David Madore's WebLog: Rhume et aphtes

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(vendredi)

Rhume et aphtes

J'ai plutôt eu moins de rhumes ces dernières années qu'il y a plus longtemps où c'était carrément une blague récurrente sur ce blog, mais là j'en ai quand même attrapé un gros, qui est tout juste en train de finir, mais qui m'aura empêché de bien profiter des premières journées de temps vraiment printanier à Paris.

Or il y a un truc qui, chez moi, a presque toujours accompagné les rhumes : c'est qu'à peu près au moment où le rhume finit, j'ai des aphtes qui apparaissent dans la bouche. Ça n'a pas l'air d'être un truc médicalement très documenté, en tout cas, Internet n'a pas l'air de répertorier de documentation au sujet d'une telle corrélation.

(Je remarque en passant que l'anglais n'a pas vraiment de mot pour aphte. Wikipédia parle juste de mouth ulcer ; le mot aphtha semble exister [avec une ‘h’ de plus en anglais qu'en français comme beaucoup d'autres bout de mots venant d'un phi-thêta grec, par exemple ophtalmo- en français contre ophthalmo- en anglais], mais n'est quasiment pas utilisé ; on trouve aussi canker sore, qui est furieusement imprécis. Je trouve ce genre de situation vraiment agaçante. Vous saviez que l'anglais n'a pas non plus de bon terme pour dire peluche ?)

Je peux évidemment imaginer plein de raisons qui expliqueraient ou participeraient à une telle corrélation :

  • Une attaque directe par le virus du rhume de la muqueuse de la bouche. (Après tout, s'il peut donner des maux de gorge très localisés — et ça m'arrive, quoique plutôt en début de rhume — je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas causer des aphtes.)
  • Une infection bactérienne secondaire. (Ça ne collerait pas trop avec le fait que, généralement, ces aphtes disparaissent tout seuls en un jour ou deux.)
  • Le fait que, ayant le nez bouché, je me retrouve souvent à dormir une nuit ou deux en respirant par la bouche, ce qui assèche celle-ci.
  • Le fait que, pour fluidifier la charge de mon nez et/ou de mes bronches, je prends parfois de l'acétylcystéine, qui comme mucolytique peut avoir tendance à causer des ulcères ou des inflammations des muqueuses. Explication séduisante, sauf que ma tendance à avoir des aphtes après les rhumes est beaucoup plus ancienne que mon utilisation d'acétylcystéine.
  • Effet secondaire d'un autre médicament ? Bon, je ne prends pas grand-chose, en fait.
  • Pur effet nocébo, par habitude du fait que les rhumes me causent des aphtes ?

Je ne suis pas médecin, ces hypothèses sont peut-être stupides.

Toujours est-il que ce coup-ci j'ai attrapé un aphte vraiment très pénible, sur la joue gauche juste en face des dernières molaires supérieures ; et que contrairement à l'habitude, il n'a pas l'air de vouloir partir rapidement (ça fait maintenant quatre jours qu'il est installé). Normalement mes aphtes partent presque magiquement quand je mets du pyralvex (autre truc dont on ne sait pas bien pourquoi ça marche, d'ailleurs : c'est de l'acide salicylique et de la rhubarbe), mais là, rien n'y fait.

Et du coup, j'ai le plus grand mal à manger. L'aphte lui-même n'est pas trop douloureux quand je ne fais rien, mais dès que je mâche, il me lance un peu comme une rage de dents. C'est fou comme il suffit d'un tout petit rien pour me gâcher quelque chose que je prends normalement beaucoup de plaisir à faire (bien manger).

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