Comments on Stress maladif saisonnier

Max (2012-09-24T08:49:28Z)

Bah, cote enseignements et aberrations, ca m'a pas l'air bien pire qu'ailleurs. Entre les conneries inutiles qu'on te force a faire, et les etudiants qui n'en ont rien a foutre.
Paradoxalement, le cote chiant du boulot, c'est pas le boulot, c'est resister aux facheux qui aimeraient bien qu'on fasse des conneries qui n'ont rien a voir avec le boulot.
J'inclus la-dedans:
- essayer d'expliquer des trucs a des boulets qui s'en foutent.
- refuser de valider les copies trop nulles, et se faire engueuler parce qu'on a un pourcentage de resultats qui ne correspond pas a certains criteres d'excellence.
- se retrouver bonne poire pour faire des cours pour lesquels on n'est pas competents parce que personne d'autre ne veut les faire tellement c'est chiant.
- ne pas oublier la brosse a reluire, toujours pour dire qu'on enseigne "super bien", et toujours juste avant de demander un cours "exceptionnellement pour cette annee" "parce qu'on a trouve personne". Gare a celui qui accepte, parce que l'exceptionnel pourrait bien durer dix ans.

Bref, la plus grosse source de stress, la-dedans, c'est bien la necessite de devoir dire "non" tout le temps, faute de se faire avaler definitivement par des conneries.
C'est juste qu'on n'est pas fait pour faire chef, hein. Le chef vit dans la magouille politique, et ne sait faire que ca.

xavier (2012-09-22T19:11:06Z)

"Avant de se demander « comment on fait », il est bon de se demander pourquoi on veut le faire, s'il y a à gagner à le faire, et si les efforts portés à le faire (ou les effets secondaires de le faire) valent ce qu'on cherche à y gagner"

Ben le poste est à vie donc la seule raison de le faire est de savoir qui va devenir prof ou DR.
Je n'ai rien de rien contre un système sans aucune évaluation (donc on aurait le même poste toute sa vie et un peu plus de $$ chaque année) après le recrutement car je ne suis pas dans ce système :)

Je ne vois pas comment on peut publier beaucoup sans rien faire. Sans rien faire de bien nouveau, oui, mais pas sans rien faire (je ne compte pas les papiers dans des revues merdiques).

Ruxor (2012-09-21T20:44:45Z)

@xavier: Avant de se demander « comment on fait », il est bon de se demander pourquoi on veut le faire, s'il y a à gagner à le faire, et si les efforts portés à le faire (ou les effets secondaires de le faire) valent ce qu'on cherche à y gagner… Parce que les questions sont rarement innocentes. Mais pour y répondre quand même, celui qui ne fait rien, le plus souvent il n'existe tout simplement pas, et s'il existe, il publie beaucoup pour se faire bien voir (ce qui ne veut pas dire que la réciproque soit vraie, évidemment).

xavier (2012-09-21T18:23:47Z)

Comment fait on la différence entre un type qui travaille et un type qui ne fait vraiment rien si les deux se font porter pâles quand il faut enseigner et si les deux ne publient rien du tout?

Yang (2012-09-20T15:36:06Z)

Je te/vous conseille de faire du sport (whichever you prefer : running, swimming, climbing…), ça fait vraiment du bien sur le long terme. Alan Turing était un adepte de la course à pied par exemple !

Anonymous Bastard (2012-09-20T14:52:36Z)

Quid de publier des articles de vulgarisation? Même si cela ne sera pas considéré pour ta carrière scientifique, cela fait partie des attributions d'un enseignant-chercheur et tu y excelles…

Vilou (2012-09-19T15:40:51Z)

Je voulais justement regarder ce que tu as publié ces derniers temps mais visiblement ta page pro http://perso.telecom-paristech.fr/~madore/ n'est pas du tout à jour (ou alors ton dernier papier date de 2004 et dans ce cas c'est normal que tu te fasses taper sur les doigts).

Laurent (2012-09-19T14:42:04Z)

«il va de nouveau falloir que je défende mon choix de ne pas publier des merdes pour faire du chiffre».

C'est vrai. A condition de ne pas confondre "100% daube" avec "petit résultat sans prétention". Parce qu'il y a des "petits résultats" qui comptent et qui apportent beaucoup parfois.

Je pense que les mathématiciens sont à l’abri de jugements du type "ça n'intéresse personne", mais ce genre de raisonnement est préjudiciable dans de nombreux cas. J'ai récemment publié des minutiae botaniques sur un sujet qui n'avait jamais mérité qu'un vague commentaire d'ordre très secondaire dans un article de 1949, autrement dit sur un sujet qui n'a jamais vraiment intéressé personne, ni maintenant ni à la "grande époque" des sciences naturelles. C'est pourtant une contribution à la science parmi mes préférées, peut être aussi un peu parce qu'elle ne risque pas d'avoir le moindre succès. Mais alors que les sujets chauds du moment ont un gros risque de péremption d'ici quelques années, en particulier les efforts actuels sur la génomique et la fierté des G-bytes d'information et leurs zillions de "reads" qui feront probablement rire les biologistes de la prochaine décennie, ce petit résultat aura toujours la même validité dans cinquante ans, quand le prochain zyg de mon espèce se dira "tiens, est-ce que personne n'a encore vu ça?". Pourtant pas le genre de résultat qui exciterait le moindre jury d'excellence actuel… :-)

blah (2012-09-19T07:07:27Z)

David écrivit: «il va de nouveau falloir que je défende mon choix de ne pas publier des merdes pour faire du chiffre».

C'est tout à ton honneur! Je recommande de trouver un défouloir type sportif ou vocal ou théâtral, car bousiller ton organisme à coup de stress pour avoir défendu un idéal louable, ce serait bien un comble… Ton livre de Galois Inverse ne compte pas un peu?

Fred le marin (2012-09-18T16:20:03Z)

Cela me rappelle le poeme de Victor Hugo : le maitre d'ecole…

Vicnent (2012-09-18T08:18:51Z)

"mais en plus ont souvent face à eux des élèves véritablement hostiles et pas seulement indifférents."

Wep, j'ai découvert ça aussi cette année. Des élèves nuls, d'une arrogance crasse, à qui j'ai véritablement envie de mettre une tarte en travers de la gueule dès la deuxième réplique (parce qu'en plus, ils répondent, mentent outrageusement et mal, te teste et te prenne pour un con…). Je ne sais pas encore comment je vais faire cette année, l'an dernier j'ai été d'un calme qui m'a supris moi moi même mais je ne suis pas sûr d'avoir rendu service aux autres élèves. Cette année, je vais peut être essayer de mettre en place ma loi exponentielle :
- étape 1 : je regarde tout le monde, en faisant une pause,
- étape 2 : je regarde tout le monde, en soufflant pour exprimer un mécontentement
- étape 3 : je regarde tout le monde, en expliquant ma loi
- étape 4 : je regarde tout le monde, en re expliquant ma loi au cas où…
- étape 5 : je vire jusqu'à la prochaine pause [1]
- étape 6 : je vire jusqu'au prochain cours
- étape 7 : je vire définitivement
- étape 8 : boucler sur l'étape 7

Le problème avec cette méthode, c'est que je risque d'arriver dans la boucle après 1h de cours, et que je risque de le finir en cours particulier… Faudrait que j'emmène ma GoPro, le service pédagogique de l'école ne va pas comprendre…

[1] : j'ai des journées uniquement de 4 cours de 1h30, 30 min de pause entre chaque cours, 1h le mide, parfois 4 jours d'affilée

Régis (2012-09-18T08:10:17Z)

Le blues de septembre… Fais du sport et éventuellement une petite cure de prozac…

DH (2012-09-17T21:52:27Z)

Courage ! Pour tous les EC, c'est toujours un moment de stress cette époque de l'année. Et pour couronner le tout, on m'a volé récemment mon ordinateur portable : dis-toi qu'il y a pire ailleurs, et que ça arrive à tout le monde de craquer (moi y compris)…

Geo (2012-09-17T20:18:27Z)

Ton médecin ne te forcera pas à te mettre en arrêt si tu ne le souhaites pas. Mais il pourra peut-être te proposer une aide à laquelle tu n'aurais pas pensé toi même.


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