Comments on Donald Trump me terrifie vraiment

Apokrif (2017-01-07T15:07:20Z)

http://pbs.twimg.com/media/C0hC4TNWIAA8CM9.jpg

Ruxor (2016-12-08T12:45:54Z)

Je crois que ce comic résume à la perfection ce que je pense : <URL: http://boingboing.net/2016/12/07/the-world-at-a-crossroads.html >.

Le Premier Orateur (2016-11-07T03:55:28Z)

<SPOILER "CYCLE DE FONDATION">

Pas de panique, honorable Ruxor, nous veillons au grain : le cas du Mulet (aka Donald "Magnifico" T.) est sur le point d'être réglé.

</SPOILER>

frankie (2016-11-05T15:02:13Z)

23 mai et 27 juillet : Trump en tête. Le reste du temps, Clinton devant. Donc 1 ou 2 % de chance pour l'outsider… Cette estimation n'est peut-être pas pire que celles données par les calculs les plus sophistiqués…
On estime que les Etatsuniens fixent une fois pour toute leur vote aux alentours de la trentaine, un peu avant certainement, sachant qu'ils n'auront que deux alternatives au départ. Avec ce type d'hypothèse, on peut construire assez aisément une tendance pour le prochain vote, nonobstant les flux migratoires du pays et entre états qu'on peut toujours essayer de modéliser… Ce n'est pas encore la psychohistoire prônée par Hari Seldon, mais on peut toujours essayer de faire avancer le modèle…
Pourtant, Trump a réussi le double exploit de casser le clivage traditionnel en n'apparaissant pas comme un candidat légitime des Républicains, et de sous-politiser encore plus la tendance générale de cette élection. Il a par ces faits introduit une marge d'erreur inattendue dans les pronostics des instituts de sondage, que ceux-ci sont visiblement incapables de traiter.
On est loin de l'expression objective et intéressée de l'électeur conscient des enjeux et informé des options présentées par deux candidats sincères et explicites… Savoir que la Nation la plus puissante sur Terre décide de son avenir à travers de tels processus décisionnels… je vous laisse conclure…

Ruxor (2016-11-05T04:42:12Z)

Voici deux pages qui expliquent plus en détail la raison pour laquelle l'analyse de Nate Silver (538) donne beaucoup plus de chances à Trump que d'autres agrégateurs : <URL: http://www.vox.com/2016/11/3/13147678/nate-silver-fivethirtyeight-trump-forecast > et <URL: http://fivethirtyeight.com/features/election-update-why-our-model-is-more-bullish-than-others-on-trump/ >. Les deux points saillants sont l'interprétation du nombre d'électeurs indécis (plus élevé que lors de l'élection précédente, notamment) et l'estimation de la corrélation des erreurs de sondages entre différents états. Le modèle de 538 est plus prudent que d'autres en considérant qu'on ne sait vraiment pas comment ces choses peuvent tourner (on ne peut pas faire d'hypothèse forte sur le comportement des indécis ou sur l'indépendance des erreurs des sondages entre états) : du coup, il donne à Donald Trump des chances plus élevées que d'autres modèles, moins prudents. À l'extrême inverse, <URL: http://election.princeton.edu/ > donne actuellement 98% de chances de victoire de Clinton.

frankie (2016-11-04T17:04:05Z)

Le sondage me semble un outil pour mener une campagne, évaluer la façon dont les potentiels électeurs réagissent à l'information continuelle dont ils sont abreuvés, pas une indication sur ce que donnera le vote en fin de compte. Et d'autant plus que le système de vote par état et promesses de vote modifie radicalement le simple comptage arithmétique des voix au niveau fédéral. Le collège électoral a l'air de pencher très fortement pour Clinton si je suis la statistique de RealClearPolitics. La première courbe est une compilation des sondages énumérés en bas de page, et marque une certaine cohérence dans l'écart entre les deux candidats. Ne pas accorder plus d'importance que nécessaire à ce qui n'est que virtuel…

Ruxor (2016-11-04T13:28:00Z)

@Grasyop: Je pense que tout est dans l'estimation de la marge d'erreur des sondages, qui est quelque chose d'assez mal connu (on sait quelle est la marge d'erreur d'un sondage par échantillon aléatoire non biaisé, mais les sondages réels ne sont pas des échantillons aléatoires non biaisés, ce sont des échantillons biaisés corrigés du mieux qu'on peut par des méthodes de quotas). Je pense que 538 a une estimation assez conservatrice (i.e., large) de cette marge d'erreur ; ils ont l'air d'être assez sérieux et poussés dans leur méthodologie, et d'utiliser les écarts entre sondages pour estimer les biais systématiques et aléatoires de chaque institut de sondage. Le NYT fait probablement des modèles plus simplistes. Je ne comprends rien au site de RealClearPolitics (mais ce qui est sûr, c'est que les sondages nationaux ne valent pas grand-chose aux États-Unis, il faut regarder état par état ; la probabilité que Clinton gagne le « vote populaire » est nettement plus élevée que sa probabilité de gagner l'élection, i.e., le collège électoral).

La situation actuelle est que Clinton est partie pour remporter (outre les états qui lui sont quasi automatiquement acquis) le Maine, le Nouveau Mexique, le Minnesota, la Virginie, le Wisconsin, le Michigan, le Colorado, la Pennsylvanie et le Nouveau Hampshire (en gros dans l'ordre décroissant de probabilités) : si elle remporte _tous_ ces états, elle sera élue — dans chacun des cas pris individuellement, c'est très probable, mais s'il y en a un seul qui lui fait défaut, la situation est très difficile pour elle ; elle peut encore espérer se rattraper avec le Nevada, voire la Floride ou la Caroline du Nord, mais à ce niveau-là c'est très incertain (et elle n'aura probablement pas l'Ohio). Donc tout dépend de l'estimation qu'on fait de la marge d'erreur sur les sondages dans les états que j'ai cités, et notamment le Nouveau Hampshire, qui est le point critique en ce moment.

Grasyop (2016-11-04T11:52:47Z)

Le NY-Times donne actuellement deux fois moins de chances de victoire à Trump que 5-38 ou RCP. Quelqu’un sait-il ce qui diffère dans leurs modélisations et explique un tel écart ?

frankie (2016-11-02T22:37:26Z)

http://www.realclearpolitics.com/epolls/2016/president/us/general_election_trump_vs_clinton-5491.html

Ruxor (2016-11-02T19:58:51Z)

@coucou: Pour la (++N)-ième fois, mon propos n'est pas de défendre Clinton, qui a certainement fait et dit des choses éminemment critiquables, et qui va certainement continuer des politiques que je considère comme criminelles (comme exécuter des gens par drone sans aucun processus judiciaire). Ni de dire que Trump ne sait faire *que* du mal : je ne le considère pas comme un Hitler, je le considère comme un croisement entre une petite peste de cinq ans et un fou incontrôlable, et les fous et les gamins capricieux, de temps en temps, il font des choses bien, oui, c'est possible, mais ça n'empêche que ça reste une très mauvaise idée de les mettre dans une pièce d'où on peut lancer une bombe atomique.

En ce moment, les probabilités d'élection de Clinton prédites par fivethirtyeight sont en train de fondre à une vitesse absolument ahurissante, si la tendance continue (voir <URL: http://www.madore.org/~david/weblog/d.2012-04-02.2029.html#d.2012-04-02.2029 >, notamment la fin), Trump peut être très confiant. Et moi, je continue à chier dans mon froc.

coucou (2016-11-02T16:34:54Z)

> la politique de retrait global d'Obama ressortissait bien davantage à l'isolationnisme

Obama a bombardé 7 pays, soit plus que Bush.

Je pose aussi deux liens, qui vont vous demander beaucoup de gymnastique intellectuelle :
http://www.nytimes.com/1992/03/21/us/the-1992-campaign-democrats-clinton-says-golfing-at-all-white-club-was-mistake.html
http://dailycaller.com/2016/09/21/remember-when-trump-got-palm-beachs-country-clubs-to-desegregate-neither-does-the-media/

Joël a touché juste, même si c'est écrit de façon troll, ce qu'en tant que troll professionnel je reconnais bien là.

Vicnent : les emails de Podesta sur Wikileaks répondent à ta question. Ce sont principalement des acteurs et leur équipe de campagne décide de leur stratégies et opinions.

frankie (2016-10-30T19:42:57Z)

En son temps, j'ai eu du mal à avaler l'élection -le terme de "désignation" serait plus approprié suite au micmac incroyable qui préluda à celle-ci- à la présidence de Georges Bush junior, en 2004. La première était déjà un scandale vu ce qui s'était passé en Floride par exemple…
Alors, si Trump est de la même trempe que Bush, nous pouvons fortement nous inquiéter…
Pour équilibrer un peu le débat -à supposer qu'il y en ait un !- en face on a :
http://www.les-crises.fr/pas-vu-dans-les-medias-12-minutes-de-mensonges-dhillary-clinton/
Seul Bernie se démarque un tant soit peu du système. Il s'est bien battu, mais il est maintenant hors-jeu.
Je suis d'accord sur un point : impossible de savoir ce que Trump ferait au pouvoir -le sait-il lui même ?-. Autant dire qu'il se fera bouffer tout cru par les élites ploutocratiques et la CIA qui dirigent ce pays depuis des lustres. Il me semble néanmoins qu'il chercherait à détendre les relations des USA avec la Russie de Poutine, ce qui n'est pas forcément en soi une mauvaise chose.
J'ai été surpris en lisant le livre de C. Ockrent de l'analogie qu'on pouvait établir entre la France et les USA. Je ne m'y attendais pas du tout. Je ne développe pas ce point.
Sinon assez d'accord avec Dyonisos qui insiste sur la crétinisation aggravée de la vie publique. A mettre en parallèle avec la tendance actuelle de la part des candidats de toutes eaux de ne rien proposer -si ce n'est pour l'oublier dans la foulée- mais de s'opposer à ce que l'on désigne "systématiquement" de système - ou d'"establishment" lorsqu'on insiste sur les personnes au pouvoir…-. Peut-être pour se mettre en résonance avec un rejet de plus en plus large de notre environnement socio-économique par une majorité des électeurs, ou non-électeurs d'ailleurs. Mais cette crétinisation ne vient pas de nulle part : elle est engendrée en bonne partie par l'assujettissement -ou le croisement- de nos élites politiques à -avec- d'autres élites, elles non élues, qui possèdent le pouvoir de l'argent ou des médias, et le travail de sape de ces dernières.

Richard Wakefield (2016-10-28T15:55:59Z)

Un nouveau portrait psychologisant de Trump : <URL: http://www.nytimes.com/2016/10/26/us/politics/donald-trump-interviews.html >.

Vicnent (2016-10-15T22:36:38Z)

Moi je suis (suivre) très peu la campagne (comprendre : je ne vais pas parler du fond, ayant autre chose à faire depuis 3 mois, et d'assez dense) mais la seule vraie question que je me pose est dans quelle mesure Trump ou Clinton sont des acteurs dans leur jeu d'acteur ? Comprendre : de même que Sarkozy (pour prendre une exemple flagrant) n'a rien à voir entre l'homme politique et le père / mari / type en vacances hors des caméras, il y a aussi le "sarko en campagne" qui n'hésite pas à être acteur "un cran au dessus", "au carré", qui "surjoue". C'est à dire qu'on n'est pas dans l'Homme Politique dont on mesure les résultats mais dans celui, souvent laid, qui doit d'abord arriver le premier, et dont les promesses à ces moments là n'engagent que ceux qui les croient.

Grasyop (2016-10-08T04:58:08Z)

« Trump, lui, ne peut pas faire de gaffe, bien sûr »

Il semble qu’il y soit tout de même parvenu !

Ruxor (2016-10-06T23:17:54Z)

@Richard Wakefield: Je suis d'accord avec Bricmont sur au moins une chose, c'est qu'on a tort de comparer Trump à Hitler. C'est plutôt à Caligula qu'il faudrait le comparer : il n'est pas fasciste, il est cinglé. Et c'est aussi pour ça que je trouve assez idiot de regarder son programme (par exemple pour discuter s'il est isolationniste ou non) : son programme ne veut rien dire, ce qui est problématique c'est son intellect et son tempérament.

À la limite, les choses seraient plus intéressantes si on avait un candidat fou avec un programme très bien et un candidat sain d'esprit avec un programme répugnant (imaginer, je ne sais pas, Trump avec le programme de Sanders, et, face à lui, Hillary Clinton avec le programme de Trump/Pence).

Richard Wakefield (2016-10-06T17:18:01Z)

Son de cloche à peu près complètement discordant chez Jean Bricmont (ami de Chomsky et souvent assez proche de lui politiquement) : <URL: https://francais.rt.com/news/27206-capitalisme-patriotique-trump-fait-marginal/ > (et, plus ancien : <URL: https://francais.rt.com/opinions/17420-trump-lintelligentsia-liberale/ >).

Grasyop (2016-10-06T09:14:41Z)

À Dyonisos : Pour préciser mon propos, je ne parlais pas du Moyen-Orient (j’ignore la position de Trump à ce sujet) mais de l’Europe face à la Russie de Poutine. Et donc bien sûr des déclarations de Trump relatives à l’Otan.

Dyonisos (2016-10-05T20:42:11Z)

D'ailleurs il n'y a qu'à songer à la véhémence de trump contre le changement de pied de l'administration d'Obama avec l'Iran et à quel point il gonfle la rhétorique de la riposte à l'égard des menaces iraniennes (qui à mon sens sont réelles et préoccupantes mais c'est une autre question) pour mesurer à quel point il n'est pas authentiquement isolationniste malgré ses positions sur l'Otan etc.

Dyonisos (2016-10-05T20:38:21Z)

@ grasyop : Trump n'est pas isolationniste à mon sens. A moins qu'il ait changé d'avis depuis, il est partisan d'une intervention très musclée au Moyen-Orient (à cet égard la politique de retrait global d'Obama ressortissait bien davantage à l'isolationnisme, du moins pour cette partie du monde) et en tonitruant d'ailleurs qu'il comptait empocher sans états d'âme le pétrole des régions où cet interventionnisme se déploierait.

Grasyop (2016-10-05T19:06:05Z)

Je partage pleinement l’essentiel de ce billet. En particulier, je me demande comment nos démocraties, inscrites dans le tout-commerce et de ce fait guidées par l’émotionnel plus que le rationnel, comment ce suffrage populaire capable d’élire Duterte et peut-être Trump a-t-il une chance de nous mettre sur une voie rationnelle vis-à-vis du climat ?! J’en viendrais presque à me satisfaire que la Chine ne soit pas démocratique : n’est-ce pas ce qui va nous sauver (vu qu’elle est le premier pollueur, son influence commerciale sur la Russie, et peut-être même à terme sur les États-Unis) ?

Sur le plan géopolitique, je suis moins inquiet d’une irresponsabilité nucléaire directe de Trump (tout de même très improbable) que de l’isolationnisme (de Trump et de beaucoup d’Américains) et de ses conséquences sur les pays baltes et l’Union européenne (qui ne ripostera pas non plus à Poutine : on ne va pas risquer une guerre nucléaire pour ça, et on n’a pas les moyens d’une riposte conventionnelle). Où cela nous mène-t-il… ?

xavier (2016-10-05T11:11:50Z)

"@Forrest: Il peut faire ça ?!"
Qu'il puisse le faire ou pas légalement parlant est une bonne question à laquelle la réponse est "bien sûr que non".
Après…si Rumsfeld (ou qlqn d'autre au même poste) dit de désobéir au type qui devra déclencher le feu nucléaire de façon non locale (car bon…une petite bombe sur un pays qui ne l'a pas n'est pas la même chose que la fin du monde tel qu'on le connait) alors il est certain que le type hésitera franchement le jour J. Reste à savoir si ce refus bloquera le lancement.

Anne Onyme (2016-10-04T11:21:28Z)

Sur l'histoire Bush/Rumsfeld (que je ne connaissais pas) (@Ruxor, Forest) :
Il "peut" faire ça [demander à l'armée de désobéir à un ordre direct du président], disposant d'organes aptes à la parole et maîtrisant une langue commune avec ses interlocuteurs. Il n'y est pas légalement autorisé, mais à ce compte là, j'imagine que divers traités internationaux interdisent l'emploi de l'arme nucléaire. La pratique du pouvoir côté gouvernement a peu à voir avec la légalité.

D'après le NYT c'est arrivé dans le dos de Nixon qui s'était mis à picoler à cause du Watergate: <URL: http://www.nytimes.com/2016/08/05/science/donald-trump-nuclear-codes.html >

Sur le post principal :
"Je crois qu'un phénomène important qui explique que ce soit aussi serré est la fausse équivalence sous laquelle les médias américains présentent les deux candidats"
C'est la substance des deux derniers mois de blog de Paul Krugman (certes un fanboy de Clinton depuis la première heure), qu'il attribue en partie à une presse ultra-partisane côté républicain et à une course à l'audience (tant que ce n'est pas plié, les journaux vendent bien leurs papiers sur la n-ième gaffe/plaisanterie de Trump).

Forrest (2016-10-04T08:04:22Z)

@ Ruxor
Désolé pour la rigueur scientifique de ton blog, mais c'est une information que je n'ai pas réussi à retrouver, et qui était présentée comme "off" de toute façon.
À l'époque, ça m'avait surpris aussi, car un militaire "salut et obéit", surtout en Amérique, mais là-bas aussi ils ont des baïonnettes intelligentes.
Enfin quand on voit les torrents de boue qui se déversent une fois les mandats achevés et les intérêts divergeants, il n'est pas exclu d'envisager une telle hypothèse.

Ruxor (2016-10-03T12:59:36Z)

@Forrest: Il peut faire ça ?!

Forrest (2016-10-03T11:02:05Z)

Lors du mandat de W. Bush, Rumsfeld avait paraît-il interdit au chef d'état-major des armées d'obéir à un ordre de feu nucléaire émanant du président.

Groug (2016-10-03T06:31:09Z)

Je suis surpris que personne n'ait encore mentionné le blog de Scott Adams, le dessinateur de Dilbert <URL: http://blog.dilbert.com/>. C'est un des rares commentateurs qui a prédit depuis le début de la campagne (bien avant le début des primaires) la victoire de Trump. Voilà quelqu'un d'éduqué, qui bien qu'il s'en défende, a un fort penchant pro-Trump, et qui explique à longueur de posts que ce n'est pas un psychopathe narcissique demeuré raciste misogyne etc. mais bien au contraire un calculateur, expert de la persuasion. Pour Scott Adams, Trump (mais aussi les artisans de la campagne du Brexit, et dans une certaine mesure Clinton) a assimilé que dans le discours politique, seule l'émotion compte, pas la vérité et les faits, et que vu sous ce prisme son comportement est tout-à-fait rationnel.
C'est un blog qui apporte un éclairage intéressant sur la campagne, par contre c'est souvent très pénible à lire tellement l'auteur peut être imbu de lui-même et d'une mauvaise foi manifeste.

poiuyt (2016-10-02T09:25:23Z)

Je pense que Trump n' aucune chances d'être élu, et qu'il le sait parfaitement. Il est dans un rôle, la campagne lui a permis à la fois de nourrir son égo et de mettre en avant ses pions (construction de nouveaux réseaux médiatiques et d'affaire, mise en scène de ses enfants, etc). Clinton sera confortablement élue et devrait avoir 53% du vote populaire ou plus.

Ce qui sera pénible, c'est les suspicions de fraude qu'il va entretenir pendant des années comme la controverse "birther" avec Obama (car bien sûr il ne veut pas perdre la face et faire croire qu'il pensait gagner). Démographiquement c'est la dernière fois que ce genre d'individu montera aussi haut au plan national. Par ailleurs dans 4 ans Clinton ne pourra pas se représenter (trop âgée elle sera défiée par de jeunes pousses du parti démocrate qui auront retenu la leçon de l'échec Sanders), donc la campagne 2020 sera très ouverte.

Dyonisos (2016-09-30T21:51:30Z)

@ joël : je suis d'avis que Trump ferait un affreux et même effectivement potentiellement très dangereux président des states mais je ne me range pas totalement dans le camp des "anti-trump". Ainsi, je reconnais qu'il peut avoir un bon sens de l'humour, de la répartie et de la bonhomie ventilant un certain air de joie de vivre tel que je l'ai expérimenté lorsque je l'ai écouté faire son speach face à la republican jewish coalition. En tant que personne, son côté enfantin peut avoir son originalité et même susciter de l'intérêt. Simplement ; pas en tant que président.

Ruxor (2016-09-30T17:29:13Z)

@Joël: Là c'est vraiment impressionnant, comme niveau de bêtise : de considérer anti-Trump et pro-Clinton comme synonymes (surtout quand j'ai fait super attention de ne rien dire du tout de pro-Clinton, et plusieurs autres commentateurs aussi, comme Dyonisos) ; de ne pas (sa)voir que ces deux candidats ont des supporteurs et des opposants dans toutes les classes de la société et qu'il n'y a même pas spécialement de corrélation claire avec la fortune (s'il y a une corrélation, c'est plutôt avec la couleur de la peau), d'ailleurs Trump lui-même ne vient pas franchement d'un milieu défavorisé ; ensuite, le non-sequitur avec Staline, et pour commencer, de s'imaginer qu'une majorité de la classe privilégiée, a fortiori aux États-Unis, aurait été pro-Staline (WTF???) ; et surtout, le petit ton « moi je sais mieux que tout le monde » sur lequel ces bêtises sont assénées péremptoirement.

C'est assez tentant, de prendre n'importe quelle opinion répandue et de faire remarquer sur un ton supérieur que cette opinion passera (sous-entendu, moi je sais mieux). C'est oublier un peu facilement que les opinions ultra-majoritaires, elles sont souvent justes, en fait, et qu'en essayant de se montrer supérieur (« l'hystérie sur le changement climatique qui touche 95% de la classe privilégiée américaine et européenne vous passera, vous laissant juste un peu honteux, jurant mais un peu tard quant ne vous y prendra plus » — ah bien tiens, c'est complètement débile en fait !).

Joël (2016-09-30T15:39:52Z)

L'hystérie anti-Trump et pro-Clinton qui touche 95% de la classe privilégiée américaine et européenne
(financiers, hommes d'affaires, universitaires, journalistes) vous passera comme celle pro-Staline vous est passée, vous laissant juste un peu honteux, jurant mais un peu tard quant ne vous y prendra plus.

Dyonisos (2016-09-30T15:24:17Z)

C'est plus grave : la réalité est que le contenu des programmes passe à la trappe dans les débats/shows-télévisés à la sauce américaine : ce qui compte c'est le bourrage de crâne. Il n'y a qu'à jeter un oeil aux débats des primaires américaines : Trump était en dessous de tout, ânonnant en gros à longueur de propos "we loose to everybody. China, china, china. I love the chinese, I have made good job with them. And they have got real leaders. Ours can't make good deals whereas my life and my success in business speak for themselves on these kinds of skills. Let's make America great again !"
Quand on en fait le refrain de son programme dans les débats, quel crédit en effet doit-on accorder à ce qui mis en ligne en guise de programme officiel ? Je suis d'accord avec Ruxor sur l'idée que jamais dans l'histoire politique américaine un type si stupide a eu une chance sérieuse d'être président. Qu'on soit ou non isolationniste, hostile aux flux migratoires, partisan du libre-échange, à la limite ça devient secondaire tellement le type en lice est crétin. Mais ça en dit long sur une forme de crétinisation du peuple américain : je ne crois pas que par exemple à l'époque de Woodrow Wilson un tel personnage aurait eu la moindre chance d'avoir ce type d'impact, le niveau de discours s'est affaissé.
D'ailleurs même Clinton avec son sourire ultra-bright et son façonnage marketing a quelque chose qui m'horripile et qui a mon sens révèle également une baisse de niveau du débat démocratique moderne.

Geo (2016-09-30T15:05:15Z)

> Donald Trump est un personnage public bien connu des Américains, et ces accusations ne correspondent pas du tout à sa vie

Il me semble que beaucoup d'américains l'ont toujours trouvé ridicule, égocentrique et risible. Ça ne date pas d'hier, et tout ça c'est amplifié avec son implication dans le mouvement des birthers. Peut-être qu'on ne s'est jamais interrogé sur sa dangerosité parce que jusque là son pouvoir de nuisance était limité.

> Tout comme le terrorisme, tu as un avis formé par tes sources d'information avec peu d'intérêt pour aller les vérifier.

On entend souvent ça de la part des partisans de Trump. Finalement, les détracteurs de Trump seraient simplement manipulés par les médias. Pourtant, ses interventions ont été suffisamment suivies pour qu'on puisse se faire un avis sans le prisme des médias. Au minimum, on a une bonne idée du personnage après avoir vu quelques débats.

coucou (2016-09-30T14:57:01Z)

> D'abord, tu te trompes en pensant que je ne me suis pas bien renseigné sur Trump ou en pensant que je n'ai pas vérifié

Tu fais tout un paragraphe pour dire « Je pourrais tenter… » !

Je t'engage simplement à appliquer les critères que tu cites globalement, pas à la carte. Un exemple gratuit : as-tu appliqué le critère « ses déclarations toujours contradictoires » à d'autres politiciens ? À tout hasard, sur la guerre en Irak ?

Je vais m'arrêter là, car de toute façon il n'y aucun désir de rationalité, tout comme certaines personnes on choisi d'avoir peur du terrorisme et ne veulent pas entendre parler de probabilités, d'autres ont choisi d'avoir peur de Donald Trump.

Personnellement, j'aurai un peu plus peur des personnes qui pensent que les coups d'États et les assassinats sont légitimes.

Ruxor (2016-09-30T14:26:27Z)

@coucou: D'abord, tu te trompes en pensant que je ne me suis pas bien renseigné sur Trump ou en pensant que je n'ai pas vérifié. Mais surtout, tu es passé à côté du point central de ce que je disais, qui est qu'il n'a pas les capacités mentales pour gouverner ni même, ce qui est beaucoup plus grave, pour laisser d'autres gouverner à sa place (ironique vu que gouverner l'emmerde). Le problème n'est pas un problème de programme, le problème est de tempérament et d'incompétence : pour être président des États-Unis, il faudrait être capable de se contrôler un minimum et de comprendre les fondements de la géopolitique. Dès lors, le programme écrit sur son site Web a très peu d'importance, d'autant que ses déclarations toujours contradictoires font qu'il est impossible de savoir ce qu'il fera, et de toute manière je doute qu'il ait lu ce programme, encore moins qu'il l'ait écrit. (Accessoirement, ce programme n'a pas grand-chose d'isolationniste quand il est question de poursuivre des opérations militaires agressives pour écraser Daʿīš et de triompher du terrorisme islamique « comme nous avons gagné la Guerre Froide » — dans quel monde les États-Unis ont-ils gagné la Guerre Froide par isolationnisme ?) Quand je mentionne quelques unes des ignominies qu'il a dites, c'est parce qu'elles nous renseignent sur le personnage et ses impulsions (notamment celles qu'il n'arrive pas à contenir), pas parce qu'elles nous renseignent sur son programme.

coucou (2016-09-30T11:49:24Z)

> Mais il faut être vraiment déconnecté de la réalité pour se sentir plus menacé par des terroristes qui font à tout casser quelques morts par an et par million d'habitant dans les pays occidentaux

Tu as tout à fait raison. Seulement, ce raisonnement devrait s'étendre à Donald Trump.

Je note de façon amusante que tu considères que c'est un candidat qui n'a pas de programme clair, et qui est raciste-sexiste-homophobe-etc.

Donald Trump est un personnage public bien connu des Américains, et ces accusations ne correspondent pas du tout à sa vie (pendant laquelle il a par ailleurs financé les Démocrates). C'est un personnage qui est devenu raciste-sexiste-homophobe-etc. uniquement depuis qu'il s'est présenté à l'élection présidentielle. Amusant, non ?
Par ailleurs, il a un programme plutôt clair sur son site web, surtout comparativement à Hillary Clinton.
Tout comme le terrorisme, tu as un avis formé par tes sources d'information avec peu d'intérêt pour aller les vérifier.

Hillary Clinton a déjà deux guerres à son actif et participe à la vilification de la Russie.
Le programme de Donald Trump lui est isolationniste, à la manière des républicains avant les néoconservateurs.
Ainsi, pourquoi parler de guerre nucléaires dans le cas de Trump ?

On pourrait se dire que c'est injuste tout ça, de se faire maltraiter par les médias. Mais c'est à mon avis ce qui a fait exactement son succès. Certaines phrases semblent être particulièrement conçues pour êtres sorties hors de leur contexte. À une époque où la confiance envers les médias n'a jamais été aussi basse, ça se retourne en sa faveur.

En fait, le plus mauvais dans le programme de Trump c'est son protectionnisme ; ça se retournera assurément contre les Américains, mais les étrangers ont bien moins à craindre de ce candidat.

L'élu et le docteur Folamour (2016-09-30T10:48:32Z)

Roosevelt disait au sujet de Churchill : "Il a cent idées par jour dont une bonne !"
Sous-entendu les 99 autres étaient fumeuses ; je ne sais s'il attribuait à la consommation excessive de brandy cette débauche imaginative.

Ton problème, David, c'est que tu es un mono-maniaque de la logique - un peu à la manière de Kurt Gödel, en moins prononcé on peut le souhaiter - tu crois vraiment qu'il suffit de dévider un fil de pensée pour obtenir au bout une solution à tout problème donné.
En général un homme exubérant et extraverti comme Trump quand il voit qu'il se fourvoie dans une impasse passe à autre chose - tu ne peux pas vraiment l'accuser de délire logique !
Il ne souffre pas d'un excès d'esprit de conséquence … le scénario du docteur Folamour ne fait pas partie des éventualités à redouter dans une personnalité de ce genre.

f3et (2016-09-30T10:34:16Z)

A ce stade, quid de l'assassinat politique ?

Subbak (2016-09-30T10:23:44Z)

Chomsky avait aussi appelé pour voter pour Obama contre Romney dans les mêmes termes (i.e. uniquement dans les swing states), donc le fait qu'il appelle à voter Clinton n'est pas en soi un argument pour "Trump est particulièrement plus dangereux qu'un républicain standard".

Qu'il ait fait ça tout en considérant déjà Obama contre un criminel de guerre en dit en revanche relativement long sur ce que pense Chomsky du parti républicain.

L'élu (2016-09-30T09:05:23Z)

Ou alors il y a une autre possibilité : c'est toi qui es fou en croyant que les êtres humains sont raisonnables ! J'ai des indices …

Ruxor (2016-09-30T07:31:19Z)

@avs: De façon moins radicale, il y a l'impeachment, mais que ce soit un coup d'État ou un impeachment, ça prend beaucoup plus de temps à faire que de démarrer une guerre ou de lancer un missile intercontinental.

avs (2016-09-30T01:57:03Z)

Je pense quil y a un garde fou contre la guerre nucléaire lancée par Trump: le coup d'État.

Ruxor (2016-09-29T23:37:12Z)

@Toto: En soi, le résultat du sondage ne donne rien sur les probabilités. Il faut en plus la distribution d'erreur du sondage (qui, s'il est fait par un échantillon totalement non-biaisé de la population, peut effectivement se déduire du résultat du sondage et de la taille de l'échantillon, mais dans la réalité on ne peut évidemment pas faire un tel échantillon ; à la place, on mesure empiriquement l'erreur en demandant des résultats de votes passés et en comparant à la réalité), et une modélisation sur la manière dont les opinions des électeurs varient dans le temps (par exemple, on pourrait modéliser ça par une marche aléatoire), y compris la manière dont les indécis se décident. Le fait que l'élection américaine soit indirecte complique encore les choses, bien sûr. Mais au final, tout ce qu'on peut dire c'est la probabilité que rendra un certain modèle : la probabilité « réelle », ça n'a pas vraiment de sens (une probabilité, de toute façon, est une mesure d'ignorance).

Toto (2016-09-29T22:33:24Z)

Désolé de soulever la question oiseuse sur les probabilité que tu voulais éviter, mais je me posais justement cette question récemment donc je profite de l'occasion. Comment comprendre la proposition "Trump a 40% de chances d'être élu ?", et surtout, quel est le lien avec un sondage qui aurait pour résultat 40% de vote pour Trump et 60% de vote pour Clinton. Si l'on fait l'hypothèse simplificatrice que le sondage nous donne précisément la répartition des votants au jour du vote, Trump aurait 0% de chance d'être élu. Et si l'on ne fait pas cette hypothèse, il aurait une probabilité d'être liée aux limites du sondage, mais qui n'aurait aucune raison d'être de 40%. Je me trompe ?

Fred le marin (2016-09-29T19:07:53Z)

The living nightmare : tides of darkness

Je vois très bien les nostalgiques du KKK voter pour Trump.
Passer du président Obama au président Trump me semblerait juste un monument tragique de contre-sens et d'absurdité, mais, oui, pas impossible.
Il est certain qu'il va se produire quelque chose de décisif. En France aussi.
Les véritables alliés seront sans doute ailleurs.
L'histoire ne se répète pas complètement : car le présent, c'est l'ère nucléaire.
La vérité m'apparaîtra lorsque j'aurai peur pour les autres.
Et pour être franc, ce moment ("le déclic humain") n'est (hélas) pas encore tout à fait venu…
Veuillez m'excuser.

ooten (2016-09-29T18:08:25Z)

Pour ma part le risque que Trump soit élu traduit le fait que de plus en plus d'Américains rejettent l'establishment et le système. Ce phénomène peut être constaté sous une forme ou sous une autre avec plus ou moins d'intensité dans toutes les autres démocraties occidentales. Tout ce que fait Trump pour s'émanciper du système actuel et pour le réformer ou le détruire rencontre l'adhésion de ce qui n'en peuvent plus (là ce sont les nerfs qui se manifestent pas la raison) et il y en a de plus en plus à cause en gros de l'appauvrissement et du creusement des inégalités à mon avis. C'est comme, dans une certaine mesure, s'interroger sur pourquoi le peuple Allemand a permis l'avènement au pouvoir des Nazis dans les années 30, pour moi c'est toujours pareil, les mêmes causes produisent les mêmes effets, des individus opprimés (ou se sentant comme tel d'ailleurs comme ils peuvent l'être objectivement ou pas) par le système peuvent essayer de le renverser ou de le détruire et là où ça devient critique, quand on veut le défendre, c'est quand les marginaux deviennent importants en nombre ou quand les affamés chassent en meute.

Dyonisos (2016-09-29T17:14:01Z)

Je crois qu'il y a bien des analogies entre l'essor de Trump et, par exemple, la zemmourisation de l'espace médiatique : c'est in fine la même course à l'audience, le touillage des affects négatifs du ressentiment, le mépris le plus souverain pour tout raisonnement rigoureux (sans doute lié à la crise de la massification scolaire mais je ne vais pas ouvrir ce dossier) qui s'agitent à l'arrière-plan.
Un point est sans doute faux dans le post sur le traitement équitable des médias favorisant la montée de Trump : je crois qu'au contraire bien des américains regardent prioritairement un média allant dans le sens de leurs penchants partisans (mettons par ex fox news pour les républicains) et que de facto le traitement équitable se situe à un niveau d'ensemble pour qui veut avoir un jugement éclairé (ce qui n'est pas la norme comportementale la plus répandue) sans compter que sur les blogs la friction des opinions coalescentes atteint un niveau sans doute inédit dans la formation des opinions publiques.
Ce qui m'avait le plus constamment consterné en regardant les débats des primaires américaines, c'est qu'au-delà des petites phrases de trump reprises dans la presse française, le nerf de son message, son leitmotiv était : "je vais faire de bons deals parce que je sais négocier. Le problème n'est pas les chinois, les mexicains, c'est que nos gouvernants ne savent pas conclure de bons deals. Moi je suis un as en la matière, ergo : I will make America great again.
C'est effectivement digne d'un débat de bac à sable de maternelle.
Après je serai mille fois plus critique que l'entrée de blog sur Clinton et il faut noter qu'il n'est pas vrai que personne ne conteste qu'elle ne soit saine d'esprit (je pense que c'est une attaque bis repetita de bac à sable mais elle existe). Ce qui est négligé dans le post est à quel point elle est mal perçue par nombre d'électeurs traditionnellement démocrates en ce qu'elle incarne ce l'establishment et ses rémunérations faramineuses via ses propos à Goldman Sachs n'y sont pas pour rien. Le capitalisme n'a rien à craindre avec elle c'est sûr et comme les classes moyennes aux states comme ailleurs sont sur la pente de la dégradation les positions et les tensions entre main street et wall street se durcissent. Sanders en fut un symptôme (bien que comme Chomsky l'ait noté loin d'être un socialiste son programme faisait davantage de lui un 'new-dealer') et je ne suis pas supris de l'extrême réticence à donner son vote pour un blanc-seing au "business as usual".
Moi j'hésiterais entre voter Jill Stein dont les interventions m'ont semblé intelligentes, justes et généreuses et le "vote utile". D'autant plus qu'à mon avis Clinton a tout de même de très grosses chances de l'emporter au final, surtout si la floride vote encore démocrate (pour la californie son passage en tant que "blue state" semble désormais devoir être acté dans la durée.)
Et s'il y a bien une question philosophique que je place dans les sommets de questions non oiseuses, c'est celle de la signification de la probabilité dont un traitement stimulant peut par exemple être lu dans l'excellent livre de Bouveresse http://www.philosciences.org/notices/document.php?id_document=417


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