Comments on Peut-on être heureux d'avoir trente ans ?

nirs (2012-04-05T11:28:54Z)

Je suis heureuse à trente ans et je le serai plus pour les annèes à venir car j'y crois.

Anonymous Coward (2006-06-06T18:05:12Z)

La vie s'arrête à 25 ans.

Jusqu'à 25 ans on croit bien faire, mais on se trompe, puis on réfléchit, ensuite on s'efforce de faire mieux la prochaine fois. Et on y parvient même, avec un peu de bonne volonté et de persévérance.

Mais après 25 ans, on ne fait année après année que s'enfoncer dans ses torts et exposer au grand jour ses limitations.

Et si l'idée maîtresse de ta vie n'est pas déjà en germe dans ton petit corps de 25 ans, ça veut dire qu'il n'y en aura jamais. Et tu ne seras pendant toute ta vie qu'un spectateur de plus.

Vicnent (2006-06-06T11:37:20Z)

@Stranger : Attention, d'une part, hédonisme n'est pas épicurisme, et d'autre part, l'épicurisme n'est pas LA voie. C'en est une parmi d'autres, on est bien d'accord. Désolé de précher pour ma paroisse mais il reste que c'est quand même celle là que je connais le mieux.

À la réflexion, je me rends compte que tout cela mériterait beaucoup de développement, ce que je ne ferai pas ici.

En tout cas, le fait d'avoir conscience de certaines choses, qui en retour vous donne l'envie et le courage d'en faire pas mal d'autres empêche un jour de se retourner en se disant "Ben, bordel, en fait ma vie est (a été) merdique, j'en ai rien branlé…". Parce que sinon, ce jour là, ça va faire vraiment très maaaaaal. Heureusement, il y a plein de gens qui ne se retourneront jamais.

Moi, quand j'me r'tourne, parfois, je me dis "Ah oui, quand même". Et j'ai pas l'intention de m'arrêter là. Et je m'en fous vraiment que cela paraisse prétentieux ou suranné. J'olige personne à me croire, à me suivre. Je témoigne juste de ce que je vis, avec le problème d'objectivité que ce la comporte. C'est peut être aussi le fait d'avoir enterré mon meilleur pote à quelques jours de l'an 2000 qui m'a fait prendre conscience qu'"avoir conscience d'être en vie", c'est déjà pas mal.

Todo : rédiger sa bio. Enfin… le Tome 1 au moins. ;-))

Stranger (2006-06-05T22:38:57Z)

Je trouve que ça commence à bien faire, le culte de l'épicurisme partout. Je ne suis pas sûr qu'une vie vouée à quelque chose, à l'art, à la science, avec ce que ça peut entrainer de souffrances, soit moins réussie qu'une vie vouée à l'hédonisme. A Josette Clotis, qui expliquait son culte de l'instant, Malraux répondit "Si vous vivez au petit bonheur, ce ne peut être que pour de petits bonheurs". Je ne suis pas sûr, si on me laissait le choix entre la vie de Dostoievski et celle d'un jeune et beau commerciel de l'Oréal, que je choisirais le deuxième choix (même si j'ai peur de ma lâcheté, quand même).

Bon, c'était hors sujet, je sais.

Eric C. (2006-06-05T20:48:48Z)

"Peut-on être heureux d'avoir trente ans ?"

Oui. J'en ai 32, je suis plus heureux aujourd'hui que je ne l'étais il y a 3 ans, et plus encore qu'il y a 7 ans. Ce n'est pas le fait d'avoir 30 ans qui me rend heureux, mais le fait d'arriver à remplir ma vie avec des gens et des choses que j'aime. Et l'âge n'a rien à voir là-dedans.
Je commencerai à y penser le jour où je serai physiquement moins performant, plus vulnérable, voire "inapte" à certaines activités.
Mais à part à un sportif de haut niveau, je ne vois pas à qui la trentaine peut bien faire peur, de ce point de vue …

Vicnent (2006-06-05T14:24:15Z)

"Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait.
Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade !" (c) Desproges.

Je ne suis pas sur que ta question ait un sens en fait. Il y a (peut êre) des âges qui se prêtent plus à une quiètude favorable à la perception du bonheur (déjà bien subjectif…), mais de là à en faire une généralité.

Pour ma part, c'est à 25 ans moins 1 mois que ça a failli mal tourner. Quelqu'un m'a dit "te rends tu compte, dans un mois, tu seras plus proche de tes 30 que de tes 20". Et pendant un moins, j'ai pas mal cogité.

Depuis, j'ai changé. J'arrête surtout de me poser des questions, et encore moins de m'en faire pour des questions dont je n'ai pas la réponse.

On n'a qu'une vie. Chaque jour nous rapproche de la mort : il n'y a plus la place que pour une seule chose, l'épicurisme. À outrance tant qu'à faire.

Matoo (2006-06-04T22:22:02Z)

Je t'ai rajouté dans la liste ! Welcum ! ;)))

zazie (2006-06-04T16:26:40Z)

Oh non, à Montparnasse, il n'y a plus de Bretons, rien que des financiers véreux… Snif. :-)

Laurent (2006-06-04T15:30:49Z)

Oups, ben les enfants sont plutôt en réalité la seule façon de se prendre chaque jour pour l'âge qu'on a.

En revanche, avec ma fille, j'ai gagné le zen absolu à propos de l'âge et du temps qui passe. Tout simplement parce qu'on n'a plus le temps de se poser de questions inutiles et que chaque instant ne doit se consacrer qu'à l'essentiel. Et puis ensuite, parce qu'avec un enfant, on a vraiment quelque chose à défendre, de tangible.

Et puis je suis finalement très heureux d'offrir à ma fille un monde dans lequel elle va devoir remonter ses manches et tout ne lui sera acquis par défaut… Et le plus étonnant, c'est qu'elle a déjà commencé à relever le défi.

B.Vettriano (2006-06-04T11:01:52Z)

Bien sùr que l'on peut être heureux à trente ans, et toutes les années suivantes également. C'est - à mon avis - plus une question de ce que l'on a vécu et de ce que l'on vit qu’une question d'âge, ou même de ce que l'on fait. Le regret de ne pas avoir fait plus est partagé par tous, à l'exception des fainéants et des désinvoltes, mais libre à eux. Quand je dis "ce que l'on a vécu", c'est en terme de qualité du moment qu'il faut l'entendre.

Vivre seul, par exemple, ne confère pas au moment une qualité supplémentaire, au contraire, et aux solitaires c'est à la différence entre solitude et isolement que je les renvoie. A bientôt trente et un ans (et oui décidément pas mal de monde nait aussi pendant l'été) je me souviens que, à la veille de mes trente ans, c'est le ressenti d'être passé par toutes les larmes de l'enfer dans les années précédentes qui m'avait « quelque peu » chagriné. Les années perdues ne seraient-elles pas un peu comme les branches mortes d’un cerisier du Japon qu’il lui faut continuer à porter, sans l’espoir qu’elles refleurissent un jour, ou d’en être soulagé un jour ?

Pour rien au monde je ne voudrai revivre ces années là, et je ne les souhaite à personne. Avoir une vie riche en émotions ne lui confère pas d’avantage de qualité si elles sont douloureuses, alors l’important n’est-il pas de vivre le plus paisiblement et le plus tranquillement possible ? Ou dans la quète de ce bonheur ? Un bonheur simple en quelque sorte, qu’il appartient à chacun de trouver et de préserver, et de le faire perdurer par-delà les années qui passent.

Mais tout le monde sait déjà cela, n’est-ce pas ?

JeanFisher (2006-06-04T08:54:31Z)

Arrête un peu de te complexer pour un oui ou pour un non! Si le "milieu gay" dont tu parles te prend pour un "vieux shnock", change de bar… Et prends donc ta vie en mains. Si tu as l'impression de tourner en rond ces dernières années, tu a les clés en mains, il te suffit d'agir.

Quelqu'un te disait récemment que la seule chose qui te manque est l'amour. J'irai plus loin : la chose qui te manque est la relation sexuelle, l'amour viendra après, par hasard. A la lecture de ton blog, tu laisses entendre que tu ne sors pas beaucoup, à part des réunions à "Dégel". Elles ont l'air bien sympa, mais l'âge des étudiants ne change pas, alors que le tien augmente chaque année… Viens donc faire un tour dans le Marais (tu n’aimes pas l’alcool mais on sert aussi du Perrier au Cox, la preuve : j'en bois), tu seras parfaitement accepté avec tes 30 ans, tu feras des rencontres, tu gagneras de la confiance en toi . Crois-en quelqu'un qui a commencé à vivre son homosexualité à 35 ans, ça *change* la vie!

A ceux qui disent que "le Marais est un ghetto", je leur dis que c’est plutôt un "point de départ", dans une société, dans une ville, dans une vie, ou dans une soirée. Et pour retrouver des amis, c'est aussi pratique que d'aller à Montparnasse quand on est breton.


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