David Madore's WebLog: 2007-12

This WebLog is bilingual, some entries are in English and others are in French. A few of them have a version in either language. Other than that, the French entries are not translations of the English ones or vice versa. Of course, if you understand only English, the English entries ought to be quite understandable without reading the French ones.

Ce WebLog est bilingue, certaines entrées sont en anglais et d'autres sont en français. Quelques-unes ont une version dans chaque langue. À part ça, les entrées en français ne sont pas des traductions de celles en anglais ou vice versa. Bien sûr, si vous ne comprenez que le français, les entrées en français devraient être assez compréhensibles sans lire celles en anglais.

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Entries published in December 2007 / Entrées publiées en décembre 2007:

(mardi)

Eee PC

[Mon Eee PC, ouvert]Pour mon propre cadeau de Noël, je me suis acheté un de ces ultraportables Asus (que j'ai mentionnés récemment), un Eee PC. Inutile que je m'appesantisse sur les caractéristiques matérielles, elles sont données partout : le processeur est un Celeron M à 630MHz (en fait, à 900MHz, mais il est par défaut underclocké à 630MHz par le BIOS) ; l'écran est de 800×480 ; il y a des connecteurs USB2 et Ethernet 100Mbps, des enceintes et un micro intégrés ainsi qu'une webcam et un lecteur de cartes SD et bien sûr un composant Wifi ; le disque dur est en fait un solid-state, ce qui a l'avantage d'éviter une partie mobile et d'assurer plus de résistance aux chocs en contrepartie d'une bien plus faible capacité. J'ai pris le modèle avec 8Go de « disque » et 1Go de RAM. Bref, c'est quelque chose d'intermédiaire entre un jouet (ou une calculatrice ?) et un ordinateur. Logiciellement, c'est un Linux basé sur Xandros (lui-même basé sur Debian) et configuré de façon à cacher autant que possible ce fait aux utilisateurs novices (je pense que le slogan easy to learn, easy to work, easy to play n'est pas trop usurpé mais bon, d'un autre côté, je ne suis pas un utilisateur novice). Le tout pèse moins de 1kg (920g précisément, me dit-on — je n'ai pas vérifié) pour des dimensions de 225mm×163mm×36mm, autrement dit c'est vraiment petit (en gros la moitié d'une feuille A4) ; l'autonomie des batteries est quelque part autour de 3h, mais je n'ai pas encore mesuré précisément (et évidemment ça dépend de ce qu'on en fait, par exemple de si le Wifi est activé ou non, de la luminosité de l'écran, de l'utilisation du processeur, etc.).

Si j'ai bien compris, la chose n'est pas encore en vente en France (j'avoue ne pas comprendre pourquoi ce genre de choses ne sortent pas dans le monde entier simultanément : manifestement la mondialisation a encore du chemin à faire !) et le sera d'ici un ou deux mois. Comme je n'avais ni envie d'attendre (l'utilité de la chose pour moi est notamment de me permettre de me connecter au Wifi des bâtiments de l'ENSTne se situe pas mon bureau, et ça urge un peu) ni envie d'avoir un clavier AZERTY (je déteste ça, même si de toute façon je vais taper à l'aveugle en QWERTY-us), je l'ai commandé depuis Taïwan : il y a des gens qui en vendent sur eBay (i.e., ils les rachètent là-bas et les réexpédient), ça m'a coûté 420€, peut-être un poil plus que le prix auquel ce sera vendu ici (je ne crois pas qu'on sache encore à combien sera le modèle 8Go), mais je ne crois pas avoir fait une mauvaise affaire (mon copain, pendant ce temps, il s'est acheté un VAIO, et ça lui a coûté, hum, plus cher). Par contre, je n'ai pas vraiment de garantie (enfin, il faudrait que je réexpédie à Taïwan, donc bof ; là aussi, je ne comprends pas l'intérêt de ne pas mondialiser ce service).

[Mon Eee PC, fermé]Parmi les choses qui me plaisent bien, il y a la vitesse de boot (une petite trentaine de secondes), et aussi le silence complet. Il y a certes un ventilateur (c'est la seule partie mobile), mais il se déclenche rarement, et tant qu'il ne tourne pas la machine n'émet aucun bruit, et même s'il se déclenche il est relativement discret (en revanche, il est vrai que c'est un bruit peu agréable, une sorte de crin-crin de moustique, et par ailleurs une fois qu'il démarre il ne s'arrête jamais jusqu'à ce qu'on éteigne ou suspende le PC). Et la petitesse et la légèreté, bien sûr, qui sont la raison première d'acheter une telle machine : c'est quand même génial, d'avoir un « vrai » PC de la taille d'un calepin (oui, je connais les Zaurus et les iPaq, merci).

L'intégration logicielle n'est pas mal faite ; et, une fois n'est pas coutume, on a l'assurance que le matériel sera bien supporté par Linux. Attention cependant : Linux n'est pas synonyme de logiciel libre ; par exemple, le pilote Wifi est un Madwifi, ce qui, déjà, veut dire, blurb binaire opaque dans le noyau, mais en plus, ici, le blurb binaire doit être spécialement adapté pour le chipset présent sur la machine… beurk ! (Bon, la partie binaire du driver Madwifi est en train d'être reverse-engineerée, peut-être qu'on finira par avoir un truc propre, mais pour l'instant ce n'est pas le cas.) Même pour ce qui est des trucs assez triviaux dans la distribution (comme le petit programme qui remplace init), Asus n'a pas montré une très grande volonté à donner des sources. Ils ont quand même consenti à le faire pour les choses pour lesquelles c'était (vraisemblablement) légalement obligatoire en raison des termes de la GPL, notamment pour ce qui est des patchs qu'ils ont apporté dans la gestion de l'ACPI, mais, à ce sujet, we are not impressed : même si Asus a fait le matériel, le BIOS, le patch au noyau et le logiciel qui l'utilise, ils ne sont pas foutus de donner l'usage de la batterie à mieux que 20% près, c'est ridicule ! Et puis c'est basé sur une Xandros, distribution dont on ne peut avoir accès aux packages qu'en payant (et qui se prétend incompatible avec Debian alors même qu'ils sont basés dessus — c'est pathétique — mais bon, en pratique, j'ai essayé, installer des packages de Debian marche sans problème).

Je ne veux pas donner l'impression de trop critiquer : dans l'ensemble c'est plutôt bien installé et configuré, on commence dans un mode facile dont les grosses icônes amicales rassureront les plus réfractaires à l'informatique (et aussi ceux qui ont du mal à viser avec le touchpad microscopique), mais on trouve rapidement comment passer dans un mode plus avancé sous lequel on a un KDE configuré pour le Eee et dont je suis très content. (De façon générale, ce wiki donne plein de trucs utiles aussi bien pour les novices que pour les connaisseurs.) L'outil graphique de configuration des réseaux (probablement une sorte de KNetworkManager, je n'ai pas regardé de trop près, mais il a peut-être été revu et corrigé par Xandros) est bien pratique, même pour quelqu'un, comme moi, normalement habitué à taper moi-même mes sudo ifup ppp1 et autres sudo iwconfig ath0 essid LeReseauDuFutur key s:glups — là il suffit de cliquer partout et ça marche. J'ai juste eu un petit problème avec une mise à jour du système d'input methods qui faisait segfaulter Firefox, mais j'ai vite pu corriger en virant le système SCIM (en revanche, pour quelqu'un qui ne connaît pas du tout, si cette mise à jour casse effectivement Firefox, c'est vrai que c'est problématique — apparemment je ne suis pas le seul à avoir eu ce souci).

[Le clavier du Eee PC]Le clavier est peu agréable mais, finalement, eu égard à sa taille, il n'est vraiment pas trop mal : au moins les lettres sont-elles bien placées et d'une taille raisonnable, je ne me plains donc pas trop qu'on leur ait sacrifié la touche control de droite, ou les touches home/end/page-up/page-down (remplacées par des combinaisons avec la touche Fn). Le touchpad, lui, est assez horripilant, mais bon, ça semblait difficile de faire mieux ; Asus le reconnaît implicitement en fournissant avec l'Eee une souris externe. Quant à l'écran, il est forcément très petit, par contre il est bien lumineux et très net. Tout ça donne finalement peu envie de taper des longs textes (par exemple, cette entrée-ci n'a été qu'en toute petite partie tapée sur l'Eee), mais pour regarder un peu le Web, lire son mail ou utiliser la machine comme calculatrice ou que sais-je encore, c'est sans problème.

(Si vous voulez voir largement plus de photos du Eee PC que ce que je mets pour décorer mon article, allez voir ici.)

Malheureusement, le Wifi, on est encore loin d'en trouver partout. Quand on en trouve, il est soit payant (j'enrage du nombre de réseaux qui vous promettent un truc gratuit ou ouvert dans leur ESSID et qui sont en fait une arnaque) et pas par micropaiements soit soumis à des limitations pénibles. (Un réseau purement et simplement ouvert ça n'existe décidément pas : partout vous aurez du NAT, une redirection de votre première page Web vers des conditions à la con, un filtrage pénible, une limitation en temps ou en débit, que sais-je encore.) Et je m'abstiens de commentaires sur ces pathétiques bouffons qui au nom du grotesque principe de précaution (lequel est maintenant dans la Constitution ! quelle blague) ont fait fermer certains des réseaux Wifi gratuits de la mairie de Paris sous prétexte qu'ils auraient eu des migraines : je m'y connais en hypocondrie alors je leur conseille de consulter un psy ou bien de prendre des cours de physique. Bref, le réseau, on ne l'a pas encore partout. (Ou alors il faut acheter une clé 3G : il paraît que ça marche bien même sous Linux ; mais c'est quand même un poil cher pour un débit pas terrible.)

L'idée que j'ai eue alors, c'est de chercher à me faire un outil de lecture offline de Wikipédia (après tout, si j'avais accès à un seul site, ce serait sans aucun doute celui-là). C'est-à-dire, mettre sur une clé USB ou sur le disque du Eee, la plus grande sélection possible d'articles pour pouvoir les consulter même sans connexion réseau sous la main. Pas une idée spécialement originale, mais aucune des solutions qui existent ne me satisfait : ce projet-là a une interface extrêmement agréable, mais une sélection d'articles beaucoup trop limitée pour être d'un quelconque intérêt (surtout eu égard à la place utilisée) ; la solution de ce Monsieur ne me convient pas, au contraire, parce qu'elle ne permet pas vraiment de sélectionner les articles et qu'elle demande trop de ressources (je ne veux pas mettre un serveur Apache avec PHP sur mon Eee !). Je suis en train de chercher à voir ce que je pourrais faire en mettant des dumps de ce genre sur un filesystem comprimé (peut-être du SquashFS, peut-être un truc spécifique à base de Fuse). Je vous tiens au courant si j'arrive à pondre quelque chose d'intéressant.

(lundi)

Les douze saisons de l'année, et les astrologues

À l'épisode précédent j'avais écrit un programme de calendriers. J'ai rajouté quelques fonctionnalités à ce programme, dont la plus importante — mais je n'en parlerai pas plus ici — est une capacité très limitée à lire des fichiers iCal pour ajouter les événements contenus dedans directement sur le calendrier ; j'ai aussi un tout petit peu nettoyé le source et ajouté quelques commentaires, donc il est maintenant vaguement regardable (vous pouvez le télécharger ici, je rappelle).

La version précédente calculait déjà les phases de la Lune (la magie étant due à Astro::MoonPhase, pas à moi) : je me suis dit que ce serait une bonne idée, du coup, d'ajouter aussi les indications des saisons. Donc j'ai commencé par ajouter des formules (venues d'Emacs, qui lui-même les tire de Meeus, Astronomical Algorithms, 1991) pour indiquer le début du printemps, de l'été, de l'automne et de l'hiver (le programme les calcule à une ou deux minutes près, mais n'indique que le jour parce que je n'ai pas trouvé de façon commode de faire figurer l'heure sur le calendrier : c'est donc une réduction assez idiote, vu que le jour ne varie guère que de un ou deux ; mais peu importe). Puis je me suis demandé quel symbole utiliser pour figurer les saisons : je ne voulais pas écrire un mot entier pour des raisons de place et aussi de symétrie avec les phases de la Lune. Je me suis un peu gratté la tête et finalement la réponse m'est apparue de façon évidente : utiliser le signe du Bélier (♈) pour le printemps — ce qui est d'ailleurs assez standard —, celui du Cancer (♋) pour l'été, celui de la Balance (♎) pour l'automne et celui du Capricorne (♑) pour l'hiver. C'est d'autant plus séduisant que ces symboles sont, graphiquement, assez beaux à voir (du moins je trouve).

Forcément, ça donne un petit aspect astrologique au calendrier, et du coup vous devinez la suite : tant qu'à indiquer le début des quatre saisons avec les signes astrologiques qui leur correspondent, autant aller jusqu'au bout et indiquer les douze signes.

J'en profite pour prendre un peu la défense des astrologues. Pas pour leur vaste fumisterie qui est de prévoir l'avenir ou le caractère des gens ou que sais-je encore, avec la position des planètes, mais sur un point très précis concernant la précession des équinoxes. Parce que pour les astrologues, le début du Bélier, disons, c'est précisément l'équinoxe de printemps (pas seulement pour les astrologues, d'ailleurs : le premier point du Bélier, terme qui s'utilise plus en anglais qu'en français, c'est bien l'équinoxe de printemps), et les douze signes du zodiaque sont ensuite une division régulière de l'écliptique (c'est ainsi que le début du Cancer est le solstice d'été, le début de la Balance l'équinoxe d'automne et le début du Capricorne le solstice d'hiver). On se moque souvent des astrologues parce que quand ils disent que le Soleil est dans le Bélier ce n'est pas que le Soleil apparaît dans la constellation du Bélier : mais il faut se dire qu'on a juste choisi le nom de Bélier pour le premier douzième de l'écliptique à un moment où ça correspondait, effectivement, à cette constellation, que depuis les équinoxes ont précessé faisant que le premier point du Bélier (l'équinoxe de printemps, donc) est en fait dans la constellation astronomique des Poissons, mais qu'on a conservé les noms. Ce n'est pas grave : ce sont juste des noms arbitraires pour les douze douzièmes de l'écliptique, pas pour les constellations. (D'ailleurs, l'écliptique coupe treize constellations, pas douze, puisqu'il y a un bout du Serpentaire qui est dessus ; et les douze constellations qui restent ne sont certainement pas également réparties.) Ce n'est pas important, et c'est un reproche idiot à faire aux astrologues (alors qu'il y en a d'autres bien plus pertinent) que d'avoir fixé leurs signes par rapport aux équinoxes plutôt que par rapport aux étoiles fixes : ce n'est pas qu'ils sont ignorants de la précession des équinoxes (enfin, ils le sont peut-être, mais ce n'est pas une preuve), mais plutôt qu'il est raisonnable de considérer le début du signe par rapport à un événement vaguement significatif comme le début d'une saison.

Tout ça pour dire que les douze signes du zodiaque il faut les imaginer comme douze saisons : au lieu de diviser l'année en quatre parties égales (enfin, pas tout à fait égales en temps, mais égales sur l'écliptique), autant rendre hommage à cette tradition et emprunter ces jolis symboles et la diviser en douze (ne dites plus la fin du printemps, dites les Gémeaux). Et mon calendrier figure ces douze saisons à côté des phases de la Lune, des jours fériés français et de tout un tas d'indications geeks comme la date julienne ou diverses dates ISO. Le calendrier David Madore 2008 est ici (par contre, pour les illustrations avec des beaux messieurs nus, demandez ailleurs 😉).

(dimanche)

Fragment littéraire gratuit #105 (dénouement)

Les dénouements sont toujours ce que j'ai préféré écrire : le plaisir de révéler de la façon la plus frappante possible le secret de l'intrigue qu'on a passé des pages et des pages à nouer est ce qui m'a le plus motivé à écrire, et ce qui explique que j'aie généralement donné dans le genre plus ou moins policier. Alors, s'il s'agit d'écrire des fragments, pourquoi se priver ? (Et si je peux en profiter pour glisser quelques énigmatiques références à divers fragments antérieurs, je ne vais pas non plus me priver…)

Qui est-ce ? Comment le connaîtrais-je ?

Tu observes le sourire mystérieux du vice-président du Conseil, te demandant ce qu'il recèle.

Profite de cette pause qui t'est offerte pour méditer sur le sens de cette confrontation. La force du dénouement qui suit peut se mesurer — qu'il me soit permis de le penser — à son économie. Les rebondissements qui ont conduit ton enquête jusque ici, les fils de l'énigme que tu cherches à saisir, les secrets du Conseil dont tu es encore loin de deviner le véritable rôle, et, planant au-dessus de tout ça, la figure du Libérateur, tout cela va trouver sa résolution d'un seul coup, comme le nœud gordien par l'épée d'Alexandre, dans la double révélation qui va t'être faite.

Ardemond attend. Tu le regardes attentivement. Sa figure aristocratique te semble soudainement familière. Tu cherches à te rappeler où tu as vu ce front austère, ces sourcils chenus, ces yeux si bleus, ce sourire à la fois bienveillant et impénétrable… Tu réfléchis à la piste qui a mené à cet endroit, aux indices que tu as découverts et suivis. Voilà qu'on s'approche, qu'on murmure quelque chose à l'oreille d'Ardemond : il va parler et, au même instant, tu comprends tout.

Tu le connais, car c'est ton amant. Mais suis-moi maintenant, car l'agonie de l'Empereur vient de se finir : or il n'a pas de plus proche héritier que toi.

(jeudi)

Petit épisode judiciaire : Guantánamo

Les séries télévisées américaines, qui ont un goût très marqué pour les scènes dans les cours de justice, ont un succès dans le monde entier et notamment en France, donc peut-être que cet épisode-ci, intitulé Boumediene vs. Bush et Al Odah vs. États-Unis d'Amérique, et malheureusement tiré de la vie réelle, suscitera un certain intérêt : le scénario est ici. Peut-être mérite-t-il quelques explications (fournies par la BBC, par exemple). Pour résumer brièvement les épisodes précédents, il s'agit de la bataille livrée pour faire reconnaître à la justice américaine que les prisonniers de Guantánamo ont des droits ; l'affaire est devant la Cour suprême de l'Union qui, dans une décision précédente (Rasul vs. Bush), la Cour avait estimé que le droit d'habeas corpus s'appliquait bien aux prisonniers détenus par les américains à Guantánamo, fussent-ils situés à Cuba : pour tenter de renverser ce jugement, l'administration avait fait voter par le Congrès des modifications au statut d'habeas corpus. Cette fois, les plaignants avancent (je simplifie, et sans doute mal) que comme ce statut est constitutionnel, il ne peut pas être retiré si facilement.

Les arguments détaillés des plaignants (et de la défense, c'est-à-dire de l'administration Bush) sont rassemblés sur cette page : même si on ne s'intéresse pas énormément au droit, ça vaut la peine d'y jeter un coup d'œil. La liste des amici curiæ pour les plaignants est, d'ailleurs, assez impressionnante : le Haut Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l'Homme, près de 400 parlementaires européens, Amnesty International, le barreau américain, d'anciens juges fédéraux américains, d'anciens diplomates américains, des historiens du droit, la liste est longue de ceux qui ont déposé une note pour rappeler poliment aux juges où est le droit. J'espère qu'ils sauront l'écouter, même si je me désole de voir de nouveau que le fait d'être une démocratie (et se prétendre la plus vieille du monde) est loin de vouloir dire qu'on renonce à l'usage de la torture[#] (on pourrait faire une observation sur la France et l'Algérie, là, mais concentrons-nous sur le présent).

En attendant le verdict (qui prendra sans doute plusieurs mois, je ne sais pas pourquoi les juges ont besoin de tellement de temps), on peut lire la transcription des arguments oraux (le lien que j'ai donné plus haut) : je n'ai pas encore fini, mais j'en ai lu seulement la moitié, mais c'est assez fascinant, ça se lit vraiment comme un feuilleton. On voit tout de suite qui sont les gentils (le juge Stevens par exemple) et les méchants (le juge Scalia par exemple), et on se doute de l'homme sur lequel la décision va le plus dépendre (le juge Kennedy). Le suspens est terrible (surtout quand on attend dans cette position, bien sûr).

[#] Ou au sadomasochisme, peut-être ? Qui est quelque chose de très bien, mais seulement à condition que les deux parties soient consentantes.

(lundi)

Θάλασσα! Θάλασσα!

[La Méditerranée vue depuis les calanques]Aujourd'hui, j'ai revu la mer. Ici, précisément. Ça n'a rien de remarquable si ce n'est que (1) ça faisait, si je ne m'abuse, neuf ans jour pour jour que je n'avais pas vu la mer (sauf depuis un avion mais bon… disons alors que ça faisait neuf ans et quelques jours que je n'avais pas touché la mer) et que (2) la dernière fois était pile au même endroit (et à la même occasion : une conférence au CIRM). C'est même le souvenir de cet endroit précis qui m'avait inspiré ce texte.

Je peux même faire mieux qu'un simple lien vers Google local : si vous avec Google Earth, ce fichier KML devrait pouvoir se charger dedans (faire quelque chose comme open file — je ne l'ai pas sous la main pour vérifier) et montrer exactement la promenade que j'ai faite aujourd'hui (exceptés les derniers mètres, où j'ai rangé mon GPS dans ma poche pour des questions d'équilibre). On n'arrête pas le progrès.

(samedi)

Calendriers

J'ai écrit un petit programme Perl qui produit des calendriers (français) comme celui-ci pour 2008. C'est encore très loin de ce que je veux faire au final (notamment : lire un fichier iCalendar contenant mes propres activités, et les afficher joliment sur le calendrier), mais c'est déjà vaguement intéressant en soi. Comme j'ai une tendance marquée à ne jamais finir les choses que je commence, il vaut peut-être mieux que je n'attende pas que ce programme soit fini pour le signaler. ☺

Le source est ici (considérez que c'est dans le domaine public, je l'écrirai explicitement dans une version ultérieure) : j'utilise Cairo (et Παν語) pour la sortie graphique, et Astro::MoonPhase pour les phases de la Lune (par contre, je n'ai pas trouvé de truc simple qui calcule les dates des saisons, c'est dommage… je regarderai quelles sont les formules utilisées par Emacs). Et sinon, mon programme est extrêmement moche et pas du tout commenté, mais bon, ça aussi j'espère corriger dans une version ultérieure (famous last words).

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