David Madore's WebLog: Fragment littéraire gratuit #105 (dénouement)

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(dimanche)

Fragment littéraire gratuit #105 (dénouement)

Les dénouements sont toujours ce que j'ai préféré écrire : le plaisir de révéler de la façon la plus frappante possible le secret de l'intrigue qu'on a passé des pages et des pages à nouer est ce qui m'a le plus motivé à écrire, et ce qui explique que j'aie généralement donné dans le genre plus ou moins policier. Alors, s'il s'agit d'écrire des fragments, pourquoi se priver ? (Et si je peux en profiter pour glisser quelques énigmatiques références à divers fragments antérieurs, je ne vais pas non plus me priver…)

Qui est-ce ? Comment le connaîtrais-je ?

Tu observes le sourire mystérieux du vice-président du Conseil, te demandant ce qu'il recèle.

Profite de cette pause qui t'est offerte pour méditer sur le sens de cette confrontation. La force du dénouement qui suit peut se mesurer — qu'il me soit permis de le penser — à son économie. Les rebondissements qui ont conduit ton enquête jusque ici, les fils de l'énigme que tu cherches à saisir, les secrets du Conseil dont tu es encore loin de deviner le véritable rôle, et, planant au-dessus de tout ça, la figure du Libérateur, tout cela va trouver sa résolution d'un seul coup, comme le nœud gordien par l'épée d'Alexandre, dans la double révélation qui va t'être faite.

Ardemond attend. Tu le regardes attentivement. Sa figure aristocratique te semble soudainement familière. Tu cherches à te rappeler où tu as vu ce front austère, ces sourcils chenus, ces yeux si bleus, ce sourire à la fois bienveillant et impénétrable… Tu réfléchis à la piste qui a mené à cet endroit, aux indices que tu as découverts et suivis. Voilà qu'on s'approche, qu'on murmure quelque chose à l'oreille d'Ardemond : il va parler et, au même instant, tu comprends tout.

Tu le connais, car c'est ton amant. Mais suis-moi maintenant, car l'agonie de l'Empereur vient de se finir : or il n'a pas de plus proche héritier que toi.

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