David Madore's WebLog: Parks & Gardens

This WebLog is bilingual, some entries are in English and others are in French. A few of them have a version in either language. Other than that, the French entries are not translations of the English ones or vice versa. Of course, if you understand only English, the English entries ought to be quite understandable without reading the French ones.

Ce WebLog est bilingue, certaines entrées sont en anglais et d'autres sont en français. Quelques-unes ont une version dans chaque langue. À part ça, les entrées en français ne sont pas des traductions de celles en anglais ou vice versa. Bien sûr, si vous ne comprenez que le français, les entrées en français devraient être assez compréhensibles sans lire celles en anglais.

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(samedi)

Quelques nouvelles en vrac (chronologie et géographie)

Je peux commencer cette entrée en recopiant presque verbatim quelques passages de celle-ci que j'écrivais il y a à peine plus d'un an :

J'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog que je préférais éviter d'écrire des billets dont le seul contenu est essentiellement de dire je suis toujours vivant (et je n'ai rien d'autre à dire), mais comme cela fait vraiment longtemps que je n'ai rien écrit, je vais quand même faire une exception et signaler que je suis toujours vivant (et je n'ai pas décidé de mettre un terme à ce blog, ni quoi que ce soit de ce genre). Je suis juste encore plus débordé que d'habitude.

Le truc avec le temps c'est qu'il se fragmente mal : on peut facilement se retrouver avec plein de petits bouts de temps libre, mais ces petits bouts sont inutilisables parce que chacun est trop court pour faire quelque chose de productif.

(Et comme quelqu'un me signalait en commentaire de cette entrée-là, il y a des activités qui ne prennent que la moitié de votre temps — à savoir une minute sur deux. J'aime beaucoup la comparaison.)

Le fait que ça arrive à la même période de l'année n'est pas un hasard : je donne des cours à Télécom ParisPloum en première année et en deuxième année, et comme les années sont gérées de façon complètement indépendantes, ces cours ont lieu sur des périodes qui se chevauchent : mes cours en première année touchent à leur fin mais ceux en deuxième année ont déjà commencé. Or à la fin d'un cours il peut y avoir un sujet de contrôle à préparer, et des copies à corriger ; et au début d'un cours il faut réfléchir à la manière de l'organiser[#], chose qu'on aurait dû faire longtemps avant mais pour laquelle on s'y prend évidemment toujours à la dernière minute (je ne prétends pas que ce ne soit pas de ma faute, donc). Et ce n'est pas comme si les autres choses chronophages cessaient pour autant[#2].

[#] Surtout quand, comme c'est le cas de mon cours de géométrie algébrique, enfin, de courbes algébriques, on se demande chaque année comment diable présenter quelque chose de rigoureux mais néanmoins digeste pour des étudiants en école d'ingénieurs qui ne savent pas grand-chose en algèbre (et notamment pas ce qu'est un produit tensoriel) ; par exemple, ni cette approche ni celle-ci n'a été une bonne idée.

[#2] À titre d'exemple, je racontais dans cette entrée que j'avais demandé par erreur ma mutation du régime fonctionnaire au régime général de la Sécurité sociale : j'espérais avoir attrapé l'erreur à temps en envoyant immédiatement une lettre à la CPAM pour les prier d'ignorer cette demande de mutation, mais évidemment, ça n'a pas été le cas, et trois mois plus tard je reçois une lettre de la CPAM me souhaitant la bienvenue chez eux et une lettre de la MGEN m'informant qu'ils se dessaississent de mon cas, donc j'ai de nouveau dû perdre du temps à constituer un dossier à joindre à une nouvelle lettre pour essayer de rétablir la situation.

Écrire une entrée de blog me demande non seulement du temps, mais aussi du temps sous forme contiguë : à chaque fois que je travaille une entrée et que je ne la finis pas, l'agacement de devoir faire des changements de contexte mentaux pour m'y mettre fait que ma motivation à la travailler diminue d'autant — et c'est souvent à cause de ça que des choses que je commence peuvent s'embourber dans les marais de l'inachèvement permanent. J'ai en tête (enfin, en matière de tête, plutôt un fichier memepool.txt) toutes sortes de choses dont je pourrais parler et dont je voudrais parler, mais il est sacrément plus facile d'ajouter des choses à la liste que de les en évacuer : si je commence à écrire une introduction au topos effectif, par exemple (ce qui fait partie des choses dont j'aimerais dire un mot), je sais très bien que mon intention d'écrire un texte court va être un nouvel échec critique… (Ceci dit, je dois avouer que l'entrée précédente sur la logique linéaire a été un chouïa moins interminable que je ne le craignais.)

Twitter est, à cet égard, à double tranchant : d'un côté, il est très difficile d'arriver à commencer un tweet et de ne pas trouver le moyen de le finir (ça m'est quand même arrivé — si, si). De l'autre, en me fournissant un exutoire pour tout ce qui peut se dire en peu de mots, il nourrit ma tendance malheureuse — et dont je n'arrive pas à me défaire — à considérer que je ne peux/dois/sais écrire dans mon blog que des textes longs[#3].

[#3] Prétérition : supposons que je veuille signaler le fait — dont je ne me suis rendu compte que récemment — qu'on peut étiqueter de façon élégamment symétrique les dix points et les dix droites de la configuration de Desargues (c'est-à-dire les dix points et dix droites qui interviennent dans l'énoncé du théorème de Desargues) par les 10 choix de deux éléments parmi {1,2,3,4,5} (un point étant situé sur une droite lorsque les ensembles de cardinal 2 qui les étiquettent sont disjoints). Si je raconte ça sur Twitter, je vais arriver à être succinct et m'en tirer en quelques tweets. Si je raconte ça sur mon blog, je vais me sentir inexplicablement obligé de faire un brain dump de toutes sortes de choses inutiles sur le théorème de Desargues, par exemple qu'il n'est pas valable dans le plan projectif octonionique, ou qu'il est une conséquence du théorème de Pappus mais que le contraire n'est pas vrai ; puis je vais parler des configurations (n3) puisque Desargues fournit un (10₃) et Pappus un (9₃) je vais commencer à dire qu'il y a un (8₃) essentiellement unique mais pas sur n'importe quel corps et un (7₃) idem, puis je vais digresser sur Cremona-Richmond qui est un magnifique (15₃), et là j'en viendrai à parler des droites sur la surface cubique ; et si j'en viens à évoquer le très joli texte de Cremona de 1877 (Teoremi stereometrici dai quagli si deducono le proprietà dell'esagrammo di Pascal, Reale Accademia dei Lincei) dans lequel il explique comment déduire le théorème de l'hexagone de Pascal, qui est une généralisation de celui de Pappus, de la considération judicieuse d'une surface cubique avec un point double ordinaire de type (A₁), et que les 60 points de Kirkman de l'hexagramme mystique forment 6 configurations de Desargues (une par pentade sur les six points de l'hexagone) et comment il faut les étiqueter, je n'en aurai jamais fini ! Rien qu'en écrivant cette prétérition j'en ai dit plus que ce que je pensais, alors imaginez si j'écrivais vraiment une entrée sur le sujet…

Entre autres activités chronophages, j'en suis toujours à essayer d'apprendre à manier une moto. (Peut-être que si j'avais su que ç'allait être aussi long, je n'aurais pas essayé de passer le permis A2, mais maintenant qu'il commence, à force de progrès logarithmiques, à devenir plausible que je puisse éventuellement à terme pouvoir envisager d'imaginer le présenter, autant aller jusqu'au bout.) L'an dernier, donc, j'étais un peu dans le même cas s'agissant d'apprendre à conduire une voiture : ça va bientôt faire un an que j'aurai passé le permis B — j'ai l'impression que ça fait une éternité.

Je me disais justement l'autre jour que le fait d'avoir passé le permis m'a au moins fait progresser sur une chose, c'est ma connaissance de la géographie de l'Île-de-France. Parce que, avant, en bon Parisien-qui-n'a-même-pas-le-permis, mon savoir en la matière s'arrêtait très distinctement au boulevard périphérique : mon poussinet et moi passions nos week-ends à nous promener dans Paris et n'allions que très exceptionnellement nous aventurer dans les contrées barbares qui s'étendent au-delà du pomerium. Bon, comme j'ai grandi à Orsay, je savais quand même situer les communes de la vallée de Chevreuse, mais c'est à peu près tout. Maintenant que le poussinet s'est acheté une voiture et que nous sommes passés résolument dans le club des vilains pollueurs (enfin, le week-end), nos terrains de balade se sont beaucoup élargis et j'ai une idée nettement plus précise de comment s'agencent les communes et les routes de ma région natale.

Il y a un sentiment que j'aime beaucoup (et qui mériterait peut-être à figurer dans le le Dictionary of Obscure Sorrows), c'est le petit déclic mental qui se produit quand je réussis enfin à correctement situer géographiquement un endroit que je connais, par exemple un endroit où je suis souvent allé quand j'étais petit, ou encore quand je me rends compte que tel endroit que je connaissais est à côté de tel autre et que je ne m'en étais pas rendu compte (voir aussi la note #6 ci-dessous). C'est un déclic de clarté un peu semblable à celui que j'aime tellement quand j'ai la réponse à une énigme ou à un problème de maths qui me plaît. Or il y a quantité d'endroits en Île-de-France où je suis passé quand j'étais petit, des trajets que j'ai faits en voiture[#4] avec mes parents, peut-être même à de nombreuses reprises, et que je ne pouvais absolument pas situer, et c'est une grande satisfaction pour moi de pouvoir enfin les situer correctement sur une carte, ou d'aller mettre les pieds à un endroit que je n'avais vu qu'en passant en voiture[#5].

[#4] Quand on va d'Orsay à Paris en voiture, outre qu'il y a principalement deux trajets possibles (via la N118 pour atteindre le pont de Sèvres et l'ouest de Paris ou via la A10+A6 pour rejoindre le sud), il y a aussi toutes sortes d'endroits où il faut faire des choix, c'est-à-dire se placer sur la bonne voie, même si certains de ces choix sont sans importance (par exemple, il y a deux branches de la A6, la A6a et la A6b, mais il y a en fait toutes sortes de moyens de passer de l'une à l'autre). J'avais plus ou moins inconsciemment mémorisé ces choix, mais je comprends enfin maintenant où mènent les différentes branches possibles à chaque endroit, et aussi à quoi ressemblent les endroits que la voie rapide traverse. • TODO : écrire quelque chose sur l'interconnexion entre la A86 et la A6, qui n'est que partielle, et ce qu'il faut faire pour chaque combinaison possible entre une direction d'où on vient et une direction où on veut aller.

[#5] À titre d'exemple, je suis passé plein de fois à cet endroit en voiture avec mes parents (quand nous allions depuis Orsay rendre visite à des amis qui habitaient Sèvres) : à gauche, Bièvres et la vallée du même nom, à droite, la forêt de Verrières. Il y a trois semaines, le poussinet et moi sommes allés nous promener dans la forêt de Verrières, et j'ai pu regarder ce même endroit depuis un autre point de vue — c'était presque une épiphanie géographique.

À cet égard, je regrette, quand j'ai préparé le permis lui-même, de ne pas avoir fait plus attention aux endroits par où je passais pendant les leçons (j'aurais pu, par exemple, mettre mon téléphone en mode enregistrement GPS pour garder trace des trajets). Au début, nous allions le plus souvent au cimetière de Chevilly-Larue, j'ai pu reconstituer de mémoire les trajets aller et retour typiques[#6], et encore, avec quelques hésitations ; j'ai pu retrouver quelques autres endroits qui m'avaient marqué, par exemple ici où il faut penser à clignoter à gauche puisqu'on ne peut pas continuer tout droit (en fait, j'ai beaucoup circulé à l'Haÿ-les-Roses), mais il y a aussi plein d'autres endroits où je suis passé pendant mes leçons de conduite, dont j'ai gardé une mémoire visuelle mais que je ne sais plus replacer sur la carte.

[#6] Même sur ce tout petit trajet, j'ai eu l'occasion, en le reconstituant sur Google Maps, de faire une petite découverte géographique : l'endroit où le trajet aller et le trajet retour se croisent n'est pas, en fait, un vrai croisement, il y a un pont à Arcueil où nous passions au-dessus à l'aller et en-dessous au retour, et je n'avais pas du tout fait le lien entre ces « deux » endroits.

Quand je préparerai l'épreuve de circulation du permis moto (enfin, espérons que ça finisse par arriver !), j'essaierai de penser à enregistrer les trajets par GPS.

Pour revenir à la géographie francilienne, mon poussinet et moi avons entrepris de faire le tour des forêts, histoire de changer un peu des parcs et jardins plus aménagés :

Forêt de Fontainebleau (du côté de la Croix du Calvaire)
Forêt de Meudon
Forêt de Montmorency
Forêt de Compiègne (du côté du belvédère des Beaux Monts) (d'accord, techniquement, ce n'est pas en Île-de-France)
Forêt de Sénart
Domaine et forêt de Marly
Forêt de Saint-Germain-en-Laye
Forêt de Montmorency
Forêt de Rambouillet (du côté des étangs de Hollande)
Forêt des Fausses Reposes
Forêt de Verrières
Forêt de Meudon
Haute Vallée de Chevreuse (du côté de Port-Royal-des-Champs)
Forêt de Fontainebleau (du côté du Mont d'Ussy)
Haute Vallée de Chevreuse (abbaye des Vaux-de-Cernay)
Forêt de la Malmaison

Comme je le disais dans cette entrée passée après avoir visité les forêts de Marly et Louveciennes, j'ai tendance à penser une forêt c'est une forêt, et en Île-de-France elles doivent toutes se ressembler (ou sinon, être aussi variées d'un point à l'autre de la même forêt qu'entre deux forêts de la région), mais en fait non, il y a vraiment des différences, même si je n'arrive pas bien à mettre le doigt dessus, dans les essences représentées (je suis complètement nul en botanique donc je ne saurai pas être plus précis), dans la densité d'arbres, dans le relief, dans le type de sol, etc. — j'aurais pu ajouter : dans le fait que la forêt soit exploitée ou non et dans les coupes qui y ont été faites (et qui jouent sur l'âge des arbres). La forêt de Fontainebleau ne ressemble vraiment pas aux autres dans ma liste ; à l'inverse, il faut admettre que les forêts de Meudon, des Fausses Reposes, de Verrières et de la Malmaison se ressemblent beaucoup, c'est normal, elles sont très proches géographiquement, mais même là il y a des différences ; ceci étant, je les confonds déjà un peu dans ma tête donc je ne pourrais pas faire un petit guide (ça doit aussi dépendre des endroits que nous avons visités, et, de façon cruciale, de la saison où nous sommes passés puisque évidemment on n'a pas la même impression d'une forêt en mai, en octobre ou en février).

Quant à l'abbaye des Vaux-de-Cernay, je mentionne qu'on peut y prendre le brunch dans la salle capitulaire : c'est cher, mais pour un bon repas dans le cadre exceptionnel, je trouve que ça vaut le coup. (Quelques photos ici sur Twitter.)

Sinon, dans un genre nettement moins bucolique que Cernay, la semaine dernière, le poussinet et moi sommes allés jeter un coup d'œil (de l'extérieur !) au poste de transformation électrique de Villejust, sans doute un des plus gros de France (voire d'Europe ?) : il s'agit d'un des postes de transformation de la boucle ceinturant Paris à 400kV (et soutenant une seconde ceinture à 225kV plus proche de la capitale) : si on a comme moi une certaine fascination pour l'électricité de puissance, c'est assez impressionnant à voir — que ce soient les rangées d'isolateurs dans le poste lui-même ou les alignements de câbles qui y conduisent. (Quelques photos ici sur Twitter.) C'est d'ailleurs facile de localiser ce poste sur une carte ou dans la réalité : chercher où convergent un nombre faramineux de lignes à haute tension !

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(mardi)

Quelques nouvelles en vrac

[Le poussinet devant l'étang de Chèvreloup]Je suis surpris de ne jamais encore avoir parlé dans ce blog de l'arboretum de Versailles-Chèvreloup, qui est pourtant un endroit tout à fait remarquable. Un arboretum, ce n'est pas vraiment un parc d'agrément (sauf celui de la Vallée-aux-Loups — juste à côté de la maison de Chateaubriand —, que j'aime aussi beaucoup, mais qui tient plus du jardin d'agrément que de l'arboretum), mais ce n'est pas non plus une forêt : c'est une sorte de juste milieu entre les deux, et j'aime bien m'y balader en faisant semblant de combler mon ignorance profonde sur les espèces végétales. L'arboretum de Chèvreloup est vraiment très grand (200 hectares) : jusqu'à récemment, seul un quart en était ouvert au public, mais maintenant on peut tout visiter.

Mon poussinet et moi avons visité deux fois (le et le , sachant que l'arboretum n'est ouvert que du 1er avril au 15 novembre), les deux fois il faisait un temps pourri, mais nous avions tout le parc pour nous tout seuls. (Je ne sais pas combien c'est fréquenté en temps « normal », mais là, c'était vraiment désert.) Et nous avons vraiment trouvé ça magnifique. Je recommande donc chaudement. Avec le principal bémol que c'est vraiment merdique d'accès en transports en commun !

En revanche, tant que j'y suis à parler d'arboreta, je ne recommande pas celui de Paris (dans le bois de Vincennes) : il n'a aucun intérêt et sert juste d'espace de pique-nique quand il fait beau. Si on est dans le coin et qu'on aime les beaux jardins, en revanche, il faut visiter ceux de l'école du Breuil, juste en face (dont dépend en fait l'arboretum), et qui sont, eux, impressionnants à voir au printemps ou en été.

[Un chevreau au Potager des Princes à Chantilly]

[Le poulailler du Potager des Princes à Chantilly]

[Le paon albinos du Potager des Princes à Chantilly]

[Les poneys du Potager des Princes à Chantilly]

[Des oies au Potager des Princes à Chantilly]

[Des chèvres naines au des Princes à Chantilly]

[Des cochons nains au Potager des Princes à Chantilly]

[Le jardin potager du Potager des Princes à Chantilly]

Samedi nous sommes allés à Chantilly visiter un petit jardin distinct du parc du château, et que nous avions raté lors de notre précédente visite : le Potager des Princes (autrefois parc de la Faisanderie). C'est plus un parc animalier pour enfants (style ferme pédagogique), et évidemment, en cette saison, c'est plus la faune que la flore qui présentait un intérêt, mais en tout cas, c'est mignon tout plein. Là aussi, le mauvais temps faisait que le poussinet et moi avions le jardin pour nous tout seuls.

Tant que j'y suis à parler de fermes pédagogiques, il y en a un certain nombre qui apparaissent dans Paris (il y a par exemple maintenant des chèvres naines et des moutons d'Ouessan au parc Kellermann), mais si on veut voir des animaux qui ne soient pas nains et qui ne soient pas là juste pour amuser les enfants, il y a la ferme de la Bergerie nationale de Rambouillet qui se visite.

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(lundi)

Des vacances, et encore des jardins et châteaux (Fontainebleau et Maintenon)

Il faut peut-être que je crée une nouvelle catégorie dans ce blog pour les visites de jardins et de châteaux et pour les entrées où je m'amuse avec la fonction « panorama » de mon Android : après Vaux-le-Vicomte, Champs-sur-Marne et Villarceaux, Chantilly et Provins, nos visites périfanciliennes ont été mises en pause parce que le poussinet est allé visiter la montagne magique du côté de Crans-Montana (dans le Valais, en Suisse), où je l'ai brièvement rejoint dans un chalet (appartenant à une amie de sa grand-tante) dont la vue depuis notre chambre sur la vallée du Rhône, il faut l'admettre, portait assez loin :

[Panorama depuis Crans-Montana]

Nous avons aussi eu l'occasion de visiter Lausanne sur le chemin de mon retour à Paris :

[Panorama de Lausanne]

(Décidément, je ne me lasse pas de la géométrie escherienne que crée cette fonction panorama.)

Ensuite, mon poussinet est rentré à son tour, et nous avons visité le parc du château de Breteuil (Yvelines, Île-de-France), qui contient un certain nombre de beaux arbres, tels ce magnifique Fraxinus excelsior dont la hauteur gigantesque (qui dépassait le champ vertical de mon appareil photo quelle que fût la manière dont je le tinsse) m'a fait comprendre pourquoi les anciens scandinaves pensaient qu'Yggdrasil reliait le ciel et la terre :

[Panorama du parc du château de Breteuil]

(Ça ne se voit pas sur la photo, mais il y a une belle pente entre le point d'où la photo est prise et la base de l'arbre.)

Puis mon poussinet a de nouveau fui dans les Alpes, cette fois-ci près du col du Mont-Cenis :

[Panorama du lac du Mont-Cenis]

Il a essayé de me faire faire le tour du lac quand je suis venu le voir, mais j'ai eu le vertige alors nous avons abandonné (et sommes allés, à la place, prendre une glace en Italie en voiture). Il faut dire que je ne suis vraiment pas fait pour la montagne : quand ça monte, je fatigue, quand ça descend, mes articulations se plaignent, et quand on suit une ligne de niveau, j'ai le vertige. Mais on a quand même trouvé une promenade en forêt qui ne m'a pas trop déplu, celle que j'ai mentionnée ici, et dont les passages dégagés avaient une belle vue :

[Panorama depuis Extravache]

Puis le poussinet est de nouveau rentré sur Paris et nous avons pu reprendre nos explorations de parcs et jardins.

*

La semaine dernière, nous avons visité Fontainebleau. C'était un peu un échec : nous sommes arrivés à pour nous entendre dire qu'il était trop tard pour visiter le château ; du coup nous nous sommes rabattus sur les jardins, dont mon poussinet a vérifié sur le site web qu'ils fermaient à 19h. Mais en fait, il y a trois jardins (le jardin anglais, le jardin de Diane et le grand parterre) sans compter le parc[#] et, bien sûr, la forêt autour ; nous avons gardé le jardin anglais pour la fin sans raison particulière, et nous sommes rendus compte trop tard qu'il y avait une petite note qui disait que les jardins fermaient à 19h mais que le jardin anglais fermait une heure plus tôt. (Je déteste les horaires qui écrivent quelque chose comme fermeture à 22h, dernière entrée 30min plus tôt au lieu d'être honnête et de dire fermeture 21h30, possibilité de rester encore 30min pour ceux qui sont déjà entrés ; en l'occurrence, ils auraient dû dire que les jardins fermaient à 18h et le grand parterre une heure plus tard.) Heureusement, le parc, lui, ne fermait pas, pas plus que la forêt :

[Panorama depuis Fontainebleau]

[#] La distinction entre parc et jardin n'était pas claire pour moi, mais apparemment les gens utilisent parc pour quelque chose de moins soigné qu'un jardin et dont l'entrée est souvent moins contrôlée.

Hier, nous sommes allés au château de Maintenon (en Eure-et-Loire, un tout petit peu au-delà de l'Île-de-France). Les jardins sont petits mais c'est impressionnant à quel point ils sont manucurés :

[Panorama des jardins du château de Maintenon]

Tout autour du parterre il y avait de la sauge bleue (Salvia farinacea) qui avait un succès incroyable auprès des bourdons en tous genres, et même quelques xylocopes violets (Xylocopa violacea — bon, je ne suis pas certain de l'espèce, ils ne restaient pas longtemps au même endroit, mais au moins des abeilles charpentières), une bestiole vraiment impressionnante par sa taille.

Au fond, il y a les ruines de l'aqueduc de Maintenon qui, si ce n'était le temps ensoleillé, auraient semblé tout droit sorties d'un tableau de Caspar David Friedrich.

Enfin, hier, nous nous sommes promenés dans la forêt de Meudon, en finissant par la terrasse juste en-dessous de l'observatoire, d'où on a une très jolie vue sur Paris :

[Panorama depuis la terrasse de Meudon]

(Cliquez sur n'importe laquelle des images précédentes pour zoomer un peu. Seulement un peu parce que, de toute façon, l'optique de mon téléphone n'est pas terrible, donc ça n'aurait pas beaucoup de sens de mettre une haute résolution. A priori j'avais l'intention de faire un peu de magie HTML/CSS/JavaScript qui charge initialement l'image en basse résolution en taille doublée puis, dès que l'image devient visible, charge l'image plus grande, mais j'ai reculé d'horreur devant la difficulté d'accomplir quelque chose d'aussi simple avec les technologies Web qui comme d'habitude ont l'air de permettre de faire tout et n'importe quoi sauf la chose évidente que tout le monde va vouloir faire — donc j'ai renoncé et il faut cliquer comme au bon vieux temps du Web 0.01.)

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(samedi)

Nouvelles balades à Chantilly et Provins, et histoires de voitures

Après Vaux-le-Vicomte, Champs-sur-Marne et Villarceaux, les aventures horticopalatines(?) de Ruxor et du poussinet à la recherche des « jardins remarquables » nous ont menés le week-end dernier à Chantilly (en consentant exceptionnellement à quitter notre pays d'Île-de-France). Le château est joli à voir de l'extérieur, très peu notable de l'intérieur, mais le parc est effectivement remarquable : il y a des parterres organisés par Le Nôtre pour un jardin à la française, certes moins magnifique que celui de Versailles et moins bien conservé que celui de Vaux, et dont les jeux d'eau restants sont peu impressionnants, mais qui demeure néanmoins un beau morceau ; mais ce qui fait surtout l'intérêt de ce parc de Chantilly est une certaine diversité, puisque ce jardin à la française du XVIIe se fond, côté ouest, [L'Île d'Amour du parc de Chantilly]en un jardin à l'anglaise du XIXe, et côté est, en un « petit parc » boisé très agréable et un « jardin anglo-chinois » (sic, mais le caractère chinois n'est vraiment pas évident) du XVIIIe avec un hameau potemkine qui a apparemment inspiré celui de Marie-Antoinette à Versailles. Le petit parc contient aussi, un peu caché, un jeu de l'oie grandeur nature, que nous n'avons malheureusement pas eu le temps d'explorer complètement parce que si on veut suivre la spirale complètement, même sans jouer suivant les règles, c'est vraiment long.

Ma visite des jardins a malheureusement été en partie gâchée par l'intervention d'un prédateur aérien des humains, sans doute de l'espèce Culex pipiens, en tout cas d'une famille de bestioles qui m'aiment notoirement beaucoup.

Mon poussinet nous avait pris une chambre pour la nuit à l'Auberge du Jeu de paume, labelisé Relais & Châteaux, ce qui n'était sans doute pas une bonne idée parce qu'il est dangereux de prendre goût au luxe.

Mais ce que je regrette surtout à Chantilly est que nous avons réussi à rater le Potager des Princes, un jardin juste à côté du parc du château, lui aussi étiqueté « jardin remarquable », mais auquel nous n'avions pas fait attention parce qu'il est séparé du domaine lui-même même s'il en faisait historiquement partie : les gens qui ont fait le plan du parc affiché partout sont quand même assez salauds de ne pas du tout le faire figurer, même pas avec une légende « autre endroit remarquable » ou quelque chose de ce goût.

Hier soir nous avons passé la nuit à Provins[#] (à la Demeure des Vieux Bains, beaucoup plus familiale que l'Auberge du Jeu de paume à Chantilly, mais également très confortable). La ville historique ressemble beaucoup à un parc d'animations thème médiéval, ce qui ne me branche pas plus que ça ; elle a comme thème secondaire la rose, ce qui ne me branche pas non plus tant que ça, mais du coup, il y a [Roses Velasquez dans la roseraie de Provins]une roseraie qui, même si on n'est pas passionné par les roses, est un jardin (étiqueté « remarquable », donc) incroyablement manucuré et qui justifie à lui seul qu'on aille visiter Provins, surtout qu'il y a aussi là un salon de thé merveilleusement relaxant. Enfin, tout ça aurait été merveilleusement relaxant s'il n'y avait pas une fois de plus un salaud de culcidé qui voulait profiter du sang de Ruxor comme le Ruxor voulait profiter de son thé à la rose.

Sinon, même si les vieilles pierres moyenâgeuses ne me branchent pas tant que ça, elles ont un intérêt, c'est que les gens à cette époque aimaient bien construire des villes à des endroits d'où on voit loin, et la vue depuis la tour César[#1b] sur la c(h)ampagne alentours n'est pas mal du tout, ainsi que depuis les remparts, d'où nous avons observé un magnifique coucher de soleil hier soir. Dans la foulée, nous nous sommes dits que nous allions aussi regarder les planètes. En fait, l'idée était surtout de voir Mercure, parce que je n'ai jamais réussi à voir Mercure. Grâce aux excellentes applications Sky Map et PlanetDroid, nous savions en principe où était chaque planète (alignement par rapport aux autres astres, élévation en degrés au-dessus de l'horizon, azimut par rapport aux points cardinaux ou par rapport au point de coucher du soleil, magnitude apparente, bref, tout ce qu'on pouvait vouloir savoir), mais malgré ça, nous n'avons réussi à localiser que Vénus (qui se couchait plus tard que le Soleil) et Jupiter (culminant au moment où le Soleil se couchait), et même ça n'a pas été facile ; Mercure, qui était à peu près pile mi-chemin entre Vénus et le Soleil, ainsi que Saturne, en train de se lever, ont résisté à nos tentatives pour les trouver, sans que nous parvinssions à savoir si c'était parce qu'elles se cachaient derrière les nuages ou parce qu'il ne faisait pas encore assez noir pour que la magnitude 0 devienne discernable, surtout avec mes yeux de myope — ou simplement parce que nous étions nuls.

[#] Provins qui, administrativement, est en Île-de-France, même si historiquement elle faisait partie de la Champagne, jusqu'à ce que cette dernière intègre (en partie ?) le domaine royal par la dot apportée par Jeanne de Navarre (et de Champagne) lors de son mariage en 1284 au futur Philippe IV le Bel. Mais j'entends des histoires contradictoires sur le fait que l'actuelle limite entre l'Île-de-France et la Champagne ait un rapport avec cette histoire ancienne ou soit simplement le fruit de hasards administratifs bien plus tardifs. (Y a-t-il eu une différence entre le sort de Provins et celui de Troyes lors de ce mariage ?)

[#1b] (Ajout) Soit dit en passant, la tour en question a un escalier à vis orienté selon la main droite, ce qui met en doute l'idée que les escaliers des ouvrages défensifs étaient toujours orientés selon la main gauche.

Sinon, ces différentes excursions me donnent l'occasion de continuer d'apprendre à conduire[#2], et d'apprendre toutes sortes de choses que je n'ai pas apprises à l'auto-école soit parce que ce n'était pas le lieu soit parce qu'il n'y avait pas vraiment le temps. Par exemple, comment sortir la tuture du poussinet du garage de notre immeuble, ce qui est assez technique (parce que la tuture est large et que la montée est biscornue). [Courbe bouchons en Île-de-France observé par Sytadin.fr]Ou comment profiter d'un match de la coupe du monde de foot où la France joue, parce que les routes deviennent soudainement beaucoup plus vides, ce qui nous a permis de revenir de Provins dans de bonnes conditions (cf. la forme complètement hallucinante à partir de de la courbe noire ci-contre, piquée au site Web Sytadin, comparée aux niveaux « habituels » en couleur : il s'agit du nombre de kilomètres de bouchons en Île-de-France).

[#2] Et d'éprouver la patience du poussinet, qui craint pour sa tuture et se retrouve parfois à me disputer comme le faisait mon moniteur (qui devait craindre aussi pour sa voiture…). Le poussinet, pourtant, me disait que je n'aurais pas dû accepter de me faire tellement disputer à l'auto-école, et que j'aurais dû changer de moniteur.

[Image enregistrée par la dashcam arrière 2018-06-29T15:41:48+02:00]

[Image enregistrée par la dashcam arrière 2018-06-29T15:55:04+02:00]

[Image enregistrée par la dashcam avant 2018-06-29T15:55:12+02:00]

Plus sérieusement, je n'avais essentiellement pas eu l'occasion en leçon de conduite de pratiquer les routes départementales deux voies qui sont limitées à 90km/h jusqu'à ce soir et 80km/h à partir de demain — mais de toute façon 80km/h pour moi en tant que conducteur novice. Comme je respecte les limitations de vitesse, j'y fais du (80±ε)km/h (au tachymètre, donc plutôt −ε en réalité), ce qui, évidemment, énerve les autres usagers. Comme ce sagouin de conducteur de poids-lourd slovaque immatriculé SA·142DC et SA·338YF (vu la manière dont il s'est comporté, je ne vais pas me priver d'aider Google à indicer sa plaque d'immatriculation) qui m'a collé au cul sur un bout de la D231 parce qu'il trouvait qu'à (80−ε)km/h j'allais vraiment trop lentement, fulminait de ne pas trouver d'occasion de me dépasser, et n'a pas manqué de me le faire bien sentir. Comme il se trouve que le poussinet a une dashcam et que je suis maniaque de la précision, je me fais un plaisir de mettre en ligne ses photos (horodatées et géolocalisées par la dashcam) : en train de me faire un appel de phare alors que je roule à 79km/h, puis réussissant enfin à me doubler, en klaxonnant rageusement (ça ça ne se voit pas sur les images, évidemment), 13′20″ plus tard et 16.4km plus loin (je roule plus lentement sur la dernière photo, mais c'est exprès pour l'aider à me doubler ; et oui, 16.4km en 13′20″ ça fait seulement 73.8km/h de moyenne, mais il y avait des sections limitées à 70 et à 50 et des sens giratoires). En admettant qu'il aurait conduit à 90km/h tout du long, je lui ai fait perdre la durée absolument affolante de 2′24″. Bon, mais sérieusement, est-ce que j'aurais dû trouver moyen de lui permettre le dépassement ? (J'avais envisagé de faire quelques tours inutiles d'un giratoire pour m'en débarrasser, mon poussinet m'a conseillé de continuer en ignorant le camion.)

Peut-être que le Slovaque en question ignorait que la plaque A à l'arrière de ma voiture signifiait que je ne devais pas dépasser 80. Ou peut-être qu'il le savait mais s'en foutait (de toute façon, quand on conduit dans un pays étranger, on doit bien se dire qu'il est possible qu'il y ait des règles qui nous échappent). Ou peut-être qu'il aurait été tout aussi furieux si j'avais fait du 90, en fait.

Tant que j'y suis à parler de voiture et de vitesses : la boîte de vitesse de la Renault Captur sur laquelle j'ai pris mes leçons de conduite était échelonnée de manière qu'on utilise la 1re vitesse typiquement de 0 à 20km/h, la 2e de 20 à 40, la 3e de 40 à 60, la 4e de 60 à 80, et la 5e à partir de 80. D'une part c'est assez commode à retenir, d'autre part cela va bien avec les limitations de vitesse françaises qui sont très souvent congrues à 10 modulo 20 (en km/h), c'est-à-dire surtout 30, 50, 70, 90 (et 110 et 130, mais ça c'est hors grille). Mon moniteur m'avait expliqué que c'était fait exprès, et que l'idée était donc de simplifier la réflexion : quand c'est limité à 30 on roule en 2e, à 50 en 3e, et à 70 en 4e. Mais le joujou polluant du poussinet, il a une boîte de vitesses échelonnée très différemment : Tuture a 6 vitesses, mais ce n'est pas une simple extension du même schéma, les vitesses pallier sont plus basses, on peut sans problème rouler à 50 en 4e, par exemple, sans être en sous-régime, et la première a un rapport extrêmement faible. Mais du coup ça complique des choses pour moi : on m'a appris à faire une reprise [en] première dans toutes sortes de circonstances, par exemple à chaque fois qu'on arrive par la branche non prolongée à une intersection en T — or sur la tuture du poussinet, une reprise première est très difficile à faire ; mon poussinet propose plutôt de rester en deuxième, quitte à débrayer un peu, mais il y a un risque plus fort de caler si on ralentit trop. De même, pour les sens giratoires, on m'a appris à les passer toujours en deuxième, mais sur la tuture du poussinet, on est facilement en surrégime de la sorte. Je ne sais pas si c'est parce que Tuture est vieille et que les rapports ont été restandardisés(?) plus tard, ou si c'est juste des différences aléatoires entre modèles.

Ah, et tant que j'y suis, je signale une astuce complètement idiote qu'on ne m'a pas donnée à l'auto-école et j'ai vraiment honte du temps incroyable qu'il m'a fallu pour y penser alors qu'elle est complètement évidente :

Un des problèmes que je rencontrais souvent était celui du bon centrage de la voiture. Mon moniteur m'avertissait souvent de surveiller mon placement, me disait que j'étais trop à gauche ou trop à droite. Il m'avait bien donné une demi-astuce : repérer mon placement à la zone sombre laissée sur la chaussée entre les roues des nombreuses voitures et qui finit par définir une zone médiane correcte. Mais comme le conducteur est à gauche du milieu de la voiture, ce n'est pas évident de savoir si on est bien centré sur la zone sombre en question. (Il me disait régulièrement : n'oublie pas que tu dois centrer ta voiture sur la zone sombre : pas toi mais la voiture ; certes, mais comment est-ce que je repère que la voiture est bien centrée ?) Parce qu'il manquait la deuxième moitié de cette astuce, complètement évidente, donc, mais à laquelle je n'ai pensé qu'après avoir passé le permis. Il s'agit une fois pour toutes, à l'arrêt, de s'installer au poste de conduite comme on le fait normalement, et de regarder une ligne tracée sur la chaussée (au niveau du sol), le long de l'axe médian de la voiture (on peut tracer cette ligne à la craie, ou demander à quelqu'un de la figurer avec son bras) : de là où on est assis, on repère le point où cette ligne intersecte la base du pare-brise et/ou l'avant du capot (dans la tuture du poussinet, pour la manière dont je m'assieds, ça tombe sur un angle des essuie-glace, donc c'est facile à repérer, mais bien sûr il n'est pas nécessaire d'être ultra-précis) ; cela définit la ligne de visée vers l'axe médian de la voiture, et quand on veut centrer la voiture, on s'arrange pour faire coller ce point sur l'axe où on veut la centrer (par exemple, le milieu de la zone sombre de la chaussée). Certes, il faut penser à faire cette visée quand on change de véhicule, et chaque conducteur doit la faire pour sa façon de s'asseoir, et c'est un peu moins pratique quand les essuie-glace sont en marche, mais globalement, je n'ai plus de problème de centrage depuis que j'ai repéré et visualisé ce « point de centrage » au lieu de l'estimer pifométriquement en me disant je suis un peu à gauche, donc ça doit être par là.

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(samedi)

Nouvelles en vrac : une toux qui n'en finit pas, des jardins, et un exposé

Je commence par raconter mes tout petits soucis de santé.

J'ai attrapé un petit rhume il y a une dizaine de jours (le , en fait). J'ai une longue habitude des rhumes (les lecteurs réguliers de ce blog le savent bien), et comme ça m'arrive occasionnellement, le rhume finissant laisse place à une toux, typiquement en quintes, qui peut durer très longtemps après que tous les autres symptômes sont passés. Je ne sais pas si c'est une réaction qui continue pour rien ou bien une surinfection bactérienne (je n'ai pas de fièvre, même après l'arrêt du paracétamol et de l'ibuprofène, et pas de ganglions enflés, d'un autre côté ma toux évacue parfois du mucus d'un vert bien sombre), ou encore autre chose. Je ne sais même pas clairement si c'est une toux grasse ou sèche (la question que posent tous les pharmaciens quand on leur demande un sirop contre la toux) : en fait, j'ai les deux, et je n'arrive pas à savoir si l'essentiel est une toux sèche qui devient grasse quand je m'irrite trop la gorge à force de tousser, ou si l'essentiel est une toux grasse qui apparaît sèche quand je n'arrive pas bien à évacuer les mucosités.

Mais ce rhume-ci a la particularité que la toux en question se produit presque uniquement la nuit quand je suis couché : je tousse un peu dans la journée sans que ce soit vraiment gênant, mais dès que je suis couché, ça devient tellement fort que ça m'empêche de bien dormir. Je me réveille toutes les trois ou quatre heures avec des quintes de toux rapprochées et impossibles à réprimer qui me laissent parfois sur le point de vomir, et j'ai le plus grand mal à me rendormir. J'ai l'impression que c'est ce qu'on appelle une rhinorrhée postérieure, c'est-à-dire l'écoulement de mucosités de l'arrière du nez dans la gorge, qui finissent par provoquer un réflexe de toux pour les évacuer, ce qui ne marche pas bien jusqu'au moment où je me réveille. J'arrive à améliorer un peu les choses en nettoyant mon nez au sérum physiologique (ça empire les choses sur le moment, mais une fois que mon nez est dégagé, ça va mieux). Reste que j'en tire un manque de sommeil croissant, même en passant jusqu'à dix à douze heures au lit, et je me demande combien cette petite blague va encore durer.

Mise à jour : voir l'entrée suivante sur le sujet.

Maintenant dans la série Ruxor et le poussinet visitent les forêts et jardins remarquables d'Île-de-France :

Samedi de la semaine dernière (), nous avons fait un tour dans la forêt de Marly. C'est amusant, j'ai tendance à penser une forêt c'est une forêt, et en Île-de-France elles doivent toutes se ressembler (ou sinon, être aussi variées d'un point à l'autre de la même forêt qu'entre deux forêts de la région), mais en fait non, il y a vraiment des différences, même si je n'arrive pas bien à mettre le doigt dessus, dans les essences représentées (je suis complètement nul en botanique donc je ne saurai pas être plus précis), dans la densité d'arbres, dans le relief, dans le type de sol, etc. J'ai vite fait la connaissance des moustiques du coin, les moustiques étant des membres inconditionnels de mon fan-club où que j'aille. À part les moustiques, nous avons croisé une bande de rôlistes (grandeur nature), et aussi une bande de sorte-de-scouts (enfin, un groupe d'ados dont certains en tenue paramilitaire — treillis camouflage et rangers, ce n'est sans doute pas des scouts, en fait — qui jouaient entre les arbres). Et, à la recherche d'une pharmacie où trouver de quoi soulager mes piqûres de moustiques et en éviter de nouvelles, nous avons visité le petit bled de l'Étang-la-Ville, niché au creux de la forêt de Marly, qui avec Saint-Nom-la-Bretèche juste à côté, fait partie des communes les plus riches de France, et ça se voit très fort.

Mardi (), jour où la météo était particulièrement favorable, nous sommes allés au domaine de Villarceaux. Nouveau panorama :

[Panorama du domaine de Villarceaux]

Le poussinet a beaucoup aimé. Pour ma part, j'ai été moins conquis. Certes, le « parterre sur l'eau » (moitié gauche du panorama ci-dessus) est impressionnant, mais on ne peut le voir que de loin (puisqu'il est, justement, tout entouré d'eau). L'ensemble du jardin n'est pas mal, mais pas si grand que ça : Wikipédia parle d'un terrain de 800ha (soit 8km² pour ceux qui n'aiment pas ces unités bizarres que sont les hectares), mais en fait quand on regarde de plus près, le parc n'en fait que le dixième, le jardin n'est lui-même qu'une petite partie du parc, et il y a partout des barrières demandant aux visiteurs de ne pas aller au-delà ; finalement, on ne peut que faire le tour du plan d'eau, et c'est à peu près tout. Le château « du haut » (style XVIIIe, à peine visible sur le panorama ci-dessus) se visite mais n'a qu'un intérêt assez limité (déjà à Vaux-le-Vicomte j'ai nettement préféré les jardins au château). Il y a bien une terrasse « à l'italienne » qui est agréable, et par ailleurs nous avons de nouveau vu des oies (Branta canadensis) avec leurs oisillons, mais bon, dans l'ensemble, je ne sais pas si les 1h20min de voiture depuis chez nous se justifient.

Jeudi (), nous sommes retournés à Champs-sur-Marne, que nous avions trouvé fermé le mardi d'avant. Là aussi, la visite du château ne m'a pas emballé, mais il y a un beau jardin autour. Ce qui est intéressant, c'est que c'est un jardin à la française à proximité du château, qui se fond en un jardin à l'anglaise plus loin, et à la différence de Villarceaux, on peut vraiment se promener librement.

Il va peut-être falloir que je me lance dans la rédaction de mon propre petit guide des jardins de la région pour compléter ce que j'avais commencé ici. D'ailleurs, je n'avais pas raconté ça sur ce blog, mais début avril nous étions aussi allé voir le parc des Chanteraines (du côté de Gennevilliers ou Villeneuve-la-Garenne), un petit peu dans le même style que ceux de la Courneuve ou du Sausset, mais en plus petit et avec ceci en plus qu'il y a une ferme pédagogique (moutons ! chevaux ! chèvres ! poupoules !), et un petit train géré par une association de passionnés de train qui fait le tour du parc, et certains jours c'est même un authentique train à vapeur ; le parc se fond par ailleurs avec une zone d'activités commerciales à proximité, qui n'est certainement pas passionnante à visiter, mais ce qui est amusant c'est qu'il y a des petits couloirs de verdure entre les bâtiments qui prolongent le parc des Chanteraines de façon assez bien intégrée : le parc des Chanteraines n'est pas tant un parc qu'une série de petits parcs reliés les uns aux autres.

Mercredi Mardi qui vient (), je donne un exposé d'introduction à la factorisation des entiers, s'adressant aux professeurs de classes préparatoires, dans le cadre d'un journée Télécom-UPS (j'avais d'ailleurs déjà donné un exposé de ce genre il y a trois ans (déjà ?!)). Je ne sais pas si ça a beaucoup de sens d'en faire la pub ici puisque les inscriptions sont closes, mais je tâcherai de mettre mes notes en ligne quand j'aurai finies de potasser ce labyrinthe de petits algorithmes tordus, tous semblables. Mais je suis, comme d'habitude, très en retard à cause, notamment, des difficultés à dormir mentionnées plus haut dans cette entrée, et du nombre de jours fériés de ces dernières semaines (où j'ai toujours autant de choses à faire qui s'accumulent mais je ne peux pas travailler parce que mon poussinet m'emmène aux quatre coins de l'Île-de-France visiter des jolis jardins, vous suivez ?). [Mise à jour : voir ici.]

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(mardi)

Suite des aventures automobiles et franciliennes

Bilan de l'aventure précédente : Tuture a été réparée (le poussinet avait peur que l'expert des assurances la classe comme économiquement irréparable, ce qui aurait été source de toutes sortes d'ennuis, mais ça ne s'est pas produit ; et par ailleurs il devrait finir par obtenir un remboursement). Comme le garage (AD Auto, rue Fraysse à Gentilly) était très bien, le poussinet en a profité pour faire faire d'autres petites révisions et réparations sur Tuture, qui est maintenant comme neuve. Du coup, je suis enocre plus inquiet, quand c'est moi qui prends le volant, à l'idée de l'abîmer. Le paradoxe, donc, c'est que mon poussinet a acheté une voiture que je puisse casser sans que ce soit trop cher, il s'est attaché à cette voiture, et maintenant il a peur que je la casse et moi avec. C'est plutôt absurde. Passons.

Le poussinet a aussi décidé, notamment comme protection contre les délits de fuite, de s'acheter une dashcam : c'est-à-dire une petite caméra qu'on fixe au pare-brise (et qu'on alimente par allume-cigare), qui enregistre tout ce qu'elle voit (soit en continu, typiquement quand la voiture roule, soit avec détection de mouvement, typiquement quand la voiture est à l'arrêt). J'étais sceptique, et je lui ai fait valoir que la légalité de ces choses en France est un peu douteuse, et qu'il y avait un risque qu'on fracture la voiture pour retirer la dashcam (soit parce qu'elle aurait pu filmer quelque chose de compromettant soit, tout bêtement, pour la voler). Mais il ne m'a pas écouté et s'est acheté une Aukey DR02-D avec double caméra avant et arrière (1080p), qui est disponible uniquement les semaines paires sur Amazon, et dont les critiques en ligne étaient très bonnes.

J'étais sceptique quant à l'intérêt de la dashcam, donc, mais après essai je dois avouer au moins une chose, c'est que c'est absolument fascinant comme joujou. Et pour le débriefing quand on apprend à conduire, que ce soit pour revoir les erreurs qu'on a pu faire et les accidents auxquels on a échappé, pour se moquer des autres qui conduisent n'importe comment, ou pour trancher les débats Ruxor, tu es encore trop à gauche — mais non, je t'assure que je suis bien placé, l'intérêt peut se défendre même au-delà du joujou. En tout cas, c'est rigolo, la qualité des caméras est effectivement excellente, et nous avons commandé le récepteur GPS qui va avec. Mais, comme je vais l'expliquer plus bas, nous avons aussi eu des tracas avec la dashcam.

Nous avons décidé de profiter de la voiture pour faire le tour des parcs et forêts les plus intéressants en Île-de-France (c'est plus passionnant que d'aller visiter les ois(s)y). Dimanche nous sommes allés à Vaux-le-Vicomte, témoin le panorama suivant réalisé par mon téléphone depuis le lanternon du château :

[Panorama du parc de Vaux-le-Vicomte]

Je n'avais jamais visité Vaux-le-Vicomte, et je dois dire que je comprends la jalousie de Louis XIV qui l'a poussé à faire emprisonner Fouquet jusqu'à la fin de ses jours. Enfin, ce n'est pas tant le château qui m'a impressionné, même s'il est assurément magnifique, que le parc, ce que nous étions surtout venus pour voir. C'est moins sophistiqué que Versailles, mais finalement je crois que je préfère, notamment parce que la transition entre le jardin à la française et la forêt donne une plus grande impression de naturel ; et aussi par la manière dont Le Nôtre a réussi à jouer avec la géométrie pour cacher une partie du jardin, dont le canal qu'on ne peut pas voir depuis le château. Il faisait un temps pourri (surtout pour une fin avril), mais au moins il n'y avait quasi personne — alors que pour avoir les jardins de Versailles pour soi tout seul, il faut se lever tôt !

Une fois rentré de Vaux, le poussinet a voulu récupérer quelque chose dans le coffre de Tuture, et en l'ouvrant, il a arraché le câble (installé trop serré) qui reliait la caméra arrière de la dashcam avec le module principal, ce qui a cassé les connecteurs. La dashcam, donc, aura fonctionné complètement une seule journée. Il y a décidément quelque chose avec cette voiture qui porte la poisse !

Bon, la dashcam coûte aussi trente fois moins que la voiture, donc ce n'est pas si grave d'en racheter une. Sauf que, comme je le signalais plus haut, pour une raison ou une autre, le modèle avec double caméra avant et arrière passe la moitié de son temps à être indisponible sur Amazon (qui est apparemment le seul endroit où on peut l'acheter).

En attendant, nous avons quand même la dashcam avant qui marche, mais c'est deux fois moins rigolo, et le module arrière est véritablement utile en cas d'accident.

Bref. Aujourd'hui (mardi 1er), nous avons voulu visiter le parc du château de Champs-sur-Marne. Je n'avais pas prévu que ce serait fermé (1) parce que nous sommes mardi, et (2) parce que nous sommes le 1er mai. (Je me doutais bien que le château risquait d'être fermé, mais le parc, je pensais quand même qu'il était ouvert tous les jours.) [Vaches du parc de Noisiel]À la place, nous nous sommes promenés dans le parc de Noisiel, qui est juste à côté : ce n'est pas un jardin à la française, ni un jardin « remarquable », mais il y a des vaches (ci-contre à droite), des moutons, des ânes, et en rentrant le long de la Marne nous avons aussi vu des oies (Branta canadensis) avec leurs oisillons. J'avais déjà vu des moutons ou des chèvres tondre l'herbre dans des parcs franciliens, mais des vaches je crois que c'est la première fois.

Et en rentrant de Champs-sur-Marne, bien évidemment, mon poussinet (parce que c'est lui qui conduisait) s'est fait taper par l'arrière : alors qu'on entrait dans Paris, la voiture devant a fait un écart, l'obligeant à piler, et la voiture derrière l'a tapé. Mon poussinet a demandé au fautif de faire un constat à l'amiable, le mec a répondu qu'on n'avait rien, et a fui. Bon, de fait, le choc était vraiment mineur et n'a fait qu'une petite trace sur le pare-choc, mais quand même ceci rappelle la fréquence à laquelle on assiste à des délits de fuite et l'utilité possible d'une dashcam avant et arrière.

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(dimanche)

Petite visite au parc du Sausset

J'avais écrit le mois dernier à quel point j'avais apprécié une visite au parc Georges Valbon de La Courneuve. Aujourd'hui, mon poussinet et moi sommes allés visiter le parc du Sausset (à Villepinte ; voyez ici sur OSM), notamment pour comparer. L'accès depuis Paris en est très simple : il suffit de prendre le RER B et de descendre à la station Villepinte, qui est en plein milieu.

Il y a des ressemblances stylistiques manifestes entre le parc de La Courneuve et celui du Sausset : peut-être les historiens du futur catalogueront-ils ce style comme le style des jardins paysagers français (franciliens ? séquanodionysiens ?) du tout début du 21e siècle. Peut-être pourrait-on dire, dans une comparaison très hofstadterienne, que ce style est au jardin classique à la française ce que l'architecture de Jean Nouvel est à celle de Jules Hardouin-Mansart. Je ne sais pas au juste ce que ça veut dire, mais en tout cas j'aime bien.

Entre autres ressemblances, les deux parcs ont été construits sur l'emplacement d'anciens marais, pas entièrement supprimés mais domestiqués : des lacs aménagés et des rivières conservent le souvenir de l'eau qui devait régner partout. Les deux parcs présentent, sous une unité de style que je n'arrive pas à définir précisément, une certaine variété de paysages, entre les grandes pelouses ouvertes coupées d'allées rectilignes, et les sous-bois à l'apparence plus sauvage. De façon plus anecdotique, les deux parcs sont coupés par une ligne de chemin de fer (s'agissant du parc du Sausset, c'est le RER B). Les deux sont assez populaires, mais suffisamment vastes pour qu'on ne se sente vraiment pas à l'étroit : de toute façon, ce qui est populaire, ce sont tous les endroits où pique-niquer ou pour faire bronzette sur une serviette posée sur l'herbe, éventuellement les jeux pour enfants, et dès qu'on s'en écarte, il n'y a plus grand monde.

Le parc du Sausset est environ deux fois plus petit (2.03km²) que celui de La Courneuve, ce qui me fait prendre conscience, retrospectivement, à quel point ce dernier est immense. Il est divisé en quatre zones : dans le sens des aiguilles d'une montre, la Forêt (plutôt les sous-bois en vérité) au nord-ouest, les Prés carrés (grandes pelouses, marais, lacs) au sud-ouest, le Bocage (aménagé de façon à imiter un peu la campagne française traditionnelle) au sud-est, et le Puits d'Enfer (dont je ne comprends ni le nom ni, si j'ose dire, la logique sous-jacente) au nord-est.

Si je dois résumer les principales différences que j'ai trouvées entre ces deux parcs, je dirais en faveur du parc du Sausset que ce dernier est un peu plus sauvage (ou d'apparence sauvage, disons, parce que tout ça est évidemment très artificiel) et peut-être plus varié, ou différemment varié, que celui de La Courneuve (disons qu'il y a vraiment des différences frappantes entre les quatre zones, alors qu'au parc Georges Valbon les variations sont plus locales, plus graduelles) ; la partie Bocage est vraiment réussie et très tranquille, et le labyrinthe (dans les Prés carrés) est mignon ; en contrepartie, il fait moins usage de relief que le parc de La Courneuve (où il y a des points de vue vraiment magnifiques), et le système de lacs du Sausset est moins intéressant.

Mais en fait, il y a surtout une chose qui m'a déplu, c'est le nombre d'endroits qui sont essentiellement des culs-de-sac : j'ai dit que le parc était divisé en quatre zones, ce qui est plutôt sympa, mais ce qui est moins sympa, c'est qu'il n'y a apparemment que très peu de points de passage entre ces zones, un seul entre les Prés carrés et le Bocage (ça peut se comprendre, il y a une ligne de RER à franchir), un seul entre le Bocage et le Puits d'Enfer (plus difficile à comprendre, il n'y a qu'une route pas si passante entre les deux), et aucun entre le Puits d'Enfer et la Forêt (d'accord, il y a de nouveau le RER, mais enfin, c'est vraiment pénible, là). Du coup, la partie Puits d'Enfer tout entière est une sorte de culs-de-sac pas très intéressant (c'est peut-être la raison de son nom ?), on ne peut même pas commodément rejoindre la gare de Villepinte, et tout l'est du Bocage est aussi un peu enclavé parce qu'il n'y a pas de sortie par là : c'est dommage. (Après, l'aspect positif de la chose, c'est que les régions peu accessibles depuis les parkings sont peu fréquentées : donc si on aime le calme, c'est finalement bien.)

Photos ici (pas très intéressantes, il faut bien le dire)

PS : Si quelqu'un sait éditer OpenStreetMap, il faudrait effacer ce pont, qui a été retiré (vraiment retiré, pas juste fermé : un panneau précise que c'est à cause de risques d'effondrement, et promet qu'il reviendra au printemps 2016 [sic], donc je suppose que c'est tout à fait définitif) ; comme nous avions planifié notre promenade en comptant sur l'existence de ce pont, ça nous a assez contrarié. Mise à jour : Merci à Tayou974 qui a été très réactif. Mise à jour 2 () : En fait, non, le pont apparaît toujours là, je ne sais pas pourquoi (je ne comprends rien à l'historique d'OpenStreetMap).

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(mardi)

Petite visite au parc Georges Valbon

J'aime énormément les parcs et jardins. Déjà quand j'étais jeune j'avais été énormément frappé par le texte Le Domaine d'Arnheim, une courte nouvelle d'Edgar Allan Poe (par ailleurs peut-être surtout connue par un tableau du même nom par René Magritte qui, comme il se doit, n'a aucun rapport avec son titre) ; nouvelle dans laquelle il faut certainement chercher un sens métaphorique ultérieur mais où, prima facie, il est question de l'art du jardin-paysage et de la manière dont un milliardaire donne à cet art ses lettres de noblesses. La nouvelle m'avait suffisamment marquée pour que je me fatiguasse à la taper intégralement, ainsi que sa traduction par Baudelaire :

Aucune définition n'avait été faite du jardinier-paysagiste, comme du poète ; et cependant, il semblait à mon ami que la création du jardin-paysage offrait à une Muse particulière la plus magnifique des opportunités. Là, en vérité, s'ouvrait le plus beau champ pour le déploiement d'une imagination appliquée à l'infinie combinaison des formes nouvelles de beauté, les éléments à combiner étant d'un rang supérieur et les plus admirables que la terre puisse offrir. Dans la multiplicité de formes et de couleurs des fleurs et des arbres, il reconnaissait les efforts les plus directs et les plus énergiques de la Nature vers la beauté physique. Et c'est dans la direction ou concentration de cet effort, ou plutôt dans son accommodation aux yeux destinés à en contempler le résultat sur cette terre, qu'il se sentait appelé à employer les meilleurs moyens, à travailler le plus fructueusement, — pour l'accomplissement, non seulement de sa propre destinée comme poète, mais aussi des augustes desseins en vue desquels la Divinité a implanté dans l'homme le sentiment poétique.

(Dans ce qui suit, je vais essayer d'accompagner la mention de chaque parc d'un lien vers Google images pouvant donner une idée de ce à quoi il ressemble. Évidemment, ce n'est pas parfait : ce que Google images répertorie n'est pas forcément représentatif de tout ce qu'il y a à voir ; parfois j'ai dû ajouter des mots comme jardin, parce que si on cherche sans, on obtient d'autres choses à proximité qui ne sont pas ce dont je veux parler.)

Les parcs traditionnels de Paris ne sont, très honnêtement, pas très intéressants (sans compter qu'ils sont petits et souvent noirs de monde) : le Luxembourg, par exemple, n'est que des allées de gravier et des arbres sans grand intérêt où ni l'arrangement ni la végétalisation n'ont quoi que ce soit de remarquable. Les parcs plus modernes qui ont été créés plus en périphérie sont déjà plus attrayants : le parc de la Villette au nord-est, le parc de Bercy (plus exactement le jardin Yitzhak Rabin) au sud-est, le parc André Citroën au sud-ouest, et le tout récent parc Martin Luther King (ou Clichy-Batignolles) au nord, témoignent que la fin du 20e siècle a apporté des innovations intéressantes dans l'art de la composition des parcs urbains. Quand j'ai « découvert » le parc André Citroën, avec son arrangement à la fois géométrique et un peu labyrinthique, son jeu de symétries autour des couleurs, j'ai été émerveillé. Mais ce qui est vraiment dommage, c'est qu'il n'est pas correctement entretenu (je me désole souvent de ce tropisme très français consistant à payer de belles choses et les laisser ensuite tomber à l'abandon faute d'entretien suffisant) : l'architecte avait conçu de magnifiques jeux d'eau qui sont maintenant pour l'essentiel éteints, les serres sont fermées en permanence, comme les passages aériens pour des raisons de sécurité, et même les petits jardins de couleur sont souvent inaccessibles. Quelle tristesse !

D'autres jardins intéressants se trouvent encore un tout petit peu plus loin du centre de Paris : le parc de Bagatelle, dans le bois de Boulogne, est un petit bijou, dans un style très classique ; le pré Catelan n'est pas mal du tout ; et dans le bois de Vincennes, il y a le parc floral, mais ça fait très longtemps que je n'y suis pas allé (c'est là que j'ai passé les écrits du concours d'entrée à l'ENS, le cadre était très agréable). Les jardins Albert Kahn à Boulogne sont magnifiques mais franchement pas grands (par ailleurs, je crois qu'ils sont plus ou moins fermés en ce moment). À noter que Bagatelle, le parc floral et les jardins Albert Kahn sont payants (au moins certains jours), ce n'est le cas d'aucun des autres parcs que j'ai mentionnés ; ça se défend si on veut garder l'endroit en bon état.

Pour avoir plus d'espace, et généralement moins de monde, il faut logiquement aller plus loin. Le parc de Sceaux est un grand classique du jardin à la française, et ses jeux d'eau sont très beau (et contrairement à ceux du parc André Citroën, ils fonctionnent !). Je ne vais pas mentionner Versailles, parce qu'il y a vraiment trop de visiteurs, ni Saint-Cloud, qui ne m'a pas tellement emballé (et puis on ne peut pas voir le kilogramme, c'est nul). En revanche, j'ai énormément aimé l'arboretum de la Vallée-aux-Loups (situé juste à côté de la maison de Châteaubriand, à Châtenay-Malabry, dans un ensemble de plusieurs parcs et jardins collectivement rassemblées sous le nom de parc de la Vallée-aux-Loups : tous sont intéressants, mais c'est vraiment l'arboretum qui est le plus beau) : j'en ai entendu parler tout récemment, par une série documentaire à la télé (sur Arte) consacrée aux jardins (dont il me reste d'ailleurs plein d'épisodes à regarder), et j'ai été tout étonné d'apprendre qu'il y avait ça tout près d'où j'habite ; l'arboretum est surtout connu pour son cèdre bleu pleureur de l'Atlas (Cedrus atlantica f. Glauca (Carrière) Beissn. ‘Pendula’), qui est probablement le pied mère de tous les cèdres pleureurs cultivés du monde, — mais aussi pour sa collection de bonsai assez impressionnante ; cependant, à mon avis, c'est tout l'ensemble qui est remarquable, pas telle ou telle plante.

Mais il me reste encore plein de choses à découvrir, même à courte distance de Paris. Ainsi, jusque hier, je ne connaissais pas du tout le parc départemental Georges Valbon (ou parc de La Courneuve), qui est à moins d'une heure de transport de chez moi, et je le trouve vraiment extraordinaire. D'abord, il est très grand (4.15km² = 415ha, c'est par exemple 30% de plus que Central Park à New York), et, du coup, pas trop noir de monde, en tout cas un lundi de Pentecôte où il faisait plutôt beau : on a donc l'impression de pouvoir vraiment se promener sans buter sans arrêt contre les limites du parc ou contre un groupe de pique-niqueurs. Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est la qualité du travail de création du relief et du paysage. Si on s'intéresse à voir beaucoup d'essences de plantes différentes, il faut aller à l'arboretum de la Vallée-aux-Loups que je viens de mentionner (bien sûr, la référence en la matière est surtout les splendides Kew gardens de Londres, que j'ai aussi visités seulement récemment) : ce n'est pas trop le style ici ; si on s'intéresse aux arrangements classiques à la française, dont la référence est le jardin du château de Versailles, ce n'est pas non plus ce qu'on trouvera ; enfin, c'est encore autre chose que la géométrie carrée du parc André Citroën. Non, ce qui fait le charme du parc de La Courneuve, ce sont les lacs et les cours d'eau, le relief vallonné créé artificiellement, les points d'observation, les petits chemins qui serpentent, et tous les recoins créés par ces arrrangements. Je crois que ce panorama (étonnamment bien réussi par mon téléphone mobile), réalisé depuis un point culminant, résume très bien ce qui me plaît :

[Panorama du parc Georges Valbon]

Il faut dire que la météo variable mais clémente était parfaite et, si j'ose dire, parfaitement en adéquation avec le paysage.

Le parc est, de surcroît, remarquablement bien entretenu (ou alors hier était un très bon jour ?). Les jeux d'eau fonctionnaient tous (et il faut sans doute en profiter, parce que l'espèce de petit lac au premier plan du panorama ci-dessus a l'air tout récent — il n'apparaît même pas sur Google Maps alors qu'il est sur OpenStreetMap — et je crains que les cascades soient fermées pour raisons de sécurité lorsqu'un des petits guignols qui jouaient au bord se sera cassé le cou). L'ensemble, aussi, est très varié : il y a de grandes pelouses, des sous-bois, une roseraie en terrasses, des jeux pour les enfants, des espaces pour pique-niquer, beaucoup de chaises et autre mobilier disposés de façon assez judicieuse, des fontaines pour se rafraîchir, des petits ruisseaux, un grand lac dégagé et des plus petits un peu cachés. Le parc est coupé en deux par une ligne de chemin de fer (la grande ceinture) + tram-train (future ligne T11 entre Le Bourget et Épinay-sur-Seine) : la partie au nord de cette coupure m'a semblé encore plus intéressante que la partie principale. La fête de l'Humanité a lieu dans une partie en bord du parc, l'« aire des vents » (je ne suis pas allé voir).

J'ai mis quelques photos en ligne ici (le panorama ci-dessus est un lien vers le même album, mais il pointe directement sur la photo en question dans l'album). Je n'ai pas donné de titres aux images parce que je ne voyais pas vraiment ce que j'aurais pu y mettre, mais elles sont toutes géolocalisées (cliquez sur le i en haut à gauche pour avoir un lien vers OpenStreetMap montrant l'endroit précis où la photo a été prise). Comme j'avais deux toutes petites vidéos dans le lot, j'ai rapidement bricolé un truc basé sur jPlayer pour les afficher, ça ne marche sans doute pas très bien, donc qu'on me pardonne les bugs, mais je n'ai ni le temps ni la motivation pour faire mieux.

Je suis preneur d'autres recommandations de parcs à visiter. (J'ai déjà par exemple noté le parc départemental du Sausset à Villepinte, qui a l'air un peu dans le même genre, plus petit et plus loin mais peut-être finalement plus facile d'accès.) Mise à jour : compte-rendu ici.

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(jeudi)

Fragment littéraire gratuit #155 (les deux jardins)

L'organisation de la demeure est déterminée par la disposition des deux jardins qu'elle sépare. Le plan général, qui rappelle le symbole taoiste du yin et du yang, fait en sorte que, selon qu'on se tient à tel ou tel endroit, l'un ou l'autre côté donne l'impression d'être un jardin intérieur tandis que l'autre paraît nous entourer. Cette impression est accentuée par la présence de cloisons seulement face convexe, si bien que le jardin désigné comme « extérieur » n'est visible qu'à travers des fenêtres et que l'autre se situe dans la continuité de l'espace du bâtiment lui-même.

Le premier jardin, qu'entourent partiellement les salons et espaces de vie de la maison, et qui se prolonge sur le monde extérieur, porte le nom de « jardin diurne », tandis que l'autre, placé au milieu des chambres à coucher et qui finit sur le lac, est le « jardin nocturne », où l'insomniaque D… passait de longues heures à attendre de retrouver le sommeil.

Le jardin diurne est principalement un parc floral ; il est bordé d'une rangée de cyprès, et parsemé de quelques autres arbres qui apportent une ombre bienvenue les jours de grande chaleur. Une grande fontaine constituant l'« œil » du jardin fait contrepoint aux canaux de l'autre côté. Les essences plantées en massifs ont surtout été choisies pour leurs couleurs et leur odeur, comme telle rose bulgare au parfum enivrant : le jardin diurne, selon les mots de l'architecte, est conçu avant tout pour la vue et l'odorat.

Le jardin nocturne, au contraire, est un jardin pour l'ouïe et le toucher. Le moindre souffle de vent fait bruisser les hautes herbes, clapoter le lac sur ses berges, et s'entrechoquer les clochettes au tintement cristallin d'un carillon suspendu aux branches d'un arbuste. Pour vraiment apprécier le jardin nocturne, il faut s'y promener pieds nus, sentir la texture des allées de mousse, caresser les tiges des roseaux, tremper ses mains dans les ruisselets d'eau, s'asseoir dans l'herbe.

Mais la vue n'y est pas oubliée pour autant : symétriquement à la fontaine du jardin diurne, il y a un tertre au sommet duquel un banc permet à l'insomniaque de se détendre en observant les jeux d'ombre et de lumière dans le jardin — ou bien lever la tête et regarder la Lune jouer à travers les nuages.

Je m'étais pris, l'autre jour, en feuilletant des livres sur les œuvres de Frank Lloyd Wright et Mies van der Rohe, à essayer d'imaginer ce que pourrait être ma maison idéale : je ne suis ni architecte ni jardinier-paysagiste, mais si j'étais assez riche, je crois que je dirais à quelqu'un d'essayer de la réaliser en s'inspirant de ce que je viens de décrire. L'idée du jardin nocturne m'est venue pendant une longue insomnie. La fleur au parfum enivrant, la clochette au tintement cristallin, et la Lune dans le ciel qui joue à travers les nuages, sont une référence à cette ancienne entrée sur le zen. Ainsi, bien sûr, que le cyprès dans le jardin. L'image du tableau de Magritte L'Empire des lumières m'a aussi inspiré.

Il faut peut-être considérer ce fragment comme un pendant au #141 un peu comme le Domaine d'Arnheim de Poe est le pendant de la Philosophie de l'Ameublement.

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(samedi)

Le parc André Citroën

Aujourd'hui, j'ai découvert, en la compagnie de Kitt ainsi que d'un gentil mouton (dois-je le dénoncer ?), le parc André Citroën de Paris (dans le 15e, du côté de Balard), que je n'avais encore jamais vu. C'est absolument magnifique. Je connaissais déjà — et j'aime vraiment beaucoup — les jardins de Bercy (le jardin Yitzhak Rabin, précisément), notamment pour la réussite des « mini-paysages » qu'on y trouve ; mais le parc André Citroën est, je pense, encore bien plus beau, au moins si on aime les jardins dans le style « ultramoderne ». Je serais assez tenté d'évoquer Le Domaine d'Arnheim d'Edgar Poe : l'aménagement du jardin-paysage peut être une forme d'art, et ce parc en est un exemple. Pour commencer, j'aime beaucoup les grandes perspectives majestueuses, et l'alignement qu'on a depuis l'extrémité du parc en regardant vers la Seine au bout opposé, à travers le défilé de gazon entouré d'eau, est vraiment impressionnant. Les deux immenses serres tropicales (malheureusement l'une était fermée au public), de part et d'autre du réseau de fontaines, sont aussi très réussies (et l'air dans celle que nous avons pu visiter est vraiment plaisant à pénétrer). Mais j'ai sans doute encore plus apprécié que la partie principale du parc celle qui est située tout au sud et qu'il ne faut surtout pas manquer : un petit parc carré (le jardin noir) ceint d'une sorte de vallée en gradins (c'est difficile à expliquer) laquelle est agrémentée un peu dans le même esprit que la « promenade plantée » de Paris. (Nous ne sommes pas allés voir la partie est, jardin blanc, celle située de l'autre côté de la rue Balard, et où se trouve le cimetière de Grenelle ; je ne sais donc pas s'il s'inscrit dans la continuité du parc ou si c'est un square bien différent.)
Je regrette principalement que le temps n'ait pas été plus beau (cela doit être splendide sous un soleil radieux), et que je n'aie pas eu mon appareil photo. En tout cas, je voudrais bien pouvoir féliciter les paysagistes à qui nous devons de pareilles réussites.

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