David Madore's WebLog: Fragment littéraire gratuit #116 (Tristan)

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(jeudi)

Fragment littéraire gratuit #116 (Tristan)

Ceci est le résumé du film que je vendrais mon âme au diable pour voir un jour (malheureusement, j'imagine que j'en serais le seul spectateur) :

La première histoire se passe en France, à peu près de nos jours. Le héros est un dénommé Tristan Gavient, il a dix-huit ans au début et il vient de passer le bac : il est sur le point d'entrer en prépa et déménager de Lyon à Paris. Pendant l'été, il commence, sous le pseudonyme de Cidrolin, un roman dont l'écriture va lui prendre les trois ans qui suivent. Ces trois ans, en même temps que son parcours scolaire, c'est sa découverte de Paris, et surtout de sa sexualité. Emblématiquement, dans la première scène il fait son coming out auprès de sa mère ; il a d'abord une vision très « fleur bleue » de l'amour, il s'imagine qu'il va rancontrer son prince charmant, mais au fur et à mesure que le temps passe, il évolue et le roman qu'il écrit évolue avec lui.

La seconde histoire a lieu dans un monde fantastique : on y suit deux personnages principaux. L'un s'appelle Stéphane, duc de Lyash-Balder, et il est le prince héritier, forcément beau et fort, d'un empire qui a des côtés un peu féeriques. L'autre, qui n'apparaît pas immédiatement, s'appelle Pheŋg, et il est, ou plutôt il devient, un archimage extrêmement puissant, et d'autant plus assoiffé de pouvoir. Au commencement, Pheŋg est bon, mais au fur et à mesure que son pouvoir augmente il devient mauvais, il menace l'empire sur lequel règne le père de Stéphane. Puis, comme le personnage de Pheŋg gagne en profondeur et en subtilité et cesse d'être entièrement noir ou blanc, la situation se complique immensément, elle se mêle à des intrigues politiques et les rapports entre les deux personnages deviennent ambigus.

Les deux trames sont liées par un cercle vicieux (et d'ailleurs on voit régulièrement apparaître des allusions aux cercles vicieux, comme cette gravure d'Escher représentant deux mains qui se dessinent mutuellement). La seconde histoire est celle du roman qu'écrit Tristan dans la première. Mais à l'inverse, quand Pheŋg décide que, pour accroître ses pouvoirs, il lui faut pratiquer l'invocation, il entre en communication avec un autre monde où, comme la magie n'existe pas, il doit prendre la forme d'un personnage de fiction. Chacun de Tristan, de Pheŋg et de Stéphane apparaît dans les rêves des deux autres. Un pacte est conclu entre l'archimage et l'étudiant, dont les termes ne sont pas révélés. Ce qui est sûr, c'est que les scènes où Pheŋg est sur le point de vaincre l'empire alternent avec les moments de la vie de Tristan où il a ses expériences les plus dures. C'est complètement transparent quand on voit en parallèle le sac de Lyash-Balder sous les yeux d'un Pheŋg transpercé de remords, et une séance de SM à laquelle Tristan participe par dégoût presque autant que par défi.

Enfin, le concours que passe Tristan pour la deuxième fois et un meurtre qui a lieu au palais impérial amènent un dénouement où la réalité et la fiction s'entrecroisent plusieurs fois autour du personnage de Stéphane, avant la résolution finale de plusieurs énigmes.

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