This WebLog is bilingual, some entries are in English and others are in French. A few of them have a version in either language. Other than that, the French entries are not translations of the English ones or vice versa. Of course, if you understand only English, the English entries ought to be quite understandable without reading the French ones.
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What follows are the entries of 2007-09. For latest entries, see here.
Ce qui suit sont les entrées de 2007-09. Pour les dernières entrées, voyez ici.
2007-09-30 (dimanche)
Je viens de voir le dernier volet du triptyque commencé avec
le Déclin de
l'empire américain
et Les Invasions
barbares : comme j'ai beaucoup aimé ces deux-là (le premier
fait certainement partie de mes films
préférés), il n'est pas surprenant
que L'Âge des
ténèbres m'ait également plu, même si je précise que ce
n'est pas la suite (seule une très brève intervention de
l'acteur Pierre Curzi — qui jouait le personnage du même prénom
dans les deux premiers films — établit un lien quelconque). Je
continue cependant à préférer le film très bavard de '86 (est-ce parce
que la conversation d'intellectuels se racontant leurs malheurs voire
leurs prouesses amoureuses est quelque chose dont j'ai
l'habitude ?
) ; ce troisième chapitre me semble
manquer un peu d'originalité dans ses thèmes de fond (incapacité à
communiquer, absurdités bureaucratique, manie du politiquement
correct, réfuges dans des mondes de fiction, etc.) et aussi dans sa
conclusion (au risque de spoiler, c'est à peu près celle
de Candide même si elle n'est pas clairement énoncée), et
aussi parfois forcer un peu trop le trait de la caricature. En
revanche, le comique, lui, est assez réussi et parfois assez
original.
En résumé : ce n'est pas génialissime, mais les critiques que j'ai lues (comme celle-ci) m'ont l'air de venir de gens qui ont dû beaucoup aimer les deux permiers films et jugent trop sévèrement les différences de celui-ci.
Et ça m'aura donné l'occasion de découvrir ce chef d'œuvre inoubliable qu'est Zémire et Azor d'André Ernest Modeste Grétry, variante de l'histoire de La Belle et la Bête. (Je dis ça aussi parce que si vous voulez retrouver le nom du compositeur en cherchant sur le Web, ben ce n'est vraiment pas facile.)
2007-09-29 (samedi)
Si on est du côté du croisement entre le boulevard Masséna et le quai d'Ivry et qu'on veut aller à Bercy Village, c'est une mauvaise idée de prendre le pont National et de suivre le boulevard Poniatowski en se disant qu'on va finir par arriver à tourner à gauche. Le pont de Tolbiac est une valeur beaucoup plus sûre.
Je déteste les régions intraversables, comme ça.
2007-09-29 (samedi)
Je suis en train de lire un traité de droit administratif (pas le célèbre Chapus devant la longueur duquel j'avoue avoir reculé, n'ayant pas à préparer l'ÉNA, mais un précis Dalloz écrit par Jean Rivero et Jean Waline et qui, étant à sa 21e édition, a bien dû être apprécié par certains)…
Comme presque à chaque fois que je consulte un manuel juridique, je suis frappé par le nombre d'absurdités logiques (ou d'autres fautes de raisonnement comme celle que j'avais soulignée il y a un moment) qu'on a réussi à accumuler au fil de l'histoire, et la complaisance benoîte avec laquelle les commentateurs (comme les auteurs de ce livre) arrivent à les relater sans aucunement sembler tiquer devant des monuments d'illogisme[#]. Pas étonnant, d'ailleurs, qu'un des blogueurs français les plus populaires soit avocat, car il a la qualité d'arriver parfois à expliquer le droit de façon compréhensible par les geeks (qui ne manquent pas d'être nombreux parmi les lecteurs de blogs), même s'il fait lui aussi souvent preuve d'une très grande myopie vis-à-vis de sa discipline (je suppose qu'à force d'avoir le nez dedans on finit par se convaincre que les choses les plus délirantes sont sensées — au point de ne pas comprendre que d'autres puissent ne pas arriver à les trouver intuitives). Un de mes amis informaticiens (dont je vous recommande au passage le blog), qui, bien que geek, semble arriver assez bien à maîtriser les subtilités du droit, me disait qu'il faut admettre une fois pour toutes que la science juridique, comme la grammaire, a sa propre logique, qui n'est pas celle des sciences exactes. (Ce n'est pas absurde : après tout, la logique « naturelle » du cerveau humain, si tant est qu'elle existe, n'est pas non plus la logique exacte.)
Mais ce n'est pas seulement que c'est illogique : c'est aussi que c'est très compliqué, très confusant, et souvent très mal expliqué (malgré l'habitude étonnante des juristes à faire des plans d'ouvrages en parties, sous-parties, titres, sous-titres, chapitres, sections, paragraphes et alinéas : ça rappelle la classification RECOFGE). Plein de questions restent sans réponse, aussi : certaines très basiques (j'ai eu beau chercher dans tous les sens dans l'index de mes différents précis Dalloz — celui dont j'ai parlé ci-dessus, ainsi qu'une Introduction générale au droit et quelques autres — et je n'ai nulle part trouvé d'explication rigoureuse sur la différence entre un arrêté et un décret, ni sur la raison qui fait que certains décrets sont simples, d'autres pris en Conseil des ministres, d'autres en Conseil d'État), d'autres très geek-théoriques (notamment, je me suis toujours demandé ce qui se passerait si la France adhérait à un autre organisme international que l'Union européenne — je ne vois pas pourquoi ce lui serait interdit — et que cet organisme émettait des directives qui soient contradictoires avec celles de l'Union européenne).
Parmi les choses les plus confuses dans ce que j'ai lu jusqu'à
présent, il y a la question de savoir quelles entités ont la
personnalité juridique (remarquez que le précis s'est bien
gardé de définir exactement ce que signifie et implique le
fait d'avoir la personnalité juridique
: on en retire une vague
idée comme la faculté de contracter ou d'ester en justice, mais on ne
sait pas exactement si ce sont des caractéristiques essentielles ou
incidentes), et parmi celles qui l'ont lesquelles sont une
personne publique et lesquelles sont une
personne privée (la différence semble tenir essentiellement
au juge qui va traiter les litiges, puisque la France a cette
bizarrerie d'avoir
un double
ordre de juridiction). On apprend par exemple que l'Autorité des
marchés financiers a une personnalité juridique (de droit public)
alors que l'Autorité de régulation des communications électroniques et
des postes n'en a pas ; que Paris a deux personnalités juridiques
(comme commune et comme département) alors qu'un arrondissement de
Paris n'en a pas (ou probablement pas) bien que doté d'un conseil
élu ; que la Banque de France est une personne publique mais n'est pas
un établissement public (les conséquences de cette distinction
m'échappent) ; que la SNCF est une personne publique qui
passe des contrats de droit privé ; que l'Ordre des médecins est une
personne privée qui a des attributions réglementaires ; que l'Institut
d'études politiques de Paris est une personne publique alors que la
Fondation nationale des sciences politiques est une personne privée ;
et que personne ne sait ce qu'est l'Agence France-Presse. Enfin,
c'est ce que je crois avoir compris (il est très probable que je me
sois pas mal trompé en essayant de redire les choses) parce que, comme
je le disais, c'est très confus.
Bon, mon poussinet m'appelle pour me coucher, alors je vais en rester là. Mais si je crée, comme je compte le faire, un blog spécial du Club Contexte (qui serait un blog à plusieurs voix si j'arrive à convaincre d'autres gens d'y participer[#2]), je pense que le droit, et notamment le droit administratif, y aura une place de choix.
[#] Je suis d'ailleurs d'avis que les juristes, législateurs et tous auteurs de documents juridiques devraient avoir dans leur formation un stage obligatoire auprès d'auteurs de normes informatiques. Pas que ces derniers n'aient pas aussi d'immenses défauts récurrents mais, au moins, comme ils sont obligés d'écrire des choses qui seront implémentées sur des ordinateurs dénués du moindre neurone d'intelligence, ils sont bien obligés d'éviter un certain nombre de contradictions.
[#2] Ce qui me bloque pour l'instant c'est le choix d'un système de gestion de contenu. Je ne veux ni de PHP ni de MySQL : ça limite beaucoup le choix dans les programmes de gestion de blogs… Et je veux que ça ponde du XHTML strict valide (en validant les commentaires), ce qui limite pas mal aussi.
2007-09-23 (dimanche)
La réalité, quant à elle, appartient à la science : et encore, chaque scientifique n'en appréhendera jamais que l'étroite partie que sa discipline lui permet d'atteindre. Je ne parle pas uniquement des sciences exactes : pour prendre un exemple dans les sciences humaines, il est certain que la perception que nos sociétés ont de leur histoire est à peu près aussi éloignée de la réalité qu'est approximative la compréhension de la mécanique quantique — ou du fonctionnement d'un ordinateur — par l'homme politique moyen.
En fait, notre regard sur le passé n'est guère plus correct que sur l'avenir : sur la base de quelques éléments réels nous construisons nos mythes et nos images, qui à leur tour ont leur histoire méritant d'être retracée, et dont les créateurs — peintres, écrivains et cinéastes — peuvent eux-mêmes être incorporés dans d'autres mythes et images. Quelle est notre vision, disons, du Moyen-Âge ? C'est essentiellement celle que nous ont laissée les Romantiques, puis encore un peu retouchée par le cinéma, et elle ressemble à peu près autant à l'original que les fantaisies de Viollet-le-Duc ressemblent à de l'art gothique. Nous rêvons le Moyen-Âge à travers des romans comme Ivanhoé (dont l'influence est telle qu'il a accidentellement créé le prénom
Cédric) ; les idées qu'en avait le XVIIIe siècle étaient différentes, mais elles n'étaient sans doute pas plus justes.On pourrait multiplier les exemples à l'infini. Anecdotiquement, nous imaginons tel ou tel personnage d'après un portrait devenu célèbre qu'en a dressé un artiste qui ne l'a jamais vu ; plus sérieusement, nous jugeons le personnage selon des critères qui n'avaient pas de sens à son époque : nous tentons d'utiliser le bien et le mal de notre temps alors que l'Histoire n'est pas une question de bien et de mal. Nous plaquons un regard qui en dit plus sur notre ignorance, nos préjugés moraux et notre pensée actuels que sur la réalité du passé. Il en va de même d'autres disciplines de la connaissance.
Mais est-ce grave ? La réalité historique a certainement une pertinence — elle en a au moins pour l'historien, par définition — mais c'est notre culture contemporaine qui nous concerne le plus immédiatement : et cette culture est une culture de l'erreur. Je dis cela sans porter de jugement de valeur, car l'erreur peut être une source de création autant que la vérité. Peu importe, donc, que le Christophe Colomb réel n'ait pas eu les traits que del Piombo nous a fixés à l'esprit, si nous voulons le voir ainsi ! Il pourrait même être parti démontrer que la Terre était ronde quand tout le monde pensait qu'elle était plate, si nous tenons à cette légende. Il n'est même pas absurde que Pierre Ménard puisse être l'auteur de Don Quichotte, si nous voulons le lire de la sorte : Ernst Zwirner n'a-t-il pas réussi à être l'architecte de la cathédrale de Cologne ?
2007-09-21 (vendredi)
Dans la longue liste des questions idiotes que la curiosité
intellectuelle gratuite d'un geek comme moi peut amener à se poser, il
y a celle de savoir quels points « remarquables » sur la Terre sont
aux antipodes l'un de l'autre. C'est, finalement, assez rare (en tout
cas si on cherche des points sur la terre ferme), vu combien l'Océan
pacifique occupe une part énorme de la surface du globe : l'essentiel
des paires antipodales terre-terre sont en Asie du Sud-Est (Indonésie,
Philippines, Cambodge, Viêt Nam, Sud et Est de la Chine…)
versus Amérique du Sud (Colombie, Équateur, Argentine,
Chili…) ; il y a aussi des bouts en Sibérie et au nord du
Canada qui sont aux antipodes de l'Antarctique, mais bon,
l'Antarctique c'est pas bourré de points remarquables ; quelques îles
importantes du Pacifique (comme la Nouvelle-Calédonie) sont aux
antipodes de l'Afrique ; et sinon, la Nouvelle-Zélande tombe en plein
sur les antipodes de l'Espagne. Ensuite, bien sûr, il faut définir ce
qu'on appelle remarquable
.
Ce soir j'ai décidé de prendre un ordinateur et de procéder de façon un peu scientifique sur la question : j'ai pris une base de données PostGIS de villes et autres lieux nommés sur la Terre (en fait deux : l'une venant de VMAP0, j'en ai déjà parlé, l'autre étant la World Cities Population Database, qui est vieille et de mauvaise qualité mais a le bon goût de fournir la valeur de la population, ce qui permet de rechercher les villes de plus de tant d'habitants[#]). Résultat, j'ai trouvé les paires antipodales ou quasi-antipodales suivantes :
Peut-être que 200km près ça ne vous impressionne pas trop, mais
essayez d'en trouver d'autres (avec des villes connues, quand même !),
vous verrez, ce n'est pas facile. Et le Club Contexte trouve amusant
qu'il y ait deux Hamilton
dans cette liste.
Ensuite, j'ai cherché à trouver trois villes telle que la plus courte distance entre deux des trois soit la plus longue possible (autrement dit le triangle sphérique dont le plus court côté soit le plus long possible, vous suivez ?). Bon, en fait ça n'a pas l'air passionnant, comme problème, mais j'ai une réponse avec pas loin de 13300km : Honiara (capitale des Îles Salomon), Maseru (capitale du Lesotho) et Ottawa (capitale du Canada) — elles sont donc situées à pas loin d'un tiers de grand cercle chacune des deux autres. (Faire dans les 11000km ce n'est pas dur : Paris-Jakarta-Buenos Aires, par exemple.) L'étape suivante, ce serait de trouver quatre grandes villes maximisant la plus courte distance entre deux quelconques (donc proches d'être en tétraèdre), mais ça a l'air compliqué à programmer, ça.
[#] Voici une base de données beaucoup plus complète des villes du monde, avec plus de deux et demi millions d'entrées (c'est-à-dire en gros jusqu'à des bleds de quelques milliers voire quelques centaines d'habitants) : c'est beaucoup trop, et comme il n'y a aucune indication de population, on n'est guère avancé avec tout ça ! Enfin, j'y apprends quand même que la ville de la planète la plus éloignée de là où je suis est Ouwenga, sur les Îles Chatham en Nouvelle-Zélande.
2007-09-19 (mercredi)
Hier soir je suis tombé par hasard sur deux reportages sur Arte consacrés pour l'un à l'endettement aux États-Unis et pour l'autre à l'économie de la dette publique. L'occasion de comprendre certains phénomènes d'économie qui n'ont jamais été parfaitement clairs pour moi (je cherche d'ailleurs un livre d'introduction à ces sujets qui soit didactique sans être pipo). Quelques idées que je retiens, en complétant avec des informations trouvées en ligne (et où j'ai malheureusement sans doute ajouté beaucoup d'erreurs ou d'imprécisions) :
emprunts sous forme d'obligationscomme une source de recette pour avoir un budget comptablement équilibré revenant exactement au même… et concrètement, du coup, je ne sais pas ce qu'on compte exactement dans les recettes et les dépenses entre les emprunts contractés, le remboursement de ceux-ci et l'intérêt de ce remboursement : est-ce qu'un budget équilibré signifie qu'on conserve une dette constante en roulement c'est-à-dire en remplaçant les anciens emprunts par des nouveaux de même valeur, ou bien qu'on la liquide sur sa durée de vie, ou encore qu'on l'accroît à cause des intérêts ? Ce n'est pas clair.) La charge de la dette, ce sont les intérêts sur celle-ci : par exemple, la France a une dette d'environ 900G€ dont la charge annuelle est donc, avec un taux d'environ 4.4%, autour de 40G€ (comme je viens de dire, je ne sais pas si c'est comptablement inscrit comme une dépense sur le budget, ni pour le roulement de la dette qui doit être, lui, d'environ 120G€/an).
[#] Encore quelque chose qui est souvent très mal expliqué et que j'aimerais mieux comprendre : comment fonctionne la création de la monnaie. Comme beaucoup de gens, j'avais en tête jusque récemment l'idée que c'est le monopole des banques centrales — c'est faux, en vérité toutes les banques créent de la monnaie dès qu'elles accordent un prêt (puisque toutes les banques, actuellement, prêtent plus que leurs dépôts à la banque centrale). La banque centrale n'a que le monopole de l'émission de la monnaie fiduciaire (les billets), ce qui n'est pas très important, et encore pas toujours, d'ailleurs de nos jours la Banque d'Angleterre n'a pas le monopole de l'émission des billets en livres sterling, la Bank of Scotland et la Royal Bank of Scotland (que le Club Contexte félicite au passage pour leurs noms) ainsi que la Clydesdale bank en impriment aussi même s'il s'agit de sommes ridiculement faibles.
Sinon, ça n'a absolument aucun rapport, mais la note ci-dessus me
fait penser qu'il faudra un jour que le Club Contexte vous raconte la
différence de statut entre (a) l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de
Galles et l'Irlande du Nord, qui sont les pays constituant
l'État souverain du Royaume-Uni, (b) les
quatorze territoires britanniques d'outre-mer (comme les
Bermudes), qui sont des dépendances du Royaume-Uni sans faire partie
du Royaume-Uni (ni d'ailleurs de l'Union européenne — sauf pour
Gibraltar), (c) les bailliages de Jersey et Guernesey et l'Île de Man,
qui sont des dépendances de la Couronne britannique sans
être des dépendances du Royaume-Uni mais pas non plus des États
souverains, et enfin (d) les seize royaumes du Commonwealth
(comme le Canada et l'Australie) qui sont des États souverains ayant
le même monarque que le Royaume-Uni (tout en soulignant que
les royaumes du Commonwealth
n'ont a priori rien à voir
avec (e) les États membres du Commonwealth
, il se trouve
simplement que les seize royaumes du Commonwealth sont effectivement
membres du Commonwealth, mais il y en a d'autres comme l'Inde ou
l'Afrique du Sud). Le Club Contexte tient à féliciter la Couronne
britannique pour toutes ces subtilités byzantines et
incompréhensibles. (Remarquez cependant que les distinctions de
statuts dans les DOM-TOM
français ne sont pas loin derrière en matière de complexité.)
2007-09-18 (Tuesday)
And now for something completely different equally
geeky: more about ECC RAM.
First, I'm told that what
I called memory sticks
should
properly be referred to as memory modules
(memory sticks are,
indeed,
something rather
different).
Well screw
the Linux source for confusing me: I should
have trusted
my feelings in this respect. But no matter.
The mystery of my phony ECC errors has been solved
and, of course, the answer is ridiculously simple:
my BIOS was in a quick boot
mode in which it
does not initialize RAM at startup, so there was
bogus ECC data causing numerous errors as long as the
regions in question were not written to. (Part of the mystery
remains, however: if these regions of RAM had never
been written to, why ever were they being read? They couldn't possibly
contain anything useful… I suspect one of two things: either
entire pages were being read, because that's simpler, or else a memory
bus read operation always addresses a certain quantity (perhaps 128
bytes) which is greater than a write operation, so bogus data was
being read at the edge of previously written valid data.)
The silver lining of this is that now I know the ECC
reporting mechanism works, and I was able to use this to test a
little ECC-checking Perl script I wrote for my chipset
under Linux (you can find it
here). So if an error is detected or corrected on one of three
computers I administer which
have ECC RAM, I will get an email
telling me about it. I feel my files are much safer
now. ![]()
Also along the lines of improving computer reliability, I
discovered (almost by accident) that the same three computers, as with
most recent Intel chipsets, have a hardware watchdog
feature—which I activated. This means that if the computer
hangs up, the hardware will detect it (once the watchdog is started,
it needs to be pinged at regular intervals) and cause a reboot.
Hopefully this means I will no longer (or not so often) need to email
my mother and ask her to reboot the computer in my room in
Orsay. ![]()
2007-09-15 (Saturday)
I just upgraded my home PC's RAM
with four (Kingston) 1GB memory
sticks (the older sticks will go in
another PC). DDR2 ECC RAM
isn't easy to come by in the Chinese-owned computer hardware shops
(that's Chinese-owned computer-hardware-shops
,
not Chinese-owned-computer hardware-shops
) of
Paris's rue Montgallet, so I bought them online
from RAMShopping.fr.
Perhaps I didn't really need 4GB (it's strange to think that I
now have as much RAM in my PC now as I
had hard disk space in '97), but disk cache is always useful—and
since the PC in question operates in 64-bit mode there is
no reason not to go beyond 3GB.
Of course, there is a rule of the Universe which says that the
first time memory sticks are inserted in their socket they will always
fail because they weren't pushed hard enough (even if the plastic
thingy clicked satisfactorily). I still don't understand why they
can't put a minimal amount of very slow
fail-safe RAM directly on the motherboard which
would enable the BIOS to boot enough to
print your system RAM is not responding
or
something: the first time I tried, the machine beeped forever on boot,
and the second time it didn't even do that—I had to unplug every
cable on the computer, lay it horizontally, and reinsert the sticks in
the socket, before the system finally agreed to boot successfully.
My chipset's northbridge
(an Intel
82955X) is ECC-capable (otherwise there would be
little point in buying ECC RAM, of
course), so I'd like to have a Linux driver to warn of (corrected or
detected) ECC errors. Unfortunately, no driver presently
seems to exist, even though the chipset's specs are public. I thought
I might try writing one myself: but the chip is reacting in a bizarre
way that I can't make sense of—it constantly reports
multiple-bit ECC errors (as well as LOCK to
Non-DRAM Memory
errors, something
I can't quite make sense of), even though an extensive memory test
shows nothing wrong. And these errors
seem to occur in
somewhat magical-seeming memory locations, like, just before or just
after a gigabyte-boundary: 0xff6bb980 (which may, or may
not, really mean 0x13f6bb980, because there's
the PCI I/O space
at 0xc0000000–0xffafffff or
something), 0xffc7db00, 0xffc86080,
0xbffe5000, 0xe8bd2f80,
0x00750580—not randomly like one might expect from
faulty RAM (and the previous memory sticks gave a
similar result, but at different memory locations such
as 0x3ffe5000). So I think there's nothing wrong with
the RAM itself, but I can't figure out what these
error messages codes and, more importantly, how I can filter them out
to prevent them from hiding the
potential real ECC errors.
vega david ~ $ sudo lspci -xxx -s 0:0.0 00:00.0 Host bridge: Intel Corporation 955X Express Memory Controller Hub (rev 81) 00: 86 80 74 27 06 00 90 20 81 00 00 06 00 00 00 00 10: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 20: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 43 10 78 81 30: 00 00 00 00 e0 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 40: 01 90 d1 fe 01 40 d1 fe 05 00 00 f0 01 80 d1 fe 50: 00 00 02 00 03 00 00 00 01 50 fe bf ff 00 00 00 60: 00 30 d1 fe 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 70: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 80: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 90: 10 11 11 11 11 33 33 00 40 00 4f 00 c0 0a 38 00 a0: 20 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 b0: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 c0: 00 00 00 00 00 00 00 00 03 02 00 00 00 00 00 00 d0: 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 20 01 00 00 e0: 09 00 09 21 c9 40 1a 98 0c 00 00 00 00 00 00 00 f0: 00 00 00 00 00 00 00 00 86 0f 01 00 00 00 00 00
(Here the northbridge is indicating a multiple-bit ECC
error and a LOCK to Non-DRAM
Memory
error, at memory
location 0xbffe5000—which seems quite normal when I
look at it.)
I wonder how I could find some more detailed information on my memory controller than given on Intel's datasheet.
Incidentally, I added a little JavaScript magic to this blog's comment system so that comments' dates are now displayed in the client's timezone (rather than UTC).
2007-09-13 (jeudi)
Mes cartons de déménagement sont
arrivés rue Dareau, et mes livres
sont en bon état (ouf !) ; par contre, je n'ai pas fini de trier tout
ça. ⁂ Aujourd'hui je suis rentré pour la première fois
chez Mariage
Frères, le marchand français de thé de luxe, où mon copain
voulait s'acheter du lapsang souchong (un thé fumé) ; il faut admettre
que la variété de leur catalogue est impressionnante (même
s'ils n'ont pas de Lipton
Yellow
) ; les prix aussi sont impressionnants,
pour certains). ⁂ Aujourd'hui aussi, j'ai
vu The
Bourne Ultimatum, ce n'est pas trop mal à part
une vraiment trop longue séquence sur les toits de Tanger et une autre
de poursuite en voiture à New York ; mais je trouve amusant qu'on
puisse encore, après le 11 septembre faire recette
du mème que les services de
renseignement sont omniprésents et ultracompétents (et qu'il suffit
d'appuyer sur deux touches sur un ordinateur pour lui faire
lister tous les agents qui ont laissé leur téléphone éteint toute
la journée du <tel jour>
). ⁂ Parlant du 11 septembre,
vous avez remarqué que Monsieur Ben Laden, quand il commémore cette
date, il le fait dans le calendrier grégorien ? s'il était un bon
musulman, il enverrait son message de 6e anniversaire non pas pour le
11 septembre 2007 mais pour le 8 juillet, puisque c'est ça la bonne
date (23, جمادى
الآخرة) dans le calendrier
qu'il est censé utiliser, M. Ben Laden : il va falloir lui rappeler
les
versets 9:36–37
du Coran, à M. Ben Laden, tsk, tsk. ⁂ Toujours dans les
calendriers, cette année le début du Ramadan coïncide avec Rosh
Hashanah. ⁂
[Via Boingboing] Le
kilogramme maigrit, c'est catastrophique. ⁂ Il m'a pris la
bizarre idée d'essayer de manipuler du XML
en Perl
(via XML::LibXML), et c'est absolument ignoble.
2007-09-09 (dimanche)
Normalement vous ne devriez rien remarquer de particulier, mais ce
site Web a été déménagé sur un nouveau serveur
(aldebaran.⁂.net… ah non,
pardon, aldebaran.dedibox-sucks.com) :
même si l'explosion du précédent
serveur n'a pas eu lieu comme prévu (ou en tout cas pas aussi
rapidement), j'ai quand même trouvé plus prudent de migrer sans
tarder. Si vous voyez une différence significative ou un lien
subitement cassé, c'est probablement une erreur de ma part,
signalez-la moi. (Normalement j'ai fait attention à tout, y compris
aux commentaires,
aux torrents
hébergés ici et autres bizarreries, mais on ne sait jamais, c'est si
facile d'oublier un détail.)
Ce n'est cependant qu'un déménagement informatique facile, par
rapport à un autre qui m'attend : décider ce que je fais, au final,
pour mon adresse mail. Actuellement je lis mon adresse mail à
l'ENS comme auparavant, et je lis celle à
l'ENST via un webmail malcommode : je ne me suis pas
encore décidé à rediriger l'ancienne vers la nouvelle par peur d'avoir
mal prévu les conséquences de l'avalanche de spam qui s'y déverserait
alors (mon filtre à spam actuel n'est pas trop trop mal réglé, je suis
donc prudent avant d'engager tout changement). Une solution possible
serait de tout rediriger sur une adresse @madore.org,
mais là ce qui me fait peur c'est de ne pas arriver à maintenir le
serveur (et le domaine) vivant de façon continue et pérenne. Du coup
je suis un peu paralysé par l'indécision.
2007-09-07 (vendredi)
Aujourd'hui j'ai fait mes cartons : j'ai rassemblé tous les livres et l'essentiel des papiers[#] qui s'étaient accumulés[#2] dans mon bureau au 45 rue d'Ulm et je les ai entassés dans cinq cartons (de petit volume mais très lourd poids). Lesquels seront transportés au 37–39 rue Dareau dans environ une semaine. J'ai un peu peur qu'ils soient abîmés pendant l'opération : il faut dire que j'y tiens beaucoup, à mes livres de maths. J'en ai profité pour trier un peu mes papiers (comme les je-ne-sais-combien de lettres d'universités qui me disent que ma candidature n'a pas été retenue pour le poste truc-chose, ou les arrêtés divers et variés que le ministère m'envoie avec amour[#3]).
Avec toutes les choses que j'ai eu à faire cette semaine, j'ai un
petit peu fait connaissance de mes nouveaux collègues, mais je n'ai
guère eu le temps de visiter l'école (je n'ai même pas encore mis les
pieds en bibliothèque, par exemple). J'ai quand même découvert la
cantine, qui est assez semblable à celle d'où je viens mais un peu
moins chère (pour moi) et avec une plus jolie vue (sur la vallée de la
Bièvre
). Ça reste un peu labyrinthique à mes yeux :
je me demande combien de temps il faudra pour que je connaisse tous
les recoins comme je connais ceux de l'ENS. Je n'ai pas
encore cherché à savoir pour les heures d'accès. Et je n'ai pas
encore vraiment vu à quoi ressemblaient les élèves (pour l'instant,
ils sont en train de s'intégrer
).
Aucun rapport : je suis tombé
(via Boing Boing)
sur cet
essai très intéressant à lire (quoique brouillon) sur l'évolution
de l'esthétique du Web. Que vous vous souveniez ou non (et avec
nostalgie ?) des années '90, de leur choix douteux de polices et de
couleurs, et du bienvenue sur ma home page
avec fond étoilé et bouton en construction
jaune et noir, ça
vaut la peine de regarder ce truc. L'histoire de l'informatique ce
n'est pas qu'une histoire des logiciels et des standards, c'est aussi
une histoire des coutumes !
[#] Enfin, ceux qui ne sont pas partis à la poubelle, parce que j'ai fait un carton-poubelle à peu près aussi rempli que les autres.
[#2] C'est fou la quantité de choses qu'on peut accumuler en trois ans… bon, le papier ça ne me surprend pas trop, mais les livres, quand je pense qu'il a fallu les acheter ça me fait un peu peur d'en voir le nombre. (Ils n'ont pas été achetés en trois ans, cependant : ma phrase est peut-être mal formulée, ils ont été accumulés dans mon bureau en trois ans et achetés sur une douzaine d'années.)
[#3] Le suivi de ma situation d'agrégé est assez amusant : de 1998 (date à laquelle j'ai passé l'agreg) à 2000 (où j'ai quitté l'ENS) j'étais en report de nomination, de 2000 à 2003 (monitorat à Orsay) j'étais stagiaire en congé spécial, de 2003 à 2004 (ATER à Orsay) j'étais titulaire détaché à l'Université de Paris-Sud XI, de 2004 à 2007 j'étais affecté hors académie à l'ENS, et maintenant je suis de nouveau détaché, cette fois auprès du GET. Chacun de ces changements de situation m'a valu au moins un arrêté ministériel nominatif.
2007-09-03 (lundi)
Voilà, j'ai signé mon contrat, et j'ai pris possession de mon
bureau : ce dernier n'est pas aussi grand que celui à
l'ENS mais il est plus confortable. Je ne suis —
au moins temporairement — pas sur le site principal rue
Barrault, mais
sur une
annexe rue Dareau (à 800m de là à vol d'oiseau, soit quelque chose
comme 1200m de chez moi). Le Club
Contexte félicite d'ailleurs l'École d'avoir des locaux rue
[baʀo] et d'autres rue [daʀo], ça aide vraiment bien à
comprendre.
Toujours est-il que de ma fenêtre je
vois passer les trains du RER B, c'est rigolo. Ah, et il
y a les plaisirs du geek à être dans une grande école de
télécommunications : on a de l'IPv6 natif au bureau
(2001:660:330f::/48) et un serveur NTP de
strate 1. ![]()
Plus sérieusement, dans l'immédiat je n'ai guère de charge d'enseignement donc je vais pouvoir me concentrer sur ma recherche, et avant tout sur le fait de bien comprendre l'état de l'art en ce qui concerne les applications de la géométrie algébrique à la crypto.
PS : Mon nom apparaît déjà dans la page Web du département. Pas mal.
2007-09-01 (samedi)
Il paraît que depuis aujourd'hui je ne suis plus à
l'ENS. Je dis il paraît
parce que je n'ai pas vu
moi-même mon arrêté de détachement (je suis censé en récupérer une
copie lundi, apparemment c'est la procédure standard), mais le
ministère m'a dit l'avoir pris le 20 août et il a été bien reçu
au GET où je
vais après-demain signer mon contrat (qui sera rétroactif de deux
jours, donc).
Pour ce qui est des modalités pratiques de ce que je vais faire comme enseignement à Télécom, en revanche, je n'ai guère de détails. J'ai donné mon accord pour enseigner des probas, mais je ne sais pas comment ça va se passer concrètement, quand a lieu la rentrée des élèves, etc. J'aurai sans doute plus de précisions bientôt, mais en vérité je suis un peu anxieux.
Pour passer la fin de mes vacances, je fais joujou avec de la cartographie. Par exemple, j'ai appris l'existence d'un ensemble de données cartographiques et géographiques mondiales (physiques et politiques) libres de droit (car développé par le gouvernement américain) avec une précision comparable à celles de cartes à 1:1000000 (donc sans énormément de détails à l'intérieur des pays, mais très bien pour des cartes à niveau planétaire), VMAP0. Et avec la bibliothèque Mapnik on peut transformer ces données en des cartes pas trop moches. Le problème majeur, c'est que tout ça est extrêmement mal documenté (aussi bien VMAP0 que Mapnik), déjà il faut convertir les données d'un format pourri vers un autre format pourri en utilisant des commandes passablement arcanes (heureusement que quelqu'un a trouvé la formule magique avant moi, parce que je n'aurais pas deviné), ensuite il faut essayer au hasard les commandes pour créer la carte, faute du moindre manuel. J'ai réussi à produire un truc comme ça (les lignes en gris sont des lignes de chemin de fer, les lignes rouges sont des limites de régions) :
…mais il y a des gros bugs, par exemple il semble avoir décidé que le Danemark n'existait pas et qu'il n'y avait pas de chemins de fer au nord de l'Angleterre (la raison en est probablement qu'il ne sait pas où arrêter les données, peut-être parce qu'il est perturbé à cause de la projection utilisée, en l'occurrence UTM fuseau 31 ; mais je soupçonne plutôt que la faute en est à ma mauvaise utilisation du truc qu'à de vrais bugs).
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