Comments on Pour m'endormir, je dois d'abord rêver

Nofail (2011-06-29T11:55:15Z)

Pour m'endormir je ne rêve pas de quelque chose mais je songe que je dors, nuance.
En effet l'effort d'imagination est moindre, je m'endors infailliblement.
encore faut il une culture de l'état assoupi (sans soucis), certains pensent que quand ils dorment vraiment il ne se passe plus rien. Au contraire, c'est un objectif tangible, que l'on poursuit consciemment. Et puis j'ai des qualités naturelles, je dois vraiment me concentrer pour le planning de la semaine prochaine.

valerio (2011-06-23T22:30:20Z)

mon seul pb pour m'endormir, c de poser mes bras de telle façon qu'ils ne soient pas comprimés. c dur, la vie de célibataire. si qqn peut faire qqch pour moi…

W (2011-06-23T09:49:27Z)

On peut imaginer que la différence entre réflexion et rêverie ne soit pas dans le processus de génération des idées mais dans l'activation d'un module de contrôle pour modérer/élaguer le cours des pensées. On pourrait aussi imaginer que ce module soit incompatible avec le sommeil, indépendamment de la facilité avec laquelle il serait désactivable.

Fork (2011-06-22T16:31:51Z)

Zahir avec le Time du 27 juin : "The results support earlier findings that restless sleepers tend to show higher brain activity in the frontal cortex --a region responsible for planning and reasoning-- while they're trying to doze off.", dans un court résumé qui dit que de se rafraîchir (physiquement) la tête peut aider à s'endormir plus vite

N (2011-06-22T07:33:12Z)

Tu essayes de lier tes habitudes personnelles, comme ton sommeil, à des bouts de cerveau. C'est une activité illusoire de mon point de vue, j'insiste, car ça n'explique absolument rien de savoir que le cerveau «s'allume» à tel ou tel endroit chez quelqu'un quand il rêve, et à tel ou tel endroit quand il ne rêve pas. Les mécanismes du cerveau sont si incertains et remis en question par les spécialistes qu'il est peu probable qu'une bonne théorie émerge d'un cerveau non-spécialiste.

On a envie de conclure à la fin de ton post que finalement, les soucis, le 'réel', la pensée même, est hors du rêve. Que la réflexion n'est pas de l'invention débridée. Pour finir sur, je cite :
> je suis convaincu que les fonctions de pensée et d'imagination sont nettement (et peut-être spatialement séparées) séparées dans le cerveau

Toutes ces séparations entre réel-des-soucis et réel-des-rêves, pensée abstraite et imagination-débridée-du-rêve, souvenir et rêve, etc., je n'y crois guère, même si beaucoup de gens y croient. Il y a interpénétration permanente entre mes rêves et ma vie.

Donc moi aussi j'irais de ma petite théorie en disant que le cerveau ne sépare pas les deux, et que seuls nous avons décidé de séparer les souvenirs de rêve et ceux de la réalité suffisamment pour ne pas avoir l'air fou, tout comme mathématiques et imagination folle, etc. Mais en fait, au fond :

* ce que fait le cerveau ou pas, s'il s'allume ou pas, ce n'est vraiment pas important puisque ça ne répond à aucun problème. (Juste ça dit «bon bah, finalement, ce n'est pas moi qui choisis d'être ainsi, c'est mon cerveau !»). Je te défie de trouver un spécialiste du cerveau qui te donne complètement raison :)

* dire que le cerveau a un "mode rêve" et un "mode réel" est délicat, parce que je ne sais pas bien où mettre le "mode mathématique".

* ta liste de choses "hors-rêve" ressemble simplement à une liste de choses stressantes, et pas du tout à une liste de "hors-rêve".

* au final, tu n'évoques aucune technique d'endormissement qui parle du corps, tu évoques juste le cerveau en dernier recours. Et comme il semble que ça marche assez mal, je te suggère d'aller creuser du côté des méthodes alexander, du qi gong du sommeil, etc. Si tu veux une solution et une explication aux troubles du sommeil, je pense qu'il faut remettre d'autres choses en cause, plutôt que d'accuser seulement notre pauv' cerveau d'avoir des limites :)

Ruxor (2011-06-22T00:10:27Z)

Sandrine → Je crois que nous décrivons la même chose, de façon un peu différente.

N → Ça n'a pas trop de sens, ce que tu dis : si mon cerveau devait lutter pour abandonner la logique, ça aurait plutôt tendance à faire que j'aurais plus de mal à m'endormir en partant dans l'imagination, et moins en réfléchissant à des choses logiques — or j'explique que c'est le contraire. Par ailleurs, j'ai écrit suffisamment de fictions pour savoir que j'aime bien laisser vagabonder mon imagination et ma fantaisie.

Vincent (2011-06-21T16:19:12Z)

Pour s'endormir, j'écoute les signes du sommeil. Si je suis en train de lire et que je sens que je fatigue, surtout je ne résiste pas.
Je laisse mon livre et je m'endors aussitôt.

Par contre, si je ne prends pas le train du sommeil quand il arrive, c'est reparti pour un nouveau cycle d'au moins 1 heure.

N (2011-06-21T12:04:09Z)

Je pense qu'on peut apprendre à dormir facilement. Tous mes prof de Qi Gong, de technique Alexander m'ont appris à détendre mon corps, et en général ça me suffit à trouver le sommeil n'importe où, n'importe quand, en moins de 15 minutes à coup sûr et en moins de 5 minutes en moyenne. Ça demande un petit peu d'hygiène de vie, de travail sur soi, bref de motivation, au début, mais après ça roule très vite. Je dis que je sais et que je peux dormir facilement. Ça ne veut pas dire que j'ai un sommeil impeccable, mais je sais ce qu'il faut changer pour que j'en ai un la nuit suivante (et la nuit suivante, etc.)

Il faut dire que je triche, puisque depuis tout petit, je travaille sur moi pour être capable de faire ça. J'ai souvent eu l'impression d'être plus souvent endormi que réveillé (mais c'est faux en terme d'heures, bien entendu). J'avais lu dans un roman d'espion secret que le héros pouvait faire ça, et j'ai toujours voulu faire de même.

Je crois que ton délire au sujet du cerveau coupé en deux entre rêve et vie est vraiment illusoire. La seule explication que j'en donne, c'est que tu as développé une façon de vivre très particulière qui utilise énormément la logique, l'analogie formelle (bref des math) et que pour abandonner cette facette, ton cerveau doit lutter. Mais il me parait assez évident que mes rêves sont logiques, en un certain sens.

W (2011-06-21T10:26:37Z)

Je crois que pour pouvoir m'endormir il faut bien que je laisse mes pensées vagabonder un minimum, mais pas nécessairement dans l'irréel. En fait je n'ai pas l'impression qu'il y ait une grande différence entre réel et irréel s'il s'agit d'imaginer ce que je ferais dans une certaine situation, i.e. si je me retrouvais devant mon ordi et le projet que j'ai laissé en plan vs. si je gagnais 10M€ au loto (je n'y joue pas) ou si <URL: http://xkcd.com/337/ >.

Au fait, ne dit-on pas aux écoliers qu'on retient mieux une leçon si on y pense juste avant de s'endormir ?

Sandrine (2011-06-20T20:04:57Z)

Exercice intéressant que d'analyser ce qui nous maintient éveillé et ce qui nous aide à nous endormir.

Quand je réfléchis à quelque chose de précis, de plus ou moins réel (il peut s'agir d'imaginer un dialogue, fictif en réalité, mais qui est cohérent et pourrait être réel), et que ça reste cohérent, j'ai du mal à m'endormir. Ça m'arrive souvent précisément dans le cas de dialogues fictifs, typiquement quand il y a quelque chose que j'aimerais beaucoup dire à quelqu'un, mais que je ne peux pas dire (par exemple parce que je ne connais pas personnellement la personne), ou que je n'ose pas dire.

Mais il m'arrive souvent d'imaginer quelque chose qui peut être relativement précis au début (souvent une situation plutôt agréable), mais qui devient petit à petit de plus en plus vague et incohérent, et alors je m'endors. Enfin je ne suis consciente de ce phénomène que dans les cas où je me réveille soudain un peu après (et alors je me dis : "c'était absurde ce que j'étais en train de penser").

Bref, dans les deux cas il s'agit de choses que j'imagine mais qui pourraient (plus ou moins) être réels. Leur différence, c'est que, dans le premier cas, il s'agit d'un dialogue sur un sujet qui me tracasse, j'imagine ce que j'aimerais dire pour améliorer la situation mais que je ne peux pas dire pour une raison x ou y. Dans le deuxième cas, il s'agit plutôt d'un fantasme (au sens large du terme), je me plais à m'imaginer dans une certaine situation.

Par ailleurs, quand je réfléchis à des maths avant de m'endormir, là… si je trouve des trucs plutôt intéressants, ça peut m'empêcher de dormir, mais si je trouve rien, très rapidement mes pensées commencent à devenir absurde aussi et je m'endors. Ce genre de situations arrive aussi quand, hum… je somnole en écoutant un cours ou un exposé, ce qui peut m'arriver de temps en temps. J'écoute l'orateur, mais de plus en plus distraitement, jusqu'à ne plus comprendre ce qu'il dit, ou l'interpréter de manière farfelue. J'entends les mots qu'il prononce, mais mon cerveau ne les analyse pas, ou pas correctement.

Fred le marin (2011-06-20T16:20:14Z)

Mon rêve est de construire mon rêve.
Et que celui-ci ne s'écroule pas ! (du moins pas avant longtemps).
Aussi, occasionnellement, j'aimerais le faire apprécier aux autres.
Un océan de boue (je reste poli) gâche quelque peu cette ambition.
Capricieux destin !
Mon plan reste (pour une action éveillée) :
1) de l'hygiène
2) du repos, du soleil et de l'air frais
3) de l'effort
Pour 1) et 2) c'est déjà fait.
Pour 3) j'ai appris quelques lettres de l'alphabet cyrillique, j'attaque les corps finis et puis je prends ma "truelle"…
A bientôt alors !

tartaglia (2011-06-20T15:51:43Z)

"Longtemps je me suis endormi…" ô soustraction frauduleuse!

Je m'endors très mal mais je me réveille bien, et ça remonte à la période des concours. C'est quand je recherche les évocations apaisantes que c'est le plus difficile.

Labeced-decebal (2011-06-20T13:30:49Z)

Voici une bonne opportunité de livrer mon expérience en termes de rêves. Je lis tous les soirs environ 2 heures avant de m'endormir. Et je change de langue de lecture régulièrement en alternant principalement avec le français, l'anglais, le bulgare, le hongrois, l'allemand et le chinois.

J'ai observé que presque invariablement je rêve dans la langue que j'ai lue avant de m'endormir, sauf s'il s'agit de l'anglais. Je ne me souviens pas de rêves en anglais.

Je ne me l'explique pas.

La plupart du temps des parties de rêves restent très nets, avec au réveil des pans entiers de dialogues que je peux redire. Là où c'est amusant c'est que ces dialogues interviennent avec des personnes que je connais ou bien totalement inconnues. Et parmi les personnes connues, ces dernières s'expriment avec moi dans des langues qu'elles ne connaissent pas.

Après avoir écrit cela , je réalise que je devrais peut être en parler avec un linguiste , ou bien un docteur,… ?

Vicnent (2011-06-20T11:49:11Z)

Il est cair d'emblée que plus je suis quiet et fatigué, plus le sommeil vient facilement et rapidement.

Ainsi, quand je suis tranquille, je ne pense à rien de particulier et l'impression qui se dégage est plus de l'ordre du contentement de la plongée vers des sensations douces et chaudes (chaleur et douceur des draps / couette, odeurs de peau, …). Quand cette situation est atteinte, j'ai l'impression alors que le sommeil vient assez rapidement. Mon corps est détendu assez facilement et rapidement.

J'ai beaucoup de mal à m'endormir seul. (Mais cela arrive très peu en fait, à peine une dizaine de nuits par an depuis 20 ans)

Mon rythme cardiaque, pour l'avoir timelapsé une nuit vers 2000 est très régulier tout au long de la nuit (de mémoire vers 50 bpm ?), avec à l'époque, une chute vers 32 pendant 2 minutes qui m'avait pas mal marquée.

Inversement, plus les tracas sont forts, plus je suis en mesure de tenir (sans le vouloir !) jusque 3 ou 4h du mat (parfois 5 voire 6…), tout en me couchant vers minuit tous les jours, avec plus qu'une étonnante facilité : mon corps est assez las mais mon cerveau est 'parfaitement allumé', cogitant à fond autour du tracas du moment. Les pensées sont alors de nature très stratégiques du genre : Scénarii avec déroulement et évaluation des branches. ("je mets trop de coeur" disent mes avocats). Le sommeil vient alors du fait que physiquement, très tard dans la nuit, je suis trop fatigué pour que l'hormone qui provoque le sommeil ne soit plus retenue.

A noter que j'ai fumé de 1990 à 2010, et en arrêtant très brutalement, j'ai pû m'apercevoir du jour au lendemain que la qualité de mon sommeil avait beaucoup changé. Avant, je me réveillais difficilement, gonflé (avec souvent ces fameuses traces de plis d'oreiller…), fatigué, et j'avais clairement l'impression que mon sommeil était de mauvaise qualité (sans pour autant pouvoir le quantifier…). Depuis que j'ai arrêté de fumer ma sensation est de faire des nuits "plus légères", je ne suis presque jamais plus gonflé (sauf parfois pour les nuits de 12h, après une grosse nuit…) et mon réveil et de fait beaucoup plus simple et dynamique.

En terme de rêve, c'est très décevant : je ne me souviens de peut être 5 rêves par an. De ce coté là, c'est grosse déception… :-(

(Pour ceux qui souhaitent savoir comment j'ai fait pour arrêter de fumer d'un seul coup, c'est longuement expliqué ici : <URL:http://www.vicnent.info/blog/index.php?2011/01/06/1354-arreter-de-fumer-c-est-facile /> je sais comment j'ai fait (en gros, méthode coué sur 3 mois…), mais je suis incapable de vous dire pourquoi cela a réussi…)

Larry Cow (2011-06-20T11:46:38Z)

C'est marrant, je fonctionne un peu pareil. En général, et ce depuis tout petit, je me "raconte des histoires" et elles finissent par m'endormir - pas bon signe pour mes talents de conteur. Et c'est souvent quand les tracas du quotidien sont trop prégnants pour me permettre de penser à autre chose que j'ai du mal à partir.

Je suppose que tout le monde est un peu comme ça, non?

Fork (2011-06-20T09:11:42Z)

Faudrait que je me penche un peu sur le sujet, mais je pense que ma situation est pas trop loin de la tienne. Ce qui est amusant aussi, c'est que parfois je me couche en me disant que je vais imaginer des histoires sur <tel truc> ; eh bien si je le fais trop consciencieusement, je mets généralement du temps à m'endormir, et justement pas en pensant à <tel truc> (ce qui collerait avec ton idée que pensée et imagination sont séparées et jouent des rôles différents, si on contraint l'imagination on entre dans le domaine de la pensée).


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