David Madore's WebLog: Compte-rendu de voyage à Berlin

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(mercredi)

Compte-rendu de voyage à Berlin

Je prends le temps, parmi les mille et une choses qui réclament urgemment mon attention au retour de vacances, pour raconter un peu comment celles-ci se sont passées. Sans ordre ni logique, cependant :

  • Neuf jours, ce n'est vraiment pas assez pour visiter correctement Berlin. En tout cas, pas si on se lève tous les jours à midi. 😐 Ou pas si on ne veut pas visiter les musées au pas de course. Ou pas si on aime bien se promener à pied, mais que les pieds, au bout d'un moment, estiment qu'ils ont assez marché. Du coup, mon poussinet et moi avons tiré un trait sur plein de choses habituellement jugées indispensables : le musée du Pergamon (enfin, ça c'était en partie à cause d'une confusion sur ses horaires), le chateau de Charlottenburg, et Potsdam (ce n'est pas à Berlin, bien sûr, mais on aurait certainement pu penser à y aller). Et certainement plein d'autres choses. On a quand même vu un certain nombre de musées : le musée de la RDA, le musée du mur, le deutsches historisches Museum (l'idée étant que tant qu'à venir à Berlin, autant voir des musées qui parlent de Berlin et de l'Allemagne, plutôt que des antiquités grecques ou étrusques, aussi remarquables fussent-elles) ; le musée allemand des techniques (où mon poussinet a pu regarder plein de porno pour poussinet, c'est-à-dire des trains) ; et le schwules Museum (schwul=pédé ; more about that later).
  • Plutôt que visiter des musées, nous avons préféré nous promener et prendre la température des quartiers. Plusieurs choses m'ont frappé : essentiellement, combien la capitale allemande est étendue, peu dense, et surtout inégalement animée. La plupart des villes que je connais, et certainement Paris, ont une structure un peu en oignon, avec des quartiers centraux très denses, et des couches concentriques de moins en moins peuplées et fréquentées, couches qui sont, sinon circulaires, du moins plus ou moins convexes. Berlin n'est pas du tout comme ça : on peut être à deux pas d'un endroit très animé (comme Alexanderplatz, la Potsdamer Platz ou le Kurfürstendamm, et avoir l'impression d'être dans une banlieue très lointaine, avec des terrains vagues et quasiment personne dans les rues — et encore deux pas plus loin, on peut revenir dans un endroit très vivant. C'est très déroutant quand on essaie, comme moi, de se faire une idée du visage de la ville en marchant un peu au hasard dans les directions qui ont l'air sympa : en voulant aller au Kurfürstendamm (la rue commerçante la plus célèbre de Berlin-Ouest) nous avons commencé par passer par la Kurfürstenstraße qui (comme son nom peut le laisser penser) est immédiatement adjacente, et nous nous disions que nous nous étions forcément trompés, qu'on était au milieu de nulle part, que ça ne pouvait pas être par là.
  • Nous logions à Berlin-Est, à deux pas de la célèbre tour de télé (où nous ne sommes pas montés) et de la non moins célèbre Alexanderplatz (que nous avons traversée dans tous les sens). Je dis Berlin-Est, parce que j'ai l'impression que la division de la ville pendant trente ans explique en partie le phénomène que j'évoque ci-dessus que les quartiers animés ne sont pas adjacents les uns avec les autres ; ceci dit, c'est loin de tout expliquer, d'une part parce que Berlin a de toute façon changé depuis 1989 (il faut vraiment consulter une carte pour savoir où le mur pouvait passer) et d'autre part parce qu'on a cette impression qu'il n'y avait vraiment rien à Berlin-Ouest tant la majorité des choses intéressantes semble être à l'Est.
  • Notre hôtel était dans le genre plutôt luxueux (et à la limite de nos moyens, en fait, mais c'était un peu notre voyage de PACS, et nous avions un peu d'aide de papa-maman ; et en fait, globalement, à Berlin, les prix ne sont vraiment pas chers par rapport à ce qu'ils seraient dans d'autres grandes capitales) : il est situé à l'emplacement de l'ancien hôtel emblématique de la RDA, sur une rue portant le nom d'un socialiste suffisamment consensuel pour ne pas avoir été débaptisée. Le gadget de l'hôtel, maintenant, c'était un aquarium de 1000m³ dans le lobby, où circulent plein de poissons exotiques très jolis, et que plein de touristes viennent admirer (les visiteurs circulent dans un ascenseur à l'intérieur de l'aquarium, qui est en forme de double cylindre, alors que les clients de l'hôtel le voient de l'extérieur).
  • Pour la téléphonie mobile, nous avons pris des cartes prépayées (+pack Internet) chez l'opérateur (nouveau venu) O2, et donc eu pendant dix jours des numéros allemands, de façon à pouvoir bénéficier du confort « Internet (surtout Wikipédia et Google Maps) vraiment partout dans la poche » auquel nous sommes devenus complètement accros, sans avoir à payer les tarifs scandaleusement exorbitants que les opérateurs de téléphonie mobile pratiquent pour ls connexions de donnée en roaming (on en est au point où ne serait-ce que pour deux jours à l'étranger il me semble globalement avantageux de prendre une carte prépayée). Notre première idée avait été d'aller voir chez T-Mobile, mais leur offre était vraiment pourrie (celle qui semblait la plus intéressante pour nous était, en fait, une carte SIM pour clé 3G, et le vendeur m'a soutenu obstinément qu'elle ne permettait pas de faire des appels vocaux — ce qui est complètement faux — et en plus il leur a fallu quelque chose comme douze heures pour activer la ligne). Sinon, de façon générale, pour les informations à ce sujet pour les gens qui voyagent n'importe où dans le monde, je transmets le conseil qu'on m'a donné de consulter ce site, qui est tout à fait excellent. (Ah, et pour ce qui est d'avoir accès aux cartes de ville avant ou à défaut d'avoir une connexion de données, on m'a signalé le programme MapDroyd pour Android, qui semble bien utile.)
  • Les transports en commun berlinois sont pratiques et rapides, mais la clarté des indications laisse parfois franchement à désirer : la distinction entre S-Bahn et U-Bahn est un peu gratuite (comme celle entre RER/Transilien et Métro à Paris), d'autant que les S-Bahn sont parfois souterrains et les U-Bahn parfois aériens, les lignes sont numérotées dans deux séries de chiffres qui se recoupent, et le fléchage pour passer d'un réseau à l'autre dans les stations n'est pas hyper évident.
  • Les rues sont (parfois ? toujours ?) numérotées différemment d'en France, les numéros étant consécutifs d'un côté de la rue, et repartent ensuite dans l'autre sens de l'autre côté.
  • On peut vraiment manger pour pas cher à Berlin. Le plat emblématique de la ville est le Currywurst (une saucisse à la sauce au curry ; éventuellement mit Pommes, c'est-à-dire, avec des frites), ce n'est pas mauvais mais je m'en lasserais vite ; par contre, un truc qui présente à la fois une grande variété et un excellent rapport qualité-prix, ce sont les traiteurs asiatiques sur le mode du fast-food, notamment les Asia Gourmet (c'est une chaîne internationale, mais il n'y en a pas à Paris, que je sache). Pour un truc un peu plus allemand, il y a plein d'endroits où on peut manger des assiettes de salades certainement plus diététiques que le Currywurst, et à des prix également imbattables.
  • Là où les restaurateurs rattrapent le prix très bas du manger, c'est sur les boissons. Et vraiment le truc que je n'aime pas du tout avec l'Allemagne, c'est qu'il est en gros impossible dans un restaurant de demander une carafe d'eau (du robinet, je veux dire : Leitungswasser ou Hahnenwasser en allemand) : pas que nous ayons vraiment essayé, mais c'est évident que personne n'en prend. On en vient à se demander si les Allemands sont au courant que ce qui circule dans les canalisations d'eau est potable. En recherchant sur Internet plus de précisions sur cette question, je suis tombé sur ce post du blog (en allemand) d'un Allemand expatrié en Suisse, où on apprend notamment que même en Suisse allémanique la situation est bien différente. (J'ai aussi bookmarké quelques pages de discussion qui montrent que les Allemands n'ont pas l'air de savoir, ou pas l'air d'accord entre eux à ce sujet, si c'est correct de demander de l'eau du robinet au restaurant : celui-ci, celui-là, et aussi cette page de conseils, semblent plutôt dire que oui, mais avec énormément de réserve.)
  • Les Berlinois ont l'air de consommer pas mal de cafés et chocolats glacés (Eiskaffee et Eisschokolade), qui ressemblent un peu, mais pas tout à fait, à un mélange entre les cafés et chocolats liégeois, et les cafés frappés, qu'on trouve en France. En tout cas, ça m'a bien plu. Sinon, nous avons mangé pas mal (et ramené quelques paquets) de Gummibärchen, surtout que j'ai appris par un numéro de Karambolage (j'ai déjà dit que j'étais fan de Karambolage ?) que les oursons Haribo qu'on achète en France ne sont que de très pâles imitations des vrais que l'on trouve en Allemagne.
  • Je n'ai pas compris si les cartes bancaires allemandes sont maintenant avec puce, et si oui si le système de puce est compatible avec le système français : en tout cas, je n'ai payé que deux-trois fois avec ma carte bancaire (en France je paie quasiment tout comme ça), parce qu'une fois on m'a demandé mon code et une signature, et les autres fois une signature — je trouve ça pénible, alors je me suis rabattu sur les espèces. J'ai aussi l'impression qu'il y a moins de distributeurs de billets à Berlin qu'à Paris (et ils ne donnent pas de ticket, ce qui est gravement pénible), et ils ont l'air plus uniformisés derrière le logo EC (electronic cash) qu'en France derrière la Carte Bleue ou Visa, mais bon, je ne comprends de toute façon rien au système bancaire et aux relations entre tous ces sigles et organismes.
  • Nous avons cherché le ou les quartier(s) gay à Berlin. Il y en a un qui est facile à trouver, et hautement visible, et très sympa, il est situé à Schöneberg aux alentours de Nollendorfplatz. Il semblerait qu'il y ait aussi des choses à Prenzlauer Berg, mais on n'a pas trouvé grand-chose en errant au hasard, et les rares choses qu'on a effectivement trouvées étaient désespérément désertes. Même remarque du côté de Kreuzberg, où on a quand même pu visiter le Schwules Museum, un musée consacrée à l'homosexualité en Allemagne (essentiellement, le très long combat pour obtenir l'abolition du §175 du code pénal prussien) et à des expositions thématiques — dont une en ce moment consacré à Ralf König, duquel je suis complètement et inconditionnellement fan, ça tombe bien.
  • Parmi les choses particulières que nous avons visitées, faites ou vues :
    • Le toit du Bundestag. Il y a un restaurant au sommet (très cher, mais carrément bon), où mon poussinet m'a invité pour mon anniversaire, et qui offre l'avantage d'éviter la queue pour monter au toit (les gens qui ont une réservation montent avec les handicapés, en fait, en priorité sur tout le monde). La coupole est assez spectaculaire, pas seulement par la vue qu'elle offre sur la ville, mais aussi par son architecture en elle-même ; et on peut voir directement, en bas, la salle plénière du parlement. Soit dit en passant, les bâtiments de la chancellerie, juste en face du Bundestag, ont l'air très intéressants aussi, mais malheureusement ils ne se visitent pas (à moins d'avoir un contact avec Mme Merkel ?… sinon, ils faisaient une journée porte ouverte, mais c'était après notre départ).
    • La gare centrale (Hauptbahnhof). Elle est toute nouvelle, et organisée de façon assez originale (en forme de croix, mais les voies nord-sud sont en sous-sol, mais les voies est-ouest sont carrément au 2e étage), avec une architecture moderne et vraiment intéressante, un toit tout en verre et d'immenses espaces à l'intérieur qui donnent un peu le vertige.
    • Le Sony dome, une sorte de gigantesque chapiteau de cirque, à deux pas de la Potsdamer Platz, qui abrite un certain nombre de restaurants et brasseries, des cinémas, boutiques, etc., et qui la nuit est éclairé de couleurs changeantes.
    • L'ancien aéroport de Tempelhof, qui est maintenant abandonné comme aéroport, et complètement désert, mais, bizarrement, les bâtiments ne sont pas tout fermés. (Il doit encore vaguement servir de lieu pour des tournages ou des réunions ou quelque chose comme ça. Pendant que nous y sommes passés, il y avait le tournage d'une sorte de clip, ou de scène de film, sur le tarmac.) Moi je trouvais ça un peu creepy (voire carrément effrayant), en fait, un bâtiment aussi gigantesque et tout vide, donc je n'ai pas osé trop m'aventurer dedans, mais mon poussinet est allé faire de l'exploration urbaine, et a réussi à entrer dans l'ancien hall des départs par une porte inexplicablement laissée ouverte.
    • Le mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, une sorte de labyrinthe de stèles de béton, sans aucune inscription, à deux pas de la porte de Brandebourg, vraiment saisissant. Juste en face, mais pas évident à trouver, il y a un petit mémorial aux victimes homosexuelles du régime nazi.
    • Le Tiergarten, où il est agréable de se promener. Malheureusement, la colonne de la victoire (Siegessäule), qui est au centre, était fermée pour rénovation, donc nous n'avons pas pu y monter. Et nous sommes allés voir le zoo lui-même, mais il n'est pas vraiment passionnant (d'ailleurs, c'est toujours un peu tristounet, un zoo, les animaux ont l'air d'avoir si peu de place…) ; la chose la plus intéressante, j'ai trouvé que c'était les hippopotames, parce qu'ils se sont arrangés pour qu'on puisse bien les voir sous l'eau en même temps qu'en-dehors.
    • Dans le quartier homo près de Nollendorfplatz : un « supermarché homo » (c'est-à-dire essentiellement une librairie) Bruno's (comme Bruno Gmünder), un café d'où on peut regarder les jolis garçons passer, plusieurs bars dont un avec backroom (mais la clientèle n'était pas super intéressante), un magasin de surplus militaire qui assumait ouvertement le côté fétichiste…
    • Le quartier Hackescher Markt, tout près de notre hôtel, est très intéressant pour la nourriture. Il y a notamment les Hackescher Höfe, un système de petites cours intérieures qui communiquent entre elles, et qui sont jolies à visiter.
    • Le KaDeWe (Kaufhaus des Westens = supermarché de l'Ouest), une copie conforme des galeries Lafayette, mais à l'architecture plus labyrinthique, le temple de la consommation où, paraît-il, les allemands de l'Est avant 1989 rêvaient d'aller. Globalement, tout le quartier (de Berlin-Ouest, donc) entre là et le Kurfürstendamm est très commerçant au sens corporate, par opposition à d'autres quartiers commerçants qui ont beaucoup plus de petits commerces.
    • Il faut que je fasse une mention spéciale d'un adorable petit café-restaurant situé sur la Knesebeckstraße (côté est), appelé Cafe Bistro, où la cuisine était aussi délicieuse qu'inventive, et pas chère du tout. (Par contre, la carte était manuscrite, et remplie de termes que je n'arrivais ni à déchiffrer ni à décoder, donc on a plus ou moins commandé au hasard.)
  • Comme je le craignais, mon allemand est pas mal parti aux oubliettes. Déjà traduire pour mon poussinet les panneaux explicatifs dans les musées était hautement laborieux, comprendre ce que les gens disaient l'était encore plus. (Notamment, j'ai eu une expérience déplaisante dans une boutique T-Mobile, pour essayer de faire comprendre que, oui, je voulais bien acheter une carte SIM pour clé 3G pour mettre dans un téléphone mobile, et que j'étais presque sûr que c'était normal et que ça permettrait (contrairement aux affirmations du vendeur) de passer des appels vocaux. Il faut dire que le vendeur ne faisait absolument aucun effort ni pour se montrer aimable ni pour parler plus distinctement voyant que je maîtrisais mal l'allemand.) Heureusement, j'ai pu mettre sur mon téléphone un dictionnaire allemand↔anglais très pratique pour Android (cherchez QuickDic German Dictionary dans le marché), c'est beaucoup plus commode que de sortir à chaque fois mon dictionnaire de mon sac et de trouver laborieusement le mot dans l'ordre alphabétique. J'ai aussi (re)trouvé une motivation très forte pour bosser mon allemand : c'est de lire les BD de Ralf König en VO (j'y arrive, mais à grand renfort de dictionnaire ; ceci dit, ça permet d'apprendre plein de mots cochons très importants).
  • Décidément, je n'ai pas réussi à trouver moyen de contacter un vrai Berlinois pour lier connaissance (et qui accepterait de jouer un petit peu au guide touristique), malgré des tentatives pour exploiter plusieurs sites qu'on m'avait conseillés, essentiellement couchsurfing.org (pour trouver des gens qui ont le goût de l'hospitalité) et gayromeo.com (pour rencontrer d'autres garçons qui aiment les garçons) ; en fait, un problème c'est que les gens partent en vacances sans indiquer qu'ils sont partis, et qu'à la fin on en a un peu marre de contacter les gens un par uns pour s'entendre répondre qu'ils ne sont pas là — et si on essaie de passer des annonces collectives, personne ne les lit. Peut-être que je m'y suis mal pris. Bref, le seul Berlinois avec lequel on a pu converser quelques minutes, c'est un garçon rencontré dans un bar gay : comme j'étais en train de baver devant lui et qu'il était visiblement tout seul, mon poussinet m'a exhorté à aller lui parler, puis, comme j'étais trop timide pour ça, il est allé le voir et lui a expliqué que son copain (moi, quoi) le trouvait très mignon mais n'osait pas lui parler ; bon, le garçon en question (qui se prénommait Jan) a répondu que je n'étais pas son type (à cause des cheveux longs, bien sûr), et par ailleurs il n'était seul que parce qu'il attendait un rencart qui se faisait attendre — mais ça nous a au moins permis de discuter un tout petit peu. (Sinon, les trois autres personnes avec qui on a vraiment bavardé, pendant ce voyage, étaient des Américains…)
  • Dans l'ensemble, je crois que je trouve les Allemands plus mignons que les Français (le poussinet et moi ne manquons pas de nous signaler l'un à l'autre les jolis garçons que nous croisons, et là ça n'arrêtait pas, à tel point qu'on a décidé de relever un peu les exigences sur ce qui mérite d'être signalé, pour ne pas interrompre tout le temps notre conversation avec nos petits codes). C'est peut-être simplement un effet du dépaysement (j'ai l'impression qu'à chaque fois que je me déplace ça me fait un peu cet effet, et je doute que les Parisiens soient le sommet de la laideur terrestre) ou de la proverbiale herbe plus verte de l'autre côté du proverbial Rhin. Ou c'est peut-être que j'ai effectivement une préférence, certes pas exclusive, pour les blondinous aux yeux bleus (je pensais que c'était un peu un mythe que les Allemands sont blonds aux yeux bleus, mais, de fait, alors qu'en France il est très rare que je croise des gens plus blonds que moi, à Berlin j'en ai vu un certain nombre). Peut-être que l'an prochain le poussinet et moi irons vérifier cette hypothèse du côté de Stockholm.
  • Les corneilles berlinoises ne sont pas comme les corneilles parisiennes : elles ont le dos gris (mais la tête noire) alors que les corneilles parisiennes sont toutes noires. Il doit s'agir de Corvus corone à Paris et de Corvus cornix à Berlin. Par ailleurs, toujours au rayon de l'ornithologie, il y a beaucoup moins de pigeons (Columba livia) à Berlin qu'à Paris.
  • Ah, et il faut bien que je finisse en parlant des trains : on a fait le voyage, dans un train de la Deutsche Bahn, en compartiment de luxe (c'est-à-dire avec WC et douche dans la chambre). Même si je dors très mal dans les trains quoi qu'on fasse, c'est une expérience intéressante (certes un peu onéreuse, mais pas tant que ça quand on compte qu'elle comprend une nuit d'hôtel). Mais finalement, ce qui est le plus agréable, c'est encore la voiture-restaurant : parce que les trains de la Deutsche Bahn, ils ont une vraie voiture-restaurant — même si on va commander soi-même, ensuite on mange à une vraie table, assis sur des vraies chaises, et dans de la vraie vaisselle, pas comme dans les voitures-bar des TGV français. C'est aussi moins exorbitant au niveau prix, d'ailleurs.

Voilà, j'oublie certainement encore plein de choses que je pourrais raconter, mais ça commence à faire assez long comme ça. Il y a un tas de photos (de très mauvaise qualité…) qui viendront éventuellement plus tard.

Maintenant, il faut que je revoie Der Himmel über Berlin, Good bye, Lenin!, le documentaire Un Mur à Berlin

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