Comments on Le danger des règles indérogeables

SM (2017-02-27T02:19:09Z)

C'est marrant que nameornick ait fait une remarque sur la religion : je vais en faire une, mais qui n'a rien à voir avec la sienne. A vrai dire, il s'agit plus de la question de "dieu" que du phénomène humain de relation à dieu (que celui-ci existe ou non) ou des organisations/communautés religieuses.

Dans le lien ci-dessous, Ruxor dit "s'Il souhaite intervenir dans le monde, Il ne va pas faire une exception à ces lois", où "Il" désigne "Dieu".
http://www.madore.org/~david/weblog/d.2010-03-01.1739.html

Mais je connais des scientifiques qui croient aux lois de la physique et aux miracles contredisant ces lois : pour eux, ces lois sont suivies à la lettre, sauf quand Dieu désire y déroger, auquel cas il fait ce qu'il veut.

Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire là-dessus.

Eh sinon, pour l'administratif, un truc aberrant, c'est quand les règles sont tellement mal foutues que dans un cas légitime et relativement fréquent, il faut à chaque fois que quelqu'un y fasse exception manuellement (ou que la personne concernée en pâtisse). Des bugs du genre "A requiert B qui requiert A", etc. Il me semble que des exemples explicites sont fournis dans ce blog, j'aurais bien aimé donner un lien vers l'un d'entre eux, mais mes quelques minutes de recherche n'ont pas suffi et je n'ai pas estimé qu'il y aurait de l'intérêt à m'acharner.

Allez, trève de blabla. \\end

AA (2006-10-27T19:48:43Z)

Commentaire d'une française aux USA. Je suis là pour 1 an avec un statut de touriste, je n'ai donc pas droit à un numéro de Sécurité Sociale.
Quoi ? Pas de numéro de Sécu ?
C'est le calvaire à chaque démarche administrative, je ne rentre pas dans les cases !
J'ai l'impression d'être Zézette à chaque fois que j'essaie de remplir un formulaire !

En réponse au dernier commentaire posté, quand un problème administratif devient récurrent, on finit souvent par changer les procédures, heureusement !
En tant que prof en France, on rencontre régulièrement des élèves sans papiers (et oui, c'est nettement plus courant qu'on ne le pense). Maintenant, ils peuvent tout simplement passer le Bac avec une attestation d'identité faite par le proviseur du lycée (ce n'est pas si simple que ça, la procédure est toujours un peu lourde, mais ça fonctionne…).

David Monniaux (2006-10-26T20:33:08Z)

L'autre David fait là une réflexion que je me fais assez souvent au regard des procédures administratives. Si l'on ne veut pas de situations absurdes, terriblements injustes ou inefficaces, il faut un pouvoir de débloquage, le pouvoir de faire des exceptions.

Bien entendu, le pouvoir de dérogation apparaît comme arbitraire, et les férus d'égalitarisme y sont hostiles. Cependant, je pense que l'alternative est plus grave.

[Je crois ainsi me rappeler d'une élève étrangère autorisée par décision ministérielle à passer le baccalauréat sans pièce d'identité, car la famille de l'élève lui avait confisqué son passeport pour la faire chanter et la contraindre à un mariage à l'étranger.]

Rouquin (2006-10-20T15:24:15Z)

C'est pour ça qu'on fait des maths : quand un évènement vient apparemment contredire ce qu'on était en droit de penser, on généralise la théorie pour l'inclure. Et tout rentre dans l'ordre… Ah, c'est beau. Par exemple, on pourrait appeler "étudiant généralisé" un foncteur non représentable par un étudiant administrativement en règle, ou encore définir des contribuables généralisés. On s'apercevrait ensuite que c'est une sous-catégorie pleine de la catégorie de contribuables, et tout baignerait dans le meilleur des mondes.

Gloumouth1 (2006-10-20T14:06:53Z)

Si la loi est trop rigide, c'est la nécrose létale, si elle est trop souple, c'est le bordel délétère.
Il s'agit de trouver la bonne « constante de raideur ».
Pour l'ADN, jusqu'ici, il semblerait qu'elle ait une valeur satisfaisante, sinon on serait pas là en train de pianoter.
Concernant nos institutions, je ne sais pas trop, n'étant ni historien, ni politologue. Mais finalement, qu'on soit conservateur ou progressiste, on n'est jamais qu'un agent assurant la mémoire ou l'adaptation. Et peut-être que le système ne devra sa survie qu'à la tension permanente entres ces forces antagonistes.

Poils au kyste.

Avez-vous déjà joué à Nomic ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nomic

nameornick (2006-10-20T11:33:10Z)

C'est le même phénomène avec les religions, au bout d'un moment il y trop de gens impliqués et des choses deviennent des dogmes de fait.

Rien à voir: le dernier numéro des Notices est consacré à Turing <URL : http://www.ams.org/notices/200610/200610-toc.html >

Nat (2006-10-20T09:27:54Z)

Pourvoir le bidule d'une clé "superutilisateur" (utilisateur disposant de tous les droits" (façon 'caisse enregistreuse')

Chaque 'clé' est constituée de M tokens physiques différents (par ex une carte à puce), chacun détenu par une personne distincte.

Le mode "superutilisateur" s'arme lorsque N tokens sont simultanément insérés (et que leurs PINs respectifs sont fournis)

On blinde au prix de quelques dispositions supplémentaires: traces (log) public en lecture seule (ro) intimement lié au fonctionnement de l'ensemble (pas de log => pas de dérogation, par ex parce que le bus de messages entre composants logiciels est le log même), non répudiation (nul détenteur ne peut nier une action tracée), disposition par laquelle l'un des tokens utilisés doit relever de tel groupe (par ex "les usagers"), "token mort" (façon "homme mort": chaque token doit être périodiquement inséré par son détenteur sous peine de révocation)… et hop, voici des dérogations raisonnablement sûres.

Note: tout cela existe

De commodo et incommodo. (2006-10-19T22:03:15Z)

Dans le droit anglo-saxon la jurisprudence est la loi suprême donc ton raisonnement n'y a plus cours.

Vicnent (2006-10-19T21:16:38Z)

Wep. J'aime assez l'idée en France qu'il est impossible de juger en France sans que soit entendu la défense : c'est à mon sens un principe très sain.

Mais il est vrai que face à l'informatique, cela devient plus génant. Reste que l'informatique n'est en général qu'un moyen et pas une finalité dans l'entité qui l'utilise d'où la création de commission.

Pour ce qui est du reste, il faut néanmoins relativiser : ces règles indérogeable : sont-ce là 200 règles sur les 20 000 000 coexistante ? Sur le noyau linux : quel(s) intérêt(s) auriont nous à changer sa licence ?

Il y avait un bon article sur la notion de non formalisabilité du droit, ou plutot son impossiblité. Les choses du genre "il est interdit de permettre d'autoriser" son difficilement transcriptible dans un langage formel… De fait, je pense que de fins connaisseurs en droit (pénal ou procédure, hum…) par exemple, doivent se régaler de la contradition de certaines règles. Allez, un exemple : le permis de conduire à point.

Bref, à chaque règle un code, et à chaque code un tribunal qui doit pouvoir apprécier. Va-t-on voir apparaitre une nouvelle race d'informaticien-législateur ?

Nick (2006-10-19T18:27:19Z)

AOL.

Ca peut aussi etre aussi pratique de pouvoir rappeler une flotte de bombardiers nucleaires contre les dispositions du protocole, comme l'a tres bien illustré Kubrick dans "Docteur Folamour".


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