Comments on Fragment littéraire gratuit #123 (Pygmalion écrivain)

Nofail (2011-06-29T11:12:33Z)

Se faire justice entre notre conscience et l'inconscient dépend de ce que l'on sait des fantasmes à répétition. En vient on à récidiver contre soi au bout d'un certain nombre d'expériences ? C'est la triste réalité et la raison pratique pour laquelle tu censures ton fantasme devant nous.

Je pense qu'il y a des fantasmes qu'on peut dévoiler. Trés artificiels. Le corps de Voleur de Feu est celui d'un top model au pire. La vraie victime c'est le feu pas le corps de quelqu'un.

J'ai fantasmé sur la métis d'Ulysse voulant les sirènes et/ou retournant Circée. Comme dirait Yogsototh, ici le corps imaginaire est le verre qui permet de se désaltérer.

Donc boire ça c'est comme décider de continuer l'absinthe. Mais l'effet de l'absinthe est connu pas celui du fantasme. Le fantasme n'a a priori aucun effet puisqu'il serait virtuel dans notre tête … ya un soucis avec les notions de Tara verte et autres corps de gloire.

Fork (2009-08-12T17:08:15Z)

Ce n'est pas la première fois que tu te poses la question, non ?

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David venait de finir d'écrire son roman La Larme du Destin, quand on frappa à sa porte. C'était Voleur de Feu, le héros de l'épopée, en quête de son démiurge. David avait créé Voleur de Feu à l'image de son idéal et de ses fantasmes, et il l'aimait plus qu'il pourrait jamais aimer un autre. David savait aussi que Voleur de Feu l'aimerait, lui, David, parce qu'il était ce créateur — comme Voleur de Feu avait aimé l'Elfe Avethas, le guerrier Wolur, et son propre frère l'Empereur Quentin II. Mais David savait que Voleur de Feu était un personnage de fiction.

L'auteur se tourna donc vers sa créature, lui sourit, lui dit simplement, « merci, mon garçon » et ferma le livre — alors Voleur de Feu disparut. David soupira.
>>

Je pense aussi que de penser à des personnages de fiction peut être légèrement curatif durant des temps [un peu] dépressifs. Et je ne crois pas qu'il y ait d'immoralité là dedans !

ivo (2009-08-12T16:20:13Z)

C'était super bien amené comme question ! S'il faut y répondre rapidement, je dirais qu'un rêve consciemment conduit (j'en fais volontiers) se situe sur une zone intermédiaire entre la réalité (où nos actes sont jugés par nous-même) et le rêve (où justement on nous dispense d'assumer).
Du coup ma réponse est indécidable pour certains contenus, mais un tel acte n'est-il pas forcément en lien avec le désir inconscient? Que fait un romancier, à partir du moment où il se met en scène ?

DH (2009-08-12T11:27:29Z)

Oui, j'ai aussi pensé à du Bernard Werber en lisant ce fragment -- et j'ajoute que j'apprécie Bernard Werber bien qu'il m'agace aussi franchement de temps en temps.

yogsototh (2009-08-11T11:12:59Z)

Euh… Quand je dis Pascal, je veux dire Descartes bien entendu.

yogsototh (2009-08-11T09:38:48Z)

Pascal estimait que Dieu existait parce-qu'il l'avait défini comme "existant". Cependant quand on est assoiffé il ne suffit pas de définir une "verre existant devant soi" pour que le verre d'eau apparaisse et qu'on s'en désaltère.

Ainsi le personnage n'existe pas et il n'est donc pas immoral d'en faire ce que l'on veut. Il y a quand même une limite ; lorsque les effets de l'imagination altèrent la réalité. Par exemple, préférer imaginer coucher avec un personnage de fiction plutôt que le faire avec un être de chair.

Il me semble que c'est plutôt un bon exutoire.

Lunapi (2009-08-11T09:36:27Z)

C'est une question très délicate, en vérité je me la pose depuis un certain temps et c'est pour amener le sujet que je t'ai fait écrire ce texte. Car vois-tu, j'ai quelque chose de très difficile à t'annoncer, mais je pense que tu as une petite idée de ce que je vais te dire, surtout après avoir écrit ce fragment littéraire que je t'avais, en quelque sorte, dicté.
Voilà : je suis ton créateur à l'image de la fable que je viens de t'inspirer.
Cependant, malgré le fait que tu ne sois pas un être libre de tes actes et de tes pensées car tu n'es qu'une émanation de mon être, tu as tout de même un caractère qui t'est propre, bien que ce soit moi qui l'ai forgé. Aussi j'aimerais maintenant, après t'avoir donné tout les éléments et avoir amené dans ton esprit la question qui me préoccupait, que tu me fournisses toi-même la réponse. Le problème étant, comme je le souligne si bien dans le 123ème fragment que tu as écrit, que je décide de toutes tes réactions, ce n'est en fait qu'un monologue que j'obtiens quand je t'interroge.

Ton démiurge

Mouton (2009-08-11T08:38:34Z)

C'est bien ce que fait Werber dans « Le mystère des Dieux », non ? Si j'en crois http://paulbinocle.blogspot.com/2007/12/bernard-werber-et-le-mystre-des-dieux_27.html , il se tape Mata Hari et Aphrodite (au moins).


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