Comments on Projet d'écriture

Stranger-in-the-night (2005-12-07T22:08:24Z)

J'avais dit se coletiner avec, je voulais dire par là, non que la narration est un mal nécessaire, mais qu'elle est l'ossature, le squelette du roman et qu'elle est assurément ce qui est le plus difficile à faire tenir, ce qui révèle le mieux un ton… parce qu'un ton, c'est peut-être justement l'intégration de la narration au reste de façon immanente, organique.

nycboy (2005-12-07T16:40:47Z)

Très intéressant ce que tu dis sur la narration… Perso j'avais beaucoup de mal, au collège, à faire ces fameuses "rédactions", j'ai toujours été beaucoup plus à l'aise dans l'écriture de commentaires composés ou dissertations.

Donc oui, la narration, c'est difficile, indubitablement; je ne suis pourtant pas sûr d'être d'accord avec le premier commentateur quand il dit que l'auteur doit se coltiner la narration. Beaucoup d'auteurs au contraire semblent plus qu'à l'aise dans leur façon de faire avancer le récit, et il me semble que le véritable romancier n'écrit pas des livres uniquement pour les pages de description, de dialogue… mais aussi et surtout pour l'histoire et la façon dont il la fait avancer.

Je suis en plein dans "Baudolino" que tu avais conseillé tantôt. C'est le parfait exemple non ? L'auteur raconte de façon jubilatoire. Je trouve d'ailleurs au passage que tes fragments sonnent parfois comme du Eco (en tout cas celui-là).

Ruxor (2005-12-07T16:21:50Z)

Je vais arrêter de corriger les commentaires a posteriori (comme on me le demande parfois), parce que c'est vraiment un peu fastidieux de mon côté (ma base de données n'est pas prévue pour ça) et ça n'a aucun intérêt (toute personne qui passe le test de Turing est capable de comprendre que “j'en avait” devait se comprendre comme “j'en avais”).

Stranger-in-the-night (2005-12-07T13:27:16Z)

comme d'habitude, mon post est plein de fautes. Est-ce qu'on peut écrire "j'en avais" ? Désolé, je dois être un peu dyslexique quand je tape.

Stranger-in-the-night (2005-12-07T00:17:16Z)

Voyons voir… je me suis amusé à le copier coller sur un fichier word, et j'en avait pour 370 pages (avec tous les interlignes, les listes, etc). En général, on multiplie par 2,5, en gros (selon la taille de caractères de l'édition à laquelle on pense, bien sûr…). Compte tenu du caractère aéré de ta présentation, des incises, des poèmes ("Voilà ce que répond le premier des oracles/A l'être qui désire ouvrir le tabernacle", etc) disons fois deux. Bon, dans les 700.

ln (2005-12-06T23:11:29Z)

"il y a deux mois déjà !", non, il y a bien plus que deux mois ; c'était un 1er avril, mais c'était plus qu'annonciateur. Par ailleurs ta liste de films préférés est vraiment bizarre.

Ruxor (2005-12-06T17:38:16Z)

Stranger-in-the-night → Tu es sûr de ton compte ? J'avais estimé que ça faisait le tiers du Seigneur des Anneaux en nombre de mots, et mon édition du Seigneur des Anneaux en un volume en poche fait à peine plus de 1000 pages. Mais la *Larme du Destin* était délibérément juste en-deçà de la limite de ce que je considère comme « trop long ».

Stranger-in-the-night (2005-12-06T16:06:04Z)

En format poche, la larme du destin en ferait plus de 1000.

Ruxor (2005-12-06T11:02:50Z)

Borges, oui, j'avais déjà été frappé par ce commentaire. Mais je ne compte pas écrire cinq cents pages, heureusement. :-)

cavalier sans tête (2005-12-06T10:03:17Z)

"Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes. (…)Plus raisonnable, plus incapable, plus paresseux, j'ai préféré écrire des notes sur des livres imaginaires."

Tu auras reconnu l'écrivain génial qui partageait ton souci…

Stranger-in-the-night (2005-12-05T22:58:49Z)

La narration c'est ce qu'il y a de pire, dans un roman. C'est dans la façon dont un auteur se coltine avec elle, réussit à faire de l'ennui constitutif quelque chose qui porte, quelque chose de fort, que le talent et le génie se font voir le mieux. Pas seulement pour savoir trouver un rythme, une cadence, un piment à l'ordinaire ; pour manifester un monde, un univers de façon suffisamment forte et profonde que la narration s'intègre à son ordre, entre en lui, se laisse à son tour pénétrer par lui. Qu'il y ait une compacité de monde, si on veut. On le voit très bien chez Faulkner, ou Céline, par exemple ; ou bien, d'une façon très différente, chez Tolkien. La narration est, dans l'absolu, un peu maladroite, mais elle exprime tellement l'atmosphère du roman que sa rugosité, son aspect laborieux devient une force.


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