Comments on Comment apprendre des langues en dilettante

SB (2013-05-24T17:43:06Z)

"même Harry Potter est traduit en latin. Mais le grec classique, c'est encore bien mieux"

A noter que Harry Potter est aussi traduit en grec ancien, de même que quelques albums d'Astérix.

Apokrif (2009-04-07T20:31:11Z)

Etant donné que:

« si j'entreprends d'apprendre une autre langue, ce n'est pas pour la parler, ni même vraiment pour la lire, c'est pour m'en faire une idée, c'est pour regarder un petit peu sa beauté propre, ou peut-être simplement pour assouplir mes neurones sur sa grammaire »

Il me semble que des méthodes comprenant un apprentissage plus systématique de la grammaire, ou même des ouvrages descriptifs (destinés aux linguistes et non aux locuteurs en herbe), seraient plus appropriés (sauf peut-être pour la partie orale).

Decebal (2009-03-12T21:21:34Z)

----> A. Rainbow

S'il s'agit d'une initiation je te conseille le tome 1 du livre de Bellassen et Zhang : "Méthode d'initiation à la langue et à l'écriture chinoises " que tu peux trouver auusi en anglais ou en allemand. Cela te donnera l'envie d'étudier cette langue si riche.

Et penche toi sur le SMIC : Seuil Minimum Indispensable de Connaissances qui donne les 400 sinogrammes les plus usités. Tu le trouveras sur de nombreux sites.

Sinon 2 sites à visiter absolument :
http://www.zhongwen.com/
http://www.chine-nouvelle.com/methode/chinois
Et aussi pour les matheux :
http://lingua.mtsu.edu/chinese-computing/statistics/index.html
Et pour les informaticiens :
http://www.cojak.org/

Arthur Rainbow (2009-03-12T00:44:21Z)

Ayant accepté, probablement par inconscience, un stage d'informatique en anglais à Beijing cet été, et tombant sur ce billet, je me permet de vous demander conseil.
Quelqu'un ici aurait-il une bonne méthode à conseiller pour apprendre des rudiments de chinois par soit-même, vu que les cours de langues pour débutant de mon école sont annuel, donc que il faudrait que j'attende septembre pour pouvoir les suivre.
(i.e. après l'été, donc trop tard)

On m'a dit que l'anglais peut suffire, mais je suppose que savoir légèrement baragouiner "où se trouve x" avec x un lieu recherché pourra être utile.

Decebal (2009-03-10T11:35:46Z)

Ces commentaires m'ont intéressé. Je parle, lis et écris moi même 9 langues vivantes dont le chinois, l'estonien et le farsi. Je lis aussi le latin et le grec dans le texte.

Ma méthode d'apprentissage est toujours la même : d'abord j'étudie la grammaire de la langue qui donne la trame et la logique de construction du puzzle infini auquel je m'attaque.

Une fois la grammaire assimilée ( et ceci donc jamais grâce à la méthode du même nom ) je commence à apprendre des mots (*) qui viennent donner une première image du puzzle. Ces mots sont appris dans leur contexte par la lecture de textes de plus en plus difficiles.

Puis après un certain temps (**) l'image qui était morcelée devient déchiffrable, lisible. Alors on rentre dans la phase la plus passionnante : plus l'image devient nette plus elle grandit vite et plus on a envie de la compléter. Il y a un véritable phénomène de cristallisation et dès que le cristal a commencé à prendre, le trot devient galop. Cependant il s'agit d'une image infinie, on apprend effectivement toute sa vie.

Deuxième point de la méthode : je n'apprends jamais une langue avec des manuels écrits dans ma langue maternelle : mes manuels et dictionnaires de chinois sont en allemand en anglais et en russe, et caetera. Cela fait gagner un temps fou : cela permet de détacher la phonétique maternelle des mots de leur représentation effective . S'affranchir de la phonétique maternelle pour ne pas " traduire dans sa tête en parlant " est je pense très utile.

(*) Ici je ne rentre pas dans les détails de la stratégie adoptée en matière de choix des mots : selon la langue d'arrivée on peut encore gagner du temps en choisissant bien les catégories de mots selon leur nature : adverbe, noms communs, locutions permettant le repérage spatio-temporel,…

(**) Vaste sujet mais pour donner quelques ordres d'idée à mon sens : pour un locuteur de langue maternelle indo-européenne :
langue d'arrivée indo-européenne : 200 à 250 heures
Langue d'arrivée sémitique : 400 à 500 heures
Langue d'arrivée agglutinante : 650 à 800 heures
Japonais : 800 à 1000 heures ( lecture comprise, écriture aussi )
Chinois : 1400 à 1800 heures ( lecture comprise, écriture à 2500-3000 Hanzi )

Arepo (2009-03-08T20:55:22Z)

J'aimerais signaler qu'Harry Potter a aussi été traduit en grec ancien.

Par ailleurs, il me semble que la question de la prononciation du zeta n'est pas tout à fait tranchée (notamment à cause des cas où il vient de *dy- ou *gy-). Cependant, Ph. Brunet, dans ses représentations du théâtre Démodokos, prononce [zd].

Autres erreurs de la prononciation erasmienne (du moins, telle qu'on la pratique en France) : la prononciation monophtonguée des diphtongues [au] et [eu], et celle du digramme ou.

Ruxor (2009-03-08T14:25:34Z)

Nick → Oui, c'est un bon résumé…

tartaglia → La prononciation érasmienne n'est pas si fausse que ça, en fait. Elle est plutôt dyschronique : les voyelles sont prononcées correctement pour de l'attique de la période classique (prononciation qu'Érasme cherchait à reconstruire, même s'il s'agissait en fait surtout de lire les évangiles donc la démarche est un peu bizarre), tandis que les consonnes (et les accents, si tant est qu'on les lise) sont prononcées de façon beaucoup plus tardive. La prononciation restituée n'est pas immensément éloignée, elle corrige surtout la prononciation du zêta (qui se prononçait [zd] et pas [dz] comme Érasme le pensait, cf. <URL: http://www.foundalis.com/lan/zetapro.htm >) et des aspirées θ, φ et χ (dont Érasme fait des constrictives alors qu'à l'époque classique c'étaient encore des occlusives aspirées). La prononciation érasmienne des consonnes doit devenir correcte pour l'époque de la rédaction des évangiles, mais à ce moment-là les voyelles avaient dû changer à leur tour (le η est devenu un i, par exemple : c'est clairement le cas en grec moderne mais je crois que c'est arrivé assez tôt).

Nick (2009-03-08T12:18:52Z)

Pour celui qui ne sait lire que le français le texte de ton tee-shirt se résume à "…idiot…blond". :)

tartaglia (2009-03-08T11:37:01Z)

J'apprends qu'il existe une prononciation restituée du grec ancien, c'est vrai ou c'est un poisson d'avril anticipé? Je croyais qu'on en était resté à la prononciation érasmienne, certainement inexacte, mais servant de référence.
Sinon Astérix est traduit en latin.

zEgg (2009-03-07T18:48:58Z)

Det är alltid trevligt att se personner som blir intresserade av läsa svenska, min kompis!
Det svenskt språket utvecklas mycket snabbt, och darför tycker jag att det finns nåt till att hitta i din fransk Assimil som kan vara lite föråldrade. Till exempel säger vi inte längre "ni" för att prata med nån man känner inte.
Om din betonad, oroa dig inte, för svenskarna och finnsvenskarna är mindre arrogant än franskarna när du pratar med en fel accent, och de ha det bättre att uppmuntrar dig att snacka så.
Lycka till ändå med din inlärning o ha det så bra!

PS : "Va fan!" est plutôt l'équivalent en anglais de "what the hell!". Le verbe pour le sens premier de "f*ck" serait plutôt "knulla". Eh oui, quel que soit l'âge, c'est toujours rigolo d'apprendre les gros mots !

Fork (2009-03-07T15:49:40Z)

J'aime bien les langues aussi, mais je crois que je m'en rends compte un peu tard. Mais je suis fainéant, aussi.
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Pour le japonais, je m'étonne un peu que tu associes les kanji à une mémoire visuelle. Certes, leur apprentissage y fait appel (et leur lecture probablement une bonne capacité à faire de la reconnaissance de motifs), mais personnellement, même si je viens de commencer à en apprendre, je fonctionne aussi pas mal en retenant la manière de les tracer, totalement séparément de leur aspect visuel. Même avec ces deux mémoires défaillantes, en les couplant je pense qu'on peut arriver à s'en sortir à peu près.

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C'est marrant que tu parles du suédois. J'ai pour ma part fermement l'intention de l'apprendre (et je comptais m'acheter la méthode assimil' quand il sera temps), puisque je vais *normalement* y faire un échange l'année prochaine (à Chalmers), et peut être un stage long dans la foulée (et pourquoi pas une thèse…)
Je suis d'ailleurs content d'avoir compris la substance de ton petit bout de phrase ;) (bon, c'tait pas trop compliqué…)
Au niveau de la prononciation --- mais tu l'as déjà souligné de toute façon --- il faut effectivement absolument éviter l'accent allemand, qui ne ressemble pas du tout à l'accent suédois.

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Enfin, pour finir sur les langues *et* l'info, j'ai découvert il n'y a pas très longtemps ce cursus que je trouve plutôt original, et probablement intéressant : <URL: http://www.tcd.ie/courses/undergraduate/az/course.php?id=65 > En fait, je me demande si je n'aurais pas dû candidater pour (surtout que j'aurais vraisemblablement eu mes chances d'être pris). Mais maintenant, c'est trop tard.


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