Comments on Le sens métaphorique du Seigneur des anneaux — Tolkien, Asimov (et moi)

jonas (2017-07-20T04:17:36Z)

> Bref, Tolkien a l'air obsédé par l'idée que tout était mieux âvant, ou en tout cas plus épique : et il explique ça par une sorte de décadence du sang qui se retrouve mêlé avec celui de gens plus médiocres (sans expliquer, finalement, d'où ces gens plus médiocres ''sortent'', au juste, pour arriver à ainsi polluer les glorieuses lignées héroïques).

Yes, but then Tolkien was studying and emulating the real world European myths, such as Beowulf or Hēsiodos, and those also describe a heroic past followed by a decline to the current mediocricy.

jonas (2017-07-20T03:50:45Z)

> il arrive aux personnages du ''Seigneur des anneaux'' de ne pas être graves (ne serait-ce que Bilbo lors de son anniversaire), mais le narrateur l'est toujours.

I think you're right. A relevant thread is <URL: https://scifi.stackexchange.com/q/23805/4918 > Were there any jokes in the Lord of the Rings?

Typhon (2015-08-04T23:37:24Z)

« la perte des pouvoirs des trois anneaux oblige les Elfes à quitter la Terre du Milieu »

Ça c'est dit nulle part dans le SdA.

Les Elfes partent vers les Havres Gris dès le début du roman (Frodon en croise avant même de quitter la Comté).

L'explication du départ des elfes n'est pas donnée explicitement dans le SdA du reste, mais elle est lié (évidemment), à l'idée du déclin et en particulier du déclin d'Arda, d'une part, et à la mortalité des humains.

Il est dit dans le Silmarillion que les Elfes sont immortels parce que spécifiquement liés à Arda tandis que les humains ne sont que de passage : les elfes qui meurent se retrouvent dans les cavernes de Mandos à attendre la fin des temps, tandis que les âmes humaines quittent le monde et seul Iluvatar sait ce qu'il advient d'elles (la mort est spécifiquement appelée le "don d'Iluvatar").

Or, à la fin du Second Âge se produit la submersion de Numenor :
Suite à la tentative d'Ar-Pharazôn d'envahir Aman pour conquérir l'immortalité, la substance même d'Arda est altérée.

L'Arda plate des premiers âges devient ronde et seuls les Elfes peuvent continuer à suivre la route droite vers Valinor (ce qui doit donner des phénomènes optiques intéressants).

Par conséquent, au Troisième Âge, les Elfes de la Terre du Milieu se retrouvent dans un monde différent, qui cesse de leur appartenir pour être livré aux mortels.

La disparition de Sauron est la disparition du dernier principe du mal immortel, et il est sous-entendu, à travers le choix d'Arwen, que le choix donné aux Elfes est entre aller à Valinor ou devenir des mortels.

Pour en revenir aux anneaux, je pense donc que s'il y a un lien causal entre la perte de pouvoir des Trois et le départ des Elfes, il est dans le sens inverse :
C'est parce que les Elfes doivent partir que le pouvoir des Trois est caduc.
Les Trois anneaux des Elfes semblent avoir un pouvoir de conservation, de résistance au passage du temps. Ils n'ont donc aucune utilité à Valinor où de toute façon, tout le monde est heureux et immortel aux pieds des (demi-)dieux. Et ils n'ont certainement pas leur place dans un monde de mortels.

« le grand méchant serait le bras droit de Sauron »

Eux suggèrent un appendice plus petit, mais plus littéral : <URL: http://flyingmoose.org/tolksarc/theories/finger.htm >

@A.G : Je trouve cet essai de Moorcock un peu à côté de la plaque. Comme disait Tolkien lui-même : « I write things that might be classified as fairy-stories not because I wish to address children […] but because I wish to write this kind of story and no other. […] (If any parts or elements in it appear ‘childish’, it is because I am childish, and like that kind of thing myself now.) »

SB (2015-08-04T14:36:31Z)

Puisqu'on parle de guerre avec l'Allemagne: peut-on envisager sérieusement que le Mordor ait été inspiré par la Stahlstadt de Jules Verne?:

http://mural.uv.es/igpasmon/TolklangG.htm

telchar (2015-08-04T08:14:30Z)

1) Kirill Eskov, dans sa tentative de raconter la Guerre de l'Anneau du point de vue des vaincus ( https://en.wikipedia.org/wiki/The_Last_Ringbearer ), imagine un Mordor libéral et en pleine révolution industrielle aux prises avec ses voisins prisonniers d'une culture guerrière, fanatique et obscurantiste.

2) Il y a une vision de l'industrie un peu plus positive chez Tolkien, c'est celle du Vala Aulë. Melkor aime la technique pour les possessions qu'elle créé et le pouvoir qu'elle procure alors qu'Aulë aime l'acte de création et la gratuité.
Mais il semble Tolkien regarde avec méfiance même la technique façon Aulë. Les Maiar Sauron et Saroumane sont tous deux issus du peuple d'Aulë, et c'est aussi auprès de lui que Fëanor, qui n'est pas un modèle d'équilibre, a reçu son enseignement.

Autre touriste (2015-08-04T05:23:52Z)

Quelqu'un peut-il défendre ces conneries de "mort de l'auteur" ? Certes, on peut halluciner divers thèmes dans un texte, tout aussi bien qu'on peut regarder une page blanche et imaginer un tas d'histoires et de principes moraux. On peut également prétendre que ce qu'on lit dans un texte vient de l'esprit de l'auteur ; si icelui crie qu'il n'a jamais fait ces allusions, on le psychanalysera pour affirmer qu'il les a faites inconsciemment ; et s'il est complètement impossible qu'il les ait faites (par exemple pour des raisons chronologiques), on… affirmera que c'est sans importance, je ne sais pas bien pourquoi? À quoi bon, nom de dieu ?

A.G. (2015-08-03T22:01:19Z)

Je pense que l'essai "Epic Pooh" de Michael Moorcock, que vous connaissez peut-être, offre un point de vue pertinent bien que sévère sur les aspects réactionnaires de l'oeuvre de Tolkien.

http://www.revolutionsf.com/article.php?id=953


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