David Madore's WebLog: Promenons-nous dans les bois pendant que la foule n'y est pas

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(dimanche)

Promenons-nous dans les bois pendant que la foule n'y est pas

J'habite Paris depuis environ quinze ans, et je crois que je n'avais jamais mis les pieds au bois de Boulogne pendant tout ce temps et seulement une seule fois au bois de Vincennes ; et j'y étais peut-être allé occasionnellement avant d'être vraiment parisien, mais ça doit se compter sur les doigts d'une main. (Si ce n'est que j'avais passé les écrits du concours des ENS dans le parc floral du bois de Vincennes.) Ces endroits restaient donc pour moi des régions un peu mystérieuses dans le grand plan cadastral de Paris que j'ai accroché au mur de ma chambre.

[Un paon faisant la roue dans le parc de Bagatelle]Ce week-end j'ai décidé de combler un peu cette ignorance. Du coup, samedi après-midi, mon poussinet et moi avons fait un tour au bois de Boulogne, reliant la porte Dauphine à la commune éponyme ; et aujourd'hui je me suis promené dans le bois de Vincennes (cette fois sans mon poussinet, qui a préféré les charmes de notre jardin), entre porte Dorée et Nogent-sur-Marne. L'exploration n'a pas été très systématique parce que nous avons réussi à passer complètement à côté des lacs du bois de Boulogne ; et en faisant un tour du parc de Bagatelle, nous y avons raté la roseraie (en revanche, nous y avons vu successivement le belvédère, l'orangerie, le trianon, la petite cascade, plusieurs couples de paons, et un nombre impressionnant de chats).

Le contraste entre les deux promenades était vraiment étonnante, et je ne sais pas si elle est due à une différence entre les bois, entre les jours (samedi versus dimanche) ou autre chose : parce que samedi au bois de Boulogne il n'y avait vraiment pas grand-monde, même à Bagatelle, alors que dimanche au bois de Vincennes j'avais l'impression que tout Paris s'était donné rendez-vous là (le pire étant le lac Daumesnil, dont les îles, et même la surface à cause des barques et pédalos, étaient à peine moins bondées que les rives ; mais le lac des Minimes était lui aussi très populaire). La météo était pourtant à peu près la même ces deux jours. Je penche plutôt pour l'explication concernant le jour : la promenade dominicale en famille — et avec le chien — semble plus prisée que la promenade sabbatique.

Mais même en faisant abstraction de la foule, le bois de Vincennes m'a semblé beaucoup moins intéressant : partout le même sous-bois uniforme (ce n'est pas vraiment ce que j'appelle une forêt), beaucoup d'allées droites sans grand intérêt, des équipements sportifs qui prennent trop de place, bref, il m'a semblé qu'il y avait plus de variété au bois de Boulogne. Mais peut-être est-ce simplement le hasard d'où m'ont porté mes pas.

Et en tout état de cause, je continue à préférer la végétation de la vallée de Chevreuse.

PS : J'attends de mes lecteurs un peu plus de subtilité que les clichés sur les prostituées auxquels on semble avoir droit dès qu'on mentionne les bois parisiens. (Ceci dit, peut-être que la mauvaise réputation du bois de Boulogne expliquerait que les familles préfèrent emmener promener leurs gosses de l'autre côté de Paris ?)

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