F

Someone should have the guts of suing MS for abusing the Internet's resources through negligence. If a corporation or an individual were to willingly send billions of emails to all sorts of people and through all manners of accounts and networks, in such a way as to severely strain connections' bandwidth and machines' storage space or processing power, said corporation or individual would eventually have to face justice. No spammer has ever been as much a nuisance as the viruses which MS's negligence, or “calculated stupidity”, has allowed to exist. Email viruses are, after all, MS's very invention, deliberate or otherwise.

I run Unix everywhere, so I have no direct damage to fear from the viruses. But our server computer at the ENS is striving to deliver thousands of copies of the unwanted virus, sent to all recipients indiscriminately; and all that CPU time is wasted. I received several hundred copies myself, because my email address unforunately happens to be in hundreds of spammers' recipient list. And not the copies of the virus itself are the most annoying, for these can be automatically deleted: the worst are the bounces I receive from copies of the virus which were sent in my name (forged, of course—obviously I haven't sent any myself). Thank you, people from Redmond!

Those who run Unix might find the following .procmailrc fragment useful, incidentally:

# Stupid virus
:0
* ^Subject: (R[eE]: *)*(Approved|Thank you!|Wicked screensaver|Your application|Your details|My details|Details|That movie)$
{
   :0 B
   * See the attached file for details
   /dev/null
}

Self-note: check whether Sobig comes up at the top of this week's Google Zeitgeist page when it appears.

Update: Because of mail delivery queue saturation everywhere, some mails may (randomly!) take a long time (i.e. one or more days) to reach their destination. Please expect this.

(mercredi) · Dernier Quartier

Mes horaires de vie

À force de me décaler, j'en suis arrivé au stade où, au lieu de faire mes courses à mon Champion local juste avant sa fermeture (21h), je peux les faire un peu avant de me coucher, juste à son ouverture (9h). Enfin, c'est ce que je viens de faire. C'est la première fois que je suis le premier client de la journée où que ce soit, d'ailleurs, je crois.

Ce n'est pas bien, ce rythme de vie décalé où je me lève à 18h et me couche à ce qui est pour moi « 34h du matin ». C'est très malsain. Mais j'ai un mal fou à me remettre à des horaires normaux : pour cela, il me faut, en fait, « sacrifier » une journée, et, pire que tout, sacrifier une nuit de sommeil (me forcer à me lever après seulement quelques heures, pour être fatigué quand le soir vient), ce que j'ai beaucoup de mal à consentir (il y a peu de choses que je considère aussi précieuses qu'un sommeil où je ne permets à rien de m'interrompre ou de me restreindre dans mon repos). La solution consistant à me décaler de plus en plus, pour faire un tour complet, ne marche pas non plus, je finis par bloquer.

(Pour ce qui est de ce 'blog, je date les entrées par le jour où je me suis levé. Dans mon esprit, nous sommes encore mercredi, là, même si en fait c'est 2003-08-21T09:25+0200 je le lis comme 2003-08-20T33:25+0200. Si je fais une nuit blanche, je suis totalement perturbé, du coup. En fait, je suis déjà trop vieux pour faire des nuits blanches, j'ai beaucoup de mal à récupérer.)

Ah, et sinon, la question idiote du jour : pourquoi les bouteilles de vin (de quelque qualité) indiquent-elles le cépage et la provenance du raisin, mais pas les bouteilles de jus de raisin (sauf pour le muscat, et encore) ? Si ça se sent dans le vin, ça devrait se sentir encore beaucoup plus dans le jus de raisin, il me semble (ou alors il faudrait expliquer pourquoi la fermentation révèle des choses qui ne se sentaient pas avant).

(mercredi) · Dernier Quartier

Tomb Raider

[English translation follows.]

Eh bien je ne recommande pas ce film : c'est vraiment sans intérêt. En fait, le gros problème c'est que ça se prend vraiment trop au sérieux. Si j'ai bien aimé Pirates des Caraïbes, c'est surtout pour son humour agréable et rafraîchissant (quand on va au cinéma l'été ce n'est en général pas pour voir du Bergman) ; et si Indiana Jones est si bon, c'est pour son mélange d'action et de distraction, et c'est aussi pour ça que Charlie's Angels, récemment, m'a bien plu. Mais dans Tomb Raider, le comique lui-même se veut presque sérieux. Et du coup, ça n'a pas pris (enfin, pour moi en tout cas) : qui peut s'intéresser à une histoire de recherche de la boîte de Pandore (tout de même, il fallait oser !) si ce n'est pas raconté sur le ton de la légèreté ?

En plus, le grand méchant n'est pas réussi. Il est caricatural sans faire peur. On ne comprend pas sa psychologie ou ses motivations (à part « être le grand méchant » — ce qui ne va pas chercher loin). Et tout le monde sait que c'est souvent un grand méchant réussi qui est la seule façon de sauver un film d'action.

Finalement, peut-être ce qui m'a surtout amusé, et fait plaisir, c'était d'apprendre que Lara Croft était anglaise.

Une autre chose qui m'intrigue, c'est comment on est censé regarder Lara Croft elle-même. Je peux tenter une analyse sociologique à 0.02€ : autrefois, dans les histoires d'aventure, le héros était un homme et les femmes servaient surtout de faire-valoir, de princesse que l'aventurier va sauver, et dont le rôle va peut-être aller jusqu'à poignarder le grand méchant au moment où il croit avoir vaincu le héros, mais c'est à peu près tout ; ah, il y a aussi le cas de la femme fatale, méchante, mais qui parfois va irrésistiblement succomber aux charmes du héros, et se mettre à ses côtés au moment décisif. Bon, on a progressé depuis, donc : les femmes peuvent être des héroïnes à part entière ; mais le sont-elles vraiment pour elles-mêmes, ou sont-elles simplement là pour le regard du spectateur masculin (hétérosexuel) ? Finalement, je ne suis pas certain que Lara Croft, héroïne remplaçant les héros machos, soit un réel progrès pour le féminisme. Superficiellement, elle peut passer pour une icône lesbienne — sauf que les producteurs ont pris grand soin de bien montrer qu'elle n'est pas lesbienne.

Dans cette ligne d'idées, d'ailleurs : c'est peut-être naïf et enfantin de ma part, comme souhait, mais ça me plairait vraiment beaucoup si un jour on pouvait voir un film d'action / aventure, grand public (si, si), dont le héros (ou peut-être son acolyte, si c'est vraiment trop dur que ce soit le héros) serait homo. Pas forcément montré avec des scènes aussi explicites que quand on tient à nous prouver qu'il apprécie les femmes, hein : ça a le droit d'être plus discret que ça, peut-être même juste suggéré, mais que ce soit envisageable, quoi. Et je veux vraiment parler du genre de personnages qui cogne partout et qui sauve le monde des griffes de l'immonde grand méchant : pas le technology geek qui tapote à toute vitesse sur un clavier et vous déchiffre n'importe quel code secret — ni le hobbit aux grands yeux, plein de courage, mais qui ne se la joue pas vraiment Lara Croft — ou autres rôles dont on consent parfois à nous laisser penser que peut-être ils sont ambigus. Diable, je trouve que ce serait même bien si le grand méchant pouvait éventuellement passer pour homo, parfois.

Mais bon, d'accord, ça n'a aucune importance au fond, et je suis sûrement victime du politiquement correct. Ou de mes propres fantasmes. Sûrement.

[Traduction anglaise de ci-dessus.]

Well, I won't recommend this film: it's really devoid of interest. Actually, the big problem is that it takes itself far too seriously. If I much enjoyed Pirates of the Caribbean, that's mostly for its pleasant and refreshing humor (when you go to movies in the summer in general it's not to see some Bergman) ; and if Indiana Jones is as good as it is, it's because of its mix of action and amusement, and that's also why I enjoyed Charlie's Angels, recently. But in Tomb Raider, the comic element itself tries to be almost serious. And, consequently, it didn't work (well, for me at least it didn't): who can seriously claim interest in a story of the quest for Pandora's box (really, they had to dare!) if it isn't told on a light tone?

Moreover, the bad guy isn't a success. He is grotesque without being frightening. One doesn't understand his personality or his motivations (apart from “being that really bad guy”—which doesn't get you very far). And everyone knows that often a successful bad guy is the only way to save an adventure movie.

All in all, what perhaps amused me most, and pleased me, was to learn that Lara Croft is English.

Another thing that intrigues me is how one is supposed to consider Lara Croft herself. If I may attempt a $0.02-worth sociological analysis here: once upon a time, in adventure stories, the hero was male, and women were essentially used as foils, as princesses which the adventurer could save, and whose role could sometimes go as far as stabing the evil guy at the point where he things he has defeated the hero, but that's about all; oh yes, and there's also the case of the femme fatale, evil, but who will sometimes irresistibly succumb to the hero's charm, and side along with him at the decisive moment. So, we have made progress since: women can be heroins on their own; but are they really for themselves, or are they simply there for the male (heterosexual) spectator's eye? After all, I'm not certain that Lara Croft, heroin replacing macho heros, is a real progress for feminism. Superficially she might pass as a lesbian icon — except that the producers took great care in showing that she's not a lesbian.

In this line of thought, actually: maybe it is naïve and childish on my part to wish this, but I would really like it if some day one could see an action / adventure movie, for the general public (really!), whose hero (or perhaps the hero's sidekick if it's really too hard for it to be the hero) would be gay. Not necessarily shown with such explicit scenes as when they try to prove to us that someone likes women, eh: it can be more discreet than that, maybe just hinted, but that it be at least conceivable, you know. And I mean the sort of blockbuster character who hits rough and saves the world from the claws of the despicably evil guy: not the technology geek who types at the speed of light and can decipher any code—nor the hobbit with really big eyes, full of courage, but who doesn't exactly play Lara Croft—or any of these roles which they sometimes consent of letting us believe that maybe they are ambiguous. Hell, I'd even think it were good if the really bad guy could be gay, sometimes.

But all right, it is utterly unimportant, really, and I'm surely victim of politically correct. Or of my own fantasies. Surely.

(Wednesday) · Last Quarter

Enabling anonymous talkback

[Traduction française ci-dessous.]

Apparently some people have privacy concerns, or religious interdict, or something of the sort, about accounts or logins. So I just added to my talkback system a little hack that allows anonymous postings—and you can even cancel your posts, so long as you keep in your navigator the cookie that identifies you as the author of this-or-that post. The drawback, however, is that other people have no guarantee that someone who signed as “Foobar” is the same as the “Foobar” of a week ago: so to remind them of this, I added the label Anonymous Coward in front of anonymous posting nicks. I hope nobody will feel offended.

This is even less well tested than the rest. Please don't use it unless you have to.

[French translation of the above.]

Apparemment il y a des gens qui ont des soucis de privacy [zut, comment on dit ça en français ?], ou un interdit religieux, ou quelque chose de ce genre, avec les comptes et les inscriptions. Donc j'ai rajouté à mon système de commentaires un petit hack qui permet les posts anonymes — et vous pouvez même canceller les vôtres, aussi longtemps que vous gardez dans votre navigateur le cookie qui vous identifie comme l'auteur de tel-ou-tel post. L'inconvénient, cependant, c'est que les autres gens n'ont aucune garantie que quelqu'un qui a signé “Foobar” est le même que le “Foobar” d'il y a une semaine : donc pour le leur rappeler, j'ai ajouté l'étiquette Anonymous Coward (Trouillard Anonyme) devant les surnoms des posts anonymes. J'espère que personne ne sera offensé.

C'est encore moins bien testé que le reste. Veuillez ne pas l'utiliser sauf si vous en avez besoin.

(Tuesday)

but with results: talkback comes to this 'blog

[Traduction française ci-dessous.]

Notice the new little link that says Comments at the bottom of every entry (or Commentaires if the entry is in French)? Well, that's the new gimmick: a talkback system for this 'blog. Except that actually it's not just a talkback for this 'blog, it can be used to post comments about any Web URI whatsoever—Web annotations if you wish (except that I just provide a human-oriented interface, not a machine-usable RDF communication—maybe that will come, someday…).

The thing is pretty Spartan, certainly: don't expect an award-winning user interface. There are no instructions on how to use it, either, but I'm sure anyone smart enough to read my 'blog 😉 will be smart enough to use this tool. The system's messages are in English, but nobody says that comments must be in English (please feel free to use any language whatsoever).

A few obvious rules: first, I reserve every right I can legally reserve on the use of the thing, and certainly that to delete posts which I find inappropriate for any reason whatsoever (or simply if I decide to remove talkback or to wipe everything); second, you are not permitted to abuse it; third, you are requested to inform me of any problem you might encounter, especially one which might betray a security vulnerability. I'm hosting this system on my personal computer, and that's a risk I take, so I hope people will know how to behave. I've tried to make it robust, but I'm pretty sure I didn't think of everything, and it's obvious that you can work, at least, denial of service attacks: please don't.

To post comments, you need to create an account (the link is at the bottom of the comments page), and then log in: this is so people can erase their own posts (and not those of others). To create the account, you must provide an email address, which will be checked for validity: this is so that I have minimal accountability on who uses the thing—but the email address will not appear on your posts (and I don't intend to sell it or anything), and nothing will be sent to it except for one email initially (to check its validity). You must also provide a password of your choice: please try not to forget it, because I currently don't have any automated mechanism to handle recovery (but of course you can email me if it happens). Once you log in, if your navigator accepts cookies, your session should remain open until you log out explicitly (so do log out if your computer is shared and accounts are not kept separate).

I can think of many features that should be added to this system, but right now I don't feel like hacking it any further, so it will stay as it is unless a serious problem turns up. For now, just… enjoy!

Before somebody asks: no, there is simply no way I can change the Comments link on the 'blog itself to reflect the number of comments on the corresponding entry. It's not the same server, and so on. You'll just have to click and see.

Oh yes: and if someone wishes to see the source code, I'm willing to provide it (under some free software license), but in exchange for the moral assurance that any security problems that would be discovered by reading it will be reported to me rather than being exploited against me.

[French translation of the above.]

Vous avez remarqué le nouveau petit lien Commentaires en bas de chaque entrée (ou Comments si l'entrée est en anglais) ? Voilà, c'est le nouveau gadget : un système de réponses pour ce 'blog. Sauf qu'en fait ce n'est pas juste un système pour ce 'blog, il peut être utilisé pour poster des commentaires au sujet de n'importe quelle URI du Web — des annotations Web si vous voulez (sauf que j'ai juste fourni une interface orientée humain, pas une communication RDF utilisable par une machine — peut-être que ça viendra un jour…).

La chose est passablement spartiate, certainement : ne vous attendez pas à une interface utilisateur méritoire. Il n'y a pas d'instruction sur la façon de l'utiliser, non plus, mais je suis sûr que n'importe qui d'assez malin pour lire mon 'blog 😉 sera assez malin pour utiliser cet outil. Les messages du système sont en anglais, mais personne ne dit que les commentaires doivent être en anglais (sentez-vous libre de poster dans n'importe quelle langue).

Quelques règles évidentes : premièrement, je me réserve tous les droits que je peux légalement me réserver sur l'usage de la chose, et certainement celui d'effacer les posts que je trouve inappropriés pour quelque raison que ce soit (ou simplement si je décide d'enlever le système ou de tout virer) ; deuxièmement, vous n'avez pas le droit d'en faire une utilisation abusive ; troisièmement, je vous demande de me signaler tout problème que vous pourriez rencontrer, surtout s'il témoignait d'une vulnérabilité de sécurité. J'héberge ce système sur mon ordinateur personnel, et c'est un risque que je prends, donc j'espère que les gens sauront se comporter. J'ai essayé de le rendre robuste, mais je suis assez sûr que je n'ai pas pensé à tout, et il est évident que vous pouvez produire, au moins, des attaques de déni de service : s'il vous plaît ne le faites pas.

Pour poster des commentaires, il vous faut créer un compte (le lien est en bas de la page de commentaires), et ensuite vous logguer : c'est pour que les gens puissent effacer leurs propres posts (et non ceux des autres). Pour créer le compte, vous devez fournir une adresse mail, qui sera vérifiée quant à sa validité : c'est pour que j'aie au moins la traçabilité minimale concernant ceux qui utilisent la chose — mais l'adresse mail n'apparaîtra pas dans vos posts (et je n'ai pas l'intention de la vendre ou quelque chose comme ça), et rien n'y sera envoyé sauf pour un mail initial (pour en vérifier la validité). Vous devez aussi fournir un mot de passe de votre choix : essayez de ne pas l'oublier, parce que je n'ai pas actuellement de mécanisme automatisé pour en gérer la récupération (mais bien sûr vous pouvez m'écrire un mail si ça se produit). Une fous que vous vous logguez, si votre navigateur accepte les cookies, votre session devrait rester ouverte jusqu'à ce que vous vous délogguiez explicitement (donc faites-le si votre ordinateur est partagé et que les comptes n'y sont pas séparés).

Je peux imaginer plein de fonctionnalités qui devraient être ajoutées au système, mais maintenant je ne me sens pas l'envie de le hacker encore plus, donc ça restera comme c'est à moins qu'un problème sérieux ne survienne. Pour l'instant… amusez-vous bien !

Avant que quelqu'un me demande : non, il m'est tout simplement impossible de changer le lien Commentaires sur le 'blog lui-même pour refléter le nombre de commentaires de l'entrée correspondante. Ce n'est pas le même serveur, et ainsi de suite. Vous devrez juste cliquer sur le lien pour voir.

Ah oui : et si quelqu'un veut voir le code source, je suis prêt à le fournir (sous une quelconque licence libre), mais en échange de l'assurance morale que tout problème de sécurité qui serait découvert en le lisant me serait signalé à moi et non utilisé contre moi.

(Monday)

Another night of hacking

This time I've been hacking in Perl (with a tad of PostgreSQL): I've been writing a talkback system for this 'blog, because Web annotations clearly aren't the answer—but I've tried to come up with a rather generic architecture (one that isn't too tightly tied up with the 'blog itself) nonetheless. It's not finished yet, but I hope to have it working by tomorrow.

Unfortunately, this means that in the mean time I have nothing interesting to say (or, rather, no time to say it). So why don't you relax and have a look at Izys's photolog instead? I promise I'll come up with something to say soon. Well, someday.

(Sunday)

JavaScript

After years of writing miserable JavaScript with only the ECMA standard and the DOM specifications to guide me, I finally decided to buy the O'Reilly JavaScript book—because I stumbled across it in a bookstore (actually a French translation, but O'Reilly books are usually well translated), and because I know that David Flanagan writes very good books.

I still didn't have much occasion to do more than glance through the book (I bought it yesterday), so I still can't say what it's worth. It does seem a bit outdated in many respects (everything that concerns Netscape 4 or lower, for example, is just about completely useless now, I guess); but I hope it will be useful anyway. I'll probably buy something Mozilla-specific as well. But I hope the book will inspire me, at least, some interesting uses for JavaScript.

(Saturday)

RSS and FOAF

As promised, I now provide an RSS feed for this 'blog: if you have a news aggregator that works (so you are luckier than I am), you can tune it to http://www.eleves.ens.fr:8080/home/madore/weblog/weblog.rss to receive the headlines from this 'blog as I write them.

RSS is all nice and good in theory: what an elegant idea, providing news headlines in a unified format so that other sites, or aggregating tools, or user agents, can collect them in an automated way. In practice, of course, things are rather bleak. First, there exist as many different dialects of RSS as there are of HTML, and that's none too few; several incompatible specifications exist, with version numbers bearing no logic at all, 0.90 through 0.94, 1.0 and 2.0: if I believe this article, there is a battle between UserLand, which is responsible for versions 0.91 through 0.94 and 2.0 of RSS, and the RSS-dev Working Group, which issued version 1.0. What a mess! Even the name is not agreed upon: RSS version 2.0 means “Really Simple Syndication” whereas RSS version 1.0 means “RDF Site Summary”. Well, I opted for version 1.0, for several reasons: first, it does not make the massively stupid mistake (that I already mentioned) of refusing to allocate an XML namespace for itself; second, it constitutes valid RDF, which is definitely a Good Thing (so RSS 1.0 is much more extensible than the other versions); and thirdly, it is not developped by a commercial interest group whose motivations seem to me murky at best. But even then, there were difficulties: for example, the RSS 1.0 specification tells us to use the resource attribute on rdf:li tags, in direct conflict with the latest RDF specification, which says that it's namespaced, so it's rdf:resource. Also, what is the MIME type for RSS? Some people say it is application/rdf+xml, but I checked in the IANA's MIME types registry and that doesn't exist: should I use text/xml instead, or hope that someone will eventually register the application/rdf+xml MIME type and jump ahead? There was an Internet Draft proposal to register it, but apparently the author was foolish enough to let it expire, last April. What a mess!

Chaos in incompatible versions of the format means also chaos in programs that read it. I expected that, seeing how popular RSS is, it would be extremely easy to find some tools to parse it. But apparently not: there are no Mozilla extensions which aggregate RSS feeds except for a few ridiculous projects that have just released version 0.0.0.0.1alpha which crashes the browser whenever you try to do anything. (Much similar was my disappointment with Web annotations.) There is a Python-based RSS aggregator which is Open-Source, but I tried it and wasn't able to convince it to accept my RSS feed as a valid source (even though I validated it against two different RSS validators and an RDF validator). Maybe it expects another RSS dialect? Who knows? Other RSS aggregators exist in .NET (I don't run Windows, so I can't use .NET), in Java (I don't really have a working Java implementation, though it is certainly better than .NET), in SmallTalk (hello?) and various other strange languages. But nothing that I could really use.

Now what about FOAF? I think the idea is brilliant, but some things are still lacking. I considerably enriched my RDF description of myself, which can now be viewed (at least partially) through the FOAF explorer, but it remains very primitive. I had to define the “birth date” and “gender” properties myself because FOAF did not even include such primitive concepts in its vocabulary.

A note for those who use the simple FOAF-a-Matic tool to create a FOAF file for themselves: please add an rdf:ID attribute on the foaf:Person tag that it will have created. If you don't understand what I'm talking about, replace the outer (first) <foaf:Person> by <foaf:Person rdf:ID="me"> (you can use something other than “me”, but it has to be a valid XML identifier). This is so you become a real RDF resource, with a genuine URI (something like http://www.mysite.tld/foaf.rdf#me if http://www.mysite.tld/foaf.rdf is the URI of your FOAF file), not an anonymous node.

If you wish to say in a FOAF file that you (Joe Smith, say) know me, the RDF code would look like this:

<?xml version="1.0"?>
<rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
         xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#"
         xmlns:foaf="http://xmlns.com/foaf/0.1/">
<foaf:Person rdf:ID="joesmith">
  <foaf:name>Joe Smith</foaf:name>
  <foaf:knows>
    <foaf:Person rdf:about="http://www.eleves.ens.fr:8080/home/madore/meta.rdf#dmadore">
      <foaf:name>David Alexander Madore</foaf:name>
      <foaf:mbox_sha1sum>5ace347d185810f8ab750914058786ffd5cf0094</foaf:mbox_sha1sum>
      <rdfs:seeAlso rdf:about="http://www.eleves.ens.fr:8080/home/madore/meta.rdf" />
    </foaf:Person>
  </foaf:knows>
</foaf:Person>
</rdf:RDF>

—note the rdf:ID attribute on the foaf:Person that refers to Joe Smith, and the rdf:about attribute on the foaf:Person that refers to me, whose value is the concatenation of my RDF file, a sharp sign (#) and the rdf:ID name from my own FOAF file. This is the correct way to refer to external objects in RDF, and it seems to have temporarily escaped the conceptors of FOAF.

But enough of technicalities! I will write some more layman-understandable thoughts some other day.

(samedi)

Tintin en Iraq

Tintin en Iraq : la BD prophétique d'Hergé. Absolument excellent. (Merci Marie-Lan pour ce lien.)

(Friday) · Assumption

I am now an RDF property

Upon deciding that I would write an RSS feed for this site, and consider the possibility of using Web annotations to provide 'blog talkback (which, incidentally, seems completely unrealistic after further examination, given the present level of support of Web annotations on the client side), I endeavored to learn some more about RDF, which forms the basis of the semantic Web. I had previously learned something about RDF, but many things still escaped me, and I now understand it much better.

To illustrate it all, I “incarnated” myself as an RDF resource: http://www.eleves.ens.fr:8080/home/madore/meta.rdf#dmadore (don't expect anything remarkable, or indeed anything even remotely interesting, to happen if you follow this link—most probably your browser won't know what to make of the file; maybe this link will be of greater interest). Ideally I would like to convert all of my personal information page in RDF, but I don't think I'll be patient enough to do this. But if for some reason you wanted to say something about me in RDF language, the correct way to refer to me would be the URL I just gave.

Update: Just as I finish writing this, Garoo points me to the FOAF project, a kind of Friendster-alike (see my previous entry concerning Friendster) except that it works in a distributed (non-centralized) fashion, with self-provided RDF descriptions. So I definitely have to look into this.

(Friday) · Assumption

Should I pioneer the use of Web technologies?

The next big thing that is coming to this 'blog, now that I have it divided in pieces, will be the introduction of an RSS feed, so übergeeks can add the channel to their news aggregator and be informed within minutes of every word of wisdom that pours forth from my mouth. Ain't technology impressive? Seriously, an RSS feed should be a simple task to set up, since I already have the XML parser and producer chains in place. I take the occasion, however, to underline the fact that RSS is an atrociously badly conceived format, obviously designed by people who didn't have a clue as to the use of XML (the most singularly stupid feature is probably the way that it refuses to allocate an XML namespace for itself, pretexting that that would break upward compatibility—probably the most massively ridiculous argument I ever read). But since RSS is a de facto standard, I guess I'll have to come to terms with the annoyance.

Other than that, several people by now have complained about the absence of talkback on this 'blog. The reason is part technical, part political: I can't allow myself to install the required cgi-bin on the ENS students server, and while I could dissociate comments from post by putting comments on a separate server (say, my own PC, which has a permanent IP address), there are practical problems there. You're always welcome to email me (david+www[at sign]madore[dot]org) about anything I write, of course.

However, a crazy idea struck me: what if, instead of setting up a bunch of cgi-bin to enable specific talkback for this 'blog, I resorted to using generic Web annotations? For those who don't know what this is about, Web annotations are a generic (and yet experimental) framework for storing (personal or shared) annotations and comments on Web pages on a server without modifying the Web page itself. On the client side you have a browser or browser extension or plugin that will query the extension server for annotations on the Web page under consideration; annotation clients exist for Mozilla (Annozilla, the Mozilla annotation extension) and even for Internet Explorer (Snufkin), while the testbed client is the Amaya browser. On the server side, the annotation server is a specialized Web server that stores a lot of RDF metadata linking the annotation to the annotated page. Annotations can be used for common reviews, for shared bookmarks or for a quantity of other things. There's no reason why they shouldn't be used for 'blog talkback—barring the obvious reason that it's still experimental, little supported and clumsy, but that's just the sort of things that appeals to me. And the nice thing is it wouldn't be restricted to 'blog talkback: annotations are completely generic, so if I set up an annotation server, anyone who has access to it can use it to comment any Web page whatsoever, or to read my annotations on any Web page whatsoever.

(Thursday)

More about my pseudo-tarot game

The rules of my pseudo-tarot game (I need to find a name to it) still aren't complete, but they are getting closer: only four (out of twenty-two) major arcana don't have a specific effect assigned yet. A few interactions between major aracana also need to be made clearer.

To get an idea of what it feels like, I tried playing it alone, with three different hands, simulating three players; of course, that spoils the fun of not knowing the opponents' hands, and also it makes it hard to follow a thought from turn to turn. Still, it appears that the game is playable, and actually rather fun (mostly thanks to the major arcana, in fact). Also, it is not so difficult to remember what the various cards do (but that's maybe because I came up with all the ideas myself). The most disappointing thing seems to be that luck plays a rather important role, more than I would have liked at any rate.

Anyway, now I seriously have to start looking for people that I could, uh, commandeer to play this game with me.

(jeudi)

Je hais le 15 août

Pendant deux semaines je n'ai pratiquement rien pu faire que rester cloîtré chez moi à cause de la chaleur, et à peine celle-ci commence-t-elle à se dissiper que voilà venu le maudit quinze août, ce jour où tout le pays tombe dans un profond coma, où rien ne peut se faire, où tout est fermé, et où il n'y a plus qu'à se cloîtrer de nouveau chez soi ; et quand je dis « le jour », en l'occurrence c'est plutôt les trois jours. Que tout cela est pénible !

(mercredi)

Souriez : vous êtes loggués !

[English translation follows.]

Eh oui, une des distractions que fournit le fait d'avoir un site Web sur un serveur qu'on contrôle (au moins en bonne partie), c'est de pouvoir regarder les logs détaillés des accès au serveur. Là, par exemple, pour accéder à cette page, vous venez d'enregistrer une ligne dans notre fichier de logs, indiquant l'adresse d'origine de la requête, la date et heure, la requête exacte, et les champs Referer et User-Agent (s'ils étaient renseignés). En clair : le control freak que je suis sait qui vous êtes, ce que vous lisez ici, quand, avec quel navigateur (User-Agent), et éventuellement quel lien vous avez suivi pour venir ici (Referer). Pas de panique : non, en fait, je ne sais pas qui vous êtes sauf si votre machine a un nom aussi facilement identifiable que la mienne (dmadore.net1.nerim.net) ou si je peux deviner, par recoupement d'informations, qui vous êtes ; c'est un petit jeu de Sherlock Holmes assez rigolo, d'ailleurs, quand quelqu'un m'écrit à propos de mon site, d'essayer de retrouver ses requêtes dans le log du serveur. (Mais que ceci ne vous décourage pas de m'écrire des mails, s'il vous plaît !)

Il y a fort longtemps, je parcourais en diagonale, chaque semaine, la liste complète des accès à mon site Web. Maintenant, avec une trentaine de milliers d'accès (tout compté, pour toutes les pages de mon site) par semaine, je ne peux plus me permettre ce luxe, aussi control freak que je sois. C'est dommage, parce qu'on y trouve des choses amusantes, parfois. Mais je regarde au moins les accès à ce 'blog pour la journée, de temps en temps.

Ce qui est le plus rigolo, ce sont les champs Referer. Je suis sûr que si le webuser lambda apprenait que (sauf manœuvre spécifique de sa part pour contourner ce fait) chaque fois qu'il suit un lien, le site destination est renseigné sur l'URL de la page où se trouvait ce lien (en gros, c'est ça le Referer), il y aurait des crises cardiaques dans l'air. Ça m'amuse d'y penser. (Pour ma part, je garde constamment à l'esprit que je ne surfe pas du tout de façon anonyme : mon nom est dans le nom de ma machine, et je me rappelle à chaque fois que le Referer est renseigné (et je tiens à ce qu'il le soit) ; mais on aura remarqué que je ne suis pas du genre excessivement secret sur moi-même.) Le plus amusant, ce sont les moteurs de recherche, qui ont tous la bonne idée de mettre la requête de recherche dans l'URL de retour : donc, quand vous suivez un lien renvoyé par un moteur de recherche, la page à laquelle vous accédez saura quelle recherche vous avez faite pour y accéder. Soyez-en bien conscient. Si occasionnellement ça ne vous plaît pas, faites du copier-coller au lieu de suivre le lien (copiez le lien et collez-le dans la barre d'URL) ; si définitivement ça ne vous plaît pas, utilisez une extension à votre navigateur (comme celle-ci pour Mozilla) pour cacher le Referer ou en renseigner un faux (je n'aime vraiment pas la pratique consistant à en donner un faux : il vaut bien mieux ne pas le donner du tout, ce qui est tout à fait permis). Et si vous voulez encore plus d'anonymat, trouvez un proxy, cachez à la fois le Referer et le User-Agent, et faites-vous soigner pour paranoïa galopante.

Évidemment, les recherches Web qui aboutissent sur un 'blog sont souvent des erreurs. Voici les recherches Google qui ont abouti à mon 'blog aujourd'hui :

Il y a aussi quelques requêtes passant par d'autres moteurs que Google. Souvent les requêtes prouvent que les gens sont vraiment trop idiots pour utiliser un moteur de recherche (je ne vous dis pas le nombre de requêtes qu'on trouve qui révèlent que quelqu'un a tapé une question complète en anglais dans le champ recherche du moteur ; bon, je sais que certains moteurs essaient de gérer ça, voire de l'encourager, mais quand même !). Google semble être encore ce qui est utilisé par les gens les plus malins.

[Traduction anglaise de ci-dessus.]

Yes: one of the distractions provided by the fact of having a Web site on a server one controls (at least in great part) is to be able to look at the detailed server access logs. Now, for example, to access this page, you just recorded a line in our log file, indicating the origin address for the request, the date and time, the exact request, and the Referer and User-Agent fields (if provided). In other words: the control freak that I am knows who you are, what you are reading here, when, with what navigator (User-Agent), and possibly which link you followed to come here (Referer). No need to panic: no, actually, I don't know who you are except if your machine has a name as easily identifiable as mine (dmadore.net1.nerim.net) or if I can guess, by comparing evidence, who you are; it is a rather fun little game of Sherlock Holmes, actually, when someone writes to me about my site, to try to find his requests in the server log. (But don't let this discourage you from sending me email, please!)

A rather long time ago, I glanced every week through the complete access list to my Web site. Now, with about thirty thousand accesses (all counted, for all the pages of my site) per week, I can't afford that luxury any more, no matter how control freak I am. Which is too bad, because one sometimes finds amusing things in it. But at least I occasionally look at the day's accesses to this 'blog.

The most amusing thing is Referer fields. I am sure that if Joe Random webuser learned that (barring special maneuver on his part to work around this fact) every time he follows a link, the target site is informed of the URL of the page where the link was (essentially, that is the Referer), some people would have strokes. It amuses me to think about it. (For my own part, I constantly keep in mind that I am not at all anonymous when surfing: my name is in my machine's name, and I constantly remember that the Referer is provided (and I wish it to be); but one will have noticed that I am not exactly overly secret about myself.) The most amusing thing is search engines, which all have the good idea of putting the search request in the return URL: so, when you follow a link returned by a search engine, the page you access knows which request you performed to get there. Be aware of that. If you occasionally don't like this, do some copy-pasting instead of following the link (copy the link and paste it in the URL bar); if you definitely don't like this, use an extension of your browser (such as this one for Mozilla) to hide the Referer or provide a false one (I really don't like the practice consisting of giving a false one: it is much better not to give it at all, which is quite allowed). And if you want even more anonymity, find a proxy, hide both the Referer and User-Agent fields, and have yourself treated for galloping paranoia.

Of course, Web searches which end up on a 'blog are often errors. Here are the Google searches which led to my 'blog today:

There are also a few requests by other crawlers than Google. Often requests prove that people are really too stupid to use a search engine (I won't tell you how many requests one finds which show that someone typed a complete English question in the crawler's search field; all right, I know that certain engines try to handle that, or even encourage it, but really!). Google still seems to be the one which is used by the smarter people.

[BTW, I am aware that the English word “referrer” is spelled with two ‘r’'s. But a spelling error by one of the Web pioneers and still with us now and forever means that in the context of the Web, it is written “Referer”, because that is the field's name in HTTP.]

(mercredi)

Pirates des Caraïbes

J'ai réussi à me traîner hors de chez moi (avec l'aide d'un copain) pour voir Pirates des Caraïbes (Pirates of the Caribbean — notez qu'en anglais il y a deux ‘b’). Je ne le regrette pas : indépendamment de la présence d'Orlando Bloom, ce film est bien — très drôle et agréablement divertissant. Et pas mal aussi dans le genre « l'intrigue où cinq ou six parties veulent toutes quelque chose de différent et on ne sait plus trop qui manipule qui » qui me plaît assez.

(J'écris tout ceci en français, parce que ce film est déjà sorti il y a une éternité aux États-Unis : je ne sais pas pourquoi ils ont attendu si longtemps.)

PS: Je suis complètement obnubilé par le tarot, moi, en ce moment : je n'ai pas arrêté, en regardant le film, de penser des choses comme (en voyant le médaillon) « la mort, 13e arcane majeur » ou (en voyant la potence) « le pendu, 12e arcane majeur (sauf qu'il est pendu par les pieds) », ou encore (en voyant machin et machine s'embrasser) « les amoureux, 6e arcane majeur ». Arf. Ça deviendrait limite inquiétant, là.

Dans les bandes-annonces pour les prochaines sorties, je note que le prochain Lara Croft a l'air distrayant, et j'irai certainement le voir. En revanche, Underworld ne me paraît d'aucun intérêt, une sorte de Matrix contre X-Men de seconde zone. Pour le reste, je ne sais pas encore. Ah, si, Bienvenue au gîte est peut-être rigolo.

(mercredi)

Je ne dirai pas ce que je pense de Bouygues Telecom

Je ne dirai pas ce que je pense de Bouygues Telecom, parce que ça pourrait me valoir des ennuis judiciaires (il paraît que ce n'est pas légal de dire publiquement que des gens sont des connards), mais disons que je n'en pense pas beaucoup de bien. Allons, utilisons une jolie litote : ce que je pense de Bouygues Telecom, c'est que je ne trouve pas leur comportement très courtois. Déjà je trouve pour le moins anormal qu'ils aient le droit de se livrer au racket consistant à fournir une formule (Nomad) où, si on n'alimente pas son crédit pendant n mois (par exemple parce qu'on ne dépense pas assez, donc qu'on n'éprouve aucun besoin de recharger), on perd la totalité de ce crédit : à quoi sert-il d'avoir un droit de la consommation si c'est pour que des clauses aussi scandaleusement abusives soient légales ? Mais surtout, leur truc, maintenant, c'est de ne plus signaler le dernier jour (ou deux jours avant) que le crédit arrive à expiration : ils le signalent très longtemps à l'avance, comme ça on oublie, et, paf !, ils vous volent (tout à fait légalement) tout ce crédit. Jolie manœuvre. Ah, et, j'oubliais qu'ils ajoutent l'insulte à l'injure : dans la demi-heure suivant le minuit où vous avez perdu tout votre crédit par inattention, ils vous envoient un SMS pour vous le signaler. Genre, on ne peut pas vous prévenir un jour avant, mais dans l'heure qui suit, aucun problème.

Véritablement discourtois, je vous dis. Ah, zut, je n'ai pas le droit légalement de les traiter d'escrocs — c'est vraiment dommage, ça, ça m'aurait fait beaucoup de bien.

(Bon, d'accord, mon crédit n'était pas énorme. Tout au plus une cinquantaine d'euros, qui de toute façon ne font que s'accumuler, donc sont perdus, puisque je n'utilise quasiment jamais mon mobile pour appeler. Mais quand même, une telle rapacité me sidère.)

Remarquez que je ne pense pas plus de bien de leurs concurrents. Ce que je trouve fabuleux avec le libéralisme, c'est d'avoir le choix de ses maux.

Un jour je vous parlerai des SMS et de leur coût de jusqu'à un million d'euros le giga-octet (ça vous en bouche un coin, hein ?) à comparer avec le prix des CD qui doit être moins que la millionième partie de ça. En attendant, vous pouvez vous demander si c'est normal (souvenez-vous aussi que vous n'avez aucune garantie ni de fiabilité ni de délai d'acheminement sur les SMS).

(mardi) · Pleine Lune

Drague

Un reportage sur la très sérieuse chaîne Arte vient de nous l'apprendre officiellement : la drague, c'est plus facile pour les homos que pour les hétéros.

Conclusion : c'est vraiment moi qui ne suis pas doué. Ouin.

(mardi) · Pleine Lune

Num quis recte latine loquitur?

Je vais encore passer pour un pédant, un maniaque et un grincheux, mais j'aimerais comprendre pourquoi je vois si souvent « in nomine Satanis » ou encore « in nomine Satanas » (2000 et 1200 réponses sur Google, respectivement) alors que la forme latine correcte est « in nomine Satanæ » (12 réponses sur Google, que le ‘æ’ soit ligaturé ou non) : le génitif de « Satanas » (décliné comme un mot grec importé) est « Satanæ », comme attesté par la Vulgate (Apocalypse 2:13, Scio ubi habitas, ubi sedes est Satanae: et tenes nomen meum, et non negasti fidem meam et in diebus Antipas testis meus fidelis, qui occisus est apud vos ubi Satanas habitat). Ou alors « Satan » en faisant de ce mot un indéclinable.

D'accord, ça n'a absolument aucune espèce d'importance (je soupçonne que Satan réagit exactement autant quand on salue « in nomine Satanæ » que « in nomine Satanis » ou « in nomine Satanas »), mais c'est quand même lamentable de ne pas arriver à sortir trois mots de latin sans se planter quelque part.

Oui, je suppose que je suis un vieux grincheux. Ça doit être la chaleur.

(mardi) · Pleine Lune

Quelqu'un aurait-il une bonne nouvelle, s'il vous plaît ?

Résumé du journal télévisé de ce soir :

Est-ce que quelqu'un n'aurait pas une bonne nouvelle pour changer, bordel de merde ?

(Monday)

Proposed game

I have invented a set of rules describing a game such as I was looking for. The rules aren't yet complete, because not all major arcana have specific effects, but the rest is very precisely described. I don't know, however, how interesting this game is: it may turn out to be totally boring, maybe because there are too strong cards or too strong moves, or trivial winning strategies, or nasty things like that.

I welcome any feedback on these rules (david+www[at sign]madore[dot]org).

Update (2003-08-12): I just added the description of three more major arcana (Strength, Death and The Devil).

(lundi)

Les ordres de grandeur les plus stupides de l'Univers

Voici une petite liste que j'avais compilée dans le temps, avec les réponses suite à des calculs que certains ont fait. (Inutile de vous prévenir que tout ceci est très hautement pipo, et rarement correct de mieux qu'un facteur dix, parfois bien pire.)

Combien de personnes sont en train d'avoir un orgasme à cet instant, sur l'ensemble de la Terre ?
Quelques dizaines de milliers, sans doute.
Et combien de personnes pensent à la Divine Comédie de Dante en ce moment ?
Encore plus difficile à estimer, mais sans doute pas loin du précédent.
Si on faisait un tas de toutes les dents de tous les êtres humains depuis que l'humanité existe (disons depuis l'Homo erectus, si ça importe), quelle taille ferait-il ?
Guère plus d'une centaine de mètres.
Combien de garçons homosexuels blonds aux yeux bleus sont nés le 3 août 1976 (dans le monde) ?
À peu près une centaine, peut-être un peu plus.
Combien pèsent toutes les fourmis de la Terre ?
Probablement moins que tous les hommes réunis, ou à peu près autant, ce qui m'a surpris (j'aurais cru beaucoup plus). Soit quelques centaines de millions de tonnes. Les vers de terre doivent peser autrement plus lourd.
Quelle proportion de l'humanité née jusqu'à maintenant est actuellement vivante ?
4% ou assez près.
Si on serrait tous les hommes pour en faire une foule assez compacte, quelle place prendraient-ils ?
Deux ou trois milliers de kilomètres carrés (soit deux ou trois centaines de milliers d'hectares), ou encore un disque d'une cinquantaine de kilomètres de diamètre.
Combien y a-t-il d'atomes d'uranium dans mon corps en ce moment ?
Autour d'une dizaine ou une vingtaine de milliers de billions (i.e., 1016). Ce qui ne doit faire qu'à peu près une désintégration toutes les dix secondes.
Quelle masse de TNT faudrait-il faire exploser pour égaler la quantité d'énergie libérée par une supernova typique (de type II) ?
Un milliard de masses solaires. Ce qui représente aussi l'équivalent en énergie de vingt mille fois la masse de la Terre (avec une conversion totale). Ou cent fois l'énergie totale rayonnée par le soleil au cours de sa vie.

(lundi)

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?

Il y a des jours où je me demande si je pue de la gueule. Je suis allé faire des courses tout à l'heure, et au-delà même de ma paranoïa (légère) habituelle, j'ai eu l'impression marquée que tout le monde me regardait bizarrement. Pourtant je ne crois pas que j'étais fringué bizarrement (enfin, pas plus que d'habitude, et sans doute même moins). La pharmacienne ne m'a dit ni « bonjour », ni « tenez », ni « merci », ni « au revoir » : les seuls mots qu'elle a prononcés c'était pour me dire le prix de ce que j'achetais ; pourtant, à la pharmacie du centre Italie 2 ils sont normalement charmants. Et, de même, la caissière de Champion n'a ouvert la bouche que pour m'annoncer le prix. En plus de ça, (est-ce moi qui délire ?) il m'a semblé percevoir des regards franchement hostiles de la part de gens au hasard dans le centre commercial.

C'est la chaleur qui rend les gens agressifs, ou quoi ?

(Sunday)

Quest for a game

Now that I have a nice deck of tarot cards, I would like to find something to do with them other than simply watch them. I don't believe in cartomancy, so I won't try reading the future (actually I did once, and it predicted that terrible disaster would befall me shortly, so I decided I really didn't believe it). Instead, I would prefer some real card game. I could play French tarot (English version of the rules here)—assuming, of course, I found some people willing to play with me, but let's suppose that that's not a problem. Indeed, there would be a definite kind of snobbish refinement, quite characteristic of me, in playing ordinary French tarot with XVth century Italian cards; meaning, in particular, that you need to remember that The Tower beats Death but Death beats The Hermit, and so on (neither the numbers nor the labels of the arcana are written on the cards). That's not really a problem, but I don't find the rules of French tarot very intersting, in particular because the rules for scoring are far too complicated in my opinion.

So I would like another game, and since it very certainly doesn't exist already, it would have to be invented. So this is essentially a call to anyone with a fertile imagination for inventing card games: please send me any suggestions. I used to have a great mind for coming up with games when I was little, but I really can't find much inspiration here and now.

Here are some properties I would like this game to have. First, it should at least be playable by three through five players, but it would be nice to have it work for other numbers of players. Second, it should be played with the seventy-eight card tarot deck, and make best use of it. For those who don't know what it is like, here is a brief description:

Now I want a game that makes the best possible use of the deck. The four suits should probably play symmetric roles, or, if they don't, the difference should be somehow related to the four tokens (swords, staves, cups and coins, that is). Ranks deuce through ten should definitely play parallel roles; the ace might be special, but normally it should be “lower” than deuce and not “higher” than king. More importantly, knave, knight, queen and king should not simply be ranks eleven through fourteen: since they are represented specially, they should probably act specially. Similarly, the major arcana shouldn't simply be used as cards with numbers one through twenty-one: since they have special names, these names should somehow indicate what the cards are used for; and certainly The Fool should be very special.

Having twenty-two special cards may seem a lot. The idea I had in mind is that the game should be playable without the major arcana, but very simple and rather boring. These twenty-two cards should be the spice of the game, with twenty-two different magical powers. Maybe some principles can be inspired by the commercial game Magic: the Gathering, which has certainly shown it possible to come up with a great variety of different, unique, effects in a card game. The numbers associated to the twenty-one major arcana excluding The Fool should either not be used at all (each is unique) or be used only secondarily (as in, when two cards conflict, the higher one wins). Similarly, the knave, knight, queen and king (and perhaps the ace) should probably be special, but each in its own suit, and the order associated with them should either not be used at all or only secondarily. All these conditions mean that the rules of the game make an intelligent use of the deck as it is.

Aside from that, of course, there are usual conditions: luck should play some role, but not too much (the game should not be perfect-information), and there should be at least some strategy and intelligence involved. The game should be fair to all players, and none should be grossly at an advantage. And so on. Well, the usual stuff. I prefer a game with no scoring at all, or the simplest kind possible (just count how many rounds each player has won, something like that).

So if you can invent (or if you already know!) a game that satisfies these criteria, or a non-trivial part of them, or if you have some partial ideas, or any bright comment to make, do not hesitate to write to me (david+www[at sign]madore[dot]org) to share your wisdom. Otherwise, I will continue searching (and post ideas that I have).

Incidentally, if and when someone comes up with a set of rules that seem to make sense, they have to be field-tested, so I will be looking for volunteer willing to try playing the game: let me know if you are interested.

(dimanche)

Orlando Bloom

Gâh, qu'il est beau gosse, quand même.

(Sunday)

The Nice and the Good

I finished reading Iris Murdoch's The Nice and the Good some time ago, but I notice that I forgot to write in this 'blog what I thought of it. So—I quite enjoyed it: it is well written and craftily constructed, and never lengthy or boring. But above all, it is bathed in a soothing feeling of profound happiness, and yet this doesn't mean that there is no plot at all. This is one of the most pleasantly relaxing books that I have read, yet it is very rich. The only quibble I have is that there are too many characters introduced too rapidly, so the first few chapters are a bit hard to follow.

(Sunday)

“Evolution”

The IRTC (which I already mentioned in this blog) results of the 2003 April-July animations round are in. I don't vote on animation rounds because it takes too long to watch every film, but this time I regret that I didn't, as the “evolution” topic was inspiring to artists. I very much like the second place winner, Thinning the Herd by John VanSickle (who already produced some very good IRTC winner animations), I find it quite hilarious.

(Sunday)

The Mozilla Amazon Browser

Every now and then I like to try another of the wonderful extensions and goodies which Mozilla makes possible, and share my enthusiasm. The Mozilla Amazon Browser is Mozdev's project of the week for this week, and it's certainly worth a try if you wonder what XUL and other Mozilla “bells and whistles” are good for. So if you use Mozilla, try clicking here to see it work.

I wish Web developpers were to realize the power and beauty of this kind of tools and started endorsing Mozilla with some statement like “to make the most of our Web site, get Mozilla for free and try the XUL interface to our catalog”.

(Saturday)

A very Quineian 公案

[I have told this story many times before, but never, I think, on this Web site. Besides, I never seem to get too much of it. So here goes—]

Nan Wen was a disciple of the Way. One day, he decided to embark on a long and difficult pilgrimage to seek the wisdom of Master Gro-Tsen, an adept of great renown. Nan Wen knew that the Enlightened's word was precious, and he wanted to ask the right question, not that of a fool: “The travel,” he said upon leaving, “is as much a journey of the mind as one of the body, and only in the right state of mind can Gro-Tsen's wisdom be found.”

For seven times seven days, Nan Wen rode, until he finally reached the dwelling of the Master; and during all those days, he considered many questions that he might ask, but none satisfied him. “Wisdom,” he thought, “is as much about asking the right question as about getting the right answer!”—and at that point he knew what he would ask of the wise.

So when he stood before Gro-Tsen, Nan Wen spoke as follows: “Master,” he said, “I have come a long way to hear your wisdom, and I would make the best of this hearing by asking the right question. So pray tell me, that I might profit from your time at its fullest: what is the ultimate question in the Universe, and what is its answer?”

Gro-Tsen smiled and replied:
“The ultimate question in the Universe is, ‘what is the ultimate question in the Universe, and what is its answer?’—and its answer is that which I have just given.”

Comment: At that moment, Nan Wen knew how impossibly difficult and ridiculously easy it was to be Enlightened. And so he was.
Now be quick to answer: which fooled the other, the Master or the disciple?

Poem:
A fool will walk where wise men fear to tread;
When your own sanity hangs by a thread,
 But answer and you die—but question, fail;
The answer lies here waiting to be read.

(saturdi)

Qual es iste lingua ?

Forsan vos demanda vos, in qual lingua iste texto es scribite ? Illo resimila como le italiano o le espaniol, mesmo le latino o le francese, ma non es alicuno de iste linguas : es un lingua inventate, etiam non le esperanto (plus confidential que isto !) ma l'interlingua, un specie de pot-pourri de omne linguas latin (o europee ?).

Pro alicunos, illo (io vole dicer, ille lingua) es un vaste burla, un riducule construction intellectual sin alicun interesse — e con un agenda moral dubitose (forsan promover le superioritate europee o qualcosa de iste gusto ?) ; e de omne modo, toto le mundo parla anglese (o lo parlara tosto…), no ? Pro le zelotes del interlingua, es un fabulose medio de assemblar le patrimonio commun del populos habente un lingua latin e de poter parlar insimul qualcosa altere que le anglese.

Io non ha un aviso sur le subjecto ; io crede que le interlingua es simplemente un lingua divertente, satis elegante (multo plus que le esperanto, in mi opinion) e sin pretension. Naturalmente, si nemo lo parla, su interesse practic es… debile ; ma io nunquam ha apprendite un lingua pro su interesse practic 😁, solmente pro the fun of it.

On debe admitter que le interlingua es facilissime a intender — etiam sin lo haber studiate — si on cognosce jam un lingua latin, o forsan mesmo le anglese : certemente plus facile (a intender) que le italiano, le espaniol o le francese. Le prova : vos ha intendite iste texto ben que vos probabilemente non lo cognosceva. 😉 Io me demanda (ma non seriosemente, reassecura vos) an io deberea scriber entratas de iste 'blog in interlinga plus tosto que in anglese pro los traducer postea in francese.

(samedi)

Apathie tendant vers le coma

Mon apathie d'été atteint des niveaux inquiétants avec cette chaleur oppressante. Je passe actuellement mes journées (entre deux douches, du moins) devant l'ordinateur, à végéter, incapable de faire quoi que ce soit d'autre que perdre mon temps à surfer sur des sites totalement dénués d'intérêt. (D'ailleurs, ce n'est même pas mon ordinateur : je suis chez mes parents à garder le chat pendant qu'eux crapahutent sous la fraîcheur toscane ; ma chambre est au premier étage, qui est invivable, donc j'ai élu domicile au rez-de-chaussée et j'utilise l'iMac de ma mère. Le confort n'est pas terrible parce que le clavier est très mauvais et la souris un seul bouton, et que je ne suis pas très habitué à cette interface utilisateur, et que l'émulation X11 ne marche pas très bien. Mais au moins il fait un peu moins chaud dans la pièce.) Je comptais profiter de ce mois d'août pour voir des gens, mais je n'en ai actuellement aucun courage ; ni pour répondre à mes mails, qui s'accumulent dangereusement. Je n'arrive pas non plus à manger, et ma seule alimentation est constituée de lait-grenadine et de jus de fruits, et parfois d'une salade au thon (en conserve) quand j'arrive à me forcer à l'avaler. Ne parlons pas de travailler, l'idée même m'en est absolument insupportable (pourtant j'ai sur la planche des choses faciles et rentables). Et j'aimerais bien arriver à écrire quelque chose dans ce 'blog de plus intéressant que mes râleries sur la chaleur, mais je n'y arrive pas. En même temps, j'ai le sentiment affreux que tout ce que je ne fais pas maintenant va me retomber dessus prochainement, et de façon plutôt désagréable.

À part ça, et sans aucun rapport, je voudrais remercier celui qui m'a fait découvrir le Concerto pour une Voix de Saint-Preux : c'est un morceau vraiment très beau, à recommander spécialement à ceux qui apprécient les voix hautes et claires — même moi qui n'aime normalement pas la musique vocale suis vraiment étonné par l'usage qui en est fait ici (sans paroles).

(vendredi)

Un mensonge météorologique

(Je sais que je parle beaucoup de la chaleur en ce moment, mais il m'est, par la force des circonstances, assez difficile de penser à autre chose. Il fait plus chaud ces jours-ci à Paris qu'à Abidjan, Alger, Athènes, Bombay, Colombo, Dakar, Jérusalem, Khartoum, Le Caire, Los Angeles, Madras, Mexico, Miami, New York ou Rome, et j'ai du mal à me consoler en me disant qu'il fait encore — un peu — plus chaud à Riyad.)

On entend dire que les météorologistes ne peuvent pas prédire la fin de la vague de chaleur qui touche l'ouest de l'Europe, parce que les modèles climatiques sont trop « instables » sur une période de plus que trois ou quatre jours. Je n'ai jamais entendu une pareille ânerie : si les modèles sont instables, cela veut précisément dire qu'il y a une probabilité non négligeable (relativement à des petites perturbations des circonstances initiales ou intermédiaires) pour avoir des évolutions différentes des conditions prédites. Et ça, c'est précisément ce qu'on leur demande de nous dire : quelles sont les probabilités pour que la situation évolue significativement d'ici cinq, dix, quinze, vingt jours. Avoir un modèle instable ne permet pas de donner une réponse certaine (du type, tel jour la température retombera en-dessous de 33°C) mais il permet de donner des réponses probabilistes correctes, justement, en lançant plusieurs fois la simulation avec des conditions initiales très proches et tirées au hasard. Or ce qui caractérise le temps actuel, ce n'est certainement pas son instabilité, mais son excessive stabilité, au contraire. On peut imaginer qu'on soit dans une situation quasi-poissonnienne : chaque jour qui passe offre une probabilité de peut-être une chance sur vingt d'amorcer un retour à des températures significativement plus normales, et ce, indépendamment des jours précédents. Une autre possibilité (à la limite de la conspiracy theory, mais ici cela me semble à peu près plausible) est que les météorologistes ont une bonne idée de la durée de cette vague de canicule, mais ne veulent pas la communiquer de peur de passer pour les messagers de mauvaises nouvelles — pas de fraîcheur avant septembre (disent certaines rumeurs).

Évidemment il est devenu impossible de s'acheter un ventilateur ou à plus forte raison un climatiseur, parce que tous les stocks sont épuisés. Pour ce qui est de la climatisation, ce n'est pas forcément un mal, vu que c'est une catastrophe sanitaire et écologique — mais il faut avouer que c'est quand même drôlement agréable. En attendant je serre contre moi mon accumulateur de froid et j'en suis à prendre quatre douches par jour (ce qui est certainement mauvais pour la peau, mais je ne pense pas que la transpiration soit très bonne non plus).

(jeudi)

Petites astuces pour grosse chaleur

Pour aller à Paris aujourd'hui, j'ai emporté dans le RER, dans mon sac à dos, en plus de l'indispensable crème solaire, quatre accessoires extrêmement utiles pour tenter de préserver un embryon de fraîcheur. Le premier, c'est une assiette en carton. Eh oui, il est difficile de se procurer un véritable éventail, mais après quelques expériences j'ai découvert qu'une simple assiette en carton jetable en faisait très bien office (même si c'est un peu ridicule de s'éventer avec ça), à ceci près que l'assiette ne se replie pas comme un éventail. En tout cas, c'est beaucoup plus efficace qu'une feuille de papier, par exemple, quelle que soit la façon dont on plie cette dernière. La deuxième chose, c'est une serviette bien absorbante, à la fois pour essuyer ma transpiration et pour pouvoir me protéger du soleil. Mais surtout, enroulé dans la serviette est mon troisième accessoire de lutte contre le chaud : un accumulateur de froid. C'est une bouteille plastique de forme parallélipipédique, remplie d'un fluide bleu dont j'ignore la nature, qu'on place pendant une douzaine d'heures dans le congélateur (ou, en ce qui me concerne, la glacière de mes parents), de sorte qu'il est complètement gelé ; mais il absorbe, en se liquéfiant, une chaleur latente de fusion absolument stupéfiante, c'est bien son intérêt, et c'est pour ça qu'on parle d'accumulateur de froid. Bref, on sort l'accumulateur de sa glacière, on l'enroule dans la serviette (qui sert d'isolant, pour éviter que l'accumulateur fonde trop vite, et évite un contact avec la surface trop froide), et le tout forme un paquet qui reste délicieusement frais, qu'on peut poser sur ses genoux ou prendre dans ses bras ou mettre derrière son dos, pendant le trajet (et en même temps qu'on s'évente), toujours sans se soucier du ridicule. La capacité de cette brique de froid, je le disais, est surprenante : malgré la chaleur étouffante de près de 40°C, elle tient plusieurs heures. Dans le sac à dos, il faut la mettre le plus près possible contre la paroi qui fait contact avec le dos, pour rafraîchir celui-ci. Enfin, le quatrième accessoire, c'est simplement une bouteille d'eau. Grâce à toutes ces choses, j'ai pu faire un trajet presque agréable entre Orsay et Paris, pourtant au moment le plus chaud de la journée.

(jeudi)

Un autre fragment littéraire gratuit

Le passage suivant est inspiré de façon très lointaine par une scène réelle :

La tension commençait à monter. Olivier comprenait que les flics n'étaient pas prêts à le laisser partir avec un simple avertissement, et il ressentait comme une injustice d'avoir été pris alors que tout le monde faisait pareil. La conversation quittait le ton presque amical qu'elle avait eu, et les quatre gardiens de la paix faisaient maintenant cercle autour du jeune homme.

L'adolescente, qui ne devait pas avoir beaucoup plus de seize ans, s'approcha à ce moment-là. Olivier la prit d'abord pour une passante et crut qu'elle voulait demander son chemin aux policiers ; mais elle montra quelque chose au chef de ces derniers, et le regard de celui-ci changea immédiatement.

« Messieurs, » dit-elle enfin, d'un ton ferme qui n'avait rien en commun avec l'age qu'elle semblait avoir, « laissez-nous, je m'occupe de lui. » Puis, à Olivier : « Et vous, veuillez me suivre. »

Et hop : à vous d'inventer le contexte qui va avec !

(Wednesday)

Multiple redirections and URL stability: a rant

I was really impressed by this one: I followed a link on some Web page that was pointing to a page of the domain www.inmet.com (someone's personal Web page below that, actually, but no matter). This is what I read:

Intermetrics, Inc. and Pacer Infotec, Inc. have merged to form AverStar, Inc.

Please visit the new AverStar web site at www.averstar.com. (If supported by your browser, you will be redirected there automatically.)

…and indeed, shortly after that, I was taken to www.averstar.com. But here is what I read there:

Titan Systems Corporation — AverStar Group has changed its name to Titan Systems Corporation — Civil Government Services Group. Please visit our new web site at: www.titansystemscorp.com/groups/cgsg/

(If supported by your browser, you will be redirected there automatically.)

Now what do you think I found after I was redirected to the supposed “new web site” address? That's right: I read

The Titan Corporation has merged its subsidiary,
Titan Systems Corporation,
into The Titan Corporation, effective September 25, 2002.
You will be redirected to www.titan.com momentarily.

At this point I was led to a genuine Web site (Titan) which, of course, had absolutely no relation to that for which I had followed the link. Now this suggests several comments to my mind:

Enough for now. Some other day I'll write a rant about stupid Web sites that use URLs like http://www.bigcompany.tld/S/products/show_details.php?session=Tg2S8QYeVluYi0dn&exec=1K4epdayGfZDv9aD with no explanation anywhere as to what that all means or what you should use if you want to send a link to a friend—and, of course, particularly nasty Web servers and scripts which send you right back to the starting page if you omit any part of the URL in question, instead of proceeding intelligently.

(Wednesday)

Crushing heat

The current weather here in Paris (or Orsay, as the case may be) is unbearably hot: currently it is 38°C in the shade, which is 100°F (degrees Fahrenheit don't mean much to me, but I know one thing, namely that when it takes three figures it means it's way too hot), and it should be even a couple degrees worse tomorrow, with no sign of a significant cooling down in the days to come. My parents, who are now on vacation in Tuscany, are having slightly cooler air there. Besides, there isn't the slightest breeze to help make things more bearable. Going from Orsay to Paris or back, in the (non-air-conditioned) public transportation is a nightmare. Furthermore, not only the heat is a pain, but the sun also is, for those with very fair skin like I have—I just came back from buying a few bottles of milk, and I think I caught a severe sunburn (despite the sunblock, it would seem). All this (the heat or the sun, I don't know, maybe both) gives me severe headaches, I guess my brain's blood vessels don't react well to this strain, and I keep wondering whether I am to die of apoplexy.

Every summer I end up thinking, well, I hate heat and I hate cold, but I think I can bear the cold better than the heat, and, of course, every winter I think the contrary. As I like to say, a temperate climate is supposed to be one where it is neither too hot nor too cold, but in practice it is one where it is too hot for half of the year, too cold for the other half, and raining the rest of the time.

All right, all right, I'll stop whining.

(Tuesday) · First Quarter

Tarot again

[Card]After writing last week's entry on tarot, I decided—acting on a sudden impulse so characteristic of me—to buy myself a deck of (fortune-telling) tarot. (I might mention that I collect playing cards; not that I do it very seriously, but I do have a good number of decks. Which is odd, given that I practically never play any card games. Anyway.) Now I wanted an item of some artistic value, not the common and ugly “tarot de Marseille” or one with cheap XXth century New Age illustrations (although I admit that I do find artistic value in some illustrations of the kind). So, on a friend's counsel, I decided to get (a facsimile, of course, of) the Visconti Sforza tarot, drawn in the mid XVth century by Italian artist Bonifacio Bembo for the Visconti and Sforza dukes of Milan; and the drawings are very beautiful, as illustrated, for example, by the first major arcanum, The Magician (Il Bagatino in Italian), which I reproduced here on the left (click to enlarge). Only four cards (out of seventy-eight) are lost from the Visconti tarot (the fifteenth and sixteenth major arcana—respectively the Devil and the Tower—, the Knight of Coins, and the Three of Swords); the game I bought has them replaced with cards drawn in the style of the original, and I have to admit it is not badly done at all.

I would have liked to avoid giving money to occultists (because I don't like the idea of making profit out of people's gullibility), but it doesn't seem that that was possible: so I bought the cards from an occultist that sells on-line (if someone—in France—wants to buy the same cards, they are item tar134 in their catalog, costing €75; they are printed by AGMüller in Switzerland, though US Games Systems also seems to be somehow part of the editing process).

Incidentally, the same Stanley Morison who designed the ubiquitous Times character font also designed one, modeled after a XVth century font by Francesco Griffo, which he called “Bembo”. This is named after Cardinal Pietro Bembo, because the original font was used to print Pietro Bembo's De Ætna. I don't know what is the relation between the humanist Pietro Bembo and the artist Bonifacio Bembo.

(Monday)

Splitting this 'blog

[Traduction française ci-dessous.]

Finally! This 'blog has been split in pieces. Now the entry page contains only the twenty (I may change this) last entries, and there are separate pages for the entries of May, June, July and August 2003 (with more to come, of course). The date (in the upper-left corner) of every entry is a (supposedly) permanent URL for that entry, if you wish to link to it. Furthermore, there is now a clear index of all entries, also with permanent links to them.

One of the difficulties was to keep all links correct: within the 'blog, use the permanent link when necessary, or a simple anchor when possible. So if I now mention my previous entry about cranberries, it will turn out as a simple anchor (until the entry in question is no longer on the same page), but if I mention the first entry in this 'blog, it will turn out as a link to the appropriate file. There wasn't any fundamental difficulty behind this, it's just that C is really a zeus-awful programming language when it comes to manipulating character strings (yeah, I know, why did I have to use C, anyway?).

Also note that all these pages are static HTML. No CGIs or anything of the sort. They are just generated once, when I type make (except that I have a few difficulties with the makefile structure, but that's another day's worry).

[French translation of the above.]

Enfin ! Ce 'blog a été coupé en morceaux. Maintenant la page d'entrée contient seulement les vingt (je changerai peut-être ce nombre) dernières entrées, et il y a des pages séparées pour les entrées de mai, juin, juillet et août 2003 (avec d'autres à venir, bien sûr). La date (dans le coin en haut à gauche) de chaque entrée est une URL censément permanente pour cette entrée, si vous voulez y faire un lien. De plus, il y a maintenant un index clair de toutes les entrées, aussi avec des liens permanents vers elles.

Une des difficultés a été de garder corrects tous les liens : à l'intérieur du 'blog, utiliser des liens permanents quand c'est nécessaire, ou une simple ancre si c'est possible. Donc si je mentionne mon entrée précédente sur les airelles, cela apparaîtra comme une simple ancre (jusqu'à ce que l'entrée en question ne soit plus sur la même page), mais si je mentionne la première entrée de ce 'blog, cela apparaîtra comme un lien vers le fichier approprié. Il n'y avait pas de difficulté fondamentale derrière ça, c'est juste que le C est un langage de programmation de merde quand il s'agit de manipuler des chaînes de caractères (ouais, je sais, pourquoi devais-je utiliser le C pour commencer ?).

Notez aussi que toutes ces pages sont du HTML statique. Pas de CGIs ou quoi que ce soit du genre. Elles sont juste générées une fois, quand je tape make (sauf que j'ai quelques difficultés avec la structure des makefiles, mais ça c'est le souci d'un autre jour).

(Monday)

Cranberries!

[Traduction française ci-dessous.]

There is a certain mystery concerning the French translation of the English word “cranberry”, Vaccinium macrocarpon Ait. The correct word appears to be “canneberge”; but “airelle” seems to be more commonly used, which perhaps designates any plant of the genus Vaccinium (of which the various species of blueberry are also part) or perhaps specifically Vaccinium vitis-idæa L. (“lingonberry”, “cowberry” or “northern mountain cranberry” in English) or Vaccinium oxycoccos L. (“small cranberry”): “turkey with cranberries” tends to be translated by “dinde aux airelles”. Of course, the fact is that Vaccinium macrocarpon Ait. is indigenous to North America, and does not grow in Europe. While I'm at it, there is also a doubt concerning Vaccinium myrtillus L., which is “myrtille” in French, and officially “whortleberry” or “dwarf bilberry” in English, but I think most people will just say “blueberry” and not count cranberries as being blueberries. All these plants are part of the heath family, ericaceæ, which also, would you believe it, contains the genus Rhododendron (rhododendra and azaleae).

Anyway. Whether under the name “airelle” or, even more so, “canneberge”, cranberries are hard to find in France (bilberries are much easier). My mother is occasionally able to find frozen cranberries to serve with the family's traditional “Sunday chicken”, but cranberry juice is almost impossible to get. Interestingly, someone is selling cranberries on-line, but I think the prices are expensive (EUR20.40 for 12×33cL of cranberry juice—that would be USD23.16 for 12×11floz—seems a bit much). I was able to buy cranberry juice from the Marks & Spencer in the rue de Rivoli for some time, but they closed a few years ago. I was also able to get a glass of it in a café once, by the weirdest of coincidences, but that doesn't happen often.

Thanksgiving is the fourth Thursday in November in the United States, and it is the second Monday in October in Canada. I don't know what the historical reasons for the difference are. But certainly, in many parts of Canada, the end of November would be too cold to enjoy the subtle taste of cranberries, which, to my mind (and don't ask me to explain), goes well with Indian summer weather. Mid-October seems to make more sense. One way or another, we don't have Thanksgiving in Europe, and I'm sorry for that because I love turkey with cranberries.

[French translation of the above.]

Il y a un certain mystère concernant la traduction française du mot anglais « cranberry », Vaccinium macrocarpon Ait. Le mot correct semble être « canneberge » ; mais « airelle » a l'air plus communément employé, qui désigne peut-être n'importe quelle plante du genre Vaccinium (dont les diverses espèces de myrtille font aussi partie) ou peut-être spécifiquement Vaccinium vitis-idæa L. (« lingonberry », « cowberry » ou « northern mountain cranberry » en anglais) ou Vaccinium oxycoccos L. (« small cranberry ») : « turkey with cranberries » tend à être traduit par « dinde aux airelles ». Bien sûr, le fait est que Vaccinium macrocarpon Ait. est indigène à l'Amérique du Nord et ne pousse pas en Europe. Tant que j'y suis, il y a aussi un doute concernant Vaccinium myrtillus L., qui est « myrtille » en français, et officiellement « whortleberry » ou « dwarf bilberry » en anglais, mais je crois que la plupart des gens diront simplement« blueberry » et ne pensent pas aux cranberries comme des blueberries. Toutes ces plantes sont de la famille de la bruyère, ericaceæ, qui contient aussi, le croiriez-vous, le genre Rhododendron (les rhododendrons and azalées).

Bref. Que ce soit sous le nom « airelle » ou, à plus forte raison, « canneberge », les cranberries sont dures à trouver en France (les myrtilles sont bien plus faciles). Ma mère arrive à l'occasion à avoir des airelles congelées pour servir avec le « poulet du dimanche » traditionnel de la famille, mais le jus d'airelle est presque impossible à obtenir. C'est intéressant, quelqu'un vend des cranberries en ligne, mais je trouve que les prix sont chers (EUR20.40 pour 12×33cL de jus d'airelle cela semble un peu beaucoup). J'ai pu acheter du jus d'airelle au Marks & Spencer de la rue de Rivoli pendant un temps, mais ils ont fermé il y a quelques années. J'ai aussi pu en obtenir un verre dans un café une fois, par la plus drôle des coïncidences, mais cela ne se passe pas souvent.

Thanksgiving est le quatrième jeudi de novembre aux États-Unis, et le deuxième lundi d'octobre au Canada. Je ne sais pas les raisons historiques de cette différence. Mais certainement, dans certaines parties du Canada, la fin novembre est trop froide pour qu'on puisse apprécier le goût raffiné des cranberries qui, à mon avis (et ne me demandez pas d'expliquer) va bien avec le temps de l'été indien. La mi-octobre semble plus sensée. Mais d'une façon ou d'une autre nous n'avons pas Thanksgiving en Europe, et je le regrette parce que j'adore la dinde aux airelles.

(Sunday) · My Birthday

I have defeated the Eckardt points!

(The title is mostly a joke, because Eckardt points really weren't the main difficulty.) Well, after another bunch of hours rewriting this proof in all aspects, I seem to have come to a final-so-far version of it: the statement is that weak approximation holds in places of good reduction for smooth cubic surfaces over the function field of a curve over an algebraically closed field. If that's Chinese to you, here's a slightly more understandable version of the same: consider a homogeneous cubic equation in four unknowns (say, X, Y, Z and T) whose coefficients are rational functions of one indeterminate (say, λ) having themselves complex coefficients: something like c3000(λX³ + c2100(λX²·Y + c2010(λX²·Z + … + c0003(λT³ = 0 where the cijkl are rational functions in λ with complex coefficients, and we are trying to solve for the variables X, Y, Z and T also as rational functions in λ; well, the idea is that if you fix a finite number of λ and for each one choose a solution of the corresponding equation (when specialized to that value), then there should be a parametric solution (one where X, Y, Z and T are rational functions in λ; I insist, rational) which interpolates them all, and actually, in a way I won't try to describe, one can fix the derivatives to any order of the variables X, Y, Z and T, not just their values at certain points; now actually this doesn't work for all λ: there are a certain finite number of them which can't be handled (places of “bad reduction”), essentially those in which the specialized equation becomes too degenerate in certain ways.

Now that I've finished that, I can perhaps start working on the piles and piles of emails that I still have to reply to.

(Sunday) · My Birthday

Happy birthday to me

assert (++dmadore.age == 27);

(samedi)

Goûter de (non-)anniversaire

Je ne sais pas comment dire les choses pour ne pas avoir l'air de faire des reproches — et je ne veux en faire à personne. Si je me dis terriblement déçu (le mot est faible) par cette soirée, il y en a sans doute qui se feront des reproches ou se poseront des questions : et ce ne seront justement sans doute pas ceux-là qui m'ont déçu. Or il est évident que je ne vais pas faire de délation sur ce 'blog, ce qui n'aurait aucun sens, car de toute façon je ne veux pas (je le répète) faire de reproches. C'est sans doute ma naïveté qui est touchante, de toute façon.

Simplement, je ne compte pas recommencer. C'est en 2000 que j'ai pour la première fois fêté mon anniversaire (en même temps que celui de Marjorie) en réunissant (alors dans mon appartement à Paris) autant d'amis que possible autour, notamment, d'une quantité phénoménale de jus de fruit (et on m'a offert un mouton en peluche que j'ai amoureusement baptisé « côtelette »). Comme le concept m'a plu, j'ai renouvelé l'expérience en 2001, mais chez mes parents (car il y a plus d'espace), puis en 2002, et ç'a vraiment été une réussite. Pas cette année. D'où mon regret de dire à ceux qui auraient aimé, ou à qui j'avais promis, une invitation pour l'édition 2004, elle n'aura pas lieu.

À part ça, demain je dois travailler. Sur les surfaces cubiques. Me battre avec des points d'Eckardt.

(vendredi)

Trois réflexions vraiment sans intérêt

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