David Madore's WebLog: Quelques réflexions sur la campagne du Brexit

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(jeudi)

Quelques réflexions sur la campagne du Brexit

Dans une semaine, les britanniques vont voter pour décider s'ils veulent rester dans l'Union européenne et, selon mon pronostic, ils choisiront de partir (à ce stade-là, beaucoup de gens commencent en effet à douter sérieusement des chances du Remain, même si actuellement predictwise leur donne encore 60% de probabilité ; ça fait bien longtemps que je répète à tout le monde que je suis sûr que le Leave gagnera, mais mon propos n'est pas ici de m'autocongratuler pour mes talents oraculaires[#]). Je pense qu'il n'est pas trop tôt pour examiner les leçons à tirer de cette campagne, qui sont surtout, pour ce qui me concerne, et indépendamment du résultat du vote, une nouvelle démonstration du fait que le referendum est très rarement une bonne idée, en l'occurrence parce que les deux camps mettent en avant les arguments les plus malhonnêtes. J'ai déjà dit un mot ici, mais je veux entrer un peu plus dans les détails.

[#] De toute façon, je ne suis pas un bon oracle : j'avais pronostiqué que les Écossais voteraient pour quitter le Royaume-Uni pour essentiellement les mêmes raisons que je pense maintenant que les Britanniques voteront pour quitter l'Union européenne, et de toute évidence, j'ai eu tort. Je ne mangerai pas mon chapeau si mon pronostic de Brexit est incorrect, et je ne pavanerai pas s'il est correct. • Aparté : Par ailleurs, une des raisons pour lesquelles je n'ai pas mis de l'argent chez un bookmaker du côté du Leave, c'est que les paris sont en livre, et si j'ai raison la livre perdra beaucoup de sa valeur : donc même si j'étais totalement certain de pouvoir lire l'avenir, il n'est pas clair que j'y gagne. Je suppose que ce genre de considération biaise la lecture des cotes, d'ailleurs.

La première chose qu'on voit dans cette histoire, évidemment, c'est David Cameron se tendre un piège à lui-même : il a promis ce referendum pour remporter les élections générales de 2015, il était ensuite obligé de s'y tenir sous peine de voir son parti se fracturer, et il va y perdre sa place (certainement si les électeurs choisissent de quitter l'Union, et peut-être même s'ils choisissent d'y rester), malgré les annonces, pas crédibles une seule seconde, selon lesquelles sa démission n'est pas conditionnée par le résultat du referendum. Et on voit l'ancien maire de Londres, Boris Johnson, en profiter pour convoiter la place de calife de son ancien condisciple et ami : comme tête conservatrice de la campagne Leave, il aura un chemin tout tracé jusqu'au 10 Downing Street si les électeurs suivent ses recommandations. Nigel Farage, chef du parti UKIP, se voit offrir une tribune inespérée pour accroître sa visibilité médiatique et passer pour le vrai chef de l'opposition. Quant à Jeremy Corbyn, le leader travailliste, il a l'air d'avoir adhéré résolument à la campagne Undecided. Mais bon, laissons de côté les questions de personnages et de luttes de pouvoir.

(Il y a bien Nicola Sturgeon — le Premier ministre écossais — que je n'ai pas citée, dont je trouve le ton convenable et les arguments intelligents. Mais j'ai un problème particulier avec Nicola Sturgeon, c'est que quand elle parle, le phonéticien amateur que je suis est tellement fasciné par son accent merveilleux que j'ai le plus grand mal à écouter ce qu'elle dit.)

Ajout/correction () : En fait, j'ai été assez injuste envers Corbyn, dont je n'avais pas entendu notamment ce discours, qui est vraiment bien, qui évite globalement beaucoup des critiques que je décris ci-dessous quant au ton de la campagne, et qui a le mérite de répondre aussi très bien aux gens, notamment des Français, persuadés que l'UE est intrinsèquement « néolibérale » (ou autres critiques du même goût) en remettant en perspective certains points de son action.

Le fait est surtout que la campagne tourne à un niveau abyssalement lamentable. Le camp du Leave martèle à répétition les mots take back control et décrit l'UE comme une sorte de léviathan bureaucratique (mots-clés : red tape), sans aucun fondement démocratique (mots-clés : unelected eurocrats), qui prend l'argent et impose ses règles sur le Royaume-Uni ; mais, outre le fait que le Royaume-Uni a un siège au Conseil, des députés au Parlement, un Commissaire à la Commission, etc., ils s'abstiennent prudemment de dire ce qu'ils voudraient faire ou changer avec le contrôle qu'ils reprendraient. Sauf pour l'immigration, pour laquelle ils réclament un système de points à la manière de l'Australie, et sur laquelle ils ont largement réussi à faire porter tout le débat : au-delà de l'idée nébuleuse de la souveraineté, leur campagne est essentiellement fondée sur la peur de l'immigré[#2], typiquement est-européen, qui vient accaparer les emplois et les services publics britanniques et que l'Union européenne interdit d'empêcher de rentrer. Et pour alimenter la peur de l'étranger, le reste de l'Union européenne est décrit comme étant en déliquescence économique. Quant à l'idée même d'une Europe unifiée, Boris Johnson a comparé ça au rêve de Napoléon et de Hitler.

[#2] Ils ne parlent pas du tout, bien sûr, des britanniques qui auraient émigré dans d'autres pays de l'Union. Pour une raison simple : c'est que ceux-là n'auront pas le droit de voter dans le referendum en question, pas plus que les citoyens de l'Union qui habitent au Royaume-Uni. (Bizarrement, en revanche, les citoyens du Commonwealth, ainsi que les Irlandais, résidant légalement de façon permanente au Royaume-Uni, eux, auront le droit de vote : je me demande comment ceci s'est négocié.)

Comme j'ai fait mon coming-out d'eurobéat, on ne sera pas surpris que je sois affligé par de tels arguments. Mais en vérité, je trouve les arguments du camp du Remain presque pires. En vérité, ils ne nient aucune des critiques faites à l'UE ni ne tentent de dissiper la peur des immigrés ; le gouvernement souligne avoir obtenu des exceptions et exemptions (ce qui est largement un mensonge) ; mais quand Nigel Farage récite sa petite musique selon laquelle l'Union européenne, aussi nobles qu'aient été ses idéaux initialement, a complètement échoué et s'est transformé en cauchemar, personne du camp adverse ne trouve la moindre chose à lui répondre. À la place, ils avertissent : quitter l'Union sera un saut dans l'inconnu, et un désastre économique, et peut-être aussi un désastre sécuritaire. Je suis tout à fait persuadé de cette conclusion (au moins économiquement, le Brexit sera un désastre pour le Royaume-Uni ; pour l'Irlande aussi, bien sûr, et dans une certaine mesure pour le reste de l'Union), mais ça reste un argument épouvantablement mauvais. Les gens ont le droit de ne pas vouloir mettre l'économie par-dessus tout. Et si on propose aux électeurs une alternative (c'est le principe d'un referendum), il est profondément scandaleux d'essayer de leur dire ensuite qu'un des choix conduira à un désastre. Or c'est exactement ce que fait la campagne du Remain : d'une part ils ne font pas le moindre effort pour rendre l'Union européenne sympathique ou agréable aux électeurs, d'autre part ils agitent toutes les peurs possibles, à peu près aussi répugnantes que la peur de l'immigré, pour convaincre les électeurs de voter de rester. Or faire peur aux électeurs est une tactique répugnante.

…Et en plus, ça ne marche pas. La campagne Remain a invoqué tout le beau monde de la planète pour prophétiser toutes sortes de problèmes en cas de Brexit : le président des États-Unis Barack Obama, le président chinois Xí Jìnpíng, la directrice générale du FMI Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney, les ministres des finances du G20, le Taoiseach d'Irlande Enda Kenny, la chancelière allemande Angela Merkel, et bien d'autres, ainsi que quantité d'économistes, de scientifiques et de célébrités en tous genres (même mon chimiste à tête de savant fou préféré s'y est mis), et bien sûr des chefs d'entreprises anglaises, européennes ou multinationales, ont exprimé leurs inquiétudes face à un Brexit, leur souhait de voir le Royaume-Uni rester dans l'UE, ou leurs avertissements dans le cas contraire. Or il n'y a certainement rien de plus contre-productif que de dire aux gens de voter <truc> parce que plein de gens importants pensent qu'ils devraient. (Le seul qui est resté très bruyamment silencieux, dans l'histoire, c'est Vladimir Poutine : d'aucuns en ont conclu qu'il se frotte les mains, ce qui est certainement vrai, mais c'est là aussi un très mauvais argument à sortir, que ce soit de dire qu'il faut partir pour faire plaisir à Poutine ou, au contraire, qu'il faut rester pour ne pas faire plaisir à Poutine.)

Au contraire, il y a beaucoup de gens qui, se sentant trahis par la classe politique en général, seront ravis de voter pour ce qui leur semblera le plus emmerder les élites : accumuler encore plus d'élites pour leur dire quoi faire n'améliorera pas le schmilblick. Ces électeurs désespérés pourraient refuser de voter une loi affirmant que 2+2=4 simplement pour montrer leur mécontentement. Ils auront tort, bien sûr, en pensant emmerder les élites : Boris Johnson est exactement de la même classe sociale que David Cameron, et le UKIP est du même terreau que le parti conservateur. Comme ils auront tort en pensant ne pas se faire de mal ; et encore plus, en pensant ne pas se faire manipuler : car les petits calculs de quelqu'un comme Rupert Murdoch sont pour beaucoup responsable dans l'europhobie de l'opinion publique anglaise. Et à un niveau encore différent, promettre aux électeurs des difficultés (économiques ou autres) peut les inciter à montrer leur courage en bravant ces difficultés.

Je pourrais refaire tout un petit couplet sur le mal que je pense des referenda en général, mais je vais essayer de faire court pour ne pas trop dévier du sujet. J'ai déjà expliqué assez longuement pourquoi il faut arrêter le mysticisme autour de la démocratie, et l'idée que le Peuple Souverain®, s'exprimant directement a forcément raison et ne saurait mal faire, fait partie de ce mysticisme (qui peut conduire, par exemple, à la tyrannie de la majorité, mais ce n'est pas le propos ici). Mais je conçois qu'on considère le Peuple Souverain® comme le fondement de toute autorité à condition que ce Peuple Souverain® s'exprime de façon claire, réfléchie et informée[#3]. Il faut notamment qu'on puisse légitimement penser qu'il n'est pas biaisé par d'autres questions (comme la popularité du gouvernement) ; il faut que la campagne se déroule dans un esprit serein ; et il faut que les citoyens soient raisonnablement au courant des faits objectifs du dossier et des conséquences prévisibles de leur vote. Aucune de ces conditions n'est ici satisfaite. L'ignorance du Britannique moyen (et je pourrais en dire autant du Français moyen) quant au fonctionnement de l'UE, ses institutions ou ses pouvoirs, est colossale, et aucune des campagnes en présence n'a tenté d'y remédier, d'autant moins que le débat s'est mis à porter sur tout autre chose (l'immigration). Quant aux conséquences d'un Brexit, il est évident que personne ne peut les prévoir vu qu'elles dépendront largement de négociations compliquées dont les acteurs ne sont même pas certains. Nigel Farage lui-même a admis qu'il n'avait aucune idée de ce que seraient les conséquences d'une sortie de l'UE.

[#3] Digression : Il y a des gens qui proposent de remplacer les referenda (voire, pour les plus extrêmes, toute forme d'élection) par le tirage au sort, à la façon des jurys d'assises ou de certaines institutions de la démocratie athénienne antique : on aurait un panel de citoyens chargés — à plein temps sur une période prédéfinie — d'étudier un dossier précis pour se faire un avis éclairé et de trancher ensuite une question au nom de l'ensemble de la société. L'idée étant qu'on aura ainsi un avis, statistiquement équivalent à un vote du corps électoral si le panel est relativement grand et tiré au hasard, mais où les jurés peuvent prendre le temps (et ont l'obligation morale) d'enquêter sérieusement sur la question, d'écouter des avocats chargés de représenter les différentes positions, bref, de s'informer vraiment. Je ne suis pas du tout convaincu par cette idée, et je ne vais pas en discuter ici, mais elle a le mérite de mettre l'accent sur l'importance de s'informer avant de décider, et d'illustrer le fait que d'autres modes de démocraties sont imaginables que la directe et la représentative.

Mais à ce stade-là, il est beaucoup trop tard pour faire une campagne intelligente, c'est-à-dire une campagne fondée sur des valeurs positives et pas sur la peur. Même si je ne suis pas d'accord avec eux sur le fond, j'imagine que le Leave peut-être aurait pu en faire une en s'y prenant assez tôt et en tablant sur autre chose que les clichés de la bureaucratie et de la peur de l'immigré : plus maintenant. Quant au Remain, c'est encore plus désespéré. Gordon Brown a tout récemment essayé de dépasser les arguments anxiogènes et de se focaliser sur quelque chose de, disons, plus positif, et je salue l'effort, mais c'est trop tard. Expliquer à quoi sert l'Union européenne, cette sorte de cathédrale des compromis et des concessions (or personne n'aime spontanément les compromis et les concessions), demande un débat subtil, réfléchi, nuancé, qu'on ne peut pas avoir une semaine, ni même un an, avant l'échéance.

Surtout quand, depuis le départ, la relation des Britanniques à la Communauté européenne est un vaste malentendu : ils voulaient un Marché commun là où d'autres rêvaient à une Union sans cesse plus étroite. Et surtout quand, en face, on a le Sun, qui va débiter en pleine page des slogans simplistes plus rapides, plus faciles, plus séduisants.

À titre d'exemple, à part le déficit de démocratie (qui est largement la faute des gouvernements britanniques successifs — et français, disons-le — qui refusent de transférer plus de pouvoir au Parlement comme celui de choisir le chef de la Commission), un des reproches qu'on fait le plus souvent à l'Union européenne est la quantité de réglementations[#4] qu'elle produit. Autrefois, il n'y avait pas tant de normes et tant de règles, se plaint l'homme du café du commerce. S'est par exemple immiscée dans la campagne du Brexit la question de savoir quelle proportion des lois britanniques était d'origine européenne : la réponse est surtout que la question n'a pas de sens, parce qu'il faut définir proportion, loi, origine et européenne, et que ça changera tout à tout selon la manière dont on comprend ces termes ; il y a une certaine contradiction à reprocher à l'Union de perdre son temps à réglementer des choses triviales comme la courbure des bananes (idée largement répandue) et de voler aux États membres leur souveraineté sur des points importants, mais restons-en aux réglementations techniques censément trop nombreuses. Je suis peu convaincu que l'Union européenne produise beaucoup plus de normes juridiques qu'un pays souverain comme les États-Unis, le Canada ou le Japon (c'est, bien sûr, impossible de trouver des chiffres, et même si on en trouve, tout dépend de nouveau de ce qu'on entend par produire et par norme juridique) : cela semble être un effet de la société moderne complexe que nous n'arrivions plus à fonctionner sans une logorrhée législative et réglementaire. (Et il y a peut-être un parallèle à dresser avec le fait que n'importe quoi demande maintenant aussi des zillions de lignes de code informatique, code qui constitue, autant que les lois, un corpus à la complexité terrifiante et qui nous échappe.) L'Union européenne est certainement partie de ce scénario, mais je ne vois pas de raison de penser qu'elle y participe plus que ne le ferait un pays souverain : au contraire, on peut espérer qu'elle divise (peut-être pas par 28, mais au moins un peu) la quantité totale de normes produites en Europe. Si le Royaume-Uni recouvre sa liberté de réglementer la courbure des bananes, il y aura toujours des bureaucrates non-élus qui s'occuperont de ce genre de questions, ils travailleront à Londres plutôt qu'à Bruxelles, mais le plus probable est qu'ils adopteront les mêmes règles que leurs amis à Bruxelles, notamment s'ils veulent faire commerce avec eux, et le gain démocratique est, disons, douteux. Le point que je veux souligner est que ces questions sont complexes, délicates, et ne se prêtent pas à un jugement à l'emporte-pièce.

[#4] Le public a tendance à être extrêmement incohérent dans ses demandes de réglementation, et à les réclamer en même temps qu'il les décrie. Je ne parle pas seulement des européens bien contents que les frais de roaming sur la téléphonie mobile baissent régulièrement suite à l'action européenne (ou qui réclament qu'ils baissent encore plus ; ou qui s'étonnent que cette baisse des tarifs ne concerne pas les tarifs nationaux, laissés, justement, hors du champ de la réglementation européenne par le principe de subsidiarité). Tout scandale alimentaire, par exemple, ou le simple « principe de précaution » devant une situation nouvelle, provoque immanquablement des appels à plus de contrôle et plus de réglementation. Un des principaux arguments contre les accords de libre-échange notamment UE-USA, est la perte du haut niveau de protection du consommateur (i.e., justement, de réglementation !) qui en résulterait en Europe. (Et encore, je ne parle même pas des quotas de pêche, qui, parmi les différents aspects de la réglementation européenne, sont probablement celui que les britanniques ont le plus en grippe, et dont on attend qu'il réalise l'impossible quadrature : préserver les populations de poissons, et laisser les pêcheurs libres de pêcher — forcément, c'est impossible, alors on montre du doigt le coupable qu'on peut.)

De toute façon, mon intention n'est pas de me livrer ici à une défense de l'UE, ni même d'esquisser les directions dans lesquelles la campagne du Remain aurait pu mener une telle défense. Je ne peux que me désoler du gâchis, et espérer qu'il sera quand même bon à quelque chose. Si les Britanniques votent pour partir, les négociations seront très dures, parce qu'il y aura des gens qui voudront le leur faire « payer », par exemple en leur refusant tout accord de libre-échange, ou alors seulement sur les bases de leur acceptation unilatérale et sans condition de tout l'Acquis communautaire sur l'élaboration duquel ils n'auront plus voix au chapitre. La Schadenfreude n'a rien de reluisant quand elle s'oppose à un pays entier (en revanche, voir David Cameron perdre son poste et Nigel Farage face à ses mensonges présentera bien un certain goût de satisfaction). Mais si le désastre économique annoncé a bien lieu et oblige d'autres à réfléchir un peu plus fort avant de se brûler eux-mêmes, ce sera déjà ça de pris ; et si on est vraiment optimiste, on peut même imaginer que le fait de ne plus avoir l'opposition systématique des Anglais à l'Union sans cesse plus étroite serait une bonne chose pour cette dernière (là, honnêtement, je n'y crois pas : je crois que les europhobes ne conduiront pas que le Royaume-Uni à la catastrophe, ils mettront tout le continent le nez dans le caca chacun de leurs nationalistes locaux).

Ajout () : le journal The Economist (dont je trouve l'orientation politique « capitaliste décomplexée qui se croit moderne » insupportable en général, mais dont il faut reconnaître qu'il sont extrêmement bien renseignés) a fait un guide du Brexit intéressant à lire sur tout un tas d'aspects.

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