Comments on La saison des thèses

Patrick (2005-12-19T08:48:42Z)

En informatique aussi, dans certains laboratoires, l'ordre alphabétique règne. Pour, comme l'écrivait un directeur de laboratoire, "éviter des discussions stériles". J'imagine que c'est parce que d'autres laboratoires informatiques utilisent plutôt la règle du classement selon la participation effective à l'article que le CNU (section 27) nous invite à estimer notre contribution à un article. Cf. http://cnu.ifsic.univ-rennes1.fr/

Ruxor (2005-12-16T20:28:22Z)

Tiens, j'ignorais que ce n'était renouvelable qu'une fois. Ça veut dire qu'après on ne peut plus se faire qualifier, ou juste que les démarches sont plus légères si on se fait requalifier dans la foulée ?

Pour les actes d'un colloque, c'est une spécificité de l'informatique, je crois, que ça compte énormément : en informatique, il y a peu de publications dans des journaux, à la place on a tendance à soumettre les papiers à des confs avec comité de programme. Alors qu'en maths les confs sont sur invitation (pas de soumission spontanée, pas de passage par rapporteurs avant l'exposé, et publication des actes pas systématique) et toutes les publis sont dans des journaux.

C'est amusant de voir comment les usages varient d'une discipline à l'autre : en maths (pures, au moins), par exemple, les auteurs d'un article sont toujours cités dans l'ordre alphabétique, c'est peut-être la seule discipline où on fait ça (avec la physique théorique ?). Jusqu'à des choses insignifiantes (en maths, quand on cite un article, on donne le numéro de page du début et de la fin, en physique, on donne seulement le début !). Ce qui est décourageant, en revanche, c'est que personne ne choisit vraiment ces conventions, et on ne peut pas les changer si elles sont pourries.

Laurent (2005-12-16T17:55:30Z)

La qualification est valable trois ans renouvelable une fois (pas automatiquement, il faut refaire les demarches!).

Les frontieres d'un refus sont parfois tres floues… Je ne sais pas ce qu'il en est pour l'informatique, mais les publications type "actes de colloques" ne sont pas jugees significatives en biologie. Remarque, ca se comprend, j'ai un acte de colloque de 2003 sur les donnees preliminaires de ma these qui va etre publie en 2006 alors que des resultats plus avances sont deja publies et accessibles dans des revues.

Ce que je trouve le plus hallucinant, c'est de demander les responsabilites explicites… J'ai de la chance, je m'occupe de la surveillance de congelateurs depuis plus de trois ans: je les fait degivrer une fois par ans et je dois m'assurer qu'ils sont bien sur une prise securisee en cas de panne de courant. Et ca, ca compte comme experience!!! C'est sur qu'on prefere toujours quelqu'un pret a assumer des taches ingrates de laboratoire -securite et risques chimiques, risques incendits, etc-, mais ca me semble quand meme un critere saugrenu dans l'absolu, en termes purement scientifiques (meme s'il est vrai qu'un certain sens de la collectivite et de sa gestion est indispensable: le gars qui monte dans sa tour d'ivoire scientifique en meprisant le reste ne fera pas beaucoup avancer les choses).

En ce qui concerne les refus, il est possible effectivement d'en obtenir des raisons detaillees dans un delais de un an a je-ne-sais-plus-quelle-administration. Cependant, cela n'exclue peut etre pas des refus officieux… Il n'est pas mentionne dans les documents officiels que les lettres de recommandations de pairs (et en particulier des encadrants) doivent imperativement faire parti du dossier. Pourtant, elles sont quasiment "eliminatrices": un dossier sans recommandation est percu automatiquement comme negatif.

Voila…

Ruxor (2005-12-16T16:58:19Z)

Si on n'est pas qualifié, on est bon pour attendre un an pour retenter sa chance. Évidemment, il vaut mieux avoir du nouveau dans le dossier pendant cette année-là, ou bien attendre d'en avoir… Quant à l'HDR, c'est un diplôme, donc il n'y a aucune raison qu'on ne puisse pas la passer (mais, de même que le doctorat n'entraîne pas automatiquement qualification MdC, l'HDR n'entraîne pas automatiquement qualification prof — quoique, ça doit être quand même plus près d'être vrai). À l'inverse, si on est qualifié, c'est pour deux ans (ou trois ? je ne sais plus).

Anonymous Coward (2005-12-16T16:44:59Z)

Et il se passe quoi quand on est non qualifié ? Les portes de l'Université se ferment à jamais ou bien est-il possible de demander une reconsidération après plus de publications ? Ou encore peut-on passer une HDR ?

Ruxor (2005-12-16T16:34:22Z)

Zut, il me semblait avoir lu un texte officiel quelconque (l'arrêté précisant les modalités de candidature pour cette année, je crois, et notamment fixant la date limite au 15 décembre 2005) qui stipulait explicitement que le candidat pouvait demander au CNU une explication écrite en cas de refus de qualification.

Patrick (2005-12-16T13:10:36Z)

Mon cas : thèse en informatique, 3 publications dans des conférences internationales pendant ma thèse. Non qualifié au motif de : "publications non significatives" (Motif que j'ai appris de façon non officielle auprès d'un de mes rapporteurs. Parce que la seule information que l'on a avec le CNU section 27, c'est "oui" ou "non" affiché sur un site Web, sans justification. Bel exemple de "secret du Roi" ! En outre, il serait bon que le CNU section 27 dise clairement quelles conférences il considère comme "significatives").

Laurent (2005-12-15T14:35:13Z)

D'apres ce que j'en ai compris, la qualification ne depend pas uniquement de la soutenance (qui cependant est eliminatrice) ou de la publication d'articles, mais reste une decision qui est influencee par le niveau moyen des candidats de l'annee, ainsi que les differentes experiences d'enseignement et la prise de responsabilites collectives dans la gestion d'un laboratoire…

Nick (2005-12-15T08:53:48Z)

Je parlais d'un domaine appliqué en ayant en tête l'exemple de quelqu'un ayant soutenu et qui avait au moins publié quelques articles durant sa thèse.

Joël (2005-12-14T16:49:57Z)

Nick: Lors d'une formation CIES il y a quelques jours, j'ai eu connaissance de quelques statistiques. En 2004, en vingt-cinquième section (mathématiques pures), sur 270 inscrits, il y a eu 214 qualifiés (aux fonctions de MdC). D'après la personne qui nous parlait de ces statistiques, la première raison de l'échec à la qualification était le fait de n'avoir pas soutenu avant la date limite. Il nous disait qu'ensuite, les seuls cas vraiment limites étaient des dossiers de gens qui candidataient en maths pures (section 25) mais qui auraient dû candidater en maths appliquées (section 26) ou inversement. Ceci concerne les mathématiques ; en théologie protestante, ce n'est peut-être pas pareil (sur 4 candidats, 0 qualifiés et 0 postes l'année dernière [je suppose que les candidats non-qualifiés n'auraient pas eu un meilleur sort en candidatant en théologie catholique…]).

Nick (2005-12-14T09:57:30Z)

Je ne suis pas persuade que la qualification soit une simple formalite. Je connais des gens qui ne l'ont pas eu. Je ne connais pas la statistique, par contre. Cela rejoint ce que tu disais sur le fait que toute personne qui a tenu jusqu'a la fin d'une these merite d'avoir un poste. Apparemment, la qualification effectue deja un filtrage non trivial.

Geo (2005-12-14T00:27:08Z)

Et dans 12h, c'est à mon tour d'y passer. Et ça me fait chier. Un diplôme sans valeur, une soutenance pénible qui n'intéresse personne, un travail dont je ne suis pas fier, l'angoisse d'avoir du mal à répondre aux questions. Un exposé préparé trop tard.

Et après ça, la vie continue : même pas un peu de bonheur à espérer pour m'encourager.


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