David Madore's WebLog: Quelques nouvelles en vrac

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(mardi)

Quelques nouvelles en vrac

[Le poussinet devant l'étang de Chèvreloup]Je suis surpris de ne jamais encore avoir parlé dans ce blog de l'arboretum de Versailles-Chèvreloup, qui est pourtant un endroit tout à fait remarquable. Un arboretum, ce n'est pas vraiment un parc d'agrément (sauf celui de la Vallée-aux-Loups — juste à côté de la maison de Chateaubriand —, que j'aime aussi beaucoup, mais qui tient plus du jardin d'agrément que de l'arboretum), mais ce n'est pas non plus une forêt : c'est une sorte de juste milieu entre les deux, et j'aime bien m'y balader en faisant semblant de combler mon ignorance profonde sur les espèces végétales. L'arboretum de Chèvreloup est vraiment très grand (200 hectares) : jusqu'à récemment, seul un quart en était ouvert au public, mais maintenant on peut tout visiter.

Mon poussinet et moi avons visité deux fois (le et le , sachant que l'arboretum n'est ouvert que du 1er avril au 15 novembre), les deux fois il faisait un temps pourri, mais nous avions tout le parc pour nous tout seuls. (Je ne sais pas combien c'est fréquenté en temps « normal », mais là, c'était vraiment désert.) Et nous avons vraiment trouvé ça magnifique. Je recommande donc chaudement. Avec le principal bémol que c'est vraiment merdique d'accès en transports en commun !

En revanche, tant que j'y suis à parler d'arboreta, je ne recommande pas celui de Paris (dans le bois de Vincennes) : il n'a aucun intérêt et sert juste d'espace de pique-nique quand il fait beau. Si on est dans le coin et qu'on aime les beaux jardins, en revanche, il faut visiter ceux de l'école du Breuil, juste en face (dont dépend en fait l'arboretum), et qui sont, eux, impressionnants à voir au printemps ou en été.

[Un chevreau au Potager des Princes à Chantilly]

[Le poulailler du Potager des Princes à Chantilly]

[Le paon albinos du Potager des Princes à Chantilly]

[Les poneys du Potager des Princes à Chantilly]

[Des oies au Potager des Princes à Chantilly]

[Des chèvres naines au des Princes à Chantilly]

[Des cochons nains au Potager des Princes à Chantilly]

[Le jardin potager du Potager des Princes à Chantilly]

Samedi nous sommes allés à Chantilly visiter un petit jardin distinct du parc du château, et que nous avions raté lors de notre précédente visite : le Potager des Princes (autrefois parc de la Faisanderie). C'est plus un parc animalier pour enfants (style ferme pédagogique), et évidemment, en cette saison, c'est plus la faune que la flore qui présentait un intérêt, mais en tout cas, c'est mignon tout plein. Là aussi, le mauvais temps faisait que le poussinet et moi avions le jardin pour nous tout seuls.

Tant que j'y suis à parler de fermes pédagogiques, il y en a un certain nombre qui apparaissent dans Paris (il y a par exemple maintenant des chèvres naines et des moutons d'Ouessan au parc Kellermann), mais si on veut voir des animaux qui ne soient pas nains et qui ne soient pas là juste pour amuser les enfants, il y a la ferme de la Bergerie nationale de Rambouillet qui se visite.

Toujours au rayon jardins, ces dernières semaines, le poussinet a eu des soucis de santé qui l'ont amené à fréquenter (pour consultations, examens et un acte chirurgical) une clinique à Livry-Gargan, et à cette occasion, lui et moi (enfin, surtout moi pendant qu'il se faisait opérer) avons fait quelques tours au parc Lefèvre situé non loin de là. Ce parc ne mérite sans doute pas une visite exprès pour, mais si on est dans le coin, il n'est pas mal du tout. C'est joliment aménagé, et il il y a là une belle collection d'anatidés, dont des cygnes noirs (Cygnus atratus). La première fois que nous y sommes passés, nous avons vu toute une brochette de perruches à collier (Psittacula krameri), ces oiseaux farceurs qui prolifèrent en Île-de-France, mais plus tard elles avaient complètement disparu.

Je remarque d'ailleurs que ce parc a ceci d'inhabituel que la carte d'OpenStreetMap y est nettement moins bonne que celle de Google Maps (normalement, et particulièrement dans les parcs, c'est plutôt le contraire). Je devrais sans doute apprendre à contribuer à OSM pour remédier à ce fait.

Quand il fait vraiment trop moche et/ou qu'il fait trop nuit pour visiter des parcs et jardins, ce qui arrive vite en ce moment, le poussinet et moi nous rabattons sur les centres commerciaux.

Certes, ce n'est pas bien passionnant, mais pour quelqu'un qui, comme moi, aime bien prendre un café en regardant les gens passer (j'adore regarder les gens passer), les centres commerciaux sont assez rigolos si j'arrive à saisir le bon moment où il y a assez de monde pour que ce soit intéressant à regarder mais pas assez pour chatouiller mon agoraphobie. Ils peuvent aussi être intéressants du point de vue architectural, d'ailleurs.

Récemment, nous avons fait un tour à Parly 2 (juste en face de l'arboretum de Chèvreloup, c'est comme ça que nous avons atterri là), à Aéroville (situé juste à côté de l'aéroport de Roissy) et à Val d'Europe (près de Disneyland Paris, c'est-à-dire au milieu de nulle part). Parly 2 m'a fait une plutôt bonne impression : la déco, qui m'évoque un hommage contemporain aux années '70, est plutôt réussie, le plan est plutôt labyrinthique mais ce n'est pas désagréable, ça donne l'impression qu'on a quelque chose à explorer et qu'on n'est pas dans un énorme hangar, et les commerces ont un minimum de diversité (i.e., ce n'est pas que des vêtements, cf. ci-dessous) ; c'est presque cosy. Aéroville est impressionnant à voir par sa hauteur de plafond (on se croirait dans une cathédrale moderne dédiée au dieu de la consommation), mais m'a donné l'impression d'être vide et froid. Val d'Europe est gigantesque, et il y a des endroits réussis (comme la place des étoiles dont la voûte est un hommage à celle du Grand Palais) ; mais il y a aussi ce centre commercial annexe, La Vallée Village, dont je n'arrive pas bien à décider si je le trouve rigolo ou sinistre : c'est une sorte de village potemkine, un décor évoquant un quartier résidentiel typique d'Île-de-France, sauf que les maisons sont toutes fausses et sont en fait des boutiques (de fringues, de fringues, de fringues) ; cela me fait penser à une histoire de science-fiction où des extra-terrestres auraient capturé des humains et décidé, pour les mettre à l'aise, de les placer dans un décor familier, sauf que tout est en toc : bref, c'est un peu surréaliste et vaguement dérangeant, comme un croisement entre un tableau de Magritte et The Truman Show.

(Le plus bizarre est qu'à côté de ce village complètement faux de Vallée Village, il y a un centre urbain créé de toutes pièces, Val d'Europe donc, — une vraie ville au sens où il y a des vraies gens qui y habitent, mais qui a l'air à peine moins fausse que la fausse ville. (Un peu comme ces quartiers de Shanghai qui reproduisent des architectures idéalisées de pays européens comme l'Angleterre — j'ai récemment vu un documentaire d'Arte à ce sujet.) Je regrette de ne pas être resté visiter un peu plus, après tout, il y a même un parc.)

Mais ce qui me fascine le plus avec les centres commerciaux, c'est la proportion des boutiques consacrées à l'habillement. Je n'ai qu'une idée vague de comment les Français utilisent leur argent (malgré ce genre de tableaux), encore moins la part dépensée dans un centre commercial, mais j'ai peine à croire que les vêtements en représentent une proportion aussi énorme. Je suppose que les marges sont énormes, ce qui permet à ces boutiques de continuer à exister avec peu de ventes, mais ça me fait un peu penser à ce passage du Hitchhiker's Guide to the Galaxy (ça doit être dans le troisième tome) où il est question d'un monde qui a été entièrement ruiné parce qu'il s'y vendait trop de chaussures. Bref, à chaque fois que je vois une boutique d'autre chose (alimentation, culture, bricolage, électronique, papeterie, pharmacie, services, que sais-je encore…), j'applaudis cette résistance.

Quelques mots pour finir à propos de ma préparation au permis moto : j'ai repris après environ un mois d'interruption à cause de ma tendinite à l'épaule, je n'avais pas tout oublié comme je l'avais craint (mais j'ai quand même beaucoup calé en reprenant la moto après cette pause). Mais je progresse lentement ; j'en suis actuellement à 38 heures de formation (12 séances), et si j'arrive épisodiquement à réussir chacun des différents exercices de l'épreuve hors circulation, c'est encore beaucoup trop aléatoire et irrégulier pour que je puisse envisager de le passer. (Ça va tout de même mieux depuis qu'un des moniteurs m'a donné des consignes très précises pour le parcours lent — qui est globalement parlant le plus difficile. Notamment, tout le monde dit toujours le regard est très important, et c'est vrai, mais on ne dit pas toujours pour autant exactement il faut le placer, ce regard. Il m'a aussi expliqué qu'il ne fallait pas chercher à avoir une allure constante, mais plutôt être prêt à embrayer un peu dès qu'on a l'impression de commencer à perdre l'équilibre. Enfin, que mon principal problème à part ça était de ne pas assez serrer la moto avec mes jambes.)

Même si ça devient répétitif (toujours refaire les mêmes parcours…), ça continue à me plaire nettement plus que les leçons de conduite auto. Mais ce n'est pas du tout clair si cette différence de motivation change quoi que ce soit au rythme de progression (en voiture, vers 38 heures de formation je suis rentré dans une longue phase de stagnation où je ne progressais plus guère).

Je reste assez nerveux à chaque trajet vers, ou surtout depuis, le plateau. Les trajets de retour sont les plus stressants, parce que l'autoroute A6b est surtout bouchée dans le sens vers Paris, et ce, apparemment quelle que soit l'heure. On circule donc en interfile, et quand il s'agit de passer entre deux véhicules larges (comme entre une camionnette et un camion), je trouve ça vraiment assez inquiétant. (Je n'arrive pas vraiment à décider si c'est pire quand l'autoroute est complètement bouchée, donc on fait de l'interfile tout du long, mais c'est à vitesse faible par rapport à des véhicules quasiment à l'arrêt, ou quand l'autoroute est plus fluide, mais il y a toujours un peu d'interfile, et à plus grande vitesse.)

J'ai appris que le centre d'examen de Rungis, situé ici à deux pas du plateau où je m'entraîne, , n'est pourtant pas l'endroit où je suis susceptible de passer ce permis : apparemment ce centre est réservé aux candidats inscrits en Val-de-Marne. Les Parisiens sont envoyés soit à Vélizy-Villacoublay (probablement par , mais l'endroit est flouté sur Google Maps à cause de l'aéroport à proximité), soit à Gennevilliers, précisément (et d'ailleurs, pour ce centre-là, on voit les pistes depuis Google Street View, ici).

Et c'est amusant, parce qu'un parc d'Île-de-France que je suis allé visiter avec mon poussinet est le parc des Chanteraines de Gennevilliers (j'en ai parlé dans cette entrée), notable pour sa petite ferme pédagogique (on y revient) et son petit train (le poussinet est fan de trains). Le parc des Chanteraines est constitué de plusieurs morceaux, de tailles variables, et se fond en partie dans la zone d'activités tout autour : lorsque nous l'avons visité, nous avons cherché à explorer un peu ces différents morceaux, et il se trouve que notre promenade nous a menés (entre les morceaux Les Louvresses et La Garenne du parc ; il y a un plan page 4 de ce PDF) à deux pas de ces pistes d'examen de permis.

Puisque j'en suis revenu à parler de parcs et jardins, je conclus en notant que j'ai ajouté deux nouvelles catégories d'entrées de ce blog : une pour les parcs et jardins et une pour les véhicules légers à moteur (j'ai sans doute raté plein d'entrées qui pourraient se ranger dans l'une ou l'autre de ces catégories).

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