Comments on Fourier, Fourier, et Victor Hugo

tartaglia (2010-12-16T19:13:10Z)

Ne foulez pas aux pieds Charles Fourier, enfin pas trop. Ses écrits sont un remède contre la mélancolie; sa longue dissertation sur les multiples formes de cocuage est à se rompre la rate quand on l'a encore. Remarquez que je suis resté célibataire, et j'en rirais moins si j'avais une jolie femme nettement plus jeune que moi.
Cet homme se croyait sérieux et ne débitait des loufoqueries avec une ingénuité qui laisse pantois.
Remarquez que Victor Hugo se croyait toujours profond y compris quand il se forçait à ne parler qu'en alexandrins. Ainsi, dans une brasserie, pour donner suite à un de ses voisins qui demandait:
Garçon, un café!
il lâcha:
A moi donnez un bock car je suis assoiffé!

freak (2010-12-14T08:56:41Z)

Un peu mou du genou cette défense de Joseph Fourier.
Difficile de se plaindre de l arrogance de certains littéraires qui mépriseraient la culture scientifique et d'être aussi tiède sur Joseph Fourier par rapport à Charles.
Je n'ai pas ces scrupules.
Moi je l affirme haut et fort :les idées de Joseph Fourier sont infiniment plus importantes que celles de Charles et le misérable Hugo Victor ( peut-être un lointain aïeul oublié de l explorateur Paul-Emile Victor…) a tout faux !!! Et puis c'est tout!!!

DM (2010-12-13T17:12:06Z)

@Vincent: Je n'étais pas au courant de ce commentaire, qui me semble dénoter un travers courant : « je ne connais pas » = « c'est inconnu » ou encore « ça n'a pas d'importance dans mon domaine professionnel / dans mon milieu social » = « ça n'a pas d'importance ».

Si l'on mesure au nombre de mentions à l'échelle mondiale, il me semble que Joseph Fourier, dont le nom décore tout un tas de résultats enseignés dans les universités et écoles d'ingénieurs du monde entier (y compris Inde et Chine) gagne haut la main.

Simon (2010-12-13T13:35:35Z)

Le livre "En l'année 1817" est effectivement un petit joyau de phrases plus ou moins facilement compréhensibles au lecteur moyen de l'année 2010. Sur la postérité "a posteriori" des machins à la Fourier, c'est tout de même un phénomène généralisé en mathématiques, non ? (e.g. le théorème de Lagrange)

Mathieu (2010-12-13T10:08:49Z)

Effet Zahir ? Une prise d'otage a lieu en moment même dans une école maternelle nommée… Charles Fourier.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/13/prise-d-otages-d-enfants-dans-une-ecole-maternelle-a-besancon_1452589_3224.html

Vincent (2010-12-13T08:28:21Z)

J'ai relu les Misérables cette année et ce commentaire d'Hugo m'avait fait sourire. On ne sait jamais ce que réserve l'avenir…

Par contre, j'ai été choqué par la note dans l'édition de la Pléiade - 120 ans plus tard - qui démontre l'ignorance crasse du commentateur : "il n'est pas douteux que la postérité se souvient mieux de Charles Fourier que de Joseph Fourier"…

f3et (2010-12-13T05:18:42Z)

Enfin, pour la multiplication rapide, il semble bien que Gauss était déjà au courant, si j'en crois Knuth, ou est-ce que je confonds ?

Ruxor (2010-12-13T01:58:07Z)

Je veux dire que l'importance de l'analyse de Fourier et de ses multiples généralisations (il y a tellement de choses en maths qui s'appellent transformée de Fourier qu'on ne sait plus bien ce que ça veut dire… la transformée de Fourier-Mukai n'a plus grand-chose à voir avec les séries utilisées pour l'étude de l'équation de la chaleur) a pris des décennies à fleurir, tellement il y avait de choses à faire fleurir. Les applications à la théorie des nombres, au traitement du signal, à la combinatoire, à la multiplication rapide, tout ça ce n'était pas connu du vivant de Victor Hugo.

JBF (2010-12-13T00:51:39Z)

Pourquoi dis-tu que l'importance des travaux de Fourier n'a éclaté que plus tard ? Il me semble me souvenir de ma lecture de /Séries de Fourier et ondelettes/ (plus précisément de la première partie, historique et passionnante, due à J.-P. Kahane) que les travaux sur la convergence des séries de Fourier et les questions qu'ils entraînent sur la nature des fonctions réelles et de leur intégrabilité commencent immédiatement après la parution de /Théorie analytique de la chaleur/ avec Cauchy et Dirichlet (et il est difficile de leur trouver une fin : Lebesgue ? Schwartz ? Carleson/Kahane-Katznelson ?)

Quant à la citation de Jacobi, je suis toujours émerveillé de constater le degré d'élégance que les mathématiciens de jadis pouvaient atteindre, même hors de leur langue maternelle. On est tellement loin de l'anglais d'aéroport qui nous sert aujourd'hui de lingua franca…


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