David Madore's WebLog: 2003-06

This WebLog is bilingual, some entries are in English and others are in French. A few of them have a version in either language. Other than that, the French entries are not translations of the English ones or vice versa. Of course, if you understand only English, the English entries ought to be quite understandable without reading the French ones.

Ce WebLog est bilingue, certaines entrées sont en anglais et d'autres sont en français. Quelques-unes ont une version dans chaque langue. À part ça, les entrées en français ne sont pas des traductions de celles en anglais ou vice versa. Bien sûr, si vous ne comprenez que le français, les entrées en français devraient être assez compréhensibles sans lire celles en anglais.

Note that the first entry comes last! / Notez que la première entrée vient en dernier !

Index of all entries / Index de toutes les entréesXML (RSS 1.0) • Recent comments / Commentaires récents

Entries published in June 2003 / Entrées publiées en juin 2003:

(lundi)

Ça commence mal…

Je viens de passer ce qui est je crois la pire nuit de ma vie. Plus je pensais à la sonnerie stridente qui allait me réveiller à 6h du matin, et plus j'étais stressé ; plus je stressais, moins je pouvais m'endormir ; et la pensée du fait que je devais bien dormir pour faire mon exposé, que si je ne dormais pas je serais très fatigué toute la journée, cela me stressait encore plus. Le résultat, c'est que je n'ai pas dormi du tout de la nuit : pas une minute — je n'ai fait que stresser et penser à cette sonnerie qui se rapprochait, qui couperait court à un sommeil que je n'arrivais pas à trouver, à cet exposé dont les conditions empiraient à chaque demi-heure qui passait, et à ce voyage que je ne pouvais retarder. Et maintenant je dois partir prendre mon train, et je suis mort de fatigue — et qu'est-ce que ce sera dans neuf heures quand je devrai parler ! J'ai déjà connu un semblable cercle vicieux, mais rarement à un tel niveau que ça me mène à passer une nuit complètement blanche (une nuit encore plus fatigante que si je ne m'étais pas couché du tout, en fait).

La question se pose de savoir si je serai moins ridicule devant la communauté mathématique en annulant mon exposé ou en le faisant dans l'état où je serai. Je crois que je vais tenter de le faire malgré tout, attrapant si je le peux quelques minutes de sommeil dans le TGV et me dopant au café après mon arrivée. Mais aussitôt après je n'aurai plus qu'à courir à l'hôtel pour me coucher (manifestement je ne tirerai aucun profit des exposés de la journée autre que le mien).

(Sunday) · New Moon

I'm off again!

[Traduction française ci-dessous.]

Today's three entries in this 'blog should be enough for the moment, and there should be none coming until Friday (unless, by some miracle, I can get access to a decently comfortable computer environment, but this is unlikely because “decent” for me means at least a US qwerty keyboard, and these are scarce in France).

This time I'm leaving for Besançon. Whereas the previous conference (in Lens) I just came back from was more like a three-in-one course, this time it's a series of around-one-hour lectures by various people (including myself) on selected topics, somewhat in the continuation of the Lens conference. I'll be speaking Monday (that's tomorrow), first thing in the afternoon, to present the results contained in my joint paper with Colliot-Thélène on Del Pezzo surfaces over fields of cohomological dimension one. I still have to prepare this talk a little more carefully (and I'm running out of time).

My train tomorrow leaves Paris (Gare de Lyon) at 7:14AM (by Zeus, this is horribly early—but I'll try not to miss it this time, unlike I did on Tuesday to go to Lens) and arrives in Besançon at 9:50AM, which means I'll be late for the first lecture, but I don't really care. (Useless info: it is TGV 6751 and I'll have seat 32 of car 16.) I have a return ticket for a train that leaves Besançon at 5:22PM Friday and arrives in Paris at 8:01PM (TGV 6774, seat 24 of car 18), but I'm already thinking of having it changed for one that leaves earlier, perhaps in the morning, and forget about Friday afternoon's lectures, because it was tiring enough to return from Lens at 6PM, I don't think I want to bear it at 8PM this time.

In Besançon I'll be staying at the Hôtel de Paris for the four nights, which is in the city center (unfortunately the Université of Franche-Comté in Besançon is quite a good distance from the city). I'm a bit worried as to how comfortable it will be (that's something I'm very sensitive to), but we'll see.

[French translation of the above.]

Les trois entrées d'aujourd'hui dans ce 'blog devraient être suffisantes pour le moment, et il ne devrait pas y en avoir de nouvelle avant vendredi (sauf si, par quelque miracle, j'arrive à avoir accès à un environnement informatique décemment confortable, mais ce n'est pas probable, parce que « décent » pour moi implique au moins un clavier qwerty US, et ceux-ci ne sont pas légion en France).

Cette fois je pars pour Besançon. Alors que la conférence précédente (à Lens) dont je viens de rentrer était plutôt un cours trois-en-un, cette fois c'est une série d'exposés d'environ une heure par des gens divers (dont moi-même) sur des sujets choisis, plus ou moins dans la continuité de la conférence à Lens. Je parle lundi (c'est-à-dire demain), au début de l'après-midi, pour présenter les résultats contenus dans mon article commun avec Colliot-Thélène sur les surfaces de Del Pezzo sur des corps de dimension cohomologique un. Il faut encore que je prépare cet exposé un peu plus attentivement (et je commence à manquer de temps).

Mon train quitte Paris (Gare de Lyon) demain à 7h14 (par Zeus, c'est horriblement tôt — mais j'essaierai de ne pas le manquer cette fois contrairement à ce que j'ai fait mardi pour aller à Lens) et arrive à Besançon à 9h50, ce qui veut dire que je serai en retard pour le premier exposé, mais ça ne me gêne pas vraiment. (Information inutile : c'est le TGV 6751 et j'aurai le siège 32 de la voiture 16.) J'ai un billet retour pour un train qui quitte Besançon à 17h22 vendredi et arrive à Paris à 20h01 (TGV 6774, place 24 de la voiture 18), mais je songe déjà à le faire changer pour un autre qui part plus tôt, peut-être dans la matinée, et laisser tomber les exposés de vendredi après-midi, parce que c'était assez fatigant de rentrer de Lens à 18h, je ne veux pas le supporter à 20h cette fois.

À Besançon je serai à l'Hôtel de Paris pour les quatre nuits, qui est dans le centre-ville (malheureusement l'Université de Franche-Comté à Besançon est à une bonne distance de la ville). Je suis un peu inquiet quant à savoir s'il sera confortable (c'est quelque chose à quoi je suis très sensible), mais nous verrons.

(dimanche) · Nouvelle Lune

Ennui d'été

Chaque année j'oublie, et chaque année le moment venu me rappelle pourquoi je n'aime pas l'été. Ce n'est pas tant qu'il fait chaud et que le soleil tape (ben oui, je suis blond…) : ça, on finit par le supporter. C'est l'ennui (tu le connais, lecteur, ce monstre délicat — ahem, excusez-moi, je m'égare). Il n'y a rien de plus pénible que de s'ennuyer alors qu'on sait qu'on a des millions de choses à faire mais que, bon, elles ne sont pas très divertissantes, et puis d'abord c'est l'été alors ce n'est pas le moment de travailler. Je crois que le pire ce sont les dimanches d'été : déjà qu'en temps normal le dimanche est un jour où on ne peut rien faire que s'ennuyer, et c'est à peu près le seul jour où je regarde vraiment la télé, faute de mieux, mais en été la télé est elle aussi en vacances, et il ne passe vraiment rien, surtout le dimanche. Mais bon, le problème est surtout que les gens que j'ai l'habitude de fréquenter ont une fâcheuse tendance à faire comme tout le monde, c'est-à-dire à disparaître pendant les vacances d'été, repartant voir leur famille, allant crapahuter dans des contrées reculées, ou simplement se retirant pour bronzer au bord de la mer. Bref. Moi qui ne supporte pas de voyager, je serai évidemment là (à Paris ou à Orsay selon les jours) tout l'été (à part pour ces deux semaines de congrès qu'il faut bien que je supporte).

Donc, un petit appel du pied : que tous ceux qui sont en région parisienne entre la semaine prochaine et début septembre n'hésitent pas à me contacter pour qu'on trouve quelque chose à faire ensemble (dîner, aller au cinéma, se balader, ou, au pire, partager notre ennui). Cela vaut tant pour les gens que je connais déjà que pour ceux qui ne m'ont jamais rencontré (manifestez-vous, bordel !) ; et c'est surtout bon pour ceux qui sont là en août (le quinze août c'est vraiment le pire). Mon anniversaire est le 3 août (bouh, hou, hou, je vais avoir 27 ans), je pense que cette année je vais le fêter le 2 au soir, et ce sera, comme d'habitude, à Orsay, chez mes parents qui me laissent leur maison ; je ne pourrai peut-être pas inviter tout le monde, mais j'essaierai de ratisser large. Mais même si j'oublie malencontreusement de vous inviter, on peut toujours se voir dans les jours avoisinants si vous êtes là.

Sinon je n'aurai plus qu'à m'inscrire dans un club de gym et faire de la muscu tout l'été. ☺

(Sunday) · New Moon

Se una notte d'inverno un viaggiatore

[Traduction française ci-dessous.]

(In English: If on a Winter's Night a Traveler.) This book is definitely a masterpiece. This doesn't mean that it will be to everyone's taste, however (much as one can believe the fugues of Bach to be brilliant intellectual constructions but not like them all the same, I can easily imagine that Italo Calvino's book will greatly annoy some people): but I think all will admit that it is beautifully written and very ingeniously crafted.

I wish to say as little as possible about its content so as not to spoil the reader's pleasure in discovering what it's all about. In fact, I strongly recommend, if you decide to try, not to read any kind of preface or even back cover that the book might have: start chapter one immediately. Still, I will attempt to give some hints to help one decide whether one is likely to find the book interesting. So, here are a few “kin memes”—things of related interest which, if you find to your taste, indicate that you might like If on a Winter's Night a Traveler:

I am not claiming that Italo Calvino's book is similar (or even related) to all of these, merely that if you took pleasure in reading the above-cited works, the same will probably hold for If on a Winter's Night a Traveler.

If you are enclined to find a more poetic work by Italo Calvino, then I rather recommend the very beautiful Le Città invisibili (Invisible Cities in English). Or if you prefer a more conventional kind of novel, try Marcovaldo, ovvero, le stagioni in città (in English: Marcovaldo, or, the Seasons in the City).

By the way, I'm afraid that If on a Winter's Night a Traveler must lose a lot when being translated into English. By all means read it in Italian if you can, or, at least, in a Romance language (Spanish or French, for example).

[French translation of the above.]

(En français: Si par une nuit d'hiver un voyageur.) Ce livre est indiscutablement un chef-d'œuvre. Cela ne veut pas dire, cependant, qu'il sera au goût de tout le monde (de même qu'on peut estimer les fugues de Bach comme de brillantes constructions intellectuelles mais ne pourtant pas les apprécier, j'imagine facilement que le livre d'Italo Calvino en agacera beaucoup certains) : mais je crois que tous admettront qu'il est magnifiquement écrit et très ingénieusement construit.

Je veux en dire aussi peu que possible de son contenu pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur en découvrant de quoi il est question. De fait, je recommande fortement, si vous décidez d'essayer, de ne pas lire aucune sorte de préface ou même de quatrième de couverture que le livre pourrait avoir : commencez immédiatement le chapitre un. Cependant, je vais tenter de donner quelques indications pour aider à décider si on a des chances de trouver le livre intéressant. Donc, voici quelques « mèmes cousins » — des choses d'intérêt proche qui, si on les trouve à son goût, indiquent qu'on a des chances d'aimer Si par une nuit d'hiver un voyageur :

  • Diverses nouvelles par Jorge Luis Borges (telles que L'approche d'Almotasim) ;
  • Le pendule de Foucault d'Umberto Eco (et aussi Comment voyager avec un saumon) ;
  • Les considérations de Douglas Hofstadter, comme dans Gödel, Escher, Bach, et les phrases auto-référentielles ;
  • Les Exercices de style de Raymond Queneau ;
  • La Disparition de Georges Perec ;
  • Les Mille et une nuits ;
  • La chasse au Snark de Lewis Carroll ;
  • et oserai-je citer ma propre Propédeutique à la Reine des Elfes ?

Je ne prétends pas que le livre d'Italo Calvino soit semblable (ou même apparenté) à toutes ces choses, simplement que si vous avez eu du plaisir à lire les œuvres que je viens de citer, il en ira probablement de même de Si par une nuit d'hiver un voyageur.

Si vous cherchez à trouver une œuvre plus poétique par Italo Calvino, alors je recommande plutôt le très beau Le Città invisibili (Les Villes invisibles en français). Ou, si vous préférez un roman d'un genre plus conventionnel, essayez Marcovaldo, ovvero, le stagioni in città (en français : Marcovaldo, ou, les saisons en ville).

Soit dit en passant, je crains que Si par une nuit d'hiver un voyageur perde beaucoup en étant traduit. Si vous le pouvez, lisez-le en italien, ou, au moins, dans une langue latine (l'espagnol ou le français, par exemple).

(samedi)

Photos de la marche-qu'il-ne-faut-pas-appeler-Gay-Pride

Dans l'urgence de mon départ lundi matin aux aurores pour la conférence à Besançon (surtout que j'expose lundi en début d'après-midi, et que je dois encore préparer cet exposé), je n'ai pas le temps de raconter en détail. Je peux juste livrer, brutes de fonderie, les photos que j'ai prises ; ce sont les fichiers exactement tels qu'ils sont sortis de l'appareil (et l'heure indiquée est celle à laquelle j'ai pris la photo), j'ai juste rajouté un court commentaire à côté (et, bien sûr, vous aurez compris qu'il faut cliquer sur le nom du fichier pour accéder à l'image en pleine taille) ; il faudrait avant d'utiliser l'image appliquer une transformation colorimétrique (tels qu'ils sont, les verts sont atténués), corriger la luminosité, et éventuellement redimensionner ou recadrer l'image — malheureusement, les photos floues (oui, je sais, elles le sont presque toutes — mon appareil est merdique) resteront floues : mais je n'ai pas le temps de m'occuper de tout ça pour l'instant, alors on se contentera de cet immonde listing.

Les petits malins essaieront de reconstituer mon trajet à partir des heures relevées par l'appareil — ce qui ne sera pas forcément évident, alors je vous aide. Je suis parti de Corvisart (vers 14h30), j'ai avancé vers l'avant de la marche jusqu'à dépasser la tête du défilé (vers 15h15), puis je suis revenu à sa rencontre ; ensuite, j'ai pris un chemin parallèle (par la gare de Lyon et la rue de Charenton) pour rejoindre Bastille et je suis de nouveau allé à la rencontre du cortège (rue de Lyon, vers 15h45) ; à partir de là, j'ai marché en arrière jusqu'au boulevard de l'Hôpital, station Saint-Marcel, où j'ai pris le métro pour repasser chez moi me désaltérer un peu (vers 16h30). Ensuite, j'ai repris le métro directement jusqu'à Bastille (vers 17h20) et j'ai suivi le boulevard Beaumarchais jusqu'à retrouver le char de >Dégel! et HBO, sur lequel je suis alors monté et c'est comme ça que j'ai terminé jusqu'à Place de la République (vers 18h).

(Friday)

—I'm back! (for the moment…)

My fans will be glad to learn that I survived my stay in Lens (despite the fact that I missed my train in getting there). In a nutshell: the conference was rather interesting (thanks mostly to Merkurjev's lectures), but the city was not. Lens isn't too ugly, but is probably the second most boring city in the world—second only to Bluff, Utah (where I also had the misfortune of spending a night, a dozen years ago, and that's enough for a lifetime). Not meaning to offend the Lensois, of course. Well, maybe if you like soccer (and you're in season), it can be interesting. But it's not my case. However, some of the participants in the conference enjoy soccer, and we have some pictures to prove it; I am told that despite Professor Merkurjev's ominous smile on the first picture, the French beat the Russians in the end.

I was back home at 6:30PM.

(Monday)

I'm off!

[Traduction française ci-dessous.]

Unless something unexpected turns out, this should be my last entry in this 'blog before Friday at earliest. My train tomorrow leaves Paris (Gare du Nord) at 7:52AM and arrives in Lens at 8:58AM (or so it says on my ticket); just for the fun of wasting bandwidth with completely useless information, I'll also state that I'm taking the TGV 7303, and that I'll be using seat 17 of car 15 (non-smoking, second class). I'll be leaving Lens on Friday (the 27th) by the train departing at 4:31PM for Arras, where I change to take the TGV 7342 (seat 28 of car 15) that leaves at 5:06PM to arrive at Paris (Gare du Nord) at 5:58PM—for some reason there wasn't any direct train from Lens to Paris available.

In Lens I'll (probably) be lodging at the Espace Bollaert for the three nights, where I already stayed two years ago (and I know it's adequately comfortable). It's just three minutes' walk from the University of Artois at Lens where the conference is taking place. I particularly look forward to hearing the course given by Alexander Merkurjev (that's Александр Меркурьев), who gives a remarkably clear lecture.

I must have mentioned somewhere on this site that I don't like traveling (and don't like is a euphemism): four or five days' leave (with only a few hours of train) is the most I can bear. One of the signs of this is that I feel compelled to carry something like the contents of an entire drugstore when going anywhere (from disinfectant to aspirin, contact lenses cleaning fluid, vitamin C, ear plugs, the list is long…). And a good section of a bookstore, too—my short list for this time consists of: If on a Winter's Night a Traveler by Italo Calvino, Take a Thief by Mercedes Lackey, and The Nice and the Good by Iris Murdoch. I don't know yet, of course, which one(s) I'll actually start reading.

If for any reason someone urgently needs to contact me during the next four days, try my cell phone, +33 6 99 73 04 49 (also use that if you just want to chat, but not before 6PM Paris time, should I forget to turn it off during the conferences it would be embarrassing to have it ring).

Future planned updates of this 'blog are: Friday, upon my return, if I have time, to tell briefly of my stay if there's something to be told (and perhaps show some pictures); Saturday to tell of the Gay Pride, and Sunday to anticipate my stay in Besançon.

[French translation of the above.]

À moins qu'il survienne quelque chose d'inattendu, ceci devrait être ma dernière entrée dans ce 'blog avant vendredi au plus tôt. Mon train demain quitte Paris (Gare du Nord) à 7h52 et arrive à Lens à 8h58 (du moins c'est ce qui est écrit sur le billet) ; juste pour le plaisir de brûler de la bande passante avec des informations complètement inutiles, je dirai aussi que je prendrai le TGV 7303, et que j'aurai le siège 17 de la voiture 15 (2e classe, non fumeurs). Je quitterai Lens vendredi (le 27) par le train partant à 16h31 pour Arras, où je changerai pour prendre le TGV 7342 (siège 28 de la voiture 15) qui part à 17h06 pour arriver à Paris (Gare du Nord) à 17h58 — pour une raison ou une autre il n'y avait pas de train direct disponible de Lens à Paris.

À Lens je résiderai (probablement) à l'Espace Bollaert pour les trois nuits, où j'ai déjà été il y a deux ans (et je sais qu'il est d'un confort correct). Il est à trois minutes de marche de l'Université d'Artois à Lens où la conférence à lieu. Je serai particulièrement intéressé par le cours donné par Alexander Merkur'ev (c'est-à-dire Александр Меркурьев), qui expose remarquablement clairement.

Je dois déjà avoir dit quelque part sur ce site que je n'aime pas voyager (et n'aime pas est un euphémisme) : quatre ou cinq jours d'absence (avec seulement quelques heures de train) sont le plus que je peux supporter. Un des signes est que je me sens obligé de transporter environ le contenu d'une pharmacie entière quand je vais quelque part (du désinfectant à l'aspirine en passant par le produit nettoyant pour lentilles, de la vitamine C, des bouchons pour oreilles, la liste est longue…). Et une bonne partie d'une librairie, aussi — ma short list cette fois se compose de : Si par une nuit d'hiver un voyageur d'Italo Calvino, Take a Thief de Mercedes Lackey, et The Nice and the Good d'Iris Murdoch. Je ne sais pas encore, bien sûr, le(s)quel(s) je vais effectivement commencer.

Si pour une raison ou une autre quelqu'un a urgemment besoin de me contacter pendant ces quatre jours, essayez mon téléphone mobile, 06 99 73 04 49 (utilisez-le aussi si vous voulez juste bavarder, mais pas avant 18h, au cas où j'oublierais de l'éteindre pendant les conférences il serait embarrassant qu'il sonnât).

Les prochaines mises à jour prévues de ce 'blog sont : vendredi, à mon retour, si j'ai le temps, pour raconter brièvement mon séjour s'il y a quelque chose à raconter (et peut-être montrer quelques photos) ; samedi pour raconter la Gay Pridemarche des fiertés, et dimanche pour anticiper mon séjour à Besançon.

(Sunday)

Some random thoughts on lossy compression methods

[This entry is a bit long. Maybe I should consider removing it from this 'blog and putting it on a page of its own, just like I did for my countries page. To jump directly to the next entry, click here.]

I was thinking, the other day, about lossy compression techniques (of sound, images, video and so on) because I had been reading yet another endless discussion (I forget where) as to whether Ogg Vorbis is, or not, better than MP3 / WMA / whatever, and I'd like to share a few of a (pure) mathematician's thoughts.

The point of a compression method is to take some initial data (an image, piece of sound, video, or whatever) and represent them as a sequence of bits (the compressed representation) in a way that takes less bits (in typical situations) than the “naïve” way of representing the data. If the compressed representation determines the initial data exactly then the compression is called lossless, otherwise it is lossy.

It is a (pretty obvious) theorem that there is no generic lossless compression technique: precisely, there is no way to compress random data (in the statistical sense, that is)—a fact which did not prevent some idiots from trying to patent various techniques for compressing random data, but no matter. So all forms of compression depend on particularities of the input data: and, indeed, we rarely store completely random data (though encrypted data are sometimes stored, and, in the absence of the knowledge of the key, it is essentially random if the cipher is of any value—this is why data should always be compressed before they are encrypted, because afterward it is too late). The best thing that comes to a generic compression method would be to store the smallest number of a Turing machine that produces the data considered when starting from a blank string: it is essentially the best possible because it compresses any amount of data precisely down to its Kolmogoroff complexity (essentially this is the very definition of Kolmogoroff complexity). Unfortunately, this computation method is not computable (even in theory), because the halting problem is undecidable. A theoretically possible method consists of choosing some diagonal enumeration of Turing machine numbers and limit times and performing the parallel execution following the chosen diagonal: this gives the subject-to-constraint Kolmogoroff complexity for the given choice of the diagonal enumeration, which is, essentially, a size-to-decompression-performance tradeoff. Unfortunately, even this theoretically possible best compression technique (which is trivial to implement and asymptotically outperforms any other known compression technique, with the desirable tradeoff choice) is unusable in practice because it would take just about forever to compress “Hello, world!” (and probably not be too good at it even). Instead, further approximations are used on this scheme which make the decompression engine very limited (rather than being a full Turing machine, even with a complexity tradeoff / limitation). The RFC 1951 (“deflate”) compression technique, used by gzip, is of this kind. Of course, there are lossless compression techniques that are optimized for some very specialized kinds of input data, for example FLAC for lossless compression of sounds.

But let us turn to lossy compression. Of course one possible lossy compression method would be to compress everything to the empty string (totally lossy compression method), but that's hardly useful, except possibly for compressing WebLogs. Normally the idea is that it should be possible to determine, from the compressed representation of the data, some approximation of the initial data that, to the eye, ear or whatever, of the beholder, is essentially indistinguishable from these initial data. The popular JPEG file format (which properly ought to be called JFIF, actually) is of this kind, and so is MP3 and many other audio (and nearly all video) compression codecs. Value of a lossy compression technique can be judged on two counts: one is objective (the amount of compression) and another (the quality of the compressed-then-uncompressed representation, relative to the initial sample) is either objective or subjective (the subjective measure being typically the more interesting one, but also harder to work with). Of course, compression and quality depend, for a given implementation, on the sample chosen, and it is very delicate, of not impossible, to compare two codecs, let alone two standards.

At this point I should introduce in my thoughts another property of compression standards, which in my opinion is never sufficiently emphasized: that of being “determined” or “undetermined”. Let us say that compression is determined when given input data will always (per standard) be compressed as the same binary representation, undetermined otherwise. Similarly, decompression can be determined or undetermined according as a given (compressed) representation will always give (exactly) the same data on decompression. A lossless compression standard must be determined on decompression, but the converse is not true, and being determined on compression is quite independent from being lossless (actually, there are probably no compression standards whatsoever that are determined on compression, or just very trivial ones, for it would be rather silly). To take an example, the “deflate” compression standard is determined on decompression, as a given compressed binary representation will always deflate to exactly the same initial data, but it is certainly not determined on compression, and in fact the gzip program has various options controlling the quality-versus-speed tradeoff on compression, which produce different compressed representations on the same initial sample. Lossy compression formats can be either determined or undetermined on decompression: it is harder to specify things if not by making the standard determined, but things may be determined, for example, up to roundoff errors (within prescribed bounds). I have no idea, to give one example, whether a given JPEG image file always determines exactly the same pixel values no matter which decoder is used. When either compression or decompression is undetermined, care must be taken to differentiate the format (or standard) and the codec (or implementation of the standard) which conforms to it. It is trivial, for example, to produce an implementation of the “deflate” compressor which does not compress at all, and that this is worthless does not prove that “deflate” is worthless. Of course, for lossy compression, undeterminacy on compression comes from two different accounts: one is that the loss (the result of compression and decompression) might not be determined, and the other is that even when the result of decompression is fixed (as it necessarily is for lossless techniques), compression might still not be determined.

Now I discuss another property of compression methods which is rarely mentioned, yet which I find of the highest importance. Start with some initial data, compress them; then uncompress them, and compress them again. Compare the results of the two compressions. Obviously, if we're talking lossless compression, and provided the compressor is deterministic (which is certainly the case if compression is determined), they must be identical (there might be a difference in timestamp or something unimportant of the kind). For lossy compression, this is not necessarily the case: let us say that the compression is idempotent when it is. We can also say that this compression is a “projector”: it projects a given data sample to the “closest” (in an adequate, and perhaps subjective, sense) sample which can result from uncompressing some compressed representation. This is an eminently desirable property, because it implies that if the same data are repeatedly compressed and uncompressed, no further quality loss will be incurred than the initial quality loss on the first compression. Perhaps this is asking too much: but at least we can demand that the act of iteratively compressing and uncompressing does not diverge, but rather converges to some data which are not too badly degraded with respect to the initial data. So besides the quality of a codec (which is the residual quality, for a given sample, after one compression and decompression) we can also define its stable (or asymptotic) quality, which is the quality after an infinite number of compressions and decompressions (provided this converges, otherwise take the limes inferior of the qualities in the sequence). Sadly, the stable quality is rarely mentioned, despite being (in my opinion) a very important property of a given codec.

I have experimented with a given implementation of JPEG (not JPEG2000) and have discovered that (for this given implementation, at least), as the quality of compression goes up, the asymptotic quality goes down! That is, performing a million compression-uncompression cycles on an image with JPEG quality set to 30% (a very low figure) will do essentially no further damage than two cycles (and might give a pixel-for-pixel identical result, in fact), whereas performing a million cycles with quality set to 100% (a gross lie, by the way, because even at 100% JPEG is not lossless) degrades the image a million times, with a much poorer final result (it is intensely blurred).

Of course, even asymptotic quality might not be a sufficient criterion. Ideally one would want the following: that taking the data, performing some kind of sensible transformation on them (such as, scaling, rotating, resampling, mixing, whatever), compressing, uncompressing, performing another transformation, compressing, uncompressiong, performing yet another transformation, and so on, should in the end give a quality similar to that which would have been obtained by performing all transformations on the inital data, compressing and uncompressing only once. This means that, essentially, the compression method is such that the data can be reworked on the compressed format. In practice this is never true, except if compression is really lossless, and that is the best argument for preferring lossless compression formats: if you use a lossy compression format, and every day you rework some image, or remix some sound sample, you'll be losing quality each day when compressing and uncompressing. So even if at each step the quality loss is imperceptible to the eye, or ear, in the end it might be horrible. Alas, there is no real cure for this but to use lossless compression formats, or to bear the quality loss (and perform as few as possible uncompress-rework-recompress cycles, so as to minimize it). I suppose for video the pain must be borne to some extent (storing two hours of video at 25fps, resolution 720×576, say, requires 200GB of storage, which is now becoming acceptable, but it's still rather high). Still, one would want lossy compression formats to be at least relatively “well-behaved” in the respect of quality loss when doing multiple compressions. I'm not sure how far this can be achieved.

Another feasible direction would be to demand the possibility of reworking the data, to some extent, directly on their compressed representation. For example, in a compressed image, one might like to be able to crop or resize the image directly on the compressed representation. Also, if the compression format supports several “qualities”, one would typically want to be able to obtain a lower-quality (smaller) compression from a higher-quality one in a way that gives just as good a quality-versus-size tradeoff as had one proceeded from the initial (uncompressed) data: this is known as bit-peeling, and it is another eminently desirable property of a codec that it support bit-peeling. (To emphasize, this is not nearly as stringent a requirement as that which consists of asking that when the data are uncompressed and recompressed at a different quality, there be no further quality loss than that of the lower quality compression.) Unfortunately, I know of very few lossy compression formats that are bit-peelable: I have been told that JPEG2000 is such, and that Ogg Vorbis is in theory (though what is meant by that is dubious), but I don't know much more.

I think I'll stop here, otherwise I'll start ranting again against stupid patents on compression techniques. Incidentally, I should mention that Ogg (not Vorbis, mind) is now official as RFC 3533.

(Saturday) · Summer Solstice (2003-06-21T19:10:27.32Z) · Last Quarter

Operation Infinite Purity

The fake White House Web site hosts often hilarious satire pieces, parodying the Bush administration's puritanism. (It is true, however, that I think they would be often even funnier if they didn't stretch things to such outrageous extremes—of course, the Bush administration would also be funnier if they didn't stretch things to such outrageous extremes.)

Anyway, the article entitled Operation Infinite Purity made me rather howl with laughter. It should be read, if possible, while listening to the Monty Python's infamous song, Every Sperm is Sacred (lyrics here).

(All right, I think I've posted enough for today. By now, everyone and his dog knows by heart the exact time of the summer solstice, I'm sure.)

(samedi) · Solstice d'Été (2003-06-21T19:10:27.32Z) · Dernier Quartier

La blogosphère est réflexive

Il y a quelques minutes je disais que dans mon présent état légumineux il me fallait quelque chose comme un film stupide ou un copain bavard de paroles creuses. Pour n'offenser personne, je ne dirai pas « j'ai été exaucé », mais je suis tombé sur ce charmant petit dialogue par 'blogs interposés : sam, totalement crétin, théo (ah, il n'a pas d'URL permanentes, celui-là, semble-t-il), les-autres, et garoo jouent à se renvoyer la balle. Ce qui me fait penser à un reproche mainte fois formulé (de l'intérieur) à l'encontre du forum (de discussion interne) des élèves de l'ENS : souvent la discussion cède le pas à la méta-discussion, forum parle de forum, s'étudie lui-même, étudie le méta lui-même pour monter dans le méta-méta et grimpe les échelons jusqu'à la réflexivité (je devrais sans doute dire la réflexivité, en fait). Évidemment, en postant cette note, je contribue au méta-méta en question, au brassage de néant (et peut-être quelqu'un répondra-t-il à cette note pour faire du méta-ad-lib), mais j'ai une excuse, parce qu'aujourd'hui je suis une courgette (et on ne reproche pas à une courgette d'être réflexive).

Il faudrait que j'écrive un petit document RDF qui dise ce document est faux pour reproduire joliment le paradoxe du Crétois. À défaut de ça, et dans l'effort de réflexifier le Web, je vous offre un lien qui pointe sur lui-même.

(samedi) · Solstice d'Été (2003-06-21T19:10:27.32Z) · Dernier Quartier

Anatomie d'une courgette

J'ai fui Paris pour échapper au boum-boum de la Fête de la musique. Je déteste cette monopolisation du 21 juin (jour du solstice, je crois que les lecteurs de ce 'blog commencent à le savoir) qui sous le prétexte de faire de la « musique » s'arroge le droit de produire une cacophonie de sons surgis de partout où chacun veut montrer qu'il sait jouer d'un instrument : regardez, il a étudié la batterie pendant deux semaines, il sait faire boum-boum-tzoïng. D'accord, je médis, mais quand on aspire au calme, il est déplaisant d'entendre un musicien à chaque coin de rue, et surtout d'entendre deux musiciens faire un concours de décibels (rappelons que rajouter dix décibels signifie qu'on décuple la puissance du son). Et puis, je n'ai pas assez dormi, je suis de mauvaise humeur, c'est mon droit aussi.

Bref, je suis rentré à Orsay chez mes parents, où ma mère n'a pas été ravie de me voir parce qu'elle n'avait rien à m'offrir à manger. Mais bon, à Orsay banlieue pépère bourgeoise, il n'y a pas trop d'échos de la fête de la musique.

Au passage, je découvre qu'un bienfaiteur anonyme — que je remercie donc au passage — a glissé dans ma boîte aux lettres un livre (d'Iris Murdoch) pour répondre à mon appel de suggestions de lecture. Cela me fera donc un titre de plus entre lesquels me décider.

Quand je dis que je manque de sommeil, c'est que je me suis levé à 10h30 ce matin (enfin, mon réveil à sonné à 10h). Je m'étais couché à 3h environ, ce qui, compte tenu des douze heures de sommeil de la nuit dernière, aurait dû suffire — sauf que je me fais toujours avoir : il suffit que je mette un réveil à côté de moi pour que le stress du fait de savoir que je serai réveillé de force m'empêche de dormir, et, bien sûr, plus je reste sans dormir plus je suis stressé du fait que j'aurai peu à dormir. C'est assez catastrophique. Du coup, depuis ce matin, je bâille à m'en décrocher la mâchoire, je suis de mauvaise humeur, et, pire que tout, je suis complètement apathique.

En ce moment, je suis très légume. Je sais que j'ai énormément de choses à faire, mais je n'ai pas du tout le courage de faire quoi que ce soit. Je bâille et je m'ennuie profondément, sans l'énergie nécessaire pour entreprendre quoi que ce soit qui me sorte de cet ennui. Et je suis sûr que malgré cela je n'arriverai pas à me coucher à une heure raisonnable (pour pouvoir, par exemple, me lever demain à une heure raisonnable, et, et, et, et ainsi de suite). En fait, il me faudrait un film stupide à regarder, là. Ou bien un copain bavard que je pourrais écouter parler, si possible sans trop réfléchir.

(Saturday) · Summer Solstice (2003-06-21T19:10:27.32Z) · Last Quarter

I am not reading Harry Potter

If I had known about the release of J. K. Rowling's Harry Potter and the Order of the Phoenix, I would have by all means avoided all English (language) bookstores of Paris today. Pure madness! As it was, I didn't know.

I've read Harry Potter and the Philosopher's Stone, and I'm not opening another one of these books until Rowling puts down her pen and I can be reasonably confident that the end is an end, not an incentive to buy the next volume in the saga.

I hate this saga frenzy. And I despise authors who try to take their readers as hostages with this contemptible artifice of “if you want to know what becomes of <character Foo>, you must buy the book <The Return of Foo>”. Somehow, science-fiction and fantasy authors seem direly hit by this madness and stupidity. Some friends of mine are deeply stuck in the Wheel of Time saga, and it is obviously adversely affecting their normal life. Basically I spent most of my time in the bookstores either looking for books that weren't part of some n-volume saga (and not by some too obscure author either) or waiting in line at the cashier's desk behind fifteen other people all buying Harry Potter. This, of course, did not help much lighten my annoyance at the saga frenzy.

Anyway, here is the list of books I bought during the last 48 hours (not all to be read during the next two weeks, of course! I still haven't made my choice as to which I'll be taking with me on travel):

You may now proceed to tell me I have utterly bad taste…

(Saturday) · Summer Solstice (2003-06-21T19:10:27.32Z) · Last Quarter

Happy summer!

—or merry winter, if you live south of the equator, naturally. Today at 19:10:27.32 Universal Time Coordinated (that's 19:10:59.32 International Atomic Time, or 19:11:31.50 Terrestrial Time: see my Time page to know more about these various time scales and their differences), the plane defined by the Earth's center, the Sun's center, and the Earth's instantaneous rotation axis will be orthogonal to the osculating plane of the Earth's orbit (I hope I didn't get this wrong…).

So here's the hour of summer or winter according to your place of residence from a random selection of cities in the world:

This represents the same instant everywhere in the world, of course. At that moment (the solstice), the Sun will be directly overhead a point of the Earth's surface, whose coordinates (approximately calculated—I don't have the patience to work it out to within a meter or so) are: 107°11′ of longitude West of Greenwich, and 23°27′ of latitude North, this seems to be on the West coast of Mexico; for obvious reasons, it's on the tropic of Cancer, in fact, that's the definition of the tropic of Cancer (though it may not be exactly on the tropic, since the tropic is defined with respect to the mean ecliptic and inclination of the Earth, and the solstice corresponds to the instantaneous ecliptic and inclination, so the phenomenon of nutation slightly perturbs things).

The summer solstice shouldn't be called the summer solstice, because it's only summer in one half of the world: it should more accurately be called the solstice of Cancer (and the other one the solstice of Capricorn, and the vernal equinox the equinox of Aries, and the autumnal equinox the equinox of Libra), because it's the starting point of the astrological constellation (month) of Cancer. By “astrological” I don't mean that I adhere to astrology in any way, I just mean that the twelve “astrological constellations” of the zodiac are equally spaced along the ecliptic, and Aries always starts at the vernal equinox, whereas the “astronomical constellations” of the zodiac are unevenly spaced (and are thirteen in number, anyway, not twelve, the thirteenth being Ophiucus, the Serpent-Bearer) and have fixed absolute directions which means that their position relative to the equinox varies since the equinox precesses (the vernal equinox is now in the astronomical constellation of Pisces).

The Moon's last quarter, incidentally, takes place today around 14:46 Universal Time (to within a precision of a few minutes, I won't be bothered to place that to the exact second, nor to find out the position on the Earth's surface that is exactly below the Moon at that point).

(Friday)

Sleep overflow!

[Traduction française ci-dessous.]

I awoke with a hard-to-put-my-finger-upon feeling that something was not-quite-right, looked at my alarm clock, and thus learned that it was 4PM. Ugh. Well, so much for what I had to do today. Incidentally, I dreamed that London was destroyed by a gigaton H bomb explosion (then degenerating into global nuclear war, of course, though it was impossible to say who was fighing against whom), which, from whence we were watching, seemed like the blazing sun had risen at some ungodly hour. Curious…

[French translation of above.] Je me suis réveillé avec un sentiment difficile à définir que quelque chose n'allait pas, j'ai regardé mon réveil et ai ainsi appris qu'il était 16h. Urgh. Bon, eh bien tant pis pour tout ce que je devais faire aujourd'hui. Soit dit en passant, j'ai rêvé que Londres était détruite par l'explosion d'une bombe H gigatonne (qui a ensuite dégénéré en une guerre nucléaire globale, bien sûr, bien qu'il fût impossible de dire qui combattait qui), ce qui, de l'endroit d'où nous regardions, semblait comme si le soleil brûlant s'était levé à une heure indue. Curieux…

(Thursday) · Corpus Christi

Sociology and mathematics

Some is trying to make mathematical sense of a formula by Claude Levi-Strauss. Amusing.

(jeudi) · Corpus Christi

À la recherche de livres à lire

[English translation follows.]

Comme je l'ai déjà dit dans ce 'blog, et je le redirai encore plusieurs fois dans les quelques jours à venir, je serai parti du 2003-06-24 au 2003-07-04 (autrement dit, en gros, les deux semaines à venir) en congrès (à Lens puis à Besançon). Je n'aurai probablement pas d'accès informatique du tout pendant ce temps (ou alors dans des conditions d'inconfort telles que je préférerai ne pas m'en servir). Il faut donc que je trouve de quoi me distraire, c'est-à-dire bonnes lectures.

Je suis allé faire un tour à la Fnac Italie 2 (c'est à cinq minutes de chez moi) cet après-midi, et j'ai été stupéfié par la nullité de leur choix, en fait ; il est vrai que le fait qu'ils n'aient pas de littérature en langue étrangère et que je refuse, moi, de lire de l'anglais traduit en français, n'aide pas.

En fait, je ne sais pas quoi acheter… Je n'ai pas envie de livres « prise de tête » parce que les congrès le seront déjà assez comme ça (il y a deux ans, quand j'étais allé à Lens pour le même congrès, j'avais lu Deepness in the Sky de Vinge, c'était déjà limite). Je lirais bien un livre de SF ou de heroic fantasy facile, mais il n'y en a pas des masses en français (je chercherai demain chez de meilleurs libraires, qui ont des livres en anglais ; reste à voir si j'en trouverai qui ne soient pas baignés d'une atmosphère glauque à souhait, ou formant un fragment d'une épopée interminable en cinquante volumes). Ou sinon, un roman bien ancré dans une réalité qui ne soit pas trop éloignée de ce que je connais.

Bref, si vous avez des suggestions, envoyez-les moi, mais très rapidement (en gros, d'ici samedi après-midi au plus tard). Surtout si vous avez une idée de mes goûts. À défaut, je me mettrai probablement en quête de l'Île du jour d'avant d'Umberto Eco, d'un quelconque roman de Mercedes Lackey que je n'aie pas encore lu, et d'un troisième roman acheté un peu au pif selon ce qui me passera par la main.

[Traduction anglaise de ci-dessus.]

As I have already said in this 'blog, and will say again several times in the coming days, I will be gone from 2003-06-24 through 2003-07-04 (that is, essentially, the two coming weeks) to a congress (in Lens then in Besançon). I probably won't have any computer access during the whole time (or under conditions of discomfort such that I'll prefer not to use it). I therefore need to find some distraction, that is, a good something to read.

I therefore went to browse at the Fnac Italie 2 (it's five minutes away from where I live) this afternoon, and I was amazed by the worthlessness of their selection, in fact; it is true that it doesn't help that they have no literature in anything but French, and that I refuse to read English translated into French.

Actually, I don't know what to buy… I don't want anything too mentally straining because the congresses will be enough as it is (two years ago, when I went to Lens for the same congress, I read Vinge's Deepness in the Sky de Vinge, and it was already a bit much). I would gladly read some light SF or heroic fantasy, but there isn't much of it in French (tomorrow I will look in better book stores where they have English books; it remains to see if I can find some which isn't bathed in a morbid atmosphere, or forming a fragment of an endless saga in fifty volumes). Or else, a novel seated in a reality not too distant from that I know.

Anyway, if you have suggestions, send them to me, but very rapidly (essentially, until saturday afternoon at latest). Especially if you have an idea of what my tastes are like. Otherwise, I will probably look for the Island of the Day Before by Umberto Eco, a random novel by Mercedes Lackey that I haven't read, and a third novel more or less arbitrarily chosen as a function of what I can get my hands on.

(mercredi)

Une nouvelle charge de Webmaster s'abat sur moi

J'ai commencé à nettoyer le site Web de l'association homos et bis d'Orsay, c'est le sixième travail d'Hercule : il s'agit à la fois de corriger l'aspect technique et de remettre le site à jour sur le fond. Ouf…

(Wednesday)

Bonus links

The previous entry was written yesterday but I forgot to commit it, so it only appears on this 'blog today.

To make up for this little bit of forgetfulness on my part, I have a little gift for Mozilla users: this Google search link, which can be used in many ways. If you just click on it, it will prompt for search terms to be sent to Google; but if you have a word selected, it will search for that (note that you can also achieve the same by selecting the word, right-clicking to open the context menu, and choosing “Web search for <whatever>”, except that it opens in another window). Even better: if you drag the link to your bookmarks (you can use it from there in the same way), you can add a keyword to the bookmarks (right-click on the bookmark to open the context menu, choose “Porperties” and fill the “Keyword” field), say, “g”, so that just typing “g something” in the URL bar will search for the word in question. Well, there are already dozens of ways to search Google using Mozilla, so maybe it's not very useful, but here's a similar Merriam-Webster search: that can be used in the same way—I suggest using “mw” as keyword, and then if you want to learn the definition of a word using Mozilla, just type “mw word” in the URL bar. Combined with the control-L shortcut to clear the URL bar, this is highly useful.

Certain non-Mozilla users can achieve similar results, but the JavaScript might be a little different (use document.selection.createRange().text instead of window.getSelection() under IE, perhaps), and maybe keywords are not available. I don't know. I don't really care, actually.

I learned about this feature from this Mozilla search tips page, and also from seeing similar code for IE; also see the official “documentation” concerning Mozilla keywords / bookmarklets.

(Tuesday)

Spirit of the times

Google is always full of surprises. One that I only just learned about is their intriguing Zeitgeist page. It is true that the Google team is in a unique position to make sociological observations about our society. We have a saying on the ENS local newsgroups that, whenever someone posts a message containing some terms, or some quote, that everyone is sure to look up for in Google, the Google trainees are laughing—implying, that is, the underlings and labor slaves that Google might employ to eye-grep among the Google search requests, might spot the pattern thus created, and laugh at us.

One of the search terms indicated by the Zeitgeist page as I write is for ratp (obviously people looking for the RATP's page), a sign that the massive strikes of these last few weeks in France have had some worldwide consequences. 😉

I learned about this page by browsing through the documentation of the Mozilla Googlebar, a Lizard-based reimplementation of Google's own Google Toolbar, which has some interesting features of its own.

Google's logo for today informs me that it is the birthday of the great Dutch artist Maurits Cornelis Escher (born 1898-06-17 in Leeuwarden NL, died 1972-03-27 in Laren NL). Escher is one of the three great names celebrated in Douglas R. Hofstadter's wonderful book, Gödel, Escher, Bach. Coincidentally, today is also my father's birthday: he is precisely fourty years younger than Escher. So happy birthday to both of them.

(lundi)

Cœur de démon

J'ai fini de lire le court roman Cœur de démon de Claude Neix (ISBN 2-912706-19-X), et je pense que, globalement, je peux le recommander. J'étais très enthousiaste au début, moins au milieu, et de nouveau un peu plus à la fin, et dans l'ensemble j'ai bien apprécié.

C'est de la heroic fantasy gay, avec une trame de fond vaguement enquête policière. « Gay » ne signifie pas érotique, je précise, même s'il y a deux ou trois passages qui le sont un peu, ça reste très soft et sauf si on est excessivement puritain on ne s'en offensera pas. Dans le genre fantasy, ce n'est pas mal du tout, et j'apprécie fort le fait que ça ne fait qu'un court roman, pas un pavé monumental ou une saga en douze volumes comme cela semble être à la mode dans ce genre en ce moment. Pour ce qui est de l'intrigue, son principal défaut est d'être sans doute un peu trop chargée en événements : l'auteur n'arrête pas de compliquer les choses, de rajouter des péripéties, peut-être sans ménager assez de temps de repos pour le lecteur ; mais dans l'ensemble l'histoire est assez captivante.

Au niveau de l'écriture, c'est bien écrit, l'auteur maîtrise bien sa langue, ce qui est toujours agréable quand sous l'étiquette « littérature gaie et lesbienne » n'importe qui a tendance à s'autoproclamer écrivain et on constate que certains ne savent pas aligner trois mots ; or ici le style est, sans être excessivement recherché, relativement soutenu, tout en gardant un ton vivant. Les personnages sont plausibles et en tout cas attachants, et le développement psychologique n'est pas nul. L'ambiance me plaît assez, car elle a certains des côtés intéressants de Dune, disons, notamment l'étude de la lutte politique assez bien menée, et cela sans le mysticisme que je trouve sans intérêt et pénible dans l'œuvre de Frank Herbert. L'argument est un peu rocambolesque et, comme je l'ai dit ci-dessus, trop chargé, mais il n'est pas sans intérêt ni ennuyeux. Ah oui, et puis, sinon, il y a une jolie illustration de couverture.

Bref, ce n'est pas un chef d'œuvre, mais c'est un petit livre pas du tout désagréable à lire. Je le recommande à ceux qui ont aimé, par exemple, la trilogie Last Herald-Mage de Mercedes Lackey, ou mon propre petit conte de fées.

(Sunday) · Trinity Sunday · Father's Day (US)

Gratuitous advertisement

[Traduction française ci-dessous.]

As a kind of response to my past entry on the difficulty of meeting people, my friend Pierre pointed out to me the existence of the friendster.com Web site, which is precisely about meeting other people through the friend-of-a-friend chain concept. So far there seem to be very few Europeans (or European residents) on that site, but let's see if we can get the ball rolling: it doesn't cost more than a few minutes to create an account, so I did it, and maybe others will follow suit.

[French translation of the above.] Un peu en réponse à mon entrée passée sur la difficulté de rencontrer des gens, mon ami Pierre m'a signalé l'existence du site Web friendster.com, qui part précisément du principe de faire connaissance de nouvelles personnes par le concept de chaîne d'amis-d'amis. Pour l'instant il ne semble pas y avoir beaucoup d'Européens (ou de résidents européens) sur le site, mais voyons si on peut faire boule de mousse : ça ne coûte pas plus que quelques minutes de se créer un compte, ce que j'ai donc fait, et peut-être d'autres m'imiteront-ils.

(Sunday) · Trinity Sunday · Father's Day (US)

TODO

A few of the (publicly visible) things that I have to do in the next few days or weeks—and which I'll probably find some good excuses for not doing…

Sounds hopeless, doesn't it?

(Saturday) · Full Moon · Flag Day

Vangelis

I knew Vangelis (Evangelos Odyssey Papathanassiou, best known as—) just about only for his famous original motion picture soundtrack for Chariots of Fire, and even that I basically listened to because I love Sir Hubert Parry's renowned arrangement to William Blake's Jerusalem (from his poem Milton). But last Tuesday I bought myself, among other CDs, a best of compilation of works by Vangelis, and I found that I very much liked it. My favorites (which happen to occur consecutively on the CD) are Sword of Orion, Alpha, Ballad (with two ‘l’'s, note) and To the Unknown Man. (I'd provide some samples for the reader to make up his mind on the subject, if fascist Intellectual Property laws didn't forbid me from sharing the music: too bad!)

(vendredi)

Rien

Je n'ai rien à dire aujourd'hui. Ah si, deux choses : primo, je n'ai pas réussi à reproduire la coiffure (le mot technique est « déstructurée », semble-t-il…) qu'on m'a faite hier, j'ai obtenu un truc assez minable ; et secundo, la soirée organisée ce soir par Homonormalité (sur le thème de Over the Rainbow) était complètement ratée, ce qui est dommage parce que leurs soirées sont normalement très agréables et très réussies.

(jeudi)

Mes cheveux nouveaux sont arrivés

Et voilà, ça ressemble à ça[Photo avec cheveux coupés] (voyez l'ensemble de mes photos si vous voulez comparer).

Hum, ça fait quand même vraiment très pédé, mais bon, peut-être que c'était le but, finalement. Indépendamment de ce que je pense de la coupe, la photo ne me plaît pas. Pour la coupe elle-même, je ne sais pas encore ce que j'en pense, mais le style ne me déplaît pas trop, et, au moins, ça me change. Mais il va me falloir un petit bout de temps pour m'habituer à mon reflet. De toute façon, je ne peux pas vraiment me plaindre, parce que j'ai dit au coiffeur, moi je ne sais pas ce que je veux — c'est vous le pro, je vous laisse carte blanche, faites ce que vous voulez.

Si vous voulez féliciter on engueuler l'auteur du résultat, voici l'adresse :

mod's hair
30, rue des Archives
75004 Paris
Tél. 01 42 71 26 88

(demandez Martial)

(Oui, quand on lit l'adresse, on n'est plus surpris que ça fasse très pédé… Ceci dit, le Martial qui m'a coiffé, lui, il est hétéro.)

En fait, ce qui m'inquiète plus, c'est : vais-je réussir à entretenir cette allure très savamment ébouriffée, et à la recréer chaque matin ? C'est ce que nous saurons demain.

(Wednesday)

Wallpaper

Having taken a photo of the famous “bassin aux Ernests” and having had some fun with the Gimp, I made myself a new (computer) desktop background. (Please feel free to use it in any way you wish, if you like it.)

(mardi)

Journée bien remplie

J'ai fini de lire Le Mystère de la Chambre Jaune. Je n'avais pas tout à fait tout deviné, mais j'avais deviné la solution (vraiment évidente, il faut le dire) de l'épisode de la « galerie inexplicable ». Je n'avais pas deviné le détail de la solution de la façon dont le meurtrier a quitté la Chambre Jaune, mais j'avais compris le principe général, même si je n'arrivais à le compléter, et je dois dire en fait que la solution me déçoit assez. Globalement, d'ailleurs, je trouve l'intrigue assez tirée par les cheveux et assez mal ficelée, et je ne crois que le roman n'est pas à la hauteur de sa réputation. Tout de même, il y a des bonnes idées.

J'ai fait des folies en achetant pour 130€ de CD : essentiellement des très grands classiques (ou, plus exactement, des « best of » d'artistes très célèbres) pour tenter de combler un petit peu mon ignorance encyclopédique dans toutes les branches de la musique qui ne sont pas la musique dite classique. En l'occurrence, varitétés françaises et internationales (mais pas uniquement, j'ai aussi pris un disque de Vangelis).

Je suis allé chez le dermatologue pour faire examiner mon grain de beauté dont j'ai parlé auparavant, et elle m'a assuré qu'il n'y avait quasiment aucun risque pour un nævus aussi peu coloré. Elle m'a toutefois donné l'adresse d'un confrère pour le faire retirer, et j'ai pris rendez-vous chez lui pour le 7 juillet. Bon, ça m'a tout de même coûté 50€, de me faire rassurer, comme ça.

Je pense que j'irai chez le coiffeur après-demain jeudi, et je tâcherai de discuter avec lui pour me faire une idée sur la façon de couper mes cheveux (voir une entrée il y a un mois déjà dans ce 'blog sur cette décision de me faire couper les cheveux).

Mais le plus intéressant de ma journée, c'est un certain nombre de conversations que j'ai eues (virtuellement et de vive voix). Je ne dénoncerai pas les gens avec qui j'ai échangé, qui se reconnaîtront d'eux-mêmes, mais je les remercie pour un certain nombre de propos échangés vraiment intéressants ou amusants.

(lundi) · Lundi de Pentecôte

« Bal(l)ade »

Pourquoi les gens s'obstinent-ils à écrire « balade » avec deux ‘l’ ? J'ai rarement vu de faute d'orthographe aussi systématiquement commise que celle-ci… Une balade est une promenade, tandis qu'une ballade est une chanson. Et du coup un walk-man, même s'il peut servir à écouter des ballades, s'appelle en français un baladeur, avec une seule ‘l’. De même, on dit qu'on va se balader à Paris, parce qu'on y fait une balade, même si on chante des ballades pendant ce temps.

Si on se balade assez longtemps, ça devient une fugue. Mais une ballade à plusieurs voix n'est pas pour autant une fugue. Ouhlà, excusez-moi, ça devient vraiment nul, là.

(lundi) · Lundi de Pentecôte

Journée fatigante

À peu près toute la journée pour faire un aller-retour Orsay, à cause des grèves. J'exagère certes un peu, mais c'est l'idée. Demain, il sera impossible de circuler. Mais je devais récupérer aujourd'hui à Orsay des papiers à poster (j'ai dû les poster à la poste du Louvre, celle-ci étant la seule ouverte à 23h un lundi de Pentecôte). Dans le genre fatigant, j'ai croisé un groupe de scouts dans le RER, qui chantaient à tue-tête des chansons aussi mélodieuses et agréables à mes oreilles que le Saint-Esprit, esprit qui anime le monde ou je ne sais plus quoi encore ; et d'ailleurs ils n'avaient pas l'air trop disposés à me laisser descendre du train à Orsay, ces braillards.

Ma mère dit avoir rencontré des difficultés semblables avec le paiement en ligne par sa carte bleue que celles que j'ai précédemment exposées ici. Elle a contacté sa banque, qui a mis la faute sur le dos des Américains, mais ça me semble assez suspect.

(dimanche) · Pentecôte

Comment rencontrer des gens ?

J'ai dîné ce soir avec un copain (Ska pour ne pas le nommer) au restaurant Le Loup Blanc (rue Tiquetonne, dans le quartier de Montorgueil), que je recommande très vivement (le restaurant, pas la rue Tiquetonne — enfin, je n'ai rien contre la rue Tiquetonne, hein), je connaissais déjà mais ça faisait un moment que je n'y étais pas allé, et c'était vraiment délicieux.

Parmi nos sujets de conversation, nous avons évoqué le délicat problème suivant : comment rencontrer des gens ? Comment faire lorsqu'on a des amis (qu'on estime et qu'on aime beaucoup, là n'est pas le problème) mais qu'on souhaite s'ouvrir l'horizon vers d'autres personnes ? Cela peut être pour se constituer des liens affectifs nouveaux (par exemple, trouver l'amour de sa vie, si on y croit), ou simplement pour changer d'air, bref, pour n'importe quelle raison. Pour les homos (Ska n'en est pas, j'espère qu'il ne m'en voudra pas de l'outer de la sorte comme hétérosexuel), il y a des associations à cet effet (j'en ai fréquenté plusieurs), des sites de rencontre et des communautés virtuelles ; dans tous les cas, il existe différents groupes d'intérêts ou clubs qui peuvent rassembler des gens autour d'une communauté (association d'amateurs de ceci ou cela).

Mais on a toujours l'impression que c'est dommage de passer par un prétexte (aimer le bridge, la musique, le modélisme, les jeux de rôle, ce que vous voudrez, ou avoir été dans telle fac ou telle école, ou que sais-je encore) pour connaître des gens qui, du coup, ne sont pas ciblés selon des critères intéressants ; il n'existe pas, et peut-être ne peut-il exister, de cercles de rencontre sur les critères qui comptent vraiment, ceux qui font qu'on aime vraiment quelqu'un, ne serait-ce que parce que ces critères seraient tellement difficiles à cerner et à décrire. Et puis toutes ces communautés manquent souvent de turnover, et on finit par voir toujours les mêmes têtes, donc on doit, pour rencontrer de nouvelles personnes, trouver de nouvelles communautés (et donc de nouveaux prétextes !).

Je suggérais que peut-être une solution consiste à créer sa propre communauté. On peut chercher un « prétexte » pour la fédérer, mais ce n'est pas forcément évident. Ou bien on peut essayer de suivre le fil des amis vers les amis d'amis : inviter régulièrement des amis à manger (si possible, qui ne se connaissent pas déjà, pour qu'ils puissent se découvrir les uns les autres) et les encourager à faire venir des amis à eux pour brasser de la sorte autant de monde que possible, et tenter de « suivre la piste » des gens qui paraissent les plus intéressants et les plus susceptibles de connaître des gens intéressants. J'ai déjà mené quelques expériences isolées de la sorte, qui ont été agréables pour tout le monde (la bonne entente était au rendez-vous), je devrais sans doute persévérer.

Quoi qu'il en soit, ce problème est assurément un problème profond (si ce n'est le problème social fondamental). Pour ma part, éternellement célibataire et en quête de gens avec qui avoir des relations affectives véritables, je suis toujours prêt à faire connaissance de nouvelles personnes.

(Sunday) · Pentacost

Ogg Vorbis streaming radios

Ogg Vorbis is a <buzzwords>non-proprietary, royalty-free, fully variable bitrate, high quality</buzzwords> (lossy) audio compression format, similar to the popular MP3 but better in many respects (and not patent-impaired); it can be used for many purposes, including Internet audio streaming. For various reasons (some ideological, some technical), I cannot use RealAudio streams, or even less Windows Media Format. I wish content providers and Internet radios finally finally understood that Ogg Vorbis is better than these in every respect (and just as widely supported!) and got around to using it for streaming.

Unfortunately, Ogg Vorbis streaming Internet radios are still very few. The BBC attempted some Ogg Vorbis streaming, but it didn't last. Radio France is now doing it, but their service provider is hopelessly incompetent and the streams' quality is Zeus-awful. Besides these, a few specimens such as University Radio Nottingham or Ona Mallorca (in Catalan) provide an Ogg Vorbis stream of good quality. Recently I also discovered WCPE which broadcasts classical music round-the-clock and has an Ogg Vorbis stream.

But I really wish I could find a non-musical radio (I mean, news, talk, chat, debates, whatever) in English that broadcasts in Ogg Vorbis. The BBC would have been wonderful: I really need to listen to BBC English. It's such a shame they shut these Ogg streams down.

(samedi) · Premier Quartier

Luna quoque lucet omnibus

Ce n'est que le premier quartier (comme indiqué ci-dessus), mais déjà la Lune est belle. D'ailleurs, j'aime beaucoup le premier quartier, cette phase où la Lune accompagne la soirée et le début de la nuit et ses activités : il est si agréable de prendre un verre en terrasse en la regardant dans le ciel si nettement découpée en deux. (La pleine lune est aussi agréable à voir, bien sûr, mais en cette fin de printemps elle ne monte pas bien haut dans le ciel, alors que le premier quartier, même s'il est en baisse, est encore bien haut.)

Trêve d'astronomie, je me suis baladé de nouveau, mais cette fois la nuit. Ça fait moins de chance d'attraper un coup de soleil, ça ; je ne sais pas quelle chance j'ai de devenir moonstruck de la sorte (peut-être le suis-je déjà ?). Je ne sais pas si je préfère l'Hôlel de Ville de jour ou de nuit. Bref. Et j'ai pris un verre, à l'Okawa (rue Vieille du Temple) mais ce n'était pas en terrasse (donc je n'ai pas pu voir la Lune), et j'étais seul, ce qui est un peu tristounet.

Je suis rentré à pied chez moi parce qu'à cause de la grève il n'y avait pratiquement plus de trains vers minuit.

(samedi) · Premier Quartier

Sol lucet omnibus

J'ai encore passé l'après-midi à me promener dans Paris, par un temps absolument magnifique et, curieusement, qui ne m'a pas paru trop chaud bien que les prévisions fussent autour de 28°C — mais il est vrai que j'étais très légèrement vêtu.

Évidemment, je dois mettre des quantités massives de crème solaire (oui, pour ceux qui n'ont pas remarqué, je suis blond clair et j'ai la peau très pâle. Du coup, aussi, je reste tout aussi blanc; mais ma peau ne connaît que deux couleurs, le blanc navet et le rouge écrevisse, c'est bien dommage. Speaking of which, mon grain de beauté a repris une apparence à peu près normale.

(vendredi)

Le grain de beauté du garçon en noir, et le mystère de la chambre jaune

Ce matin en me rasant, je me suis coupé le grain de beauté que j'ai à droite du menton, qui a un peu saigné. Comme ces machins-là sont terriblement traîtres, j'ai pris d'urgence un rendez-vous chez un dermatologue. Si c'est possible, je vais le faire retirer, ce fichu grain de beauté (ça fait d'ailleurs une éternité que je compte le faire).

D'autre part, j'ai commencé la lecture du Mystère de la Chambre Jaune de Gaston Leroux, que je compte bien finir avant la sortie de son adaptation cinématographique par Bruno Podalydès, mercredi.

(Thursday)

Very quick note

There was an interesting program about Jorge Luis Borges on TV tonight: did I mention that Borges is one of my favorite authors? I definitely must buy his complete works. He very much inspired this short story of mine.

I started writing a “sentimental confession” of kinds, that I'll put on this Web site when it's finished—but presently it is not.

I should also write a Web page on my conception of God, which according to me exists only in believers' minds (I am an atheist in the normal sense of the word), but that is not at all a minor or secondary form of existence. There is much to be said about what I pleasantly call “atheist theology”.

The second round of the short story writing circle that I already talked about in a previous entry has been a major failure: I received only one submission, and I didn't even finish mine. This is too bad. The subject, apparently, was uninspiring.

I attended a rather amusing and remarkable seminar, by C. Soulé, this afternoon about varieties on the field with one element (such a field, of course, does not exist). Highly speculative, but very interesting.

Since I'm looking for a long-term hosting solution for this Web site (for when I can't use the ENS students' server any more), I've found this offer by Lost Oasis rather tempting (it's certainly dirty cheap). I'll think about it seriously.

Concerning my hair: maybe I should try wearing dreadlocks? I'm afraid they would be just as unfeasable as a Mohawk, however, with the fine, straight hair that I have. Too bad, it would have been fun to at least try.

(Wednesday)

About this 'blog

I notice from the server logs that most readers of this 'blog are French-speaking (well, presumably—at any rate the connections clearly originate from France). There are many ways to analyse that. Perhaps English-speaking people immediately turn away when they see parts written in French (even if others beyond it may be in English, they won't go that far): in that case I should put a prominent notice explaining that this is a bilingual (but mostly non-translated) diary; whereas most French speakers understand enough English to read it all. But then maybe it isn't worth the effort on my part and maybe I should simply write in French. Or maybe I should have two separate 'blogs, one (in French) telling about my daily life and one (in English) telling about my scientifical / philosophical / political thoughts? Instead of mixing the two as I now do? Difficult question.

Another problem is, what will I do when this page becomes really too long to remain in one piece. I guess I should split it on month boundaries or something; but I would like the content to be static (insofar as possible) and not generated by CGI scripts or PHP or servlets or whatever, and the URIs to be also as static as possible (or, at any rate, backward-compatible). And I need the back links to function correctly. I still haven't found a way to reconcile all of this with my current architecture / infrastructure. But I'll think of something…

(Wednesday)

Money order

After my e-commerce debacle, I tried sending an international (postal) money order to the states. This made me feel twenty years back, were it only for the fact that the post office I went to (the poste du Louvre, the only one in Paris that is open 24 hours—not the reason I went there, only I happened to be walking by) has a quaint '80's feel about it, in a way I can't quite place (maybe the interior decoration; maybe the way the employees are behind glass plates, something which was done away with years ago in all other post offices; maybe the fact that there's a line at each desk—instead of a single waiting line—another change that was done years ago everywhere else; anyway). But the money order is evidently a procedure that dates years back and that nearly isn't used any more nowadays. Apparently it takes two weeks for the money to cross the Atlantic (hullo? two weeks???), and it took five minutes looking up in thick procedure books to check that I was allowed to write down a two lines' message to go with my order. Impressive. But the stupidest thing was: I had to pay in cash—no credit cards accepted for money orders. This makes no sense. So I had to go to the ATM just outside the post office, withdraw a hundred euros, and come back to stand in line a second time, for no reason at all. Anyway.

(mercredi)

Réponse à l'énigme

L'affiche dont je parlais hier fait en fait partie de la campagne de lancement d'un disque (certainement de la musique underground — tellement underground, en fait, qu'on ne comprend rien si on n'est pas initié, même pas qu'il s'agit de musique) ; c'est ce qu'un lecteur de ce 'blog a découvert pour moi en appelant le numéro indiqué (merci Florian !) : on tombe sur un serveur vocal semi-canularesque qui vous fait écouter des sons divers.

Bon, comme les héros du Pendule de Foucault d'Umberto Eco, je suis un peu déçu, là : c'était plus rigolo de croire qu'il s'agissait d'un obscur complot des Rose-Croix et des Templiers pour prendre contrôle du monde et que j'avais découvert leur moyen de recrutement. Mais bon, l'objectivité scientifique doit primer. Au prochain épisode vous apprendrez que l'axe de Paris qui passe par la Grande Arche de La Défense, l'Arc de Triomphe, l'obélisque de la Concorde et l'arc du Carousel n'est pas aligné sur Jérusalem — j'ai fait le calcul.

(mardi)

Divers, en vrac

Grèves

Encore une journée de grève plus ou moins générale. J'ai une certaine sympathie pour les grévistes, même si je déplore l'absence de contre-projet constructif et complet aux propositions d'un gouvernement qui a au moins le mérite de ne pas laisser pourrir la situation.

Du point de vue pratique, je suis satisfait de l'effort de communication de la RATP, qui indique clairement les perturbations sur son réseau — et à l'opposé je m'agace que La Poste ne signale pas sur son site Web que les bureaux de poste étaient fermés aujourd'hui (évidemment, je m'en doutais, mais l'indication explicite de ce fait m'aurait épargné un peu de temps).

Enfin, j'ai passé l'après-midi à me promener dans Paris.

Une étrange affiche

Au cours de mes pérégrinations, j'ai vu postée sur un mur (en quatre exemplaires, rue Saint-Denis pour être précis) l'affiche de contenu suivant (en anglais dans le texte) :

Hungry?
Sick?
Begging for a break?
Sweet?
Fresh?
Would you do anything?
We suck young blood
We want sweet meats
We want young blood
08 92 68 07 77

(Il s'agissait d'affichage sauvage, manifestement, l'affiche ne portant aucune mention légale. Par ailleurs, « sweet meats », au pluriel, ça ne me paraît pas très idiomatique, donc l'auteur était probablement francophone.) De quoi peut-il bien être question ? Une secte sataniste qui se livre à des sacrifices humains ? Du recrutement pour un commerce louche ? Du prosélytisme vampire ? Des gens ayant des pratiques sexuelles originales ? Un chat par téléphone pour des gens ayant de telles pratiques ? Bizarre. Je dois être trop pur et innocent pour comprendre. Je suppose que je pourrais en savoir plus en appelant le numéro en question, mais j'ai peur que ça coûte les yeux de la tête, alors je m'abstiens. Si quelqu'un connaît la réponse à l'énigme, ou s'il tente de téléphoner au 08 92 68 07 77 pour en savoir plus, qu'il me prévienne.

Mise à jour : voir la note suivante.

Élection Mister France 2003

Est-il nécessaire que le public soit entièrement féminin ? Je sais que TF1 n'est pas spécialement homophile, mais le public pour l'élection de Miss France n'est pas entièrement masculin, que je sache (et le président du jury est dans ce cas une femme, l'inénarrable Mme de Fontenay) : est-il à ce point inconcevable pour les esprits qui regardent ce genre d'émissions qu'un homme puisse juger la beauté masculine ? Passons. De toute façon, je ne regarde pas : la présentatrice (Laurence Boccolini) me donne une irrésistible envie de fracasser la télé à coups de marteau si je la vois plus d'une minute d'affilée.

GayAttitude.com

Je me suis créé un profil sur ce site, je ne sais pas encore ce qu'il vaut, mais ça ne fait pas de mal, sans doute (c'est gratuit et je ne m'engage à rien). Ceci dit,

TODO
il faut que j'écrive une page expliquant (assez succinctement) mes conceptions sur l'amour, l'amitié, les relations affectives, tout ça, et bien sûr la sexualité, parce que j'ai déjà subi un certain nombre de malentendus sur le sujet : on m'a cru immature, incapable de m'engager sérieusement, obsédé du sexe (quelle blague), ou complètement coincé (autre blague) et j'en passe.

(Monday)

People have such strange ideas…

Sometimes it makes you wonder. Which do you think is the most popular page on this Web site? Any of my beautifully written stories? Nay… The intricate and subtly crafted Unlambda programming language? No way! This WebLog? My math page or paper? Evidently not! The preferred page here is my page on playing cards, and especially the picture of the king of spades (I suppose the reason is that the king in question is called “David” as I am, so people including the first name in their query on Web search engines tend to land around here).

(dimanche)

Un autre 'blogueur

Je suis tombé par hasard sur le site Web de Garoo, qui par certains aspects me ressemble beaucoup (à moins que ce soit moi qui lui ressemble); mais contrairement à la plupart des gens qui me ressemblent il me fait plutôt une impression favorable. Donc, je lui offre un peu de pub gratuite sous la forme d'un lien hypertexte (c'est fou ce que je suis généreux, moi, je m'étonne parfois).

(dimanche)

Dodo !

J'ai dormi 14 heures la nuit passée (de minuit à 14h30, avec juste une petite demi-heure d'insomnie vers 6h du matin). Ça fait un bien fou.

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