Comments on Interstellar

N'Gouda Prince Ba (2014-12-16T15:59:11Z)

Il est tellement dommage qu'un film tellement attendu soit aussi mal raconté : rien est emmené, tout est "balancé".
Aussi, peut-on dire que Dolan est plus grand que Nolan en cette fin d'année

DH (2014-12-04T14:39:35Z)

Apparemment, Kip Thorne a publié un bouquin sur la science d'Interstellar. Pas mal de paradoxes y son levés. Apparemment Gargantua est un trou noir très massif (100 millions de masses solaires -- ce qui rend les effets de marées moins drastiques), tournant très près de la vitesse de rotation maximum, si bien que la dernière orbite stable avec le ralentissement de 60000 (celle de la première planète) est assez loin de l'horizon pour pouvoir y glisser la planète.
En revanche, de l'aveu même de Thorne, ils n'ont pas intégré les effets chromatiques au film, et fait les calculs d'images dyu trou noir pour des valeurs bien moins extrêmes que celle nécessaires à la cohérence physique de l'histoire…
Bref, c'est toujours tiré par les cheveux, mais un peu moins qu'on ne pourrait le croire.

Vicnent (2014-12-01T13:40:56Z)

Dyonisos (2014-11-27T21:30:52Z)

Dernière remarque: peut-être que si on s'installe résolument dans la perspective de l'univers-bloc ôtant toute efficace et privilège au présent, l'objection tombe mais je n'en suis pas sûr. J'ai l'impression que la conséquence inévitable des prémisses du film est que l'humanité ne peut se survivre et donc ne peut parvenir à un stade où la progression des connaissances viendrait "guider" le passé. Bref, même dans l'univers-bloc où tout est déployé, cette contrainte logique me semble prévaloir.

Dyonisos (2014-11-27T21:24:01Z)

Bref la différence entre ce qui me gêne dans le film et "Par exemple, il se peut très bien que mon moi futur m'amène les plans de la machine à remonter le temps, si bien que je n'ai pas besoin de la découvrir, je n'ai plus qu'à remonter dans le passé pour apporter ces plans à mon moi passé." me paraît être: si le moi du futur prolonge le moi du présent et que dans le présent par hypothèse, indépendamment des circonstances provenant du futur, une mort sans survivance s'ensuit, comment le moi du futur pourra venir dans son passé qui est le présent du moi actuel ? Il me semble que le moi du futur suppose au moins une trame initiale qui permette sans immixtion du futur dans le présent qu'il surgisse à partir du présent. Si cette condition est respectée et que le voyage dans le temps est découvert chemin faisant, il peut revenir dans le passé en apportant des modifications. Si ce n'est pas le cas, je ne vois pas comment on échappe à une contradiction. Dans TII c'est frappant, le père est toujours plus jeune que le fils, il vient du futur où il a toujours déjà connu le héros principal qui l'envoie dans le passé. Mais comment le futur serait-il toujours déjà une condition du passé ? Si avant le voyage dans le temps, Sarah Connor ne rencontre pas le futur père du héros de la résistance, il n'y a personne par hypothèse pour envoyer le père dans le passé et l'histoire se contredit.

Dyonisos (2014-11-27T21:15:45Z)

Oops je ne comprends pas la cohérence. Je concède bien sûr qu'il est concevable dans votre exemple qu'un moi futur vienne dans le passé donner des plans de la machine à remonter le temps, de même qu'il n'est pas contradictoire que le père du héros dans terminator II vienne dans le passé rencontrer son fils. C'est une conséquence de l'admission du voyage dans le temps qui n'est pas contradictoire en soi. Mais que dans terminator II le père vienne toujours du futur n'explique pas comment une histoire partant d'un passé précédant le voyage dans le temps ait pu donner naissance au héros principal dans une trame originelle précédent cette option du voyage temporel. L'exemple et ce qui me gène dans le film n'ont à cet égard rien à voir: dans l'exemple on ne suppose pas que pour que le moi du futur vienne donner les plans, il ait toujours déjà dû les donner en provenant du futur. C'est l'aporie du film: on est à un stade où l'humanité est en péril et où par hypothèse les connaissances scientifiques ne permettent pas sa survie. En partant de cette base, aucune humanité future ne peut guider l'humanité du présent "local" en question. Et pourtant, le film, allégrement, soutient que c'est le cas. En tout cas, ça aurait dû à mon sens être mieux expliqué, si cohérence il y a.

Ruxor (2014-11-27T13:09:14Z)

@Dyonisos: C'est paradoxal (au sens surprenant), mais ça n'a rien de contradictoire, au sens où c'est une vision logiquement cohérente (et même scientifiquement raisonnable) du voyage dans le temps : celle qui demande juste que l'histoire des événements soit localement bien-fondée, sans qu'il y ait nécessairement une « cause » identifiable (i.e., un bootstrap) dans une boucle temporelle. Par exemple, il se peut très bien que mon moi futur m'amène les plans de la machine à remonter le temps, si bien que je n'ai pas besoin de la découvrir, je n'ai plus qu'à remonter dans le passé pour apporter ces plans à mon moi passé. Il faudra que j'écrive un petit texte sur les différentes théories fictionnelles autour du voyage dans le temps. En attendant, voir <URL: http://www.madore.org/~david/weblog/d.2005-10-17.1124.html#d.2005-10-17.1124 > autour de ces thèmes.

Dyonisos (2014-11-26T22:56:46Z)

J 'en sors également aujourd'hui. Beaucoup apprécié, comme toujours en ce qui me concerne avec Nolan. Le hic dans le scénario en ce qui me concerne est ce que j'appellerais volontiers "l'aberration logique de Terminator II". Il est en effet suggéré à la fin que "l'espace" confectionné qui permet une certaine interaction cruciale pour la survie de l'humanité (j'essaie de ne pas spoiler mais c'est dur !) a été construit par une humanité plus avancée, une humanité du futur. Un peu comme le père du héros de terminator II provenant du futur. J'ai toujours trouvé cela choquant par la cohérence logique. Une chose est d'ouvrir la possibilité des torsions temporelles et des voyages dans le passé, une autre est de présupposer que le futur aurait toujours déjà impacté le passé, qu'il y aurait eu un retour vers le passé originel à une époque où les moyens techniques ne permettait aucun bond dans le futur ou le passé. C'est bizarre qu'une contradiction si triviale se retrouve dans tant de films.

sbi (2014-11-18T13:27:24Z)

Ce blog critique dans un style humoristique particulier (avec notamment un peu
de mauvaise foi) les films à gros budget pour leurs erreurs de scénario
(c'est-à-dire les problèmes de logique *interne*). Il en a ici trouvé un bon
paquet:

https://odieuxconnard.wordpress.com/2014/11/14/interstellar-le-script-aux-trous-noirs/

Vicnent (2014-11-16T22:20:58Z)

j'en sors. Très déçu. C'est long. C'est lent. Oui la Physique est mal traitée. Très bof.

Ruxor (2014-11-11T17:30:01Z)

@zEgg: Dans ce cas, toutes les étoiles sont mortes et, n'importe quelle autre planète au voisinage est complètement glacée (bien plus que la deuxième planète dans le film). :-)

zEgg (2014-11-11T11:10:30Z)

OK. Concernant les arguments:

- "la planète aurait en plus 15 milliards / 60000 ans d'âge, soit quelque chose comme 250000 ans, et à cet âge-là, elle ne peut pas avoir fini de refroidir"

- "les étoiles lointaines sont tellement décalées vers le bleu (la fréquence de leur rayonnement étant multipliée par 60000) qu'elles émettent dans les rayons X durs, et même le rayonnement de fond cosmologique apparaît plus lumineux que la surface du soleil sur Terre, donc la planète serait forcément à une température délirante où aucun matériau ne pourrait rester solide".

Qui a dit que le trou de ver menait à une époque "simultanée" (au sens habituel) avec celle de la Terre et pas en l'an cosmique 10^16? La planète pourrait alors avoir la température de la Terre en 2014 et le rayonnement de fond cosmologique serait aussi similaire au nôtre.

Ruxor (2014-11-09T15:49:55Z)

@zEgg: Il me semble me souvenir qu'il y a un dessin dans le film où il est fortement suggéré que le vaisseau où reste Romilly est bien juste à côté de la planète de Miller, et que c'est vraiment le fait de se poser sur la planète qui cause un facteur énorme de ralentissement du temps. Si le vaisseau reste en orbite très loin, il y a un autre problème, c'est que le temps pour aller jusqu'à la planète va de toute façon compter beaucoup plus que l'heure ou deux passée sur la planète (même s'il n'est multiplié que par 1000 ou quelque chose comme ça au lieu de 60000).

Par ailleurs, la planète aurait en plus 15 milliards / 60000 ans d'âge, soit quelque chose comme 250000 ans, et à cet âge-là, elle ne peut pas avoir fini de refroidir (mais bon, elle est de toute façon super chaude, cf. ci-dessous).

Tout ça sans parler des invraisemblances physiques : pour arriver à un facteur 60000 de ralentissement du temps, on libère une énergie absolument gigantesque (de l'ordre d'une bombe du type de celle d'Hiroshima par gramme du vaisseau) ; en complément à ça, les étoiles lointaines sont tellement décalées vers le bleu (la fréquence de leur rayonnement étant multipliée par 60000) qu'elles émettent dans les rayons X durs, et même le rayonnement de fond cosmologique apparaît plus lumineux que la surface du soleil sur Terre, donc la planète serait forcément à une température délirante où aucun matériau ne pourrait rester solide ; et de toute façon, il n'y a pas d'orbite stable autour d'un trou noir qui atteigne un tel facteur (la dernière orbite stable est à r=6M et a un facteur de ralentissement du temps de 2 ou 3/2 selon ce qu'on compte au juste) ; en plus, sans faire le calcul, je dirais que les forces de marée seraient forcément gigantesques, pas juste de nature à faire des vagues un peu hautes (à moins que le trou noir soit lui-même gigantesque, mais dans ce cas on mettrait des siècles à s'en approcher).

Mais en fait, le plus absurde est sans doute la suggestion que les physiciens auraient « oublié » que la planète est comme ça, et que Miller et sa balise viennent donc tout juste d'atterrir dessus. Ça ça ne tient vraiment pas debout en logique interne.

Imohtep (2014-11-09T11:06:09Z)

Une petite photo avec des fragments d'équations ;-)
<URL: http://www.imdb.com/media/rm503839488/nm1567113?ref_=nmmd_md_pv >
Pas sûr que ça t'éclaire néanmoins !

zEgg (2014-11-09T10:59:08Z)

Et sinon j'ai trouvé ça : http://i.imgur.com/KJrhPCy.png

zEgg (2014-11-09T10:08:26Z)

"ou encore d'une planète près d'un trou noir sur laquelle il suffit de se poser pour que le temps subisse un ralentissement d'un facteur 60000 par rapport aux observateurs juste à côté (allô la Terre ?)"

Il me semble que Romilly n'était pas exactement "juste à côté" mais en grande orbite autour de Gargantua. Tu es sûr qu'on ne pourrait pas imaginer un cas où la planète de Miller serait suffisamment proche de Gargantua et Romilly suffisamment loin pour que ça puisse coller ? Le temps mis pour parcourir toutes ces grandes distances est simplement ellipsé par le sommeil cryogénique… (NB : je ne sais pas vraiment de quoi je parle).


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