David Madore's WebLog: Acer Aspire One725

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(vendredi)

Acer Aspire One725

Comme promis, je dis un petit mot du nouveau portable que je me suis acheté lors de mon week-end à Londres pour remplacer mon Eee PC devenu trop lent : il s'agit d'un Acer Aspire One725, que j'ai acheté pour 250£, c'est-à-dire un peu moins de 300€, (au Currys PC World de Tottenham Court Road). Avec un clavier QWERTY (GB, mais que je configure comme US), donc, puisque tel était le but d'aller l'acheter en Angleterre.

Le prix est la principale chose qui le rend attractif : en choisissant quelque chose d'aussi bon marché, je ne m'attendais certainement pas à quoi que ce soit d'extraordinaire, et, de fait, il ne l'est pas. Il est néanmoins correct.

Parmi les choses que j'apprécie en tout cas, il y a le poids : avec 1.20kg, il fait quasiment le même poids que mon précédent Eee PC (1.14kg), alors qu'il est nettement plus grand (11.6″ de diagonale d'écran contre 8.9″) : ceci donne l'impression d'une très grande légèreté, et comme l'idée est de l'avoir toujours dans mon sac, c'est éminemment appréciable.

L'écran, de résolution 1366×768 pour une diagonale de 11.6″ (ce qui fait 135dpi) est de bonne qualité, ou plutôt, serait de bonne qualité si je n'avais pas deux pixels morts, ce qui gâche beaucoup les choses. Heureusement, ils sont tous les deux (un rouge et un noir) sur l'extrême bord droit, donc ce n'est pas totalement insupportable, mais j'en suis néanmoins très fâché : j'aurais préféré une résolution bien moindre, et/ou une taille d'écran bien moindre, pour avoir quelque chose que les fabricants sachent correctement contrôler ! À part ça, le chipset graphique est un Radeon HD 6xxx (6290 ou 6250, je ne sais pas exactement, et je ne sais pas s'il y a vraiment une différence), donc aussi bien supporté par Linux qu'on peut l'espérer — un de mes buts était d'éviter certains chipsets Intel communs qui ne le sont que très mal.

Le toucher du clavier n'est pas mauvais, et il est en tout cas assez silencieux. La disposition des touches n'est pas idéale (touche entrée disposée verticalement, avec la touche backslash — enfin, dièse sur le QWERTY-GB — placée à sa gauche plutôt qu'au-dessus), et je n'aime pas trop le pavé de flèches, mais c'est une question d'habitude. Le touchpad est très confortable.

Le processeur, un AMD C70 (double cœur, 1GHz) est correct. Il a l'avantage sur celui que j'avais dans mon Eee PC de pouvoir fonctionner en 64-bits. Il aurait aussi l'avantage d'avoir de fournir la virtualisation si les salopards qui ont écrit mon BIOS ne l'avaient pas désactivée[#], ce qui me donne un peu des envies de meurtre. La RAM est de 2Go, ce qui est le double de ce que j'avais sur mon Eee PC (en fait, pas exactement, parce que la mémoire graphique mange dessus) donc, même si ce n'est pas gigantesque, c'est un progrès.

Le disque dur fait 320Go, ce dont je n'ai que faire : j'avais tout à fait assez des (16+4)Go de mon Eee PC. Mais la différence essentielle est que maintenant il s'agit d'un vrai disque dur, pas d'un SSD. L'avantage est qu'il ne connaîtra pas le phénomène de ralentissement qui m'a forcé à changer ; l'inconvénient est que j'ai maintenant peur de le casser, et j'ose à peine le bouger alors que je savais que mon Eee PC ne craignait rien. Comme, de nouveau, l'idée est de l'avoir toujours dans mon sac, c'est nettement plus problématique.

Globalement, la machine me donne l'impression d'être certes beaucoup plus rapide que mon précédent ultraportable à l'agonie, mais néanmoins pas franchement hyper-rapide. (Il faut dire que je m'obstine à utiliser Ubuntu, qui lance un nombre incroyable de choses qui ne servent à rien au démarrage, mais bon, je ne vais pas parler ici de mes innombrables griefs contre toutes les distributions Linux possibles.)

Le port Ethernet est de 100Mbps, ce qui est franchement décevant en 2013, mais pour l'usage que je vais en faire ça suffira. Le chipset Wifi est un Atheros, donc très bien géré par Linux, et comme je n'utilise que du Wifi 802.11g le fait qu'il sache aussi faire du 802.11n ne m'intéresse pas. Contrairement à mon Eee PC, il n'a pas de Bluetooth, ce qui est aussi un peu décevant, mais je n'en ai pas vraiment usage (quand je fais du tethering avec mon téléphone, c'est par USB et je garde toujours dans mon sac un câble à cet effet). Il semble que j'aie un port USB 3.0, ce dont je n'ai que faire parce que je ne sais même pas vraiment ce que ça veut dire, et j'ai aussi un port HDMI dont je n'ai pas plus usage. J'ai un lecteur de cartes mémoire, ce qui pourrait s'avérer utile, mais je n'ai pas testé si Linux sait l'utiliser.

L'autonomie est plutôt décevante : les tests que j'ai vus en ligne en sont plutôt contents, mais personnellement j'ai mesuré autour de 3 heures dans l'usage que j'en fais, ce qui n'est franchement pas impressionnant ; en fait, c'est à peine plus que ce qu'avait mon Eee PC une fois sa batterie bien vieillie, et donc vraiment beaucoup moins que ce qu'il avait initialement. Bon, il est vrai que mon test n'a pas été très poussé, je n'ai pas cherché à désactiver ce qui consomme de l'énergie, et surtout il alimentait mon téléphone par USB (puisque je faisais du tethering), donc il y a certainement moyen de monter au-dessus de 3h.

La machine était vendue avec Windows 8 préinstallé, que mon premier soin a été d'effacer soigneusement (j'aurais un certain agacement à avoir payé pour cette horreur, mais on m'a soufflé qu'en fait différents logiciels plus ou moins publicitaires qui accompagnent le bouzin servent typiquement à le payer sur ce genre de machines). À cause de ça, la machine a un BIOS UEFI, ce qui me faisait un peu peur a priori (il y a eu des critiques contre Microsoft qui aurait poussé à des standards rendant difficile l'installation de Linux), mais en fait ça ne m'a causé aucune difficulté : primo on peut désactiver le mode UEFI pour revenir en mode historique, secundo même en mode UEFI on peut désactiver le mode « sûr » (c'est-à-dire dans lequel il vérifie la signature cryptographique du code de démarrage), et tertio il est extrêmement facile dans le BIOS d'autoriser l'exécution de nouveaux blocs de démarrage : la machine n'est donc absolument pas verrouillée sous Windows, et je n'ai pas de raison supplémentaire (je veux dire, à part pour avoir désactivé la virtualisation dans le processeur) de détester les auteurs du BIOS.

On verra à l'usage, mais pour l'instant je n'ai ni l'impression d'avoir jeté mon argent par les fenêtres ni celle d'avoir fait une affaire exceptionnelle.

[#] On peut se demander, d'ailleurs, pourquoi le processeur permet que le BIOS désactive la virtualisation d'une manière irréversible (et pas, par exemple, l'unité flottante, ou le deuxième cœur, ou que sais-je encore). Je crois que l'idée à l'origine est une mesure de sécurité : on a pu avoir peur que des virus s'intercaleraient avant le système d'exploitation et feraient tourner celui-ci dans une machine virtuelle (dont ils seraient l'hyperviseur), ce qui les rendrait indétectables. Ce raisonnement est profondément crétin parce que la virtualisation n'apporte pas de fonctionnalité nouvelle à la machine — on peut tout faire purement en logiciel, et avec un compilateur just-in-time assez sioux on devrait perdre assez peu d'efficacité — mais ce ne serait pas la première fois que des gens auraient des idées saugrenues de la sorte. Après, dans mon cas, je suppose qu'il s'agit pour les fabricants de la machine de pouvoir vendre un modèle plus cher où la fonctionnalité ne serait pas désactivée par le BIOS. Malheureusement, à part désassembler le BIOS pour retrouver comment il calcule la clé de verrouillage, il n'y a pas grand-chose que je puisse faire.

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