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Ce qui suit sont les entrées de 2009-09. Pour les dernières entrées, voyez ici.
2009-09-28 (lundi)
Les symptômes de la paranoïa de notre
société autour de la pédophilie sont réguliers, je ne prends pas
la peine de les relever ou de les commenter parce que chacun ne mérite
pas grande remarque, c'est surtout leur accumulation qui est
terrifiante. Mais j'ai vu passer deux nouvelles à deux jours
d'intervalle : la première,
que la Pologne
a passé une loi[#] ouvrant
d'une part la possibilité d'obliger des personnes condamnées pour
certains faits, genre, viol de mineurs, à se soumettre à des
traitements hormonaux (castration chimique
), et aussi
interdisant de faire la justification
de la pédophilie. La
seconde,
que Roman
Polanski a été arrêté en Suisse et risque d'être extradé vers les
États-Unis pour une affaire remontant à trente ans (et dont la victime
elle-même demande, d'ailleurs, que les poursuites soient abandonnées)
dans laquelle il est
soupçonné[#2] d'avoir eu des
relations sexuelles avec une mineure ; le gratin du cinéma, la France
et — de façon intéressante — la Pologne, dont il a la
double nationalité, s'indignent et demandent sa remise en liberté. La
première nouvelle, elle, n'attire guère de commentaires.
Cette juxtaposition me fait l'effet d'une anecdote que Victor Hugo
rapporte dans un célèbre plaidoyer contre le peine de mort,
la préface
de 1832 au Dernier Jour d'un condamné
((cherchez hypocrite
dans le texte)) : quatre anciens ministres
risquaient en 1830 d'être condamnés à mort, et tout le monde politique
est en émoi, on tente de supprimer la peine de mort dont l'injustice
devenait soudainement frappante (Encore s'il y avait une guillotine
en acajou !
— ironise Hugo) ; on sauve la vie des quatre
hommes, et la question de la peine de mort est promptement enterrée.
Roman Polanski risque d'être mis en prison : on s'en émeut parce qu'il
est célèbre et respecté, et aussi parce que les circonstances de son
cas particulier (trente ans ont passé, le procès était injuste, la
victime elle-même demande qu'on cesse de remuer cette affaire)
attirent la sympathie sur lui.
Mais quand les objets de la paranoïa sont des Polonais, condamnés
pour viol, qui n'ont pour eux ni la célébrité ni des circonstances
particulières qui pourraient les rendre sympathiques, qui aurait à
s'émouvoir ? Il y a eu récemment un fait divers qui a choqué le pays,
alors, comme d'habitude, on légifère sur l'anecdotique, et la Pologne
rejoint le club heureusement encore très fermé des pays européens où
on joue à rééduquer de force les déviants avec la petite pilule
magique de medroxyprogestérone. Je n'ai comme documentation que ce
que rapportent des journalistes étrangers (la BBC, que
j'ai
citée, le Times
et le Telegraph
qui en disent un peu plus,
et LCI
ici), dont on connaît le manque de fiabilité, mais pour autant que
je comprenne, cette loi enjambe fièrement la barrière mal défendue
entre la prudence et la barbarie (là où même la Belgique post-Dutroux
avait su, je crois, rester relativement mesurée) en permettant à un
juge d'ordonner un traitement médical sur avis
de médecins
(soit le juge se fait médecin, soit le médecin se fait bourreau, ce
n'est pas clair, mais il y a un mélange des rôles plus qu'un peu
malsain), alors qu'ailleurs le traitement n'est que proposé aux
condamnés qui le souhaitent (ce qui est acceptable s'ils sont vraiment
conseillés par des médecins et qu'il n'y a pas de pression indue
— comme des réductions de peine — pour obtenir leur
consentement). Je dirais volontiers que je trouve l'autre partie de
cette loi polonaise (la pénalisation de la justification
de la
pédophilie) encore plus puante, et surtout encore plus inutile (la
castration chimique imposée à quelqu'un, c'est inhumain, mais au moins
on peut vaguement espérer que ça marche, alors que l'idée que
quelqu'un serait poussé à violer des enfants parce qu'il aurait lu
quelque chose allant dans ce sens, c'est juste saugrenu) ;
malheureusement, nous avons déjà des lois aussi débiles en France, sur
d'autres sujets[#3].
Mais, vous comprenez, il y a toujours la petite phrase qui justifie
tout : c'est pour les enfants
. Alors puisque des législateurs
sautent sur un fait divers complètement hors de propos et monté en
épingle pour passer des lois démagogiques, moi aussi je peux jouer à
monter l'anecdotique en argument complètement hors sujet : ça vous
semble vraiment
indispensable[#4], de castrer
Polanski ? Avec ça, le débat a la garantie de ne pas dépasser le
niveau des pâquerettes.
[#] D'accord, l'article signale que c'est seulement la chambre basse qui a voté le texte, donc ce n'est peut-être pas encore une loi. Mais j'imagine qu'il n'y a aucun doute que ça en deviendra une.
[#2] En fait, il a été condamné, mais peut-être de façon irrégulière, et en tout cas dans le cadre d'un plea bargain, ou plaidé-coupable, c'est-à-dire un de ces odieux simulacres de justice où on convainc quelqu'un de renoncer à son droit à un procès équitable en lui promettant une peine plus légère. Faute de procès équitable, justement, on ne peut pas savoir s'il est coupable, et il me semble qu'on doit lui accorder la présomption d'innocence (même si ce n'est pas ce que considère le système judiciaire américain).
[#3] Suivez mon regard : les négationnistes doivent être traités avec le mépris qu'ils méritent, pas être condamnés en justice. Pourquoi ne pas avoir une loi interdisant d'affirmer que 2+2=5, tant qu'on y est ? Le jour où on se décidera à condamner fermement la connerie, il y aura beaucoup plus de gens dans les prisons !
[#4] Certains vont dire que j'en rajoute un peu trop dans l'imbécillité feinte, là, vu que Polanski est accusé de détournement de mineur et pas de viol. Certes : il l'a échappé belle.
2009-09-27 (dimanche)
Quand j'étais petit, j'ai essayé de comprendre la physique. (Et
c'est pour ça que je suis devenu mathématicien.
)
Il faudra que je raconte une autre fois comment
j'ai appris un peu de physique classique —
dans ce
livre (destiné, je crois, aux étudiants américains en médecine).
Et surtout comment je me suis jeté avec passion sur la relativité
générale, comment je suis devenu mordu de trous noirs et que j'avais
pour projet j'avais pour projet de réaliser un jeu informatique dont
le but serait de contrôler un vaisseau au voisinage d'un trou noir en
rotation. (Il s'est avéré que, vers 1990, les logiciels de calcul
formel n'arrivaient pas à simplifier convenablement les symboles de
Christoffel de l'espace-temps de Kerr, du coup c'était inextricable.
Ce n'est finalement que l'an dernier que j'ai codé le programme
d'intégration des géodésiques, et je n'ai plus trop envie d'en faire
un jeu. Par contre, je garde dans un coin de ma tête l'idée de
réaliser des vidéos de différents processus concernant un trou noir de
Kerr, comme celle de ce que voit un observateur qui tombe librement et
émerge dans un autre monde feuillet d'espace-temps
différent.) Mais ceci est une autre histoire.
La physique des particules m'a fasciné très tôt. Notamment quand j'ai appris que les protons et les neutrons étaient formés chacun de trois petits machins appelés quarks ; et que ces quarks venaient en combinaisons de couleurs (trois possibles : rouge, vert et bleu) et saveurs (six possibles, up, down, strange, charm, beauty et truth[#] — enfin, à l'époque on n'en avait observé que cinq) ; et qu'en en mettant trois ensemble, dont nécessairement un de chaque couleur, on formait un baryon (à savoir up-up-down pour le proton, et up-down-down pour le neutron) : tout ça a éveillé ma curiosité, ne serait-ce que combinatoire, et j'ai voulu en savoir plus. Pendant longtemps, tous les deux ans, mon père m'a rapporté du labo une copie du nouveau Review of Particle Properties (à la fois en version pavé et en version livret[#2]) : au début, je ne lisais essentiellement que les listings de baryons et mésons, je voulais comprendre comment « fonctionnaient » ces machins fabriqués à partir de trois quarks ou d'un quark et d'un antiquark.
Rapidement j'ai compris qu'il y avait plus à comprendre que la
combinatoire de choisissez trois saveurs de quarks parmi les six,
et vous obtenez un baryon
(ou une saveur et une anti-saveur pour
un méson). Par exemple, le neutron est up-down-down, mais le
Δ0 aussi, et ce ne sont pas du tout la même
particule : il y a une différence de spin (mais je ne crois pas que je
comprenais bien ce qu'était le spin, à l'époque), et aussi d'isospin
(idem…), et accessoirement le Δ0 survit
160000000000000000000000000 fois (cent soixante millions de milliards
de milliards, tout de même) moins longtemps que le neutron (mais je ne
sais pas si je savais extraire cette information
du Review of Particle Properties, parce
qu'elle est cachée sous forme de largeur
) et il a une masse 30%
plus importante. Bref, dire up-down-down
ne suffit pas. À
l'inverse, je devais reconnaître qu'il n'existait pas trois neutrons
différents, un dont le quark up serait rouge (les deux down étant vert
et bleu), un dont le up serait vert et un dont il serait bleu : bon,
là il était assez facile d'imaginer que les quarks échangeaient tout
le temps leurs couleurs (tout en gardant un rouge, un vert et un
bleu), ce qui n'est d'ailleurs pas trop faux, comme image. Autrement
plus difficile à comprendre était la composition en quarks du méson
π0
(le pion neutre) : ce
n'est ni un quark up et un anti-quark (anti-)up, ni un down et un
anti-down, mais une combinaison linéaire des deux (et selon
qu'on fait la combinaison linéaire avec un + ou un −, on
n'obtient pas la même particule : pour le pion, c'est − ; du
coup, l'idée naïve que la paire quark-antiquark passe son temps à
alterner entre up+anti-up et down+anti-down, elle est, justement,
naïve).
⁂
Je suis devenu mathématicien et pas physicien. Donc certainement je n'ai pas de difficulté fondamentale — maintenant — à comprendre une combinaison linéaire, ou à saisir l'idée que quand deux opérateurs hermitiens ne commutent pas, on ne peut pas les diagonaliser simultanément[#3], et autres évidences mathématiques qui ont une grande importance en physique quantique. Pour autant, l'intuition ne vient pas forcément avec. Et même quand elle vient, la connexion entre le sens mathématique et le sens physique n'est pas facile à faire.
Je crois que je comprends maintenant assez bien les idées physiques de base de ce qui s'appelle collectivement le modèle standard de la théorie des particules (et qui décrit l'ensemble des particules élémentaires observées plus un encore hypothétique boson de Higgs, regroupées en interactions électrofaible et forte plus champs de matière), et je comprends comment tout un tas de ces choses s'organisent mathématiquement. Mais une brique essentielle me manque depuis toujours : je ne comprends pas du tout, malgré un assez grand nombre de tentatives pour y arriver, la théorie quantique des champs.
D'une certaine manière, c'est très excusable, parce qu'il y a effectivement beaucoup de difficultés mathématiques, parfois très profondes, pour définir rigoureusement la théorie quantique des champs (et certaines théories comme celle de l'électrodynamique quantique n'ont probablement pas de sens mathématique, tandis que d'autres comme la chromodynamique quantique, en ont probablement un mais c'est un problème à $1000000 de le définir rigoureusement). Mais en fait, ce que je ne comprends pas est beaucoup plus basique que les difficultés subtiles (l'apparition de quantités infinies à foison, dont il est difficile de se débarrasser proprement) auxquels je fais allusions. Je n'arrive pas à comprende les idées clés de la théorie quantique des champs. Ce qui est dommage, parce que c'est ce qui manque pour faire le lien entre des maths que je comprends et de la physique dont j'ai une petite idée (et qui me fascinait quand j'étais petit, et qui continue à me fasciner[#4]).
Assez récemment, je me suis acheté un livre assez
monumental[#5]
appelé Quantum
Field Theory (I. Basics in Mathematics and Physics
)
par Eberhard
Zeideler. Assez monumental, parce qu'il fait environ 1000 pages,
que le volume II (que je n'ai pas encore acheté, mais je risque de le
faire) en fait autant, et qu'il y a encore quatre volumes prévus
derrière. Je crois que si j'avais la patience de digérer tout ça, je
finirais par comprendre quelque chose à cette théorie, mais
malheureusement, je manque de temps ! Tellement de choses à
découvrir, tellement peu de temps à y consacrer…
Je me console avec un livre au format beaucoup plus petit,
les Lectures on Quantum Chromodynamics
d'Andrei Smilga, qui sans éclaircir vraiment ce que je ne comprends
pas fondamentalement dans la théorie quantique des champs,
m'apprennent tout un tas de choses physiquement fascinantes sur les
quarks et les gluons.
[#] Maintenant on est
censé dire bottom
et top
pour beauty
et truth
, mais je trouve ces deux derniers termes à la fois
beaucoup plus poétiques et beaucoup plus cohérents avec les autres
(alors que bottom
et top
, ça invite vraiment à la
confusion avec down
et up
, dont ils sort certes des
analogues dans la 3e famille). Et on peut même traduire les mots en
français, parler de quark étrange, charmant, beau et vrai alors que
distinguer les quarks top
et up
en traduction, c'est pas
évident.
[#2] Le Review est une sorte de bottin des particules connues, avec une fiche signalétique pour chacune qui décrit toutes ses caractéristiques mesurées, et aussi plein de tables diverses qui récapitulent toutes sortes de choses importantes en physique des particules. Ça existe en version complète, qui représente un livre assez épais, en fait (et de plus en plus épais chaque année), et aussi en version livret de poche, pour avoir tout le temps sur soi des renseignements auss importants que la masse du muon ou la durée de vie du Ω−.
[#3] Remarque qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, certes. Mais c'est important pour comprendre, par exemple, tous les mystères qui entourent les kaons neutres : les vecteurs propres d'étrangeté, d'interaction faible, ou d'invariance CP, sont à chaque fois deux vecteurs différemment orientés dans l'espace (de dimension 2) des kaons neutres.
[#4] Dans le genre de choses que je trouve complètement mind blowing, il y a le diagramme des phases de la chromodynamique quantique : cet article de vulgarisation (qui s'adresse cependant à des gens connaissant un peu de physique au préalable !) donne un petit aperçu de ce dont il s'agit (et de quel peut être le comportement étrange des quarks au cœur des étoiles superdenses).
[#5] Et par ailleurs très intéressant et localement très bien écrit (les explications sont très claires, et pour un matheux c'est vraiment parlant). Son principal défaut est d'être assez brouillon (il part dans tous les sens, et on finit par se perdre complètement dans son plan).
2009-09-26 (samedi)
Cet après-midi, mon poussinet et moi nous sommes fait des bisous en public. C'est pas que ça nous arrive rarement, mais là c'était appuyé, et organisé : à 16h, place Carrée du Forum des Halles (et au même moment dans d'autres villes de France), plein de couples de garçons, et plein de couples de filles, et aussi des couples garçon+fille, se embrassés sous les regards généralement curieux, souvent amusés, parfois hostiles, de la foule de passants du samedi après-midi, et aussi de beaucoup de gens qui visiblement avaient eu vent de l'événement mais qui n'y participaient pas (je ne comprends pas bien pourquoi : homos célibataires ? hétéros qui n'osaient pas participer ? curieux qui se demandaient pourquoi tant de gens se rassemblaient là ?). À la fin, il y a eu des applaudissements assez appuyés. Je ne sais pas si ça fait beaucoup progresser la lutte contre l'homophobie, mais c'était amusant.
![À l'ouest de l'Arche, en regardant vers Paris [L'Arche de la Défense]](../images/la-defense-1.jpg)
Après
ça, nous avons profité de la ligne 1 pour aller à la Défense. C'est
idiot : ce n'est vraiment pas loin de Paris, mais je n'y suis
quasiment jamais allé, et pourtant, ça vaut la peine, parce que c'est
un endroit finalement assez agréable (bien aménagé pour le piéton) et
architecturalement intéressant (il y a quelques horreurs, certes, mais
la composition d'ensemble me plaît).
Nous sommes allés visiter le musée de l'Informatique au toit de la Grande Arche. Ce n'est pas bien grand (c'est même tout petit), mais leurs collections sont tout de même intéressantes pour qui aime les ordinateurs plus ou moins vieux ; par contre, elles manquent vraiment d'organisation, il y a un sens de la visite marqué, mais il ne respecte que très approximativement l'ordre chronologique, on repasse aléatoirement des années '80 à la carte perforée. Et les explications sur les caractéristiques des machines exposées sont un peu sommaires. En ce moment, ils ont une exposition sur le Macintosh, qui expose (quasiment tous ?) les modèles du précurseur (le Lisa) au présent, en passant par le tout premier Mac, le iMac, mais aussi le NeXT : cette exposition est beaucoup mieux organisée, pour le coup.
Par contre, le toit de la Grande Arche n'est guère intéressant pour ce qui est de la vue (bizarrement, elle est presque meilleure depuis la base). Il n'y a que la montée en ascenseur qui vaille le coup de ce point de vue-là. À condition de ne pas avoir le vertige comme moi.
2009-09-19 (samedi)
J'expliquais récemment que ma
formule de téléphonie mobile consistait à prendre une carte prépayée
chez l'opérateur Orange avec l'option le bon
plan
Internet Max : la carte prépayée coûte 50€
pour 4 mois et, si on n'appelle quasiment pas, ce solde suffit à
couvrir le prix de l'option, donc finalement on s'en sort à
12.50€/mois.
Depuis, l'opérateur doit s'être rendu compte que c'était un trop
bon plan, parce que cette option n'est plus proposée pour les cartes
prépayées :
la page
de description de l'offre a gagné
une mention légale cachée option
Internet max à souscrire et valable en France métropolitaine pour tout
client mobile Orange (hors […] mobicarte et cartes
prépayées)
.
Il semblerait que ça ne m'affecte pas (j'avais souscrit à l'option avant cette limitation, donc j'y ai encore droit). Enfin, on le saura quand le renouvellement automatique de l'option se fera.
Je ne sais pas non plus si c'était une erreur de la part d'Orange de proposer cette option (i.e., ils ne s'étaient pas rendu compte que c'était possible, et ils viennent de s'en apercevoir) ou si c'était voulu mais qu'ils ont changé d'avis, ou autre chose. Toujours est-il qu'il n'y a plus maintenant de raison particulière de conseiller cet opérateur.
Addition : Je remarque
sur ce
forum un message posté en avril dernier (donc nettement
avant que moi je souscrive à l'option en question) de quelqu'un qui
rapporte que sur le site Web d'orange, quand il essayait de prendre
l'option Internet Max avec une Mobicarte on lui
répondait : Cette option n'est pas disponible avec votre offre
actuelle.
Visiblement, tout le monde chez Orange ne devait pas
avoir la même idée sur le fait que cette option soit ou non possible
avec une carte prépayée ! J'imagine le chaos que doit être
l'organisation interne d'Orange pour qu'une telle chose soit possible,
des équipes qui ne communiquent pas entre elles, qui ne savent pas ce
que les autres font, etc. (Et mon poussinet de rajouter : pas
étonnant que des gens se suicident…)
Car même si je ne suis pas concerné, un ami me demande conseil pour choisir une formule : quelle est la combinaison, et chez quel opérateur, qui permet d'avoir un accès Internet illimité pour un prix mensuel moyen aussi bas que possible ? On pourra éventuellement discuter selon que l'accès Internet demandé est seulement un accès au Web (ports 80 et 443) ou bien un véritable accès Internet (essentiel des ports TCP ouverts). Pour l'instant, je trouve un forfait bloqué chez Bouygues à 24.90€/mois (mais je soupçonne que c'est un Internet bridé). Y a-t-il moins cher ?
2009-09-17 (jeudi)
J'ai obtenu aujourd'hui le résultat d'un bilan de routine.
Les analyses de sang ont quelque chose de ludique. (Enfin, quand
on est en bonne santé !) D'abord, il faut montrer qu'on est un grand
garçon et ne pas grincer des dents quand on se fait piquer ni tourner
de l'œil quand on se voit prélever quelques centimètres cubes du
précieux liquide. Ensuite, on obtient un joli tableau de chiffres
avec parfois des intitulés barbares
(comme ALAT
ou TSH
3e génération
, ou
encore polynucl. éosinophiles
),
et dans chaque ligne à la fois la valeur à laquelle on a été mesuré et
un intervalle de référence. L'aspect ludique consiste à tomber dans
cet intervalle de référence, et à s'inquiéter quand on n'y est pas
(ma vitesse de sédimentation globulaire pour la 2e heure est un
chouïa trop élevée, ça veut dire quoiiiii ?
, j'ai beaucoup plus
de monocytes qu'à la précédente analyse, c'est significatif ?
— les médecins doivent détester les geeks). Ou encore à
culpabiliser parce que, bien qu'on y soit, c'est de justesse, et qu'on
a quand même beaucoup de cholestérol et de triglycérides (ah oui,
mais j'ai aussi beaucoup de “bon” cholestérol
—
ça mérite quand même un demi-point, non ?) ; l'exploration lipidique,
c'est au bilan sanguin ce que le cours de sport est au bon élève : le
truc où on se rappelle que le corpus sanum, il
faut des efforts de discipline de le garder. Mais globalement, les
analyses de sang sont la panacée de l'hypocondriaque : rien de plus
revigorant de voir que, globalement, tout est normal.
Outre les chiffres eux-mêmes, il y a une certaine magie dans la
découverte des rubriques remplies. Le médecin auquel vous avez
demandé un bilan de routine
vous a tendu une ordonnance remplie
de ces pattes de mouches qui doivent sans doute faire l'objet d'une
année d'études à part entière dans le cycle de la faculté de
médecine : le secrétaire du laboratoire a décodé ces gribouillis sur
son ordinateur et a imprimé des codes-barres que l'infirmier a collés
sur les échantillons — pas moyen à ce stade-là de savoir ce
qu'on mesure au juste. Ce n'est qu'en comparant le tableau à celui
d'il y a deux ans qu'on se rend compte qu'il y a des
différences : tiens, cette fois-ci on ne m'a pas dosé l'ion chlore
ou calcium, ni
la bilirubine,
par contre on m'a fait
la créatinine et
la CRP
.
C'est un peu frustrant quand j'essaie de tout rentrer dans un tableau
pour faire des statistiques avec (ou toute autre activité
d'arithmophile effréné) : il n'y a pas tant que ça de chiffres en
commun entre deux bilans de routine.
Heureusement, une fois prescrite la prise de sang, rien n'interdit
au patient de demander au laboratoire d'ajouter des analyses (et elles
ne seront pas remboursées par la sécu : comme ça on n'a pas la
mauvaise conscience qu'on aurait si on avait essayé d'amadouer le
médecin pour les obtenir sur l'ordonnance, à faire payer la société
juste pour fournir des chiffres rigolos aux yeux d'un geek). J'avais
ainsi fait mesurer mes taux d'urée et d'acide urique et de magnésium
plasmatique (parce qu'il y a aussi le magnésium globulaire, qui ne se
mesure pas en laboratoire de ville, donc on m'avait demandé si c'était
bien le plasmatique que je voulais — j'avais pris un air
parfaitement au courant : oui, oui, plasmatique bien
sûr
).
Par contre, bizarrement, mesurer le pH ne se fait pas : ça m'avait
un peu surpris de l'apprendre, ces gens peuvent vous mesurer le taux
d'une enzyme hyper précise, mais pas la grandeur chimique la plus
basique de toutes. Elle fait partie des gaz du sang
(comme la
quantité de dioxygène dissous), et ça ne se mesure qu'à l'hôpital :
sans doute à la fois parce qu'il faut une métrologie vraiment précise
(le pH sanguin normal reste dans un intervalle de cinq, maximum dix,
centièmes de point, ce n'est pas avec un réactif coloré qu'on va voir
ça) et surtout parce qu'on travaille sur du sang artériel, donc ce
n'est pas juste affaire d'une petite piqûre dans la veine.
Parfois les chiffres de l'intervalle de référence changent entre
deux bilans, aussi : je ne sais pas exactement comment ils sont fixés
ou qui mes mesure, mais c'est un peu perturbant (tiens, la valeur a
baissé, mais maintenant je suis au-dessus de l'intervalle de référence
alors qu'avant non
). Parfois aussi on a des indications bizarres
comme : résultats du calcium abaissés de 6% pour standardisation de
la technique et harmonisation entre laboratoires
(hum, je ne veux
pas dire, mais la quantité de calcium dans le plasma, c'est une
quantité physiquement bien définie, ce n'est pas comme la mesure
arbitraire de l'activité d'une enzyme — pourquoi diable les
labos ne donnaient-ils pas tous des chiffres cohérents ?). Enfin, la
médecine n'est sans doute pas une science exacte…
2009-09-10 (jeudi)
Mon poussinet part demain (à l'aube) pour Bordeaux, où il va commencer une thèse. C'est-à-dire que désormais (ou en tout cas, prochainement) il habitera une partie de la semaine en Aquitaine et une partie de la semaine en Île-de-France (quelle partie exactement, cela reste à déterminer avec l'usage et les besoins de sa recherche !). On se demande comment ça va se passer pour nous d'être célibataires à mi-temps… Mais même si c'est a priori pour trois ans, finalement je suis moins inquiet que quand il était parti au Canada : l'idée de ne pas le voir pendant longtemps était beaucoup plus pénible que l'idée de le voir moins souvent. Après, le temps nous dira comment ça se passera. En attendant, mon poussinet s'est armé d'une clé 3G et de son fidèle téléphone Android : les moyens de communication ne nous manqueront pas.
De leur côté, mes parents partent aussi bientôt, mais dans leur cas c'est pour quelques vacances au Canada (pour y voir là-bas ma famille — c'est-à-dire la famille de mon père).
(Et hop, cinq entrées pour le même jour. Je crois que je n'avais encore jamais fait ça.)
2009-09-10 (jeudi)
Quand je me trouve dans une situation où je n'ai pas fait quelque chose que j'aurais dû, il m'arrive d'avoir une réaction d'autruche. C'est-à-dire, ne plus réagir, et occulter mentalement la question en espérant que « personne ne remarque ». C'est complètement idiot et puéril, mais c'est souvent plus fort que moi. Par exemple c'est souvent le cas pour ce qui est de répondre à un mail : quelqu'un m'envoie un mail, pour une raison ou une autre je ne réponds pas immédiatement, je laisse traîner, et plus je traîne plus je me sens mal à l'aise à l'idée de répondre, donc moins il est probable que je finisse par le faire. Mais en plus, cette attitude idiote peut faire que je vais éviter la personne concernée (de peur qu'elle évoque le sujet), ou que je ne la contacte pas pour tout autre chose. Et il n'y a pas que les mails qui sont concernés par ce phénomène — ça peut devenir une vraie maladie.
D'où les deux graves questions que je me pose : comment faire pour l'éviter (préventivement) et comment guérir le phénomène une fois qu'il s'est installé ? La réponse évidente, c'est de l'ignorer (puisque c'est quelque chose d'auto-entretenu) — mais l'expérience montre que ce n'est pas si facile !
Une autre questio, car je ne suis sans doute pas le seul à souffrir de ce phénomène, c'est comment organiser mes interactions avec d'autres pour leur éviter cet effet autruche.
2009-09-10 (jeudi)
Après je ne sais combien de tentatives, j'avais fini par trouver un
parfum dont j'étais content : Adidas Team Force, à la
fois comme gel douche, déodorant bille, déodorant spray et eau de
toilette. Globalement je n'aime pas trop les eaux de toilette « de
marque » (c'est-à-dire vendues en parfumerie : Calvin Klein, Hugo
Boss, Ralph Lauren, ce genre-là), je trouve que ce sont des odeurs
trop marquées, j'aime porter quelque chose de plus basique (ou
peut-être de plus jeune, je ne sais pas comment dire, et en tout cas
moins cher). Donc a priori plutôt du côté de chez Adidas ou Airness
ou Axe. (D'accord, c'est sans doute aussi un peu un truc d'homo :
Adidas et Airness, ce sont des marques très nettement homo-érotiques,
non ?
) Mais même de ce côté-là, je suis loin d'être
content de tout. Bref, la série Team Force d'Adidas
avait fini par me donner satisfaction.
Et voilà qu'Adidas a l'air d'être en train de la supprimer ! En
tout cas, les déodorants (bille et spray) ne se trouvent plus ni dans
mon Champion Carrefour local ni
dans un ou deux Monoprix que j'ai essayés, l'eau de
toilette à peu près non plus, et je me demande si le gel douche ne va
pas subir le même sort.
C'est con, mais j'ai fini par associer mentalement assez fortement cette odeur à moi-même, ça m'embête vraiment si elle disparaît.
2009-09-10 (jeudi)
Regulus, dans le
contexte, ce n'est pas l'étoile α Leonis, mais c'est une
machine que j'avais achetée vers mars
2005 et qui était hébergée
en colocation
(à Marseille) par Lost
Oasis (enfin, c'est eux qui me fournissaient la
connectivité Internet et qui m'avaient vendu la machine pour
commencer). Elle m'a servi à héberger ce site Web, puis à gérer mes
mails. J'en ai perdu le
contrôle récemment suite à une fausse
manip idiote de ma part (j'ai dû basculer mes mails en urgence sur une
autre machine, la même que celle qui tient le site Web). Comme il
était de toute façon temps de renouveler l'abonnement, j'en ai profité
pour le résilier et pour me faire expédier la machine (histoire de la
réparer et de décider d'un autre endroit où l'héberger) : je l'ai
reçue aujourd'hui. C'est un peu émouvant de toucher pour la première
fois en vrai une machine qui m'appartenait mais que je n'avais jamais
vue !
Maintenant, il faut encore que je décide ce que je vais en faire, c'est-à-dire, chez qui la faire héberger. (La machine qui tient ce site Web étant une Dédibox, je cherche un autre hébergeur, histoire de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier.)
2009-09-10 (jeudi)
J'avais commencé à écrire sur ce blog une entrée un peu longue (comment ça, je fais ça souvent ?), que je n'ai pas eu le temps de finir. Mauvaise idée : quand on commence, on ne finit pas, et du coup on met en attente toute autre chose à écrire. Je devrais changer ma façon de fonctionner.
Allez, pour prouver que je sais aussi écrire des entrées courtes, je vous en offre une flopée toutes datées d'aujourd'hui.
Entries by month / Entrées par mois:
david+www
madore
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