Comments on Sur l'étendue de l'espace et la manière dont je la ressens

Fred le marin (2026-02-23T18:25:45Z)

"Et nos jours se consument comme autant d'éphémères, mais j'espère, mais j'espère…"

Je ne pense plus du tout voyager aussi "loin" qu'avant, c'est-à-dire mettre un pied aux bords de l'Asie ou de l'Afrique. Tant pis ma jeunesse.
Des trajets qui ne furent pas plus longs que trois ou quatre heures d'avion mais des séjours assez mystérieux et passionnants.
Sinon, spatialiser le temps comme en physique (mathématique) c'est quelque part le dénaturer.
Au-delà de nos modèles mentaux, le vrai temps propre reste ce qu'il est, même s'il paraît toujours trop court pour nous, vivants.
Après, la transcendance demeure possible : encore gourmands (ce serait sans doute une belle "magie", mais prudence)
Qu'importe, en avant !

Yvan (2026-02-23T17:50:21Z)

> Je suis notamment tombé amoureux du Vexin

C'est bien que tu arrives à apprécier la nature proche de chez toi, plutôt que d'émettre du CO2 pour "consommer" du voyage, et on ne peut pas te forcer à aimer les déplacements. Mais quand je te vois t'extasier devant le Vexin, j'ai quand même l'impression que tu passes à coté de quelque chose. Enfin peut-être que les photos ne rendent pas justice à l'expérience.

Ruxor (2026-02-23T17:47:55Z)

@Dr FionsD: C'est le cas de tout le monde, en fait, et ce n'est pas spécialement nouveau, de chercher un équilibre entre l'intérêt et le confort — c'est juste que ce point d'équilibre s'atteindra différemment selon les personnes et selon les époques. Mais on part rarement en expédition sans carte, ou au moins sans être prêt à en tracer une soi-même (le GPS moderne n'est que la prolongation plus commode de la mesure des longitudes d'il y a qqs siècles). Maintenant je me demande souvent si les gens qui partent explorer ce qu'il y a à 10 000 km de chez eux ont commencé par prendre le temps d'explorer tout ce qu'il y a à juste 100 km ou s'ils ont décidé qu'ils voulaient sauter sur la difficulté.

Dr FionsD (2026-02-23T16:47:42Z)

On sent poindre un paradoxe délicieusement contemporain : rêver d’arpenter le monde entier… à condition qu’il soit téléportable, cartographié, géolocalisé, et à moins de trois heures de train avec retour garanti avant le dîner.

Il y a quelque chose d’admirablement cohérent dans cette philosophie : refuser le voyage mais célébrer l’exploration ; abhorrer la contrainte mais idolâtrer la carte ; dénoncer le périphérique mental tout en traçant religieusement ses parcours sur GPS. Finalement, ce n’est pas l’espace qui s’étend — c’est le rayon d’action du confort.

Et cette idée magnifique que « l’espace est la marque de ma puissance »… tant que la batterie du smartphone tient et que le téléporteur hypothétique a bien sa clause de rapatriement.


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