Comments on Découragement

Conscrit neuneu (2007-04-26T05:25:55Z)

Le thème va bien avec Mythodéa là.

phi (2004-02-29T09:53:40Z)

ska: Je ne crois pas que Ruxor se déteste réellement lui-même. J'ai l'impression qu'il en veut à son côté intellectuel car il ne peut pas le partager avec des personnes avec qui il voudrait avoir des relations sexuelles. Pire, il est perçu comme différent à un point qu'il n'imagine peut-être même pas et il ne se rend pas compte qu'il ne lui suffirait pas de descendre d'un étage, ni même de dix.
Ça conduit à le dévaloriser, ce qui n'est pas trop grave tant que le côté universitaire va bien. Donc, vite terminer la thèse car je doute de la bienveillance du milieu universitaire devant le lion malade…

Ska (2004-02-28T03:48:35Z)

Ruxor: tu devrais t'interroger sur la remarque que tu viens de faire.
Est-ce que tu te détestes vraiment pour être tel que tu es (i.e. intello, etc.), ou est-ce que ce que tu n'aimes pas, c'est le fait que cette personnalité grève tes rapports sociaux (et donc affectifs et sexuels) ?
Dans le premier cas, il y a quelque chose de profond à résoudre - c'est un cliché de pop psychology, mais c'est néanmoins vrai : tu n'arriveras à rien de bien affectivement tant que tu te détestes toi-même ; et c'est de ça qu'il faut t'occuper avant tout le reste.
Dans le second cas, tu as mis le doigt sur un point pertinent, qui est que tes fréquentations n'aiment pas, ou ne désirent pas, les gens qui ont ta personnalité. Et il faut donc trouver les bonnes fréquentations - non, je ne sais pas où elles se trouvent. Et si tu découvres un filon, je suis intéressé. :)

Anonymous Coward #605 (lambda) (2004-02-28T00:30:07Z)

Eh oui, David, #575 dit la vérité; mais il ne dit pas toute la vérité. Il ne faut pas mépriser ce qu'il y a pour l'instant de meilleur en toi; par contre, pour le reste, il faut laisser venir ou y aller, peut-être en donnant une petite impulsion rationnelle de temps à autre, mais sûrement pas en se décrétant ceci ou cela.

Anonymous Coward #575 (2004-02-27T16:40:32Z)

> Tu n'as toujours pas répondu à ma question

Si je n'ai pas encore répondu à cette question c'est aussi parce que je crois que tu devrais chercher toi même à y répondre : « AC#575 pense que […] pourquoi ? »

Cela dit, je pense que la question est en réalité mal posée. Ta vie affective est presque « normale » si on la compare aux gens auxquels tu ressembles vraiment. Mais voilà, tu t'acharnes à te mesurer à des personnes avec lesquelles tu n'as rien en commun (la communauté gay par exemple).

D'après toi combien de fois par semaine je me réveille avec la gueule de bois ? Combien de fois je me retrouve dansant en string sur une table de bar ? A combien de filles différentes je roule une pelle par semaine ?

Tu me fais penser au film 'Quoi de neuf pussycat' dans lequel le photographe de mode vient se plaindre chez le psy en lui disant quelque chose comme "je n'en peux plus : je vis le rêve d'un érotomane obsessionel".

Obnubilé par la question de l'homosexualité tu en arrives à oublier ce que tu es fondamentalement. Mais les autres non, ils voient toujours en toi un « intello enculeur de mouches ». Comme nous quoi.

> dis, #575, tu ressemble vachement à Ruxor…

phi (2004-02-27T13:56:12Z)

tiens, je ne te connaissais pas cette forme d'humour…
Oui, "tu donnes trop d'importance à ta vie sexuelle par rapport à ta vie affective", *justement parce que* tu "n'as absolument aucune vie sexuelle".
L'indigence de cette argumentation montre effectivement que "ça fait un moment [quelques heures] que tu as renoncé [à la perfection]".
Cela dit, lambda veut sans doute dire qu'au fond de toi-même tu serais resté perfectionniste. Et là, ce n'est pas moi qui le contradirai. Qu'y a-t-il que tu fasses *mal* et non, *pas du tout* (le ménage, l'amour…)?

Pauvre mouche… heureusement encore qu'elle n'entend pas Ruxor se lamenter sur son sort (à moins qu'il ne prenne vraiment une voix suraigüe).

Ça ne sert à rien de tomber dans l'"intellophobie intériorisée", ce n'est pas ça qui rendra ta sexualité plus concrète. Tu vas simplement réussir à rater le reste aussi; tu ne serais pas un peu maso, parfois?

Ruxor (2004-02-27T00:51:57Z)

AC #570: On encule ce qu'on peut, hélas… :-( (Je dis ça en plaisantant, mais finalement tu résumes très bien et très succintement ce pourquoi je me déteste.)

Anonymous Coward #570 (2004-02-27T00:41:16Z)

ben non, je crois pas qu'on ce soit deja croisé ailleurs qu'ici. t'es trop intello pour moi, trop "prise de tete", enculeur de mouche.

Ruxor (2004-02-27T00:25:45Z)

AC #570: Et toi, juste par curiosité, je te connais ?

lambda: (Même question que ci-dessus, d'ailleurs…) Ce qui m'amuse, d'une certaine manière, c'est la manière dont on est capable de me sortir des reproches absolument contradictoires (notamment, c'est quand même épatant qu'on puisse me dire que je donne trop d'importance à ma vie sexuelle par rapport à ma vie affective alors que je n'ai absolument aucune vie sexuelle).

Quant à la perfection, ça fait un moment que j'y ai renoncé, dans tous les domaines et pour tous les objets (moi-même il y a bien longtemps, les autres, les choses qui m'entourent). Me reprocher d'être perfectionniste, ce ne serait pas très crédible.

Anonymous Coward #600 (lambda) (2004-02-26T21:27:17Z)

Tu vois, David, le nombre de cinglés que tu attires, qui veulent (se) prouver qu'ils sont plus p que toi? (je pense que phi ne m'en voudra pas de lui emprunter son "p"). Comment oublier d'un coup un si lourd passé, basé sur l'idée d'être le meilleur possible? Rien ne sert de nier la valeur de l'intelligence, personne ne te croit! tout le monde dévie du sujet et retombe sur le point crucial, le couple intellect-bonheur.
Et juste au moment où ce phi un peu naïf et présomptueux cherche à te convaincre de l'importance de l'affectivité, il surgit un démoniaque AC575 qui te pousse à renoncer à ton âme! Au passage, on se demande bien pourquoi il fait cela: s'il n'avait pas d'affectivité, ton cas ne pourrait guère que lui inspirer de l'indifférence. Mais il est malheureux, lui, et *aimerait* ne plus être le seul.
Il faudrait devenir humain, David, renoncer à la perfection en tant que principe d'existence, plus que par quelques tournures de phrase, Cela t'amènerait à faire du sport (où tu n'excelles pas) et à avoir des relations réelles avec des objectifs réalistes. Tu n'aurais alors sans doute plus besoin de 15h de sommeil pour réparer la confrontation à la réalité imparfaite.

Anonymous Coward #570 (2004-02-26T20:34:35Z)

purée, il attire les cinglés ce blog
avec qui il n'a pas baisé celui-la? (#575)

Ruxor (2004-02-26T18:34:35Z)

AC #575: Tu n'as toujours pas répondu à ma question (que je rappelle une fois de plus : pourquoi penses-tu que je sois capable de changer en moi mon attitude pleurnicharde vis-à-vis de ma situation mais pas ce qui me rend d'après toi incapable d'avoir une vie affective normale ? il faut bien que tu reconnaisses que j'ai quelque chose d'exceptionnel puisque la plupart des gens sont capables d'avoir une vie affective normale — c'est presque la définition de « normale » — et ne sont pas capables de changer leurs désirs dans ce sens, et tu crois que pour moi c'est le contraire), mais je pense que tu ne le feras pas, donc je laisse tomber.

Pour ce qui est de t'identifier : il est tout à fait normal que je n'y arrive pas. On se fait dans le cerveau des associations personne → caractéristiques de cette personne, et on utilise souvent ces associations, mais on n'a aucune raison de se construire mentalement les associations inverses, qui seraient très rarement utiles, parce qu'il est très rare de croiser sous couvert d'anonymat des gens qu'on doit connaître sous leur identité normale. En termes d'informaticien, je n'ai pas l'index / la table de hachage qui aille dans le sens inverse (du style d'écriture, ou du tempérament, vers la personne). C'est pour ça qu'il est tout à fait normal que je ne t'identifie pas d'après le peu d'éléments que j'ai à ma disposition : je ne peux procéder quasiment que par élimination, et je connais vraiment trop de gens pour avoir de l'espoir dans ce sens (surtout que je n'ai aucune idée à quel point tu me connais bien, ou depuis quand, ou quoi que ce soit). Tu as tort d'en tirer la conclusion que je t'ai oublié ou que j'ai oublié ta façon de penser (je répète : ce n'est pas parce qu'on connaît une fonction qu'on connaît sa réciproque ; sinon, la cryptographie à clés publiques ne marcherait pas).

Ceci étant, je suis quand même surpris : ta façon d'écrire laisse paraître une très grande cruauté, et je me surprends à ne pas l'avoir identifiée chez quelqu'un que je connaîtrais (je n'ai pas le souvenir d'avoir rencontré des gens cruels). Je veux parler de la forme de cruauté de quelqu'un qui se pencherait sur le lit d'un mourant et qui lui expliquerait en détail les souffrances qu'il va traverser (et qui se défendrait de dire autre chose que la plus stricte vérité, de sorte que techniquement on ne peut pas l'accuser puisqu'il est complètement honnête). Le genre de personnes, aussi, qui peut se livrer à des petits jeux de rivalité intellectuelle (gratuitement) blessants : tu parles toi-même de « jeux cruels », d'ailleurs. Comme prendre un plaisir particulier à souligner les défauts des autres (sous le prétexte à peine crédible de les aider à les corriger, je suppose). Je suis surpris, donc, parce que j'aurais cru que j'arriverais à détecter assez vite ce type de cruauté chez les gens, et à la fuir d'emblée, or tu sembles impliquer que nous nous sommes côtoyés plus d'une fois. J'aurais cru que les gens que je fréquente sont dénués de cruauté (ou au moins la contiennent dans des mesures raisonnables), mais apparemment je me trompe. C'est bien dommage. (Ou alors, dans d'autres circonstances tu sais bien la cacher.)

Un point technique, pour finir : il est tout à fait possible de commenter des entrées de mon blog qui ont quitté la première page, et même d'utiliser le système de commentaires pour commenter tout autre chose que des entrées de mon blog. C'est pour ça qu'il y a en bas de chaque page du système de commentaires un lien « Recent comments » qui montre exactement ce qu'il indique, et aussi une boîte de dialogue qui permet de rentrer une URL quelconque (qui peut être le permalink d'une entrée de mon blog ou bien quelque chose de tout à fait différent) et de voir ou poster des commentaires à ce sujet.

Anonymous Coward #575 (2004-02-26T13:47:52Z)

> Tu as prouvé ton point, je ne t'ai pas reconnu, et je ne
> pense pas que je te reconnaîtrai ; je ne vois pas
> l'intérêt de continuer.

C'est un peu comme si nous vivions de nouveau notre première rencontre ; je te le dis sans détour, j'ai le sentiment que tu m'as oublié, que tu ne te souviens plus de qui je suis, de comment je ressens les choses. Bref, que je te suis de nouveau étranger. En ne me reconnaisant pas, tu ne fais que confirmer mes impressions …

Outre le fait que si je t'envoyais un email tu ne répondrais pas avant un mois, au moins ai-je ainsi l'assurance - comme tu le fais si bien remarquer à Ska - que tu me réponds non pour ce que je suis mais pour ce que je dis.

Les règles du jeu on juste un peu changé : maintenant il faut être clair, concis et efficace. Tout le contraire de l'échange de courriers avec toi ! Il faut saisir l'occasion, la bonne entrée dans to blog qui nous permettra de dire ce qui nous tient à coeur et en finir avant qu'elle ne quitte la première page. Quand nous étions enfants nous jouions à des jeux d'enfant. Maintenant nos jeux sont juste plus compliqués, plus cruels aussi.

> Mais je ne te demande pas d'abandonner l'anonymat, juste
> de changer de canal, parce que la conversation par le
> système de commentaires de ce blog, ça devient vraiment
> pénible.

oui, plus pénibles aussi…

Sans compter qu'il est toujours intéressant d'apprendre que je sonne simplement, complètement et évidemment faux comme un piano. En somme Ska me dit qu'il ne veut pas jouer avec moi. Les interventions de Phi sont plus complexes, je n'ai pas encore tout compris mais j'y travaille.

Bref, c'est très intéressant.
Oui, c'est pénible aussi… et alors ?

phi (2004-02-26T13:09:37Z)

Tiens, ça me fait penser que j'aime bien couper les cheveux en 64 (quand ce n'est en 1729) mais que j'analyse assez peu mes états simples. Quand je suis heureux ou malheureux dans l'instant, j'en suis rarement conscient. Par contre, les analyses d'états plus complexes ou plus durables sont une pure distraction intellectuelle, sans retentissement affectif (?).
Ce doit être terrible, à chaque fois qu'on est p, de penser à ce qu'on est p, de penser à ce qu'on pense à ce qu'on est p… Pour p="s'endormir", ça ne doit pas faciliter les choses… et inversement, penser qu'on est p ne suffit pas à être p…

phi (2004-02-26T00:11:47Z)

J'ai fait un peu d'exercice en pédalant jusque la FNAC pour aller chercher l'ouvrage. Fatalement, j'ai ramené une dizaine d'autres livres et autant de CD.
Et j'ai lu; évidemment, j'aime beaucoup. Ça m'a rappelé Animal farm, sur un registre tout différent. Le conte du vilain petit canard, de ce que je m'en rappelle, était beaucoup plus superficiel.
Cela dit, il m'a toujours semblé que les animaux utilisaient plus souvent leurs capacités pour le plaisir que l'homme… on trouve cela chez les enfants, qui sont de plus en plus nombreux à tomber dans l'abrutissement à partir de 10 ans; je ne sais pas si c'est à cause de la puberté ou de l'enseignement du collège.

Ruxor (2004-02-25T12:33:23Z)

C'est le livre qui m'a Éclairé (au moins dans un certain sens) quand j'étais petit. Bonne nouvelle : c'est très court, ça se lit en une demi-heure.

phi (2004-02-25T12:32:00Z)

non, je n'en connaissais pas même l'existence. Mais je sens qu'il va falloir que je le lise?

Ruxor (2004-02-25T12:22:50Z)

phi: Et tu as lu *Jonathan Livingstone le goéland* ?

phi (2004-02-25T12:14:20Z)

Remerciements…
J'ai parfois la langue un peu dure contre Ruxor (qui aime bien châtie bien!) mais je sais aussi reconnaître ce qu'on m'apporte; en l'occurrence une meilleure conscience des états de bonheur.
J'étais au bord de la mer hier et je grignotais quelques amandes, noisettes et cacahuètes (que j'aime moins). Je jette par terre quelques cacahuètes qui attirent les goélands puis, devant le succès, j'en lance en l'air. J'assiste alors à un ballet d'une vingtaine d'oiseaux blancs en vol quasi-stationnaire à quelques mètres de moi, qui gobent en vol les cacahuètes que je lance avec une grâce et une agilité sublimes et qui semblent se prendre au jeu.
Ce genre de bonheur simple, j'en étais naguère beaucoup moins conscient.

phi (2004-02-25T12:00:07Z)

On est quelques-uns ici à avoir vécu un temps comme des extra-terrestres, cad notamment avec une distanciation affective au monde réel. Par exemple, on aime des objets idéalisés, peut-être asexués, et non pas directement des objets réels. Ruxor n'est pas le pire, loin de là, et il a un côté angélique plutôt sympathique.
Je ne connais pas directement de biographies de telles personnes mais, parmi les célébrités, il me semble que Wittgenstein, Gödel, Grothendick (?) fonctionnaient un peu comme cela. Gödel était marié à une danseuse, qui avait bien du mérite.
Ce mode de relation au monde est peut-être à rapprocher de la perversion (au sens psy); beaucoup de pervers vivent ainsi sans aucun problème apparent mais je crois que ce n'est pas donné à tout le monde. Quand on ouvre la boîte, le plus souvent (?), c'est qu'on ne peut plus faire autrement. Beaucoup de gens ne résolvent jamais le problème: c'est le fameux dilemme entre l'amour de la mère et le désir de la putain. Mais heureusement pour eux(???) et surtout pour nous (1 blog comme ça, ça me suffit!) la névrose bétonne tout ça.
En principe, les premières relations amicales commencent au collège et l'affectivité intervient vraiment au lycée. C'est relativement indépendant des obsessions amoureuses. Une intelligence (seulement) légèrement supérieure semble nécessaire pour percevoir le problème et donc en souffrir consciemment et démultiplier la souffrance par la conscience qu'on en a. Elle intervient également en raréfiant les personnes semblables mais là, l'homosexualité ou le milieu social a le même effet.
Ce qui me surprend chez Ruxor, c'est le retentissement de son état qui n'a rien de catastrophique. En contrepartie, il semble aussi beaucoup plus conscient du bonheur.
Néanmoins, il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec lui: je pense que son problème est avant tout d'accepter l'investissement affectif hors de lui-même et que les relations exclusivement sexuelles, après l'âme soeur absolue, sont un moyen de différer encore ce moment, qui plus est avec des exigences exorbitantes afin de retarder encore davantage…

Ska (2004-02-25T02:24:24Z)

phi: c'est une question que je me pose très fréquemment, et la réponse que j'y apporte change selon mon humeur et la phase de la lune. J'aimerais bien des avis.

Est-ce que tout le monde a ce genre de problèmes existentiels, doit se poser ce genre de questions ? Est-ce que ceux qui "n'ouvrent pas la boîte de Pandore" sont condamnés à en souffrir, et est-ce que ceux qui s'interrogent relativement tôt dans leur existence sont de futurs sages qui atteindront l'Illumination ou le bonheur véritable quand les autres devront faire face à tout ce qu'ils ont fui auparavant, ou alors existe-t-il des privilégiés qui _n'ont pas_ de problèmes semblables, même cachés au plus profond d'eux-mêmes, et qui traversent l'existence sans plus de démons à affronter - et qui ne comprendraient pas les interrogations de Ruxor, ou les tiennes, ou les miennes, ne les voyant que comme une torture mentale que nous nous imposons, alors qu'il est si simple de vivre ?

Ruxor (2004-02-25T00:09:05Z)

AC #570: Non, je ne suis pas encore aussi gravement schizo. (Je ne dis pas que l'idée de falsifier des commentaires sur mon blog ne m'est pas venue… Mais jusqu'à présent j'y ai toujours résisté.)

phi: Tout à fait d'accord avec ton analyse (sauf la dernière phrase). Mais je ne suis guère plus avancé.

Anonymous Coward #570 (2004-02-25T00:03:05Z)

dis, #575, tu ressemble vachement à Ruxor…

phi (2004-02-24T23:55:32Z)

Il y a des gens qui s'aperçoivent à 70 ans qu'ils auraient pu passer leur vie à autre chose qu'à construire un empire en exploitant les autres. À sa façon, Ruxor s'aperçoit à moins de 30 ans qu'il a peut-être mieux à faire que de donner en spectacle ses prouesses intellectuelles. Ce n'est pas si mal.
Rien n'est perdu. Le problème est qu'il se rend mal compte du chemin à parcourir, seul, car ses "camarades" l'ont suivi il y a 1à ans ou plus. En plus, pour tout arranger, il a un côté "au secours! mais ne me sauvez pas trop vite afin que je puisse continuer à capter l'attention par mes cris puisque je voudrais renoncer à la capter en tant qu'intellectuel".
Et il a de la chance d'avoir ouvert la boîte de Pandore jeune: ceux qui ne l'ouvrent pas finissent (très) mal. Et ceux qui croient pouvoir seulement l'entrouvrir ne finissent pas bien non plus. Le sexe sans affection me semble entrer dans cette dernière catégorie.

Ruxor (2004-02-24T20:33:05Z)

AC #575:

Re anonymat: Tu as prouvé ton point, je ne t'ai pas reconnu, et je ne pense pas que je te reconnaîtrai ; je ne vois pas l'intérêt de continuer. Mais je ne te demande pas d'abandonner l'anonymat, juste de changer de canal, parce que la conversation par le système de commentaires de ce blog, ça devient vraiment pénible.

Pour le reste, laisse tomber la citation de Shaw, je me suis mal exprimé et ce n'est pas ce que je voulais dire. (Redo from start, donc.) Dans tous les cas il est question de me changer, moi : soit de changer la propriété en moi qui fait que je ne peux pas — selon toi — avoir une vie affective normale, soit de changer la caractéristique qui fait que je pleurniche de ce fait. Or tu me dis que je ne peux pas changer cela et que je peux changer ceci : je te demande, pourquoi crois-tu ça ?

Anonymous Coward #575 (2004-02-24T18:24:09Z)

> D'autre part, je voudrais bien savoir pourquoi tu veux
> poster anonymement, alors que manifestement tu
> sous-entends que je te connais.

Poster anonymement est quelque chose de très salutaire. A priori je m'attendais à ce que tu me reconnaisses sans difficulté. Je m'imaginais unique et aisément identifiable parmi tous : ma syntaxe, ma façon d'argumenter, mes idées. Vraisemblablement il n'en est rien, je suis juste un homme comme les autres.

Et comme je suis très Gentil, fort de cet enseignement je te rends la pareille :

> « The reasonable man adapts himself to the world; the
> unreasonable one persists in trying to adapt the world to
> himself. Therefore, all progress depends on the
> unreasonable man. »

Qu'est ce qui te fait croire que cet homme qui fera progresser le monde ce sera toi ? Non que j'en doute, je constate juste que tu sembles trop occupé avec ta coupe de cheveux.

Pourquoi n'acceptes-tu simplement pas d'être un homme raisonnable et de t'adapter de façon raisonnable à la situation ?

> Tu sembles supposer […] Pourquoi penses-tu cela ?

La seule chose que je suppose c'est que tu es un homme comme les autres, or pour le commun des mortels il est plus facile de cesser de se plaindre que de changer le monde entier et soi avec. Pourquoi en serait-il différemment avec toi ?

Ska (2004-02-24T00:05:39Z)

Être désagréable à entendre est une chose. Être simplement, complètement et évidemment faux en est une autre. Libre à toi d'écouter des conneries, mais si tu crois (même partiellement) les gens qui posent comme axiome que tu n'arriveras jamais à avoir une vie affective normale, je ne m'étonne plus que tu n'y arrives pas et je me désintéresse de la question.

Ruxor (2004-02-23T18:57:22Z)

AC #575:

Ce que je veux dire, brièvement, c'est que la Fatalité dont nous parlons ne doit certainement pas me toucher *moi* précisément et uniquement : elle me touche moi en ce que je possède une certaine caractéristique, difficile à identifier mais certainement pas unique, qui fait que je ne peux pas avoir-une-vie-affective-normale. Tu sembles supposer qu'il m'est impossible de changer cette caractéristique, mais que je suis capable de changer une autre caractéristique que j'ai, à savoir celle de pleurnicher sur mon sort. Pourquoi penses-tu cela ? Il me semble justement que le fait de pleurnicher sur mon sort est quelque chose de beaucoup plus ancré en moi que toute autre caractéristique qui pourrait faire que ce sort m'échoit.

D'autre part, je voudrais bien savoir pourquoi tu veux poster anonymement, alors que manifestement tu sous-entend que je te connais. Tu as peur que je t'agresse, ou quoi ? Or ce moyen de communication, par l'intermédiaire des commentaires de mon blog, est extrêmement désagréable. Ce serait sympa si tu pouvais au moins te créer une adresse Yahoo! ad hoc (si tu veux présever ton anonymat) et me la donner, pour qu'on puisse converser comme ça.

(Ska: Je voudrais bien entendre tout ce que les gens ont à dire, même s'ils sont parfois désagréables à écouter.)

Anonymous Coward #575 (2004-02-23T18:13:25Z)

AC#575 remercie SKA pour sa réponse si pertinente.

Cela dit, le point soulevé par Ruxor est tout à fait juste. Mais il y répond lui même :

> J'ai pour ma part l'impression qu'il est beaucoup plus
> difficile pour moi de changer mes envies que de changer le > monde pour répondre à mes envies

Tu crois vraiment ça ou c'est juste pour faire une plaisanterie logique ? (fort drôle je le reconnais)

Quant à la seconde remarque, l'erreur est très exactement ici :

> Si je renonce à avoir une vie affective, c'est que je
> renonce à aimer les autres, donc pourquoi travailler
> ensuite pour leur bien ?

Non, tu peux parfaitement aimer les autres, qui te le rendront mal… et alors ?

Ska (2004-02-22T19:27:15Z)

Ruxor: je pense que tu n'obtiendras aucune réponse pertinente de la part d'AC #575, pas plus que ses commentaires ne sont pertinents. Inutile donc de lui demander de préciser.

Ruxor (2004-02-22T15:46:15Z)

zazie: « The reasonable man adapts himself to the world; the unreasonable one persists in trying to adapt the world to himself. Therefore, all progress depends on the unreasonable man. »

zazie (2004-02-22T02:34:17Z)

A part le sexe et les maths, pourquoi pas le go ? :-)
J'aimerais bien trouver la citation de Shaw… je la trouve pas pour le moment :(

Ruxor (2004-02-20T18:08:52Z)

AC #575: J'aimerais que tu m'expliques deux choses.

Premièrement, pourquoi tu sembles me croire capable de cesser de pleurnicher sur mon sort (donc, pas de fatalité à ce niveau-là) mais incapable de l'améliorer, ce sort (donc, fatalité à ce niveau-ci). J'ai pour ma part l'impression qu'il est beaucoup plus difficile pour moi de changer mes envies que de changer le monde pour répondre à mes envies (<insérer ici une célèbre citation de G. B. Shaw que je ne vous ferai pas l'insulte de répéter>).

Deuxièmement, pourquoi je devrais employer mes talents de façon utile pour les autres. Si je renonce à avoir une vie affective, c'est que je renonce à aimer les autres, donc pourquoi travailler ensuite pour leur bien ? Il me semble qu'il y a incohérence à m'inciter d'une part à devenir Timon d'Athènes et de l'autre à travailler pour le bien de l'Humanité ou autre gnagna de ce genre dont les Timons n'ont cure.

Anonymous Coward #575 (2004-02-20T16:39:22Z)

Tu sembles avoir enfin compris et je m'en réjouis… tu n'arriveras jamais à avoir une vie affective « normale » pas plus que certains élèves n'arriveront un jour à comprendre le moindre raisonnement mathématique. C'est comme ça, et c'est perdu d'avance. Tu l'appelles comme tu veux : la fatalité, une obscure divinité, une conjonction malheureuse de l'inné et de l'acquis ou encore la vie.

Oui, tu peux arrêter de pleurnicher tout le temps, ça ne changera strictement rien. Ce petit ton ironique que tu aimes tant n'a jamais rien changé non plus, et je ne compte déjà plus le nombre d'années…

Il serait grand temps que tu te décides à faire de ton niveau d'études, ta culture générale, ta logique, ton talent pour les mathématiques, ta facilité d'expression, ta vitesse de réflexion, ta capacité d'analyse ou de synthèse et ta clarté du discours, des qualités exotropes. Par exemple en les employant de manière autrement plus utile pour les autres qu'en te lamentant continuellement sur ton sort.

chernuble (2004-02-19T23:06:30Z)

Je ne veux pas me prononcer sur tes rapports à la communauté homo; mais si ça peut te rassurer dans ton découragement, un hétéro (en l'occurence mézigue) peut se poser les mêmes questions que celles que tu évoques dans "l'amour est-il soluble dans l'amitié ?".

Ce que j'aime bien dans ce blog, c'est de voir que quelqu'un de si différent de moi se pose souvent les mêmes problèmes que moi, mais en des termes mieux choisis que je ne saurais le faire. Ca m'épate toujours, je trouve ça génial, l'humanité est bien faite quelque part.

Alors, hold on ! There's hope.

BoB (2004-02-19T12:36:11Z)

Commence déjà par ce sexe facile que tu semble légèrement mépriser, tu finira peut être par trouver la perle.
Moi, je crois que tu as peur de réussir, mais je peux me tromper.

phi (2004-02-19T10:46:17Z)

Le problème, je crois, est que tu te prends beaucoup trop la tête. Non pas que tu coupes les cheveux en 16, cela serait bénin tant qu'il s'agit d'une distraction. Le problème serait même plutôt que tu ne les coupes qu'en 2 dans une optique "tout ou rien". Mais surtout, tu y accordes sans doute trop d'importance.
Laisse-toi aller, tout simplement! Si tu as envie de nous parler des oiseaux, des arbres ou des math, eh bien fais-le. Tu le feras beaucoup mieux et cela plaira sans doute davantage que n'importe quoi d'autre. En plus, tu attireras des gens qui sont sur la même longueur d'onde.
Ne te sens pas obligé de te proclamer homo, encore moins l'inverse! Tu n'es manifestement plus un pur esprit asexuel; mais le chemin vers l'état de mammifère (tiens, c'est sexiste comme mot, ça!) est long. L'affection, ça évolue lentement; je ne crois pas trop à la méthode Coué.

cossaw (2004-02-19T09:19:15Z)

Heu… faut réagir là ?
au lieu de découragé, je dirais plutôt désabusé…
C'est vrai qu'il n'y a pas que l'amour et le sexe dans la vie…


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