Comments on Nouvelles réflexions sur la moto : bilan après sept semaines

Raoul (2019-11-25T13:44:47Z)

J'ai été motard dans une autre vie, et à l'époque bien qu'assuré pour tout à la MAIF, j'assurai ma moto à la GMF, pour très nettement moins cher, de l'ordre de moins de la moitié.
Je ne sais pas si c'est toujours le cas, c'était il y a longtemps (j'ai passé mon permis sur une BMW attelée, avec l'examinateur dans le side-car) et ce qui se disait à l'époque, c'est que leur public moto comportait un pourcentage non négligeable de gendarmes et policiers, ce qui faisait baisser nettement le taux de risque.

Nick (2019-11-11T07:48:20Z)

Je te conseille le stage de perfectionnement AFDM. Ça se passe, pour l'IdF, au circuit Carole à Tremblay en France. On t'apprend à mieux conduire pour la conduite de tous les jours. Mais aussi à rouler en amazone et faire des trucs du genre le lent++. Ça m'avait beaucoup apporté (je l'avais fait deux ans après avoir eu le permis). Ça donne aussi des conseils sur le prise de virage et plein plein d'autres trucs. <https://www.afdm.org/>

Les sessions sont finies pour 2019 et je crois qu'ils font une session spéciale pour le Gai motoclub d'Île de France. Je l'avais fait le 24 avril 2002 et je me souviens que les moniteurs, venus de province, n'étaient pas allé voté justement parce que le we d'avant, ils faisaient une session pour le Gai motoclub).

Ruxor (2019-11-06T20:25:49Z)

@Damien: Non seulement les motos électriques sont chères (de l'ordre de 3× ce que j'ai payé), mais il n'y a essentiellement qu'un seul fabricant (à des merdes chinoises près, peut-être), Zero (une marque américaine), dont la réputation de fiabilité est absolument épouvantable (quoique peut-être pas justifiée). Si Honda, Yamaha, Suzuki ou Kawasaki se lance sur ce marché, peut-être que ça deviendra plus intéressant, mais pour l'instant, non. Mais par ailleurs, même si c'est peut-être con, je trouve qu'une partie non négligeable du plaisir de conduire une moto vient de la gestion de l'embrayage, or les moteurs électriques n'ont, que je sache, jamais d'embrayage (sous prétexte qu'ils ont un couple constant et disponible à toute vitesse, donc, pas besoin de changement de vitesse ; mais l'embrayage peut aussi servir à passer en roue libre, et je ne vois pas pourquoi il n'y en aurait pas sur un moteur électrique, ne serait-ce qu'un embrayage simulé qui permettrait, quand l'accélérateur est coupé, de passer de façon continue entre frein moteur =freinage régénératif, et roue libre ; d'ailleurs, même un changement de vitesse simulé aurait sans doute du bon).

@not really anonymous: Autant pour un vélo je peux comprendre qu'on se considère comme faisant un avec la monture (même si pour moi ça ne marche pas trop), mais avec un cheval‽ Le cheval, il est clairement doué d'intentionnalité et de son propre cerveau, et à moins d'être télépathe, je m'imagine assez peu réussir à fusionner avec, même si la bestiole réagit au doigt et à l'œil. Après, je n'en sais rien, je ne suis monté sur un cheval que très très brièvement, quand j'étais petit, et je crois que nous étions aussi malheureux l'un que l'autre de l'expérience, donc finalement peut-être qu'il y avait bien une sorte de communion.

@jonas:

Re weather → Yeah, it's predictable enough that I can decide, one day in advance, whether I'll take the bike. I can probably even leave the bike at work as you suggest (though I didn't check, and it would be inconvenient because either I'd go back home in my gear or use the clothes I left at work but they aren't really well suited for going outdoor).

Scooter-sharing → There are two different scooter-sharing schemes in Paris, whose names I forget. The scooters are electric and <50cm³-equivalent (meaning they can be driven by essentially anyone): there's probably much to be said sociologically about people who drive <50cm³ versus ≤125cm³ scooters, but I don't know.

Night view → True, maybe the central mirror makes it easier to judge the position of another vehicle's headlights. But then, the distance between both mirrors on a motorcycle isn't really different from that between two on a car, so maybe I just lack practice. Maybe someone with more experience can give their opinion.

Re attention → I'm not sure this makes complete sense, but I think the part of my brain that is enjoying the scenery is in some sense “low-level” or “emotional” or something like that, that it doesn't mess up with the parts that do the driving, and there's probably some sort of subtle balance where the fact that the driving prevents me from thinking about my problems helps me relax, but if the driving gets too difficult then it causes anxiety and I can't enjoy the scenery after all. Or something. I'm not sure. But of course, country roads with nice scenery tend to be places where there's little trafic (there might be lots of complicated curves and bends, though).

jonas (2019-11-06T16:35:46Z)

> que c'est la merde quand il pleut ou qu'il vente ou qu'il fait froid ou qu'il fait chaud ou qu'il fait nuit

What I'd like to know is how much choice do you have? In the morning, if you have to go to work, at the time when you have to decide if you drive the motorbike or not, how well can you predict if the ride will be enjoyable? How about the ride back? And if you drive to the new office, but then realize that the drive back won't be enjoyable enough, how practical is it for you to leave the motorbike parking there and go home by public transport?

> Les gens conduisent un scooter pour l'aspect pratique

Is there a scooter-sharing system in Paris, similar to the car-sharing systems that you've talked about?

About the difficulty of driving during the night.

> Ceci n'a rien de vraiment spécifique à la moto

Are you sure? I'm not really competent, because I rarely drive, only drive cars, and that too in a city that's well-lit during the night. But I have the impression that the central mirror in a car makes it much easier to judge the lane and distance of a car behind me at night.

> mon ophtalmo prétend que, […] j'ai 10/10 après correction

Right. That isn't supposed to mean that your vision is as good as that of the average person. It means that the resolution of your vision (in the fovea, when looking at a distance, with good lighting) reaches a certain quasi-arbitrary standard. I think the standard is set such that they'll recommend one to wear corrective glasses iff you have a visual resolution worse than that, but I'm not certain. Anyway, with glasses, I reach that limit too, yet I still feel that I'm not seeing sharp enough, because most people without glasses can see better, because I have more resolution with my right eye than my left, and because I have more resolution with contact lenses than with glasses.

On the other hand, vision has more parameters than the resolution in the fovea during the day. Myopia and corrective glasses usually means that your peripherial vision and your stereo vision (coordination between vision of two eyes) also suffers. I always felt like my vision problems make it slightly more difficult for me to navigate on foot indoors where I'm not familiar with the environment. (It's even worse in the last five years, ever since my two eyes require different myopic correction.) All that can certainly make driving slightly harder too, though it's probably not the most important factor.

That said, I can't tell how much of that applies to you, because I don't recall you having told the specific parameters of your vision problems. All I can tell from the photos is that you are wearing glasses on the bike.

> de presbytie nécessitant des verres progressifs

Luckily I'm not there yet.

> Il y a assurément une certaine contradiction entre l'observation « quand je suis à moto, j'y consacre 100% de mon attention, je ne pense à rien d'autre (et ça m'aide à ne penser à rien d'autre) » et l'observation « toutes sortes de choses sont devenues des automatismes, et fonctionnent encore à peu près correctement même quand je suis fatigué »,

Developing automatismes for some parts of the process means that you have more mental capacity available for the other parts, so you can perform them better. Ideally that might mean that you can drive more safely, or that you can drive faster with the same amount of danger as before. If I may give a cheesy analog, imagine a mathematician spending all their attention at writing an article. During years of work, they become a good enough typist that they don't have to think about which keys to press anymore, their fingers just move so that the words they're thinking of automatically appear on screen. Yet they still spend all their attention at writing the current article.

I feel like there's a different contradiction though. If all your attention goes to driving, then how can you at the same time enjoy driving in nice places? Is it only because the nicer places are also easier for driving? Would that mean that you'd prefer driving in circles on an empty racetrack with no traffic? I don't think so.

not really anonymous (2019-11-06T15:47:56Z)

Je pense que d'enfourcher l'objet permet de le sentir comme une extension du corps, c'est un peu pareil à vélo et les cavaliers font souvent la remarque aussi…

Quant à douchebag, tu devrais traduire « sac à lavement », ça pète bien comme insulte !

Natacha (2019-11-06T09:55:13Z)

Tout d'abord, merci encore pour ce témoignage, qui me donne l'impression de défricher la voie, et qui du coup me rassure avant l'emprunter moi-même.

Sur la sociologie de comptoir : pour moi aussi l'utilisation du scooter est hors de question, et je n'arrive pas du tout à déterminer pourquoi, c'est juste un rejet profond, du fond des tripes, envers l'objet lui-même, comme envers les trottinettes, les poussettes, les couverts en bois, les bretelles, ou les chiens. Va trouver une logique dans cette liste… En revanche je sais que c'est dirigé vers l'objet, et non vers ceux qui l'utilisent, même si l'expérience m'a donné un autre a priori négatif mais indépendant envers les scooteristes.

Sur le GPS : mon sens de l'orientation est vraiment trop mauvais, et les situations d'être perdue trop stressantes, pour que je puisse m'en passer. En revanche, j'ai ma version du super-pouvoir d'inattention, qui fait que je peux avoir un GPS allumé à côté du tableau de bord sans lui prêter la moindre attention pendant ma conduite, et n'y jeter un œil que lorsque je me sens en sécurité (par exemple immobile et entourée de véhicules immobiles, devant un feu rouge).

Sur la dashcam : j'ai aussi vécu cette disparition amazonienne, mais comme j'ai du temps pour regarder, j'ai fini par conclure que c'est juste Vsysto qui a changé ses références amazon, et on retrouve leur produits sur <URL: https://www.amazon.fr/dp/B07W4HQTYM/ref=twister_B07ZTG54WP?_encoding=UTF8 >. Je comprends bien que ce n'est plus d'actualité pour toi, mais certains lecteurs trouveront peut-être l'information utile.

Sur la perception du danger : j'ai trouvé l'apprentissage de la moto extrêmement anxiogène ; je comprends l'intérêt de forcer la prise de conscience sur des adolescents inconscients, mais c'était un peu trop efficace sur moi. Du coup ça m'a forcé à faire un travail de mise en perspective de ce danger par rapport aux autres qui sont tacitement acceptés dans ma vie (par exemple, l'augmentation de la prise de risques en choisissant de marcher à pied au lieu de prendre le bus est beaucoup plus élevée qu'en choisissant la moto plutôt que la marche à pied). J'ai beaucoup aimé l'analyse de Jeremy Packer décrite sur <URL: https://en.wikipedia.org/wiki/Motorcycle_safety>, et je suis contente du points que j'ai atteint de considérer la vie et l'intégrité physique comme des ressources qui n'ont pas plus de valeur que ce qu'elles permettent de faire, comme le temps et l'argent.

Sur la sensation de faire corps : en y réfléchissant, j'ai trouvé deux angles qui peuvent expliquer que ça marche mieux avec la moto qu'avec l'auto ou le vélo. D'abord la rigidité du couplage mécanique : mon corps biologique est pratiquement tout le temps dans l'état donné en consigne au système nerveux moteur, ce qui fait un couplage fort entre la représentation mentale et la réalité physique. Le même couplage existe avec mes chaussures, que j'assimile à mon corps, mais pas avec les tongues, dont le degré de liberté supplémentaire découple de l'espace contrôlé par mon système nerveux moteur. Le fait de pédaler ou de pouvoir se trémousser sur le siège de la voiture peut conduire au même découplage. Je ne sais pas trop comment ceux qui ont l'impression de faire corps avec leur vélo (ou leurs tongues), mais j'imagine que si j'étais fermement harnachée à une voiture je pourrais retrouver l'impression de faire corps. L'autre angle est la boucle entre perception et action : on décrit l'importance de serrer le réservoir pour sentir avec les cuisses la moto et la tenir en équilibre, or cet équilibre est un asservissement perceptivo-moteur comme la station debout. Ce sont probablement des structures mentales de très bas niveau qui s'en occupent, et l'impression de faire corps c'est juste ajouter la moto à une couche plus basse (au sens OSI transposé au wetware) que la voiture. C'est peut-être deux façons de dire la même chose, si le couplage physique est nécessaire à l'apprentissage de l'asservissement par ladite structure de bas niveau. Ce qui m'embête avec ces considérations, c'est que je ne vois pas trop quoi en faire expérimentalement, ça manque un peu de falsifiabilité.

Sur la communauté : j'avoue avoir moi aussi les préjugés que tu décris, et depuis le temps que je me fade les informaticiens, j'ai plus envie de réduire les cercles où je suis la schtroumpfette qu'en ajouter. Il serait probablement plus sain d'évaluer ce qu'il en vraiment au lieu de s'en tenir aux préjugés, ou a minima chercher comment les autres dans les 15 % ont fait.

Sur le bruit : au risque d'avoir l'air de troller, je suis quand même convaincue que le bruit sauve des vies à moto. Et que c'est même pour ça qu'il y a un gros bouton pour déclencher un dispositif spécialement dédié à la génération de bruit. Et (à peine) plus sérieusement, j'ai vu des motards signaler un danger immédiat avec un gros bruit de moteur au lieu de l'avertisseur sonore, et ça a le mérite de faire réagir directement le cerveau reptilien d'un urbain qui a été désensibilisé de l'avertisseur sonore habituel, et l'encadrement de mon école avait l'air d'approuver la technique. Comme quoi, l'équipement d'origine n'est pas en reste…

Typhon (2019-11-05T18:51:29Z)

Je pense que c'est vraiment parce que t'aimes pas pédaler que tu retrouves pas à vélo la sensation de fusion avec la machine que tu as à moto.
Moi j'irais bien arguer que la fusion est plus nette justement parce qu'on doit pédaler et que ça crée un feedback de perception beaucoup plus direct ; en définitive, dans un véhicule autopropulsé tu ne *sens* pas le moteur bouger comme si c'était une partie de toi, tu sens uniquement des effets secondaires, tactiles, auditifs, olfactifs, etc, alors qu'à vélo tu *es* le moteur.

C'est pas une idée neuve. Je me souviens d'une interview de Ralf Hütter, un des membres fondateurs de Kraftwerk, qui expliquait qu'il était un fana de vélo et qu'il aimait bien la fusion homme-machine que le vélo représentait, en accord avec le projet esthétique du groupe, qui a notamment sorti un album appelé Die Mensch-Maschine et plus tard un single <URL: https://www.youtube.com/watch?v=Yt3p-F2x7rY > (que je trouve *un poil* homo-érotique) et encore plus tard un album entier tout deux dédiés au Tour de France et au cyclisme.

Ceci dit, c'est bien clair qu'on n'a pas les mêmes sensations à vélo aussi parce qu'on va moins vite. <URL: https://www.youtube.com/watch?v=ikhvTVCjOgs >

Arthur (2019-11-05T08:47:47Z)

Ce que tu dis des sensations ressenties sur la moto me rappelle cette chanson de Nino Ferrer :
Est-Ce Que Mon Cheval Est Une Moto ?
<URL: https://www.youtube.com/watch?v=IYrhpWJ9TcI >

Damien (2019-11-05T08:02:16Z)

As-tu regardé les motos électriques ? Je suppose que le prix est élevé…

Geo (2019-11-04T23:51:23Z)

> Ne parlons même pas du bruit, sujet sur lequel je souscris totalement à ce qu'écrit FlatFab ici.

Je viens de lire le billet de FlatFab. C'est intéressant en effet. Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi la police ne règle pas ce problème. Il y a des motos hyper bruyantes qui font chier tout le monde. C'est vraiment un fléau. Ça ne doit pas être si difficile de les verbaliser.

Geo (2019-11-04T22:35:48Z)

Quel roman !!


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