Comments on Fragment littéraire gratuit #9 (avant-propos d'un essai fictif)

Anonymous Coward #735 (nat) (2004-03-28T19:48:40Z)

merci Ska :-)
je manque cruellement de culture (surtout en matière de SF) :-(
ces thèses sont transposables, avec des effets détonants. l'ouvrage 'les mots et de choses' me stupéfia

Ska (2004-03-28T16:16:40Z)

Nat: ce thème a été utilisé maintes fois en science-fiction, même si peu d'exemples me viennent à l'esprit.
Je pense entre autres à "La Grande Porte" (Gateway), de Frederik Pohl, où les humains cherchent à comprendre une civilisation extraterrestre (les Heechees) disparue mais technologiquement très avancée, et utilisent leurs outils - typiquement, leurs vaisseaux spatiaux - sans comprendre comment ils fonctionnent. Ils ont l'impression que la clé de la culture Heechee est sous leur nez, mais ils sont incapables de la trouver. Alors que ce qui s'entasse dans les magasins de souvenirs, voire dans les décharges, ce sont des "éventails à prière" Heechee, qu'ils trouvent par centaines et dont ils se débarrassent vite, ne sachant qu'en faire. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'ils apprennent que ces "éventails", en réalité, sont l'équivalent de nos CD-ROMs.

Anonymous Coward #735 (nat) (2004-03-26T23:33:38Z)

sans certitude d'entendre tout cela car y devinant ellipses voire arcanes je livrerai souvenir vague d'un texte construit comme une savante étude commise dans un lointain futur rendant compte de l'analyse d'un artefact très étrange découvert lors de fouilles archéologiques. l'éminent comité de doctes pontes y précise que les humains d'alors (nous !) employaient l'objet afin de rendre culte à des divinités oignant blablabla. la description du tabernacle suit, révélant une machine à laver le linge.

phi (2004-03-20T19:40:06Z)

hum, j'ai comme l'impression que #709 nous cache des choses et qu'il en sait en fait au moins autant que moi…
je tiens à dire que s'il y a des inexactitudes, je ne les ai pas commises en connaissance de cause.

Anonymous Coward #709 (2004-03-20T19:26:29Z)

ah mais je ne croyais pas que phi en savait beaucoup plus qu'il n'en sait

Ruxor (2004-03-20T19:16:41Z)

AC #709: A priori, phi en sait autant que toi sur moi…

Anonymous Coward #709 (2004-03-20T18:53:08Z)

heu les détails biographiques sur ruxor dans la contrib de phi sont vrais???

Anonymous Coward #705 (bidibulle) (2004-03-19T18:24:51Z)

Je deconseille la lecture de la traduction Francaise de "Fiasco" de Stanislas Lem :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2702117104/qid=1079720414/sr=1-7/ref=sr_1_3_7/171-2491120-2847411

C'est l'un des pires que j'ai pu lire en SF, une horreur et un vrai massacre! Je suis sur d'ailleurs qu'elle n'est pas complete…
La traduction anglaise est bien parait-il par contre

phi (2004-03-19T15:28:43Z)

J'avais bien aimé les *Mémoires d'Ijon Tichy*…
Pas mal de livres ont été traduit depuis… vais me remettre à Lem <URL:http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url/index=books-fr&field-author=Lem%2C%20Stanislas>

Anonymous Coward #703 (bidibulle) (2004-03-19T14:46:59Z)

Il y a une serie de textes etranges de Stanislas Lem intitule "Bibliotheque du 21eme Siecle" chez Le Seuil. Ce sont des prefaces a des ouvrages fictifs du 21eme siecle. La plupart sont plus qu'angoissant.Il y a en deux qui ont retenu mon attention:l'un est la preface a un traite militaire et l'autre est un truc plus bizarre:c'est la preface d'un recueil de statistiques dont l'accumulation met en evidence la cruaute et la mechancete humaine… Lem etait un grand misanthrope…

phi (2004-03-19T13:13:59Z)

Il serait immodeste de rendre compte en quelques lignes de cette monumentale Summa Historiae de ces temps obscurs qui précédèrent la Renaissance. L'auteur, avant tout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique n'en est cependant pas à sa première incursion dans d'autres domaines et la qualité des ouvrages précédents ne peut qu'inspirer une profonde humilité et une certaine émotion devant le présent ouvrage.
Il n'est peut-être pas inutile de rappeler quelques éléments biographiques. Très tôt, l'auteur montre, apparemment sans plan prémédité, un éclectisme qui le marginalise quelque peu de la communauté des spécialistes. Pourtant, ses ouvrages de vulgarisation scientifique, dont les mémorables *La longue droite*, *la notion d'infini*, *les entiers p-adiques* et *la voûte étoilée de Zariski* en mathématiques, ont non seulement popularisé les concepts mais ont dans certains cas contribué substantiellement à l'unification d'une intuition commune chez les spécialistes.
Dans la même période, il publie sous divers pseudonymes, dont le plus connu, Ruxor, n'a jamais été qu'un secret de polichinelle, des ouvrages d'une nature toute différente ayant pour thème central l'homosexualité, et trahissant sous divers angles une personnalité infantile et très égocentrée: *Je veux un mec pour baiser (sans aimer)*, *Mais pourquoi ils ne tombent pas tous amoureux de moi*, *les bobos qui me rendent si malheureux*, *tu m'aimes, moi aussi je m'aime*, *ce monde est vraiment trop injuste* etc. Il faut noter que l'éditeur a fort intelligemment choisi les titres desdits ouvrages afin d'étayer l'hypothèse de l'ironie, sans doute à l'intention de la postérité. Mais on sait que les grands hommes ont parfois de grands défauts et cela est en fait de bien peu d'importance face à leur œuvre: nous ne céderons donc pas à la mesquinerie!
On connaît d'ailleurs le légendaire sens de la grandeur de notre auteur, comme en attestent les divers surnoms qu'il s'est donnés: Grô-Tsen, Grotexdick, Grossendickens, Graâlthusser, etc. Beaucoup sont dérivés du célèbre mathématicien Grothendieck, qui a permis de développement considérable de la géométrie algébrique, ce qui fut justement aussi le domaine de recherche de l'auteur. Ses camarades de promotion d'École Normale se plaisent à raconter comment, dans un accès de ce qu'on appellerait sans aucun doute mégalomanie chez d'autres, l'auteur déclara un jour: "Serre a éclipsé des dizaines d'arithméticiens, Grothendieck a effacé des dizaines de géomètres et d'algébristes, moi je ferai oublier Grothendieck et Serre". L'on sait aussi comment son aîné Lafforgue lui ôta rapidement tout espoir sur ce point.
Ce sens de la grandeur ne se limitait pas aux mathématiques. Dans ses romans de jeunesse, le plus souvent des aventures d'heroic fantasy aux personnages il est vrai peu consistants, dépeints non sans une certaine naïveté (même s'il serait exagéré comme l'ont fait certains critiques de les comparer à des dessins d'enfant aux personages filiformes), le style est souvent grandiloquent et le contenu est toujours imbibé de cette hyperbole de la quantité: gigantisme des empires, immensité des pouvoirs, luttes immémoriales etc. Les critiques n'ont pas manqué d'ironiser sur le fait qu'enlever 2 ou 3 ordres de grandeur n'aurait en rien affecté les œuvres sinon en les rendant davantage plausibles auprès d'un certain lectorat. Au plus fort des ventes en effet, surtout dans les kiosques de gare, on ne comptait plus les exemplaires délaissés dans les trains, au point que l'État dut élargir aux livres la Loi sur les tracts jetés sur la voie publique (ramassage aux frais de l'émetteur).
Ainsi notre auteur ne pouvait-il étudier qu'une immense civilisation, comptant des milliards d'individus, vieille de plusieurs millénaires. On conçoit dès lors que le choix s'imposait, de la longue période obscurantiste qui précéda la Libération, et les interminables guerres qui furent menées pour construire la Confédération que nous connaissons. Cette période est en fait très mal connue, du fait de l'autodestruction de la plupart des centres d'archives du pouvoir de l'époque. Ainsi, lorsqu'on s'inquiéta de la compétence de l'auteur, qui n'est pas historien, celui-ci s'exclama: "Raison de plus!". D'ailleurs, non seulement la préface ne manque pas de précautions oratoires, au point de suggérer de juger l'œuvre comme "pure fiction" et "pour sa valeur littéraire seulement", mais l'auteur y excipe même de cette carence pour prétendre apporter un regard neuf sur cette période trop souvent réduite à un déchaînement de violence continuel et à une idéalisation abusive du Libérateur. L'auteur ne tombe toutefois pas dans le piège d'une épopée trop critique qui se focaliserait sur les moyens, certes contestables, quoique parfois seulement rétrospectivement. C'est donc avec une certaine équité que les erreurs du Libérateur sont analysées, sans complaisance mais aussi sans stigmatisation excessive, avec la prise en compte des données accessibles aux intervenants de l'époque. Si l'on peut reprocher à l'ensemble d'être quelque peu romancé voire, mal romancé, il est indéniable que l'auteur a effectué un travail de recherche tout à fait inédit par le recoupement automatisé de millions de journaux intimes informatisés.

phi (2004-03-19T12:55:53Z)

> Nicolas
moi aussi ça m'a évoqué Le jeu des perles de verre, surtout dans le style. Ça me fait penser qu'il faudrait que je termine de le lire… (il se trouve, que je l'ai commencé ya 1 mois! j'ai dû m'interrompre et n'ai pas repris la lecture depuis).

Nicolas (2004-03-19T12:20:11Z)

Ca me fait penser au début de Das Glasperlenspiel (Hermann Hesse).


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